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  • Soutien à la French Tech : création d’un fonds dédié, captage de talents et développements locaux

    Les axes de développement de l’écosystème French Tech annoncés par Mounir Mahjoubi, alors encore secrétaire d’État en charge du Numérique, sont :
    • l’accompagnement des scale-ups et la promotion de la « tech for good » ;
    • l’attractivité des talents et le développement de la French Tech dans les territoires ; 
    • un fonds de soutien à la communauté French Tech – le French Tech Community Fund.

    Ces priorités pour le développement de la French Tech ont été annoncées à l’issue de la réunion entre le secrétaire d’État et plus de 90 personnes de l’écosystème French Tech – entrepreneurs, représentants des métropoles et des hubs French Tech, représentants institutionnels des régions et métropoles – qui s’est tenue le 10 octobre 2018, au lendemain de la visite à la Station F du Président de la République, Emmanuel Macron.

    Le French Tech Community Fund, un fonds de soutien

    Ce fonds sera mis en place début 2019 afin d’appuyer les initiatives des entrepreneurs, des communautés et des capitales French tech.

    Il sera alimenté par l’État, qui fournira un financement d’amorçage, et par les partenaires de la French Tech parmi lesquels on trouve les grands groupes, les fonds d’investissement et les start-ups bien établies.

    Les fonds réunis ont vocation à financer des événements, l’ouverture de nouveaux lieux de la French Tech, de nouveaux outils, etc.

    Accompagnement au cours de la phase de croissance et constitution d’un vivier de talents

    Parmi les priorités annoncées pour la French Tech :

    • l’accompagnement des start-ups en hyper-croissance, les scale-ups ;
    • la promotion de la Tech for Good : l’écosystème French Tech doit s’inspirer et inspirer des valeurs au service de la résolution des grands défis de la planète et des humains.

    Une autre priorité concerne également l’attractivité des talents au service de laquelle une politique de délivrance de visas assouplie et accélérée pour le recrutement de talents étrangers sera mise en place dès le 1er mars 2019.

    Installer la French Tech dans les territoires

    La French Tech reposait jusqu’à présent sur 13 métropoles French Tech et 22 hubs de la French Tech installés à l’étranger. Pour favoriser la pénétration de la French Tech au sein des territoires, un dispositif à deux niveaux est proposé :

    • installation de communautés French Tech en France et à l’international dès qu’une trentaine d’entrepreneurs sont présents sur un territoire géographique et/ou autour d’un thème donné dans l’objectif de promouvoir leur écosystème. Une trentaine de communautés devraient d’ores et déjà pouvoir se constituer ;
    • labellisation de capitales French Tech qui sont au centre d’un écosystème particulièrement dynamique composé de start-ups en hyper-croissance et au sein duquel un fort soutien des collectivités locales est avéré.

    La mission French Tech va constituer une liste de critères de reconnaissance des communautés et des capitales dans une approche collaborative avec les entrepreneurs et les équipes actuelles des hubs et métropoles.

  • La Cnil et l’Asip élaborent un référentiel régissant l’échange de données de santé par MSSanté

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé le 10 octobre 2018 qu’elle était en train d’élaborer avec l’Agence des systèmes d’information partagés de Santé (Asip) un référentiel relatif à l’échange de données de santé par messagerie sécurisée à destination des professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social.

    Avec l’entrée en application du RGPD, les professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social ne sont plus tenus de procéder à un engagement de conformité à l’autorisation unique AU-037 préalablement à l’utilisation d’un service de messagerie sécurisée.

    Cependant, la Cnil annonce avoir pris la décision de maintenir accessible l’AU-037 afin d’orienter ces premiers dans les actions de mise en conformité.

    L’objectif du nouveau référentiel est de permettre de documenter la conformité des traitements de données réalisés à l’aide de la messagerie sécurisée dans le registre des activités de traitement, et notamment de mettre en œuvre les actions nécessaires pour garantir les droits des patients (information, droit d’accès, etc.).

  • JFR 2018 : les solutions de Philips IA obtiennent le marquage CE et la certification de la FDA

    À l’occasion du forum « intelligence artificielle » dans le cadre des Journées francophones de la radiographies du 12 octobre 2018, Philips France a partagé les avancées de ses travaux dans l’application de l’intelligence artificielle (IA) aux usages de la radiographie.

    Parmi ses priorités, la recherche en informatique et les logiciels de santé, représentant plus de 60% du budget recherche et développement de l’entreprise.

    Des algorithmes validés par les autorités de santé

    Nicolas Villain, directeur de la recherche de Philips France, a annoncé lors de son intervention que plusieurs outils d’IA développés par Philips ont été validés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine et ont reçu le marquage CE en Europe.

    Parmi ces outils qui bénéficient de cette certification on trouve Philips Intellisite qui permet de faire du diagnostic in vitro pour la détection des tumeurs, proposés aux anatomocytopathologistes.

    Afin de continuer à développer des algorithmes d’IA avec les partenaires industriels et établissements de santé, Philips a ouvert en mars 2018 la plateforme HealthSuite Insights, une « boîte à outils » pour intégrer des technologies d’IA dans les logiciels et systèmes d’information de santé.

    RIHDO, un projet qui repose sur le deep learning

    Le projet RIHDO, Radiomics and Integration of Heterogenous Data in Oncology, regroupe une suite d’outils et de logiciels d’exploration et d’aide à la décision clinique en oncologie. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la médecine de précision dans le but d’adapter les traitements à des groupes de patients afin de leur offrir la stratégie thérapeutique la plus efficace (bénéfice pour le patient) tout en évitant le recours à des thérapies coûteuses quand elles sont inadaptées (bénéfice économique).

    Le centre d’IA de Philips et Autopilot écho reconnu par l’AP-HP comme une solution d’avenir

    Le centre d’expertise en IA de Philips  dans les domaines de la cardiologie, de l’oncologie et des maladies rares inauguré le 10 avril 2018 regroupe à ce jour :

    • 50 chercheurs et ingénieurs dans un écosystème ouvert ; 
    • plusieurs partenariats avec des instituts de recherche académique dont l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) ; 
    • des établissements de santé dont l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), les Hospices civils de Lyon (HCL), et le CHU de Caen; 
    • des industriels du domaine de la santé et de l’informatique.

    Le projet « Autopilot écho » de Philips retenu par dans le cadre de l’AMI de l’AP-HP sur l’hôpital du futur

    Ce projet fait partie des 15 lauréats de l’appel à manifestation « l’hôpital numérique de demain » organisé par l’AP-HP et le CHU de Nantes.

    Le projet permet d’utiliser l’IA dans un dispositif d’échographe à domicile, pour le suivi des patients atteints de pathologies chroniques. Ce dispositif pourrait à terme remplacer les tablettes et balances connectées fournies aux patients pour transmettre leurs constantes aux équipes soignantes. Il compléterait le suivi par télésurveillance de l’insuffisance cardiaque.

  • Bruno Le Maire souhaite une politique industrielle pour les DM et les thérapies innovantes

    Mener une réflexion stratégique sur une politique industrielle pour les dispositifs médicaux (DM) et les thérapies innovantes, tel est le contenu de la Lettre de mission adressée le 9 octobre 2018 par Bruno Le Maire au vice-président du Conseil général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies (CGIET ou CGE), Luc Rousseau, que s’est procurée Health & tech Intelligence.

    Cette étude doit aboutir en janvier 2019 à un plan opérationnel pour améliorer rapidement la santé publique, la compétitivité de la filière et la création d’emploi.

    L’industrie des dispositifs médicaux est transformée par de nouvelles chaînes de valeurs intégrant plusieurs segments et composantes pour passer d’un dispositif isolé à une solution de santé complexe. Face à ces défis, le ministre de l’Économie a souhaité confier une mission au CGIET visant à proposer un plan d’actions opérationnel pour mettre en place un environnement favorable à l’essor de la filière des dispositifs médicaux.

    La lettre détaille les attendus de cette mission :

    • identifier les freins organisationnels, économiques et organisationnels pour le développement de l’innovation dans le monde médical
    • identifier les bonnes pratiques des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de l’automobile pour les implémenter en santé
    • identifier les acteurs publics ou privés pouvant être un accélérateur pour la filière.

    Une priorité sur les dispositifs connectés de suivi des patients

    En lien avec le plan Ma Santé 2022 et le rapport du CSIS du 10 juillet 2018, le CGIET devra s’attacher à identifier précisément le potentiel des solutions de suivi des patients chroniques basés sur le partage et l’échange de données. Il incite à proposer un modèle d’incitation ou d’obligation de partage de données – dans le respect du RGPD et en perspective du Health data Hub.

    Cette étude doit s’appuyer sur les travaux des pôles de compétitivité dans leur phase de re-labellisation et sur la construction de la feuille de route du CSF santé.

    La conclusion des travaux est attendue sous 4 mois. La composition de l’équipe en charge de cette mission n’est à ce jour pas encore connue.

  • IA&santé : la France concurrencée par les US, la Chine et Israël mais dans la course (InnoGeneration)

    La Chine, les États-Unis d’Amérique (USA) et Israël représentent les principaux concurrents de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, s’accordent Bernard Hamelin (Sanofi), Stéphanie Combes (ministère des Solidarités et de la Santé), Franck Le Ouay (Lifen) et Florence Moreau (Incepto Medical), réunis le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion de la table ronde « Santé et IA : la France dans la compétition internationale », organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance.

    Conscients que la France est loin d’être le n°1 sur le marché, les intervenants ont cependant insisté sur le fait que le pays « n’avait pas à rougir » de ses capacités. Ils ont ainsi mis en avant certains des atouts les plus importants de la France dans le secteur, dont la performance de ses data scientists et sa force d’innovation, relevant toutefois qu’il existe une marge de progression à réaliser au niveau de la production des plateformes d’intégration – un secteur largement dominé par les États-Unis – et de la mise en place de modèles économiques viables.

    Les États-Unis et la Chine, leaders du marché ?

    Selon Florence Moreau, directrice de la technologie et co-fondatrice d’Incepto Medical – une start-up qui conçoit des applications d’aide au diagnostic pour l’imagerie médicale -, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur de la santé, et en particulier à la radiologie, est actuellement dominé par trois pays : la Chine, les États-Unis et Israël, notamment en termes d’investissements réalisés.

    « L’avantage de ces pays réside principalement dans les différents modes de financement dont ils disposent », poursuit Bernard Hamelin, vice-président responsable du pôle « evidence generation » à Sanofi, ajoutant qu’un autre facteur à prendre en compte est le contexte politique : « La Chine et les États-Unis, par exemple, disposent d’une très importante population. On ne peut pas absorber efficacement les données de 100 millions de patients sans mettre en place un système d’aide au diagnostic permettant de filtrer toutes ces informations. Pour ces pays, l’exploitation de l’IA est une nécessité donc ils doivent être présents sur ce marché. »

    Les GAFAM, pas si menaçants ?

    En ce qui concerne l’intérêt croissant des GAFAM (Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pour le secteur de l’IA en santé, Florence Moreau minimise la « menace », estimant qu’ils ne sont pas aussi efficaces qu’ils en ont l’air : « D’accord, ils tentent des choses, notamment Google : ils ont acheté beaucoup de données mais pas ce qui va autour ! Quand on cherche à analyser une image médicale comme en radiologie, il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! »

    Selon Franck Le Ouay (Lifen), la France est plutôt bien positionnée au niveau européen

    « La France n’est pas si mal pour démarrer une entreprise, estime de son côté Franck Moreau, P.-D.G. et co-fondateur de la start-up Lifen (messagerie médicale sécurisée), revenu à deux reprise dans l’Hexagone (en 2005 puis en 2015) pour monter une société. En revanche, ce n’est pas parce qu’on est basé en France que l’on va forcément développer notre produit en France. Le marché américain est par exemple intéressant pour lancer une solution car il est 40 fois plus grand qu’ici. Il n’y a pas de questions à se poser si on est dans une approche purement commerciale. Mais si la solution est axée sur les sujets, sur les soins d’un système de santé particulier, alors là il y a un sens à regarder ce qu’il se passe en France et à rester sur le marché. »

    Il juge qu’au niveau européen, la France est plutôt bien placée. « L’Allemagne est tout juste en train de mettre en place sa carte Vitale et le Royaume-Uni vise à totalement numériser le NHS d’ici 2022. Nous ne sommes pas en retard ! »

    Une comparaison entre pays impossible ?

    Selon Stéphanie Combes, cheffe de la mission d’administration des données de santé à la DREES et rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration de la mission Health Data Hub – remis ce vendredi 12 octobre 2018 -, il est difficile de comparer les pays car chacun d’entre eux « ne met pas l’accent sur la même chose ».

    « Dans le cadre de la mission, nous avons regardé du côté d’Israël, du Québec, de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre et de la Suisse. Au Danemark, par exemple, ils ont des données intégrées ; en Israël, il y a une belle base de données mais elle n’est pas accessible à tous les chercheurs… Dans chaque pays, il y a une ouverture, une valorisation économique des données et une gestion du consentement différents. »

    Les 3 atouts principaux de la France

    Les trois atouts majeurs de la France en IA appliquée à la santé, selon Florence Moreau sont  :

    • ses data scientists (mathématiques appliquées et informatique) : « On forme beaucoup et bien dans ce domaine », insiste-t-elle ;
    • ses profils cliniques, qu’elle qualifie de « brillants », notamment dans le domaine de la radiologie ;
    • l’innovation, notamment via des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR).

    « La France est en train de bouger et est en passe de devenir un des acteurs les plus performants. »

    Les points faibles de la France

    L’accès aux données : vrai problème ou « faux procès » ?

    Lorsque la question de l’accès aux données est posée sur la table par l’animateur de la table ronde, Daniel Kaplan, fondateur de Plurality University, les avis divergent.

    Pour Franck Le Ouay, le problème principal n’est pas l’accès aux données mais celui de l’interopérabilité. Un avis partagé par Florence Moreau, qui estime qu’il s’agit là d’un « faux procès » : « À partir du moment où la donnée est traçable et que l’on dispose d’une contractualisation formelle, cela ne pose pas de souci. »

    Stéphanie Combes ne partage pas la même opinion. « Nous avons fait une centaine d’auditions dans le cadre de notre mission. Nous avons constaté qu’il était difficile d’accéder à certaines bases. Un tas de registres existent, chacun avec leur propre gouvernance, et on ne sait pas forcément comment y accéder. Il est même compliqué de connaître l’existence de certaines de ces bases. »  La spécialiste estime donc qu’ »il y a des efforts à faire à ce niveau ».

    Des progrès à réaliser au niveau de la production de plateformes d’intégration

    Bernard Hamelin, lui, pense que l’un des points faibles de la France réside dans la production de plateformes d’intégration. « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données. Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – notamment de grandes sociétés comme Palantir – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Le problème du financement

    Le problème aussi selon Franck Le Ouay est le mode de financement des solutions : Qui paye pour le service innovant si la solution est proposée gratuitement aux patients ? Quel modèle économique choisir ? « Il n’est pas évident de trouver une réponse viable et c’est un vrai problème. Il faudrait une réflexion au niveau de l’État pour proposer des solutions à ce propos. »

  • RDVmedicaux et Docavenue s’associent en faisant communiquer leurs plateformes de rendez-vous

    Le groupe Cegedim a annoncé le 10 octobre 2018 la conclusion d’un partenariat entre sa start-up dédiée à la téléconsultation et aux services facilitant la mise en relation médecin-patient, Docavenue, et RDVmedicaux.com, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Les deux acteurs ont souhaité se rapprocher pour favoriser l’accès aux professionnels de santé par les patients, notamment grâce aux rendez-vous en ligne. Concrètement, les deux industriels ont ouvert un accès réciproque vers les praticiens référencés par chacune des deux plateformes en mutualisant ainsi leurs ressources « dans l’intérêt des professionnels de santé et des utilisateurs ».

    Du côté des patients, cela implique qu’à partir de novembre 2018, indépendamment de la plateforme à  partir de laquelle il se connecte, il aura accès à l’ensemble des praticiens dont l’agenda est géré invariablement par Docavenue ou RDVmedicaux.

    Ce partenariat reflète la stratégie des deux entités dans le domaine de leur offre à destination des professionnels de santé, « dans un contexte de mutation forte du secteur de la digitalisation du parcours de soins coordonnés et de la relation patients-praticiens, notamment avec le médecin traitant ».

  • IA : le CH de Valenciennes intègre une technologie deep learning pour sa radiologie

    Arterys, fournisseur d’une solution d’imagerie médicale qui repose sur le cloud et le deep learning, a annoncé le 10 octobre 2018 la signature d’un partenariat quinquennal avec le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV).

    Arterys propose un assistant IA aux radiologues qui vise à :
    • améliorer la précision des diagnostics ;
    • soulager les radiologues des tâches les plus fastidieuses ;
    • favoriser la collaboration entre praticiens.

    Pour information, Arterys avait remporté le prix de la meilleure vision d’entreprise lors du Challenge Intelligence Artificielle des Universités d’été du MEDEF France organisées les 28 et 29 août 2018 au campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas par IESA Incub’, Hub France IA, Serena et Business France.

    Accompagner les radiologues et favoriser la coopération entre professionnels

    Le CH de Valenciennes, établissement support du GHT du Hainaut-Cambrésis regroupant 12 établissements, s’est associé à Arterys afin de s’équiper de la solution de visualisation d’imagerie médicale de cette dernière. Cette solution ne nécessite pas d’ajout d’infrastructure physique puisque toutes les données sont hébergées dans un cloud qui, comme l’exige la réglementation européenne et le RGPD notamment, est basé sur le territoire européen, et est géré par Amazon Web Services.

    Le CH de Valenciennes réalise environ 200 000 actes d’imagerie par an. Les radiologues auront accès à une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’IA. Grâce à la capacité de calcul démultipliée par le recours au cloud, les médecins pourront échanger facilement sur les diagnostics établis et partager les cas qu’ils traitent.

    Ce nouveau réseau  a vocation à être étendu dans un second temps à des radiologues partenaires du CH partout en France.

    « Le partenariat conclu avec le CH de Valenciennes est une étape importante du développement d’Arterys », indique Stéphane Boyer, directeur d’Arterys pour l’Europe. « Notre ambition n’est pas seulement de faciliter le travail des radiologues en les débarrassant des tâches les plus répétitives et chronophages, mais de les aider dans l’établissement d’un diagnostic, et à terme de participer au développement d’une médecine plus prédictive. »

    Un nouveau directeur Europe depuis octobre 2018

    « L’intelligence artificielle et le machine learning notamment permettent déjà de faciliter le diagnostic médical, d’éviter des examens inutiles et de mieux orienter un éventuel traitement. À l’avenir, et c’est l’ambition d’Arterys, elle pourra aussi appuyer le développement d’une médecine plus prédictive et donc d’améliorer grandement l’offre de soins. Dans cette perspective, le big data aura un rôle central, dans le respect de la vie privée des patients bien entendu », déclare Stéphane Boyer, directeur Europe d’Arterys.

    La société avait annoncé début octobre 2018 la nomination de Stéphane Boyer en tant que Directeur Europe. Ancien Directeur marketing ventes de la branche IRM de GE Healthcare, il a une connaissance pointue de la branche imagerie médicale. Sa mission principale consiste à répondre aux attentes des radiologues en termes de perfectionnement et de support au diagnostic. Il occupe sa nouvelle fonction depuis janvier 2018.

  • Nouvelle-Zélande : Vensa Health cherche à développer la science des données dans les soins cliniques

    Vensa Health (www.vensa.com), l’une des principales sociétés de e-santé néozélandaise, s’est associée à l’initiative de recherche Precision Driven Health (PDH) pour développer des nouvelles technologies qui se concentreront sur le processus de transformation clinique des prestataires de soins, a annoncé PDH dans un communiqué publié le 24 septembre 2018.

    Les solutions élaborées, à partir d’une analyse des données basées sur l’intelligence artificielle (IA), devront optimiser le temps et la prise de décision cliniques ainsi qu’augmenter les capacités des cliniciens en soins primaires.

    Ce projet de recherche de trois ans, qui a débuté au mois de septembre 2018, fait partie de la vision de Vensa de rendre les soins primaires plus accessibles, plus abordables et plus pratiques via la plate-forme Vensa.com.

    Fondé en 2016 par Orion Health, Waitemata District Health Board et l’université d’Auckland, PDH prévoit d’investir 38 millions de dollars US (32,9 M €) dans la recherche sur sept ans afin d’améliorer les résultats en matière de santé et de développer des opportunités commerciales pour la Nouvelle-Zélande.

    Une analyse des résultats de laboratoire via l’IA

    Détecter les « tendances inhabituelles en laboratoire »

    « Notre premier projet avec Precision Driven Health vise à fournir des informations précieuses sur l’analyse des résultats de laboratoire avec une IA, explique le P.-D.G. de Vensa Health, Ahmad Jubbawey (communiqué). Cela aidera à détecter les tendances inhabituelles en laboratoire et même à diffuser les résultats de laboratoire des cliniciens aux patients. Nous avons déjà des dirigeants cliniques déterminés à contribuer à la recherche et au développement. »

    Contexte

    Les tests de laboratoire cliniques jouent un rôle crucial dans la délivrance de soins cliniques, du dépistage des patients à la surveillance des affections chroniques et aiguës. Des dizaines de milliers de tests de laboratoire sont commandés en soins primaires et traités quotidiennement en Nouvelle-Zélande. Cela équivaut à des millions de résultats de tests de laboratoire qui doivent être interprétés et expliqués chaque année par les cliniciens.

    « En travaillant en étroite collaboration avec les organisations de soins primaires, nous avons trouvé une opportunité de récupérer les données de résultats de laboratoire des systèmes de gestion des patients et d’autres sources pour aider les cliniciens et les patients », commente Ahmad Jubbawey.

    Tirer parti des connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives

     « Nous sommes également intéressés par la manière dont les connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives pourraient être utilisées pour identifier les tendances des résultats de laboratoire à partir des tendances longitudinales qui pourraient conduire à de nouvelles recommandations pour l’interprétation des résultats de laboratoire individuels », détaille dans le communiqué le Dr Jason Hwang, expert mondial dans le domaine des innovations en la santé et principal porteur du projet.

    Et d’ajouter : « L’utilisation de la technologie pour automatiser et analyser les résultats de laboratoire et pour les transmettre aux patients avec précision, à moindre coût et en temps voulu au moyen d’alertes destinées aux patients, présente un grand avantage. À l’échelle mondiale, un nombre croissant de patients sont demandeurs de nouveaux outils de santé numériques qui améliorent et personnalisent les soins médicaux. Une innovation de rupture telle que celle-ci contribuera à répondre à ces besoins. »

    Faciliter la prise de décision pour alléger la charge de travail des cliniciens

    Ahmad Jubbawey affirme que le projet a le potentiel de faire progresser le rôle de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans la prise de décision clinique et d’alléger considérablement la charge de travail du clinicien en même temps.

    « De nombreux médecins généralistes sont venus me dire qu’ils travaillaient tous les jours jusqu’à minuit pour traiter les résultats de laboratoire. Fournir aux omnipraticiens un outil qui étend leurs directives cliniques permettra de gagner un temps précieux. »

  • Sanofi, le LEEM et Pacte PME lancent « Destination ETI Santé », un accélérateur de PME en santé

    Sanofi, le laboratoire pharmaceutique français dirigée par Olivier Brandicourt, le Leem, syndicat représentant l’industrie du médicament, ainsi que le Pacte PME, l’association ayant pour vocation d’accélérer les rapprochements et de stimuler toutes les collaborations possibles entre grands groupes et PME, ont lancé un accélérateur autour d’un programme de renforcement de PME ayant des activités dans la santé : Destination ETI Santé. 

    Deux réunions d’information à destination des start-ups candidates sont organisées les 12 et 22 octobre 2018.

     Le programme est construit sur une démarche collaborative.

    L’offre proposée

    L’accélérateur est ouvert à toutes start-ups de la e-santé moyennant un forfait à hauteur de 4 500 euros.

    L’accompagnement proposé consiste à diagnostiquer les besoins d’accompagnement prioritaires, à mettre en relation avec un collectif, à organiser des rencontres avec des experts métiers, sectoriels et des chefs d’entreprises ( PME, ETI & groupes), et des sessions autour des thèmes co-construits et co-animés avec Sanofi, le LEEM et 16 partenaires. Il s’agit de dix sessions collectives d’accompagnement parmi lesquelles seront abordées les problématiques suivantes : 

    • maîtriser les fondamentaux de la relation avec les grands comptes ;
    • protéger ses innovations et développer une stratégie de propriété intellectuelle adaptée ;
    • comprendre l’environnement administratif et réglementaire de l’entrepreneur ;
    • briser les frontières et se projeter durablement à l’international ;
    • le dirigeant en situation de croissance : comment gérer son organisation, sa communication interne et ses RH, comment accélérer sa transformation digitale, etc.

    Calendrier et format des sessions d’accélération

    • Début : jeudi 8 novembre 2018 au site Chantilly de Sanofi.
    • Durée : un an.
    • Sessions mensuelles : dans les locaux de différents partenaires en région parisiennes et dans les territoires.
    • Chaque journée est divisée en ateliers, en interventions et en retours d’expériences animés par des experts ou des chefs d’entreprises.

    Pour s’inscrire aux réunions d’information les 12 et 22 octobre 2018, il faut contacter Claire Michalet via l’adresse suivante : claire.michalet@pactepme.org.

  • Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 : 6 start-ups françaises embarquées

    Bpifrance, Business France et Medicen Paris Région ont annoncé le 8 octobre 2018 par communiqué l’organisation de la troisième édition du French Tech Tour Healthcare Israël (FFT Healthcare). 

    Il s’agit d’un programme d’accompagnement visant à aider le développement de six start-ups et à leur présenter de nouveaux partenariats. 

    Dans ce cadre, les start-ups doivent suivre trois objectifs :
    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale ;
    • accroitre leur notoriété sur le marché israélien ;
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international.

    Les six start-ups sélectionnées sont les suivantes :
    • Ecrins Therapeutics ;
    • Feeleat ;
    • INEON Free ;
    • Oregon Therapeutics ;
    • Safe Santé ;
    • Wandercraft.

    Le French Tech Tour Healthcare Israël 2018

    Présentation

    « Nous sommes ravis de la poursuite de cette initiative pour la troisième année consécutive, qui témoigne de la qualité de ce programme et de la valeur ajoutée apportée par Medicen et Cap Digital aux entrepreneurs et PMEs qui intègrent l’international dans leur développement. Nous souhaitons d’ailleurs accueillir dans le cadre de l’année croisée France-Israël une future délégation israélienne et promouvoir ainsi l’excellence française en matière d’innovation en santé », a déclaré Stéphane Roques, délégué général de Medicen Paris Region (communiqué).

    L’édition 2018 du FFT Healthcare Israël s’inscrit dans le cadre de la saison croisée France-Israël, qui a pour vise à montrer « la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines scientifiques et de renouveler le regard que portent les français sur Israël et les israéliens sur la France ». Elle cherche ainsi à encourager les coopérations et à promouvoir la rencontre entre la « start-up nation » et la French Tech.

    Composition et objectifs du programme

    L’accompagnement durera trois mois pour les start-ups, comprenant notamment une journée de « bootcamp » dans les locaux de Bpifrance et une semaine d’immersion en Israël du 25 au 30 novembre 2018. Les objectifs des start-ups tout au long du programme seront de : 

    • maîtriser les pratiques d’affaires et la culture entrepreneuriale. Les lauréats participent à une journée de formation à la culture et la pratique des affaires en Israël et d’initiation à l’exercice du pitch. Ils bénéficient par ailleurs d’un pré-diagnostic de protection de la propriété industrielle, dispensé par des experts de l’INPI.
    • accroitre leur notoriété sur le marché Israélien. Les lauréats seront immergés au sein d’un écosystème dynamique et rencontreront des acteurs tels que des accélérateurs et des incubateurs technologiques (Sanara Ventures, Trendlines Medical, FutuRx…) et participeront à des rencontres avec des entrepreneurs et des géants du secteur.
    • faire d’Israël un marché clé de leur développement international. Le French Tech Tour Healthcare Israël souhaite permettre aux start-ups de nouer des partenariats, initier des contrats et faire émerger des projets collaboratifs de R&D, couplés à des perspectives commerciales. 

    Sur le développement international des start-ups, voici ce que Paul-François Fournier, directeur exécutif Innovation de Bpifrance déclare :

    « Le développement à l’international des entreprises comme levier de croissance est au cœur de la stratégie de Bpifrance. Le French Tech Tour Healthcare est un programme d’immersion complet offrant la possibilité aux startups de se rapprocher des grands acteurs israéliens sur ce secteur et [permettant ainsi] aux entreprises d’accroitre leur notoriété et de saisir les premières opportunités commerciales pour se lancer sur ce marché à très fort potentiel. »

    Les start-ups

    Les six start-ups ont été choisies par un jury composé des membres suivants :

    • Yuval Almougy, Trendlines Medical,
    • Ido Kaminsky, FutuRx,
    • Lorena Cabrera, Business France,
    • Marielle Mailhes, Innobio Bpifrance,
    • Véronique Frechin, Wehealth Servier,
    • Antoine Pau, Truffle Capital,
    • Frédéric Scaerou, Ipsen Innovation,
    • Elie Lobel, Orange Healthcare.

    Les six start-ups sélectionnées pour le French Tech Tour Healthcare Israël 2018 sont : 

    Organisateurs