Cancero

  • Selon 93 % des médecins, la téléconsultation résoudrait certains problèmes des patients (Hellocare)

    93 % des médecins estiment que la téléconsultation résoudrait certains problèmes de leurs patients, révèle un étude réalisée en juillet 2018 par Hellocare, une société qui propose une plateforme de télémédecine.

    En ce qui concerne le type de problèmes concernés, 96,4 % répondent qu’un tel dispositif permettrait aux patients de limiter leurs déplacements, 85, 7 % de réduire le délai avant une consultation, la même proportion cite une baisse du renoncement aux soins, enfin, 60,7 % pensent que l’un des avantages des consultations à distance est la diminution du temps passé en salle d’attente.

    Cette enquête, présentée sous la forme d’une infographie diffusée le 5 novembre 2018, est un complément à une étude Ipsos intitulée « Télémédecine : une réponse complémentaire efficace pour faciliter l’accès aux soins », publiée le 29 mai 2018. Elle a été menée à partir d’un échantillon de 30 médecins et de plus de 1 000 patients français.

    Autres enseignements principaux de l’étude

    • 20 % des consultations pourraient déjà être faites en ligne, soit environ 60 consultations par mois par médecin généraliste ;
    • 68 % des médecins généralistes déclarent déjà échanger avec leurs patients par SMS, une proportion qui est de 58 % chez les spécialistes ;
    • 6 personnes interrogées sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé et 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter pour un problème a priori bénin et qui s’est par la suite aggravé.
  • Un projet de fonds d’investissement régional en santé de 100 M€ sur les maladies neurodégénératives

    Le comité industriel de Dhune, centre de recherche marseillais spécialisé dans les maladies neurodégénératives et le vieillissement, a annoncé le 25 octobre 2018 le lancement de l’étude de préfiguration d’un fonds d’investissement régional en santé (First), spécifique à la Provence-Alpes-Côté d’Azur et dédié aux start-ups centrées sur les sciences de la vie. Le lancement du First est prévu  pour le dernier trimestre 2019.

    Le futur fonds, « premier du genre en France » selon le centre, sera doté de capitaux publics et privés dont le total pourrait atteindre ou dépasser les 100 millions d’euros selon les résultats de l’analyse prévue dans l’étude de préfiguration.
    Il vise à participer « au développement de la filière santé, en complémentarité avec les structures d’accompagnement performantes déjà en place, en assurant aux projets les plus porteurs de la Région un financement de long terme ». L’objectif est ainsi de renforcer la compétitivité du territoire et son attractivité à l’échelle nationale et internationale ainsi qu’à favoriser la création d’emplois.

    Plusieurs projets de la région Paca dans différents domaines du secteur des sciences de la vie, tels que la e-santé, la silver économie et la medtech, pourraient bénéficier de ce fonds.

    Composition de l’équipe du projet First

    L’étude de préfiguration du fonds sera animée par M. Frédéric Bénéton, ancien banquier et P.-D.G. de start-ups en santé.

    Le projet First est piloté par l’association ProFirst, créée pour l’occasion, présidée par M. Roland Rizoulières, économiste de la santé et maître de conférences à Sciences Po Aix.

    Parmi les membres du bureau exécutif figurent :

    • le Pr Paul Hofman, directeur de la fédération hospitalo-universitaire OncoAge, CHU de Nice (vice-président) ;
    • le Pr Olivier Blin, professeur à l’université d’Aix-Marseille, chef du service de pharmacologie clinique et pharmacovigilance à l’AP-HM et directeur du centre Dhune (secrétaire général) ;
    • M. Michel Mancis (membre du conseil d’administration) ;
    • le Dr. Frédéric Prate, directeur du Centre de référence santé, bien-Être et vieillissement de l’université Côte d’Azur (secrétaire général adjoint) ;
    • M. Bruno Buisson, P.-D.G. de Neuroservice (vice-président) ;
    • M. Alexandre Tokay, P.-D.G. de Vect-Horus (trésorier).
  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.

  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • Grands Prix de l’Innovation 2018 de la Ville de Paris  : les 5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Wandercraft, Doctoconsult, VitaDX international, CC/Contact et Kee Lab sont les 5 finalistes de la catégorie « e-santé » des Grands prix de l’innovation organisés par Paris&Co et la Ville de Paris dévoilés le 25 octobre 2018.

    Chaque lauréat de chacune des 5 catégories existantes recevra à l’issue du concours une dotation de 12 000 € ainsi qu’une place dans l’un des incubateurs de Paris&Co. Les vainqueurs seront désignés à l’occasion de la cérémonie de remise des prix le 11 décembre 2018.

    5 finalistes de la catégorie « e-santé »

    Les finalistes de la 5ème catégorie, Moonshot 2040, qui vise à recueillir des proposition pour inventer la cité du futur et repenser l’expérience de vie en 2040, seront eux dévoilés le 5 novembre.

    L’annonce des lauréats finaux aura lieu le 11 décembre prochain, à la Cité de la mode et du design, en présence de plus de 2 000 personnes influentes du monde de l’innovation.

    Les solutions éligibles pouvaient être technologique et/ou servicielle avec une forte dimension de design au plus près des besoins des utilisateur. Elles devaient permettre une amélioration du parcours de santé, de la prévention ou suivi du traitement et au post soins.

    CC/Contact et Kee Lab

    • Kee Lab développe des outils d’aide au diagnostic histologique. La solution de la jeune société doit aider à répondre aux défis du secteur du domaine de l’histologie que ce soit d’un point de vue technique (taille des données, variabilité des images, gestion de données médicales, etc.), médical (spectre des pathologies) ou environnemental (retard dans la numérisation, médecins peu habitués aux outils).

    La start-up collabore déjà depuis février 2018 avec l’hôpital Saint-Louis, qui lui a permis d’acquérir une base de données nécessaire à la construction d’un Poc sur le cancer du sein, dont les résultats sont prometteurs, et de développer les premières briques technologiques de la solution.

    Depuis mai 2018, la start-up est soutenue par le programme d’accélération de Wilco Healthcare, dont elle a obtenu un prêt d’honneur, et bénéficie de l’appui de l’incubateur Agoranov depuis juillet 2018.

    • CC/Contact est une start-up issue de l’AP-HP dédiée à la conception et au développement d’une prothèse de genou céramique. Elle gère également les premiers essais cliniques sur les malades.

    L’objectif de la start-up est de parvenir à la stabilisation de l’articulation par la création d’un tissu fibreux dense, épais et orienté mécaniquement pour reproduire l’effet de ligaments. Sa prothèse vise à permettre la diminution du risque infectieux par 2 et à augmenter la durabilité de la prothèse en raison du peu d’usure du produit.

    Wandercraft, Doctoconsult et VitaDX 

    Wandercraft est connue pour sa solution d’exosquelette de jambes visant à soutenir la marche des personnes myopathes ou paraplégiques.

    Doctoconsult propose depuis 2016 des téléconsultations spécialisées en santé mentale. La start-up a levé 2 millions d’euros à la mi-septembre 2018 auprès du groupe d’hospitalisation privée Elsan et de Bpifrance, via le fonds Patient autonome.

    VitaDX a été retenue pour sa solution Visiocyt fondée sur l’intelligence artificielle servant au diagnostic précoce des cancers de la vessie.

    Les partenaires des Grands prix

    Les partenaires de la manifestation sont : Caisse des dépôts, l’Atelier BNP Paribas, Engie, Groupe ADP, Le Groupe La Poste, FDJ, Hello Bank!, JCDecaux, Sanofi et Total.

  • Téléconsultation chez l’opticien : le SNOF rejette le principe de confondre prescription et vente

    Le conseil d’administration du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a rejeté à l’unanimité le principe de développer des protocoles de vidéo-consultation ophtalmologique chez l’opticien, apprend-on dans un communiqué publié le 19 octobre 2018.

    Cette décision est motivée par l’annonce du lancement de la plateforme de téléconsultation en ophtalmologie Pro-visio.fr par Althalia, en partenariat avec la chaîne d’opticiens GrandVision.

    Bien que la volonté de réduire les délais d’attente et de faciliter l’accès aux soins est saluée, le syndicat a condamné ce partenariat qui pose des problèmes déontologiques en mêlant les soins médicaux et une activité commerciale.

    Les nœuds du problèmes

    Le docteur Thierry Bour, président du Syndicat des ophtalmologistes de France (Snof) a déclaré : « Les activités de soins et de prescription d’une part, et celles de vente d’équipements optiques d’autre part, doivent rester séparées dans l’intérêt des patients. Nous ne pouvons pas accepter qu’un protocole de télémédecine autorise la présence d’un opticien-lunetier durant une consultation médicale, fut-elle à distance. (….) Cela ne retire rien au fait que les opticiens-lunetiers sont des partenaires essentiels des ophtalmologistes depuis des années. »

    Le Snof a pris la décision de condamner l’association entre Althalia et GrandVision en se fondant sur les motifs suivants :

    • atteinte au secret médical ;
    • confusion entre prescription et vente ;
    • pratique de la médecine dans des locaux commerciaux contraire au code de déontologie médicale (article 19 qui indique que la médecine ne peut être pratiquée comme un commerce et article 25 selon lequel les médecins n’ont pas le droit de dispenser des consultations, des prescriptions ou des avis médicaux dans des locaux commerciaux).

    Des protocoles développés par le Snof

    Le président du Syndicat des ophtalmologistes de France souligne que des lieux plus légitimes qu’un local commercial pour effectuer des téléconsultations existent déjà et rappelle l’existence de cabinets secondaires d’ophtalmologie ou des maisons de santé équipés en matériel adéquat au sein desquels la patient peut bénéficier de l’assistance d’un orthoptiste.

    Le travail aidé

    Le Snof rappelle par ailleurs dans son communiqué que dans l’objectif de réduire les délais d’attente et favoriser l’accès aux soins, les ophtalmologistes pratiquent depuis plus de quinze ans le travail aidé avec plusieurs professions telles que les orthoptistes, les infirmiers ou les assistants médicaux.

    Selon une enquête du syndicat réalisée auprès de ses adhérents datant de juin 2018, 60 % des ophtalmologistes y ont déjà recours et le nombre de patients vus grâce à cette organisation a augmenté de 26 % selon la Cnam.

    Protocoles de télémédecine

    De plus, le Snof rappelle qu’il développe déjà des protocoles de télémédecine tels que :

    • le protocole Muraine (RNM), qui est le premier protocole de télémédecine national avec des orthoptistes ;
    • le protocole RNO, entré dans le régime commun en juillet 2018 et qui permettra de prendre en charge plus de 100 000 patients par an.
  • « Patient-In » : Le laboratoire Servier rejoint la plateforme Patient Focused Medicines Development

    Servier a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 avoir rejoint la plateforme collective Patient-Focused Medicines Development-PFMD, un mouvement indépendant qui œuvre pour l’implication des patients tout au long du cycle de développement des médicaments.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique du laboratoire intitulée Patient-In, par laquelle le groupe s’engage à travailler avec les patients et pour les patients afin d’apporter des solutions thérapeutiques innovantes qui répondent au mieux à leurs besoins.

    Cette collaboration a pour objectif de renforcer l’implication des patients, de plus en plus co-acteurs de leur santé, dans la stratégie d’innovation de l’entreprise.

    L’intégration du patient est d’une importance stratégique pour Servier

    À l’occasion de son ralliement à la plateforme Patient-Focused Medicines Development, Servier affirme  que la volonté de devenir un acteur pharmaceutique d’envergure mondiale centré sur le patient est fermement inscrite dans sa stratégie de développement à l’international.

    « En devenant un membre actif de la plus importante communauté internationale centrée sur les patients nous pourrons créer et adopter de nouveaux outils, de nouvelles compétences et pratiques pour déployer notre stratégie « Patient-In » bien plus rapidement et plus efficacement. Cette collaboration ne sert qu’un seul objectif : développer des traitements toujours plus efficaces pour mieux répondre aux besoins des patients. Telle est la vocation de Servier », a déclaré Olivier Laureau, président de Servier.

    PFMD, un collectif développe des outils pour mieux prendre en compte le patient

    Patient-Focused Medicines Development est une plateforme à but non lucratif lancée en 2015 par The Synergist. Ce dernier est une organisation à vocation sociale qui répond à un besoin croissant de faire face collectivement aux problèmes de société en s’attaquant aux systèmes défaillants ou inefficaces.

    Dans le cadre du projet PFMD, son engagement consiste à faire reconnaître par tous l’importance d’inclure le patient tout au long du cycle de conception et de développement de la recherche et des médicaments.

    Le collectif promeut une démarche avec les patients et non seulement pour les patients. Il inclut 28 partenaires, acteurs de la santé, dont la collaboration a déjà débouché sur le développement d’outils visant à faciliter la gestion du processus d’inclusion du patient dans le processus de développement des médicaments :

    • méthodologies et lignes directrices ;
    • formations ;
    • plateforme d’échange de connaissances ;
    • Patient Engagement Management Suite, une suite de gestion de l’implication des patients qui favorise la participation active des patients et de leurs représentants.

    Ces outils permettent un développement plus rapide et plus efficace de nouveaux médicaments qui répondent au mieux aux besoins des patients et contribuent à améliorer leur expérience.

    Nicholas Brooke, directeur général de PFMD, explique : « Les tendances majeures en matière de santé et de technologie convergent, ce qui signifie que nous sommes sur le point d’assister à un tournant décisif ; mais peu sont prêts pour cette nouvelle ère. En amenant à de meilleurs soins et à de meilleurs traitements, ce changement de paradigme ouvre la voie à tout un monde d’opportunités pour les personnes et les organismes qui l’ont anticipé. Ceux qui n’ont pas réussi à s’y préparer… doivent se préparer à ne pas réussir. »

  • Syntec numérique : le Health Data Hub ne doit « pas être une infrastructure centralisée »

    Auditionné dans le cadre du déploiement du Health Data Hub, le comité santé du Syntec numérique s’est dit satisfait de « retrouver [ses] messages dans le rapport » de préfiguration du projet, rendu public le 12 octobre 2018.

    Dans un point presse organisé le 17 octobre, l’organisation syndicale, qui a également publié en septembre une note de position sur le projet, a indiqué que les données de santé constituaient « un enjeu majeur pour le pays et que l’État devait avoir un rôle de régulateur et non d’opérateur », ajoutant que le « Health Data Hub ne devait pas être une infrastructure centralisée ».

    Selon le Syntec, le Health Data Hub doit s’articuler autour de 5 axes stratégiques

    Ces cinq axes sont :

    • favoriser le partage de données dans le respect du droit des personnes ;
    • accélérer la production de données de qualité par les acteurs de santé ;
    • développer l’interopérabilité ;
    • enrichir les données de santé existantes ;
    • mettre en place une action pluriannuelle dotée d’une gouvernance associant les acteurs.

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter »

    « Nous allons être vigilants sur ce projet et pousser l’État à l’exécuter. Il ne faut pas que cela se transforme en usine à gaz », a déclaré au cours du point presse Olivier Vallet, coprésident du comité santé du Syntec numérique (source : Tic Santé).

    Une vision partagée par sa consœur Isabelle Zablit-Schmitz, qui copréside elle aussi le comité. À propos aussi bien du Health Data Hub que du plan « Ma santé 2022 », elle estime que « les entreprises vont avoir besoin d’engagements, de visibilité et de lisibilité sur la façon dont tout cela va être déployé pour s’organiser et investir ».

    Comité santé du Syntec numérique : une présidence à deux têtes

    La gouvernance du comité santé du Syntec numérique, syndicat professionnel des entreprises du secteur du numérique comprenant 150 adhérents, a été remaniée en juin 2018.

    Il est désormais présidé par deux personnes :

    • Olivier Vallet, P.-D.G. de Docapost (La Poste), qui représente les grandes entreprises de la health tech ;
    • Isabelle Zablit-Schmitz, présidente de Clavesis, qui représente « les petites structures ».

    Ils ont succédé à Pierre Leurent, qui s’est retiré après l’entrée en Bourse fin mai 2018 de Voluntis, dont il est le directeur général.

    Le comité a été réorganisé « de façon à ce qu’il représente toutes les personnes membres de l’organisation et qu’il fasse émerger le secteur du numérique en santé en France », a expliqué Isabelle Zablit-Schmitz.

    Lancement de groupes de travail

    Le comité a lancé il y a quelques semaines des groupes de travail composés de professionnels du secteur (éditeurs de logiciels, ingénieurs informatiques et grandes entreprises du secteur des nouvelles technologies, dont Atos, Visiomed et OpenHealth).

    L’objectif de ces groupes est d’apporter leur expertise en e-santé aux entreprises adhérentes et aux pouvoirs publics, en produisant des analyses et des propositions sur des thématiques clés du secteur, telles que l’analyse des données de santé, l’interopérabilité des systèmes d’information et la télémédecine.

    Ils « se sont fixés une trajectoire à trois ans sans calendrier de publication de rapports », a noté Olivier Vallet.

  • Convergence des systèmes d’information des GHT – état d’avancement au 2e semestre 2018

    Adrien Picard, chargé de mission à l’ASIP Santé, a partage au cours d’un atelier du Cercle des Décideurs Numérique et Santé le 16 octobre 2018 son analyse et son retour d’expérience sur le suivi et la mise en place des projets SI dans les territoires, en lien avec le ministère des Solidarité et de la santé et les partenaires locaux.

    L’ASIP accompagne les GHT dans la convergence de leurs systèmes d’informations, en mettant en place un dispositif complet d’appui des GHT vers la convergence des SI, sous le pilotage de la DGOS.

    Plan d’action de l’ASIP santé au deuxième semestre 2018

    Au second semestre 2018, l’ASIP renforce son dispositif d’accompagnement sur le volet SI avec une structure en trois axes: 

    • la visibilité des projets numériques, grâce à l’analyse des schémas directeurs des SI GHT ;

    • un lien de « terrain » avec les GHT, par l’animation de comité régionaux ;

    • l’expertise de l’ASIP santé par un appui ponctuel aux acteurs de terrains.

    Analyses et retours : panorama de projets médicaux et de soins partagés des GHT

    Les analyses menées par l’ASIP Santé portent sur les différents projets médicaux et des soins partagés par les GHT (échantillon de soixante GHT correspondant à 639 filières), les filières les plus représentées étant : 

    • par approche pathologique (45% des GHT) : majoritairement les cancers et les grossesses;

    • par le mode de prise en charge des patients (42% des GHT) : majoritairement les urgences de soins critiques;

    • par une approche populationnelle (13% des GHT) : majoritairement les personnes âgées. 

    Schémas directeurs des SI (SDSI)

    Dans le cadre du dispositif national d’accompagnement des GHT, l’ASIP Santé recueille et analyse enfin les schémas directeurs SI des GHT. Une première analyse de 80 SDSI a été réalisée en juillet-août 2018, afin de : 

    • disposer d’une visibilité d’ensemble sur les projets numériques envisagés par les GHT ;

    • d’étudier les opportunités de partage et de convergence SI entre GHT ;

    • d’identifier les actions portées par les GHT, les régions, et les acteurs nationaux ;

    • d’alimenter les réflexions pour la construction du programme de modernisation « Hop’EN ».

    Une convergence des identités des professionnels

    En juillet 2018, 34% des GHT ont un projet de convergence de leur référentiel des identités de santé et 36% des GHT ont un projet de convergence de leur « active directory » qui permet de représenter et de stocker les éléments constitutifs du réseau tels que les ressources informatiques.

    Pour l’hébergement des données de santé:

    • 34% des études sont en cours ;
    • 19% d’internalisation sont en cours ;
    • 13% de résultats regroupent les chiffres non-communiqués ou les projets non démarrés.

    Pour l’avancement de la convergence du socle fonctionnel et le  » dossier patient informatisé  » DPI: 

    • 75% des GHT sont au stade de l’étude ; 

    • 9% au stade de la solution en cours d’achat ; 

    • 10% des GHT ont acheté la solution ; 

    • 18% sont en cours de déploiement ; 

    • 5% ont une solution déployée.

  • A. Buzyn relance la filière Silver Eco, renouvelle sa gouvernance et crée une task force Numérique

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé, a relancé le 22 septembre 2018 la filière Silver Economie en en confiant l’animation à France Silver Eco et son président Luc Broussy et en mettant en place des instances nouvelles :
    • 1 bureau d’animation au côté du président de la filière ;
    • un Conseil national de la Silver Economie composé de 65 membres et qui se réunira tous les deux mois pour formuler des orientations de la filière et les proposer au Gouvernement
    • 3 pôles : Innovation, Export/Europe/International et Formation ;
    • 3 groupes de travail : La diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social ; Territoires, villes, urbanismes, mobilité ; Logements adaptés pour une vie autonome ;
    • un Conseil des Silver Territoires.

    Élu président de la filière, Luc Broussy s’est engagé à remettre à la ministre d’ici la fin de l’année une feuille de route 2019/2020 fixant les grandes priorités stratégiques de la filière.

    L’ensemble de ces acteurs vont accompagner la filière et animer le Conseil national de la Silver économie.

    Après le lancement de la consultation nationale publique en ligne et d’un débat public rassemblant les acteurs de terrain du grand âge, cette action est la réalisation de l’engagement pris par la ministre dans le cadre de son plan « Grand âge et Autonomie » annoncé le 30 mai 2018.

    Le Conseil national de la Silver Economie est composé de 65 membres de la filière et se réunira désormais tous les deux mois pour gouverner la filière et formuler des propositions aux pouvoirs publics.

    Un bureau d’animation de la filière

    Au total, six personnes accompagneront le président Luc Broussy rassemblées au sein d’un Bureau d‘animation de la filière :

    • Delphine Mallet, directrice des services Silver Economie du groupe La Poste ;
    • Olivier Vallée, directeur des marchés Silver Economie du groupe industriel Legrand ;
    • Laure de la Bretèche, directrice adjointe des Retraites et des Solidarités à la Caisse des Dépôts ;
    • Isabelle Hébert, directrice générale de la MGEN et directrice de l’innovation du groupe VYV ;
    • Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF ;
    • Benjamin Zimmer, directeur de Silver Alliance et secrétaire général de Silver Valley.

    3 task forces

    Trois pôles de mobilisation forte ont été créés :

    • le pôle Innovation est animé par Nicolas Menet, DG de Silver Valley ;
    • le pôle Export/Europe/International est animé par Ludovic Guillaume, directeur du développement d’Orpea – Synerpa ;
    • le pôle Formation est animé par Benoît Goblot, président de Synapse.

    3 groupes de travail autour des territoires, du logement et des innovations numériques

    Chacun de ces trois groupes a été doté d’un groupe de pilotage composé de deux responsables :

    • le groupe Territoires, villes, urbanismes, mobilité est piloté par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie, et Pierre-Olivier Lefebvre, délégué général du réseau Villes amies des aînés ;
    • le groupe Logements adaptées pour une vie autonome est piloté par Jean-Philippe Arnoux, directeur Silver Economie et Accessibilité de Saint-Gobin Distribution Bâtiment France, et Hervé Meunier, Filien ADMR  ;
    • le groupe Diffusion des innovations technologies et numériques dans le secteur médico-social est piloté par Laurent Levasseur, président de Bluelinea, et Jean-François Goglin, conseiller numérique de la Fehap.

    Un Conseil des Silver Territoires

    Le Conseil des Silver Territoires sera animé par Valérie Egloff, conseillère régionale de Normandie et Françoise Jeanson, conseillère régionale de Nouvelle Aquitaine.