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  • « Digitalisation et robotisation » au cœur du nouveau Centre de l’innovation par les achats (Resah)

    « Le rôle du Centre de l’innovation par les achats est d’optimiser la relation entre les acteurs de santé et les industriels par l’innovation en devenant une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises« , expliquent Fleur Le Logeais, responsable opérationnelle de ce nouveau centre, et Pierre Lebon, directeur « conseil, innovation et international » du Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah), dans le cadre d’une interview conjointe accordée en novembre 2018 à Health & Tech Intelligence.
    La digitalisation, la robotisation et le « bien vieillir » sont au cœur des thèmes déjà identifiés, précisent-ils, ajoutant qu’un living lab à vocation régionale et nationale sera opérationnel début 2020.

    Le Resah a décidé de créer le Centre de l’innovation par les achats, une fondation validée le 27 septembre 2018 par le conseil d’administration du réseau et dont les services seront disponibles dès janvier 2019, pour donner accès à ses adhérents à un ensemble de services permettant , entre autres, :
    • « d’améliorer la prise en charge des patients et de leur entourage ainsi que la qualité de vie au travail des équipes ;
    • d’accélérer les transformations ;
    • d’intégrer un réseau d’acteurs de l’innovation« .

    Fleur Le Logeais et Pierre Lebon reviennent en détail sur ce nouveau projet, notamment sur la façon dont le centre permettra d’accompagner la transformation du système de santé présentée dans la stratégie « Ma santé 2022 » ainsi que sur l’animation du « Special Interest Group » de la Fédération internationale des hôpitaux, récemment confiée au Resah dans le cadre de ce projet.

    Une plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises

    Quel sera précisément le rôle de ce nouveau centre ?

    Le rôle du Centre de l’innovation par les achats est d’optimiser la relation entre les acteurs de santé et les industriels par l’innovation en devenant une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises. Il existe à ce jour un réel besoin de renforcement de la mise en relation de ces mondes afin de pouvoir porter des projets innovants et à forte valeur ajoutée pour les patients (expérience et parcours patient, ou résident) ainsi que pour le personnel soignant (amélioration de leurs conditions de travail).

    Fort de ce constat et de son expérience sur des projets innovants menés en France (membre de Silver Valley, administrateur de France Silver Eco, membre fondateur du Lab Santé Ile-de-France) ou à l’international et en particulier à l’échelle européenne (partenaire de référence de la Commission européenne sur des projets d’achat public d’innovation en santé : HAPPI, RELIEF, InDemand, etc.), le Resah a décidé de créer le Centre de l’innovation par les achats pour donner accès à ses adhérents à un ensemble de services permettant :

    • de développer l’attractivité de leur établissement ;
    • d’améliorer la prise en charge des patients et de leur entourage ainsi que la qualité de vie au travail des équipes ;
    • de fidéliser les équipes et attirer les talents en répondant à leurs attentes ;
    • d’accélérer les transformations ;
    • de renforcer son rôle de leader de l’innovation auprès des industriels et des acteurs de santé ;
    • d’intégrer un réseau d’acteurs de l’innovation.

    De quelle manière ce centre permettra, comme vous l’évoquez dans votre communiqué, d’accompagner la transformation du système de santé présentée dans la stratégie « Ma santé 2022 » ?

    La stratégie « Ma santé 2022 » comporte 3 axes :

    • placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge la boussole de la réforme ;
    • organiser l’articulation entre médecine de ville, médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
    • repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

    De par les objectifs que nous nous fixons (amélioration de l’expérience et du parcours patient, amélioration des conditions de travail du personnel et encouragement des expérimentations territoriales) et les services que nous proposons aux bénéficiaires du Centre d’innovation par les achats, il apparait clairement que nous nous inscrivons en soutien de la stratégie « Ma santé 2022 ».

    La digitalisation, la robotisation et le bien vieillir parmi les thématiques centrales

    Pour quelle raison avez-vous décidé de porter une attention particulière aux « hôpitaux de proximité » et aux établissements du secteur médico-social ?

    Le Centre de l’innovation par les achats à vocation à travailler sur les thématiques de nature à intéresser l’ensemble de ses membres (qui doivent être des adhérents du Resah), qu’ils soient établissements de santé ou établissements médico-sociaux.

    Les domaines de travail potentiels seront analysés/challengés/priorisés par le Centre.

    Les thématiques prégnantes qui sont d’ores et déjà identifiées ont trait à la digitalisation, la robotisation et au « bien vieillir ».

    En ce qui concerne les « hôpitaux de proximité », ceux-ci ont vocation à devenir dans le cadre de la stratégie « Ma santé 2022 » un acteur majeur des transformations à venir, notamment pour ce qui concerne le lien ville – hôpital – médico-social. Ils seront donc placés au cœur des besoins en matière d’innovation pour tout ce qui concerne l’organisation de la prise en charge des patients, tout particulièrement pour ce qui est des pathologies chroniques.

    Il en ira de même pour les établissements médico-sociaux qui devront prendre toute leur place en termes d’accompagnement du « bien vieillir ».

    Création d’un living lab à vocation régionale et nationale début 2020

    Savez-vous quand précisément seront inaugurés les locaux spécifiquement aménagés pour servir de lieu d’innovation et de vitrine pour des réalisations, mis à disposition par le CHI de Créteil ?

    Le Centre de l’innovation par les achats est avant tout un réseau constitué des adhérents du Resah et des industriels, coordonné par l’équipe innovation du Resah et piloté par un comité dont l’animation a été confiée à Stéphane Pardoux, vice-président du Resah et directeur général des CHI de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges. Il sera opérationnel à partir de janvier 2019.

    Il disposera d’une implantation physique, permettant la création d’un living lab à vocation régionale et nationale dès le début de l’année 2020 grâce à l’aménagement de locaux (ancienne blanchisserie) mis à disposition par le CHI de Créteil.

    En quoi consistera exactement l’animation du « Special Interest Group » de la Fédération internationale des hôpitaux, qui a été récemment confiée au Resah dans le cadre de ce projet ?

    Le « Special interest Group » de la Fédération hospitalière internationale, dont le Resah va assurer l’animation à partir de 2019, est une plateforme d’échanges à l’échelle internationale, consacrée aux achats. Il réunit des centrales d’achat intervenant dans le secteur de la santé, comme par exemple Vizient pour les États-Unis, European Health Public Procurement Alliance (Ehppa) pour l’Europe ou Singhealth Group Procurement (Singapour) pour l’Asie.

    Ses travaux porteront dans les 2 prochaines années sur le rôle que les centrales d’achat peuvent jouer en matière d’innovation et de value-based procurement.

    Aux États-Unis par exemple, certains grands acteurs de santé comme Kaiser Permanente, qui est très présent en Californie, ont créé leur propre centre d’innovation.

    Fleur Le Logeais, avez-vous déjà pris vos fonctions en tant que responsable de l’équipe opérationnelle de ce nouveau centre ?

    Tout à fait. Les travaux ont débuté début octobre, afin de mettre en place les outils, l’organisation et le comité de pilotage dès la fin 2018. Ceci afin que le centre puisse être opérationnel dès le mois de janvier prochain.

    D’autres personnes seront-elles nommées à la tête de ce projet ?

    Ce sera au comité de pilotage, en cours de constitution, d’imaginer la future gouvernance du centre.

    Un modèle économique fondé sur une cotisation annuelle versée par les adhérents

    Quels sont les coûts associés au développement de ce dispositif ?

    Dans un premier temps, une équipe de 2 personnes sera affectée à temps plein à l’activité du centre. Elle pourra prendre appui sur les moyens de tous domaines d’activité du Resah (centrale d’achat, conseil, formation, international, etc.) pour mener à bien ses projets.

    Par ailleurs, le centre développera des relations de coopération et de partenariat avec tous les acteurs de l’écosystème « innovation en santé » nationaux, régionaux ou territoriaux qui le souhaiteront afin de concentrer son intervention sur des sujets véritablement créateurs de valeur.

    Quel sera votre business modèle ?

    Le modèle économique sera fondé, comme pour toutes les activités du Resah, sur une cotisation annuelle spécifique qui sera versée par les adhérents du groupement d’intérêt public (GIP) qui souhaiteront bénéficier des prestations de service du centre.

    Deux grandes formules de cotisation seront proposées : « innovation » et « innovation plus », cette dernière permettant d’accéder à la totalité des services du centre.

    En quoi l’acheteur représente pour vous un acteur essentiel dans l’innovation en santé ?

    La gestion de l’innovation, pour être pleinement source de valeur, doit être une activité structurée, ce qui implique une meilleure mise en relation entre l’offre et la demande. Ce rôle peut être pleinement joué par l’acheteur qui se trouve naturellement, de par ses fonctions, à l’interface entre les entreprises et les utilisateurs.

    Dans le cas de l’innovation émanant des industriels, l’acheteur, pour être performant, doit être en mesure d’intervenir le plus tôt possible dans le cycle de production des produits et solutions qui seront proposés sur le marché et cela avant même leur commercialisation.

    Inversement lorsque la demande d’innovation vient d’établissements qui souhaitent trouver des solutions à des besoins non ou mal couverts par l’offre industrielle existante, l’acheteur doit être en mesure d’adresser ses problématiques aux entreprises susceptibles d’y répondre.

  • Silver éco : Ailes, prix du public 2018 de l’Appel à projets de la Fondation Legrand

    L’Association interentreprises locale d’entraide sociale (Ailes), basée en Bourgogne-Franche-Comté, a décroché le prix du public (sur la base de 1 995 votes) dans le cadre de l’appel à projets en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, lancé par la fondation Legrand. Elle obtient ainsi 2 000 € pour développer son projet d’expérimentation d’équipement de 80 ménages en outils technologiques adaptés.

    Par ailleurs, trois associations ont été honorées par le jury :

    • 1er prix (10 000 euros) : l’association Demen’âge, qui vise à soutenir les personnes âgées lors d’un déménagement, pour son service d’accompagnement lors d’une entrée en Ehpad ;
    • 2e prix (7 000 €) : l’association Val de Cher Services, pour son projet d’habitat inclusif, une alternative entre le domicile et l’Ehpad proposant des espaces de vie communs (comme un jardin partagé) et adaptée aux personnes à mobilité réduite, aussi bien aux personnes âgées qu’aux personnes plus jeunes en situation de handicap.
    • 3e prix (5 000 €) : l’association Envie autonomie 35, pour son action de collecte, de rénovation et de redistribution des aides techniques usagées.

    De plus, le prix des collaborateurs Legrand a été obtenu par Val de Cher Services, qui a ainsi reçu un second chèque, d’un montant de 2 000 € cette fois-ci.

    La fondation a remis les récompenses aux différents gagnants le 28 novembre 2018 lors de la Silver Economy Expo, qui se tenait à Paris.

    Au total, une quarantaine de dossiers ont été déposés. Dix d’entre eux avait été présélectionnés par le jury avant le vote final.

  • Doctolibgate : une campagne « Comment se désinscrire de Doctolib » vers les médecins

    Faciliter la procédure de sortie des plateformes privées de rendez-vous médicaux, tel est l’objectif des campagnes d’emailing aux médecins dont Health & Tech Intelligence a pris connaissance.

    Cette initiative relayée par au moins un syndicat de médecins libéraux vise à informer les médecins sur des pratiques web de la plateforme Doctolib, qui utilise les données d’usagers recueillies et ses algorithmes pour mettre en avant certains médecins inscrits sur la plateforme aux dépens de médecins référencés mais non actifs sur celle-là.

    Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de Doctolib, n’est « absolument pas » inquiet d’être la cible d’attaques, indique-t-il au Quotidien du médecin, rappelant que son entreprise est en pleine croissance. Il assure que la plateforme n’accorde aucun favoritisme et n’opère aucun « détournement » de patients.

    Donner des arguments juridiques aux médecins libéraux pour demander leur désinscription sur Doctolib

    Dans un message intitulé « Comment se désinscrire de Doctolib », relayé par un syndicat – Doctolib est accusé de détourner les patients des médecins qui ne sont pas ses clients vers ses propres médecins clients.

    Le message appelle à alerter l’Ordre des médecins et à envoyer le mail type suivant – fourni clé en mains – au service client :

    Madame, Monsieur,

    Je réclame conformément à la loi le retrait de votre annuaire en ligne et de toute page faisant référence à mes données personnelles. Vous veillerez à effectuer une désindexation totale de cette page par une redirection 410 et en aucun cas par une redirection 301.

    Par ailleurs, conformément à l’article 39 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si des informations me concernant figurent dans vos fichiers informatisés ou manuels.

    Dans l’affirmative, je vous demande de me faire parvenir une copie, en langage clair, de l’ensemble de ces données (y compris celles figurant dans les zones « blocs-notes » ou « commentaires »).

    Vous voudrez bien également me donner toute information disponible sur l’origine de ces données me concernant.

    Je vous rappelle que vous disposez d’un délai maximal de deux mois suivant la réception de ce courriel pour répondre à ma demande, conformément à l’article 94 du décret du 20 octobre 2005 pris pour l’application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée. »

    L’e-mail appelle à faire de même sur 5 autres plateformes avec une procédure facilitée : Docavenue, Keldoc, Mondocteur (rachetée en juillet 2018 par Doctolib et vouée à être fermée), RDVmedicaux et Lemedecin.fr.

    Une initiative qui révèle la guerre sur le marché des RDV en ligne et la difficile « acquisition » de médecins

    Avoir le plus de médecins référencés et utilisateurs pour proposer un accès le plus large possible aux patients est la clé du business des plateformes ou portails de rendez-vous en ligne. Les parts de marché sont donc limitées au nombre de médecins souhaitant s’abonner à un tel service.

    Cette initiative fait suite à une action nommée « Doctolibgate » lancée le 28 octobre 2018 et portée par L’UFML Syndicat épinglant certaines pratiques. Doctolib avait réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Un autre front a été ouvert par la plateforme RDVmédicaux, qui a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), qui utilise Doctolib, ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne.

    « Il n’y a aucun favoritisme et aucun détournement » (S. Niox-Chateau, Doctolib)

    « Nous avons contacté l’ensemble des médecins auteurs des critiques et leur avons proposé de discuter. La majorité ne souhaite pas nous recevoir. Certains ne connaissent même pas Doctolib ! », a déclaré Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de la plateforme, dans le cadre d’une interview accordée au Quotidien du médecin et publiée le 27 novembre 2018.

    Il précise qu’il « n’y a aucun favoritisme, aucun « parasitisme » et aucun détournement », ajoutant qu’il n’existait pas de modèle économique ou marketing. « Avant, le patient était redirigé vers la page d’accueil de Doctolib pour rechercher un nouveau praticien si le sien avait supprimé sa fiche de l’annuaire. Il s’agissait dans la majorité des cas de médecins partis en retraite. (…) Aujourd’hui, le patient est redirigé vers une page d’erreur. Ça n’a donc aucun impact pour personne. »

    Le responsable rappelle par ailleurs que la base du développement de la plateforme est « de travailler avec les praticiens », qui « votent pour les nouvelles fonctionnalités ou donnent leur avis pour améliorer le service » et qui sont aussi mobilisés « pour accélérer [les] innovations [de l’entreprise] ou animer les communautés médicales ». 

  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • Le Groupe VYV se projette en 2030 avec la réalité virtuelle et imagine des modèles de santé du futur

    Le Groupe VYV, groupe de protection sociale mutualiste français, s’est récemment associé au cabinet de conseil en innovation Weave.air et à VR Connection, qui fédère 70 entreprises de technologies immersives, pour « mener une réflexion inédite sur la santé du futur » à travers cinq scénarios, dont l’un a été produit en réalité virtuelle (RV), imaginant ce que pourrait devenir notre société en 2030 et anticipant l’impact des évolutions réglementaires et technologiques sur le modèle de santé.

    « Nous avons décidé d’utiliser la RV afin d’obtenir une immersion encore plus forte que par le texte et de créer une interactivité dans un environnement précis (ici, un appartement). Nous interrogeons les utilisateurs en fin de séquence et toujours en mode d’immersion pour qu’ils puissent nous faire un retour à la fois sur les aspects qu’ils ont aimé et sur ceux qui leur ont moins plu voire effrayés », a expliqué à Health & Tech Intelligence (HTI) Pierre Brun, directeur « prospective et innovation » du groupe, à l’occasion d’une séquence de prospective produite en réalité virtuelle, testée par HTI.

    Le groupe prévoit de faire réagir un nombre croissant de publics internes et externes autour de ces différents scénarios pour stimuler la prise de conscience sur les évolutions en cours et leur possibles réalisations, et « mieux cerner les contours d’un avenir souhaité plutôt que subi ». « Le but est de réfléchir à notre évolution, à de nouvelles organisations que l’on pourra explorer plus en profondeur par la suite pour imaginer le futur de nos activités en tant qu’acteur global de santé », commente Pierre Brun. 

    Les premières conclusions du projet, qui a débuté fin 2017, devraient être apportées au cours de l’année 2019 via des explorations poussées de thématiques communes identifiées dans ces différents scénarios, comme la connexion croissante de nos environnements et l’émergence de nouveaux métiers.

    Objectif : « Tendre non pas vers un avenir subi mais vers un avenir souhaité »

    « L’idée est de réaliser une prospective des futurs possibles via des scénarios, dont l’un a été produit en réalité virtuelle, pour anticiper l’évolution qui se prépare et en prendre mieux conscience  afin de tendre, non pas vers un avenir subi, mais vers un avenir souhaité », explicite Pierre Brun.

    Le Groupe VYV a ainsi créé des scénarios, comme celui de l’Homme augmenté, en utilisant une approche de « design prospectif liant les études sur le sujet entre elles, en jouant sur des variables, comme le niveau de réglementation (État très impliqué ou non) et d’évolution technique et en faisant vivre des personnages différents dans ces nouveaux environnements ». Ces scénarios « sont poussés volontairement à l’extrême, précise Pierre Lebrun, des morceaux de chacun d’entre eux pouvant coexister au final ».

    « Nous avons scénarisé chacun des avenirs possibles en mettant en situation de manière précise des personnes vivant en 2030 avec des profils variés, allant de l’écolière au retraité en passant par une personne active. En se basant sur un scénario écrit, littéraire, cela permet de mieux nous immerger dans le futur et de créer des émotions chez l’explorateur. »

    « Prolonger les tendances déjà en œuvre dans nos sociétés »

    L’action se déroule pour chaque scénario dans une dizaine d’année car « les innovations techniques évoluent très vite », justifie le responsable, « se projeter dans 20 ou 30 ans nous semblaient trop lointains ». La base du procédé est en effet d’imaginer ce vers quoi pourrait tendre des technologies qui existent déjà aujourd’hui (trackers d’activités, électroménager connecté, assistant virtuel), de « prolonger les tendances déjà en œuvre dans nos sociétés voire d’identifier des ruptures, pour anticiper au mieux ces évolutions ».

    HTI a testé le scénario 1 en réalité virtuelle : un État omniprésent

    Le principe : le testeur enfile le casque de réalité virtuelle, suit les quelques minutes de « formation » visant à maîtriser le fonctionnement du dispositif puis se retrouve plonger dans un appartement citadin, en 2030.

    L’État, très présent, a mis en place un système de coaching virtuel (assistant vocal basée sur IA) qui suit chaque citoyen de manière personnalisée en s’appuyant sur une forte connexion avec des objets du quotidien ainsi que des appareils connectés (applications mobiles, trackers, etc.). Sa « mission » est de le guider afin de l’inciter à mener une vie saine par le biais d’un système de points de santé.

    Dans le cadre de la session de test effectuée par HTI, la voix off recommandait, par exemple, de commencer la journée par un petit déjeuner. Elle a donc invité Julie, l’avatar, à se diriger vers son distributeur de fruit frais. Si la jeune femme suit les consignes et adopte de bons comportements (alimentation équilibrée, exécution de la séance de sport projetée sur son mur chaque matin, etc.), elle en gagne, si elle fait des écarts (manque de sommeil, tabagisme…), elle en perd, ce qui diminue son capital permettant d’accéder gratuitement aux soins. « On peut, par exemple, dans ce cas faire un stage de rattrapage, comme pour le permis de conduire aujourd’hui », commente Pierre Brun.

    Au cours de la session, l’assistante de Julie lui a signalé qu’elle souffrait d’une anomalie cardiaque, peut-être bénigne, mais qu’il était important de consulter au plus vite un médecin. L’idée, ici, est d’imaginer un État bienveillant, qui cherche à prévenir et à agir avant l’aggravation d’une situation médicale.

    Enseignements

    À l’issue du test, l’utilisateur est invité à répondre à un questionnaire pour savoir s’il serait prêt à être guidé par un assistant virtuel au quotidien, à suivre les conseils d’un coach sportif numérique ou encore à être équipés de capteurs pour contrôler son état de santé au jour le jour.

    « Certains de ces éléments peuvent plaire (comme l’idée de miser sur la prévention), d’autres moins et même faire peur (comme la forte présence de l’État dans la vie des citoyens et l’attribution de bons et de mauvais points), note Pierre Brun. Nous ne sommes pas là pour influencer et pour dire aux testeurs que tel point est positif et tel autre négatif mais pour entamer une réflexion commune sur la santé du futur. »

    Les 4 autres scénarios imaginés (tests à venir)

    Scénario n°2 : scénario opposé au scénario n°1

    L’État est moins présent, ce sont de grands consortiums, privés et publics, qui dominent. L’explorateur est immergé dans une société hyper libérale où les forces économiques régissent le système de santé, la technologie est très développée dans tous les domaines et où la performance individuelle est l’objectif majeur.

    Scénario n°3 : l’homme augmenté

    C’est le règne de l’Homme augmenté, d’un corps fonctionnel réparé et perfectionné par l’ajout ou la modification de « pièces » ou de parties du corps, et où la performance est centrale, l’obtention du corps le plus performant possible est un objectif majeur. Dans cette société coexistent des personnes « augmentées » et « non augmentées ».

    Scénario n°4 : un système centré sur la prévention

    Le système de santé est dans l’anticipation, privilégie la prévention de la maladie plutôt que le traitement.

    Scénario n°5 : retour au naturel

    La société a évolué vers un système plus naturel, moins tourné vers les technologies, où les citoyens cherche à recréer du lien social et où l’organisation du système de santé s’opère au niveau des communautés locales.

  • Quanta : le nouveau centre de recherche et d’innovation de Jaguar Network réunit santé et numérique

    L’opérateur télécoms et hébergeur de serveurs cloud Jaguar Network a inauguré le 15 novembre 2018 à Marseille son nouveau centre de recherche et d’innovation, baptisé « Quanta », dans l’optique de créer un écosystème hybride encourageant notamment l’innovation dans le domaine de la médecine prédictive grâce au numérique.

    « Dans Quanta, nous voulons créer des entrepreneurs et les inciter à travailler ensemble, explique Kevin Polizzi, le P.-.D.G. de l’entreprise (source : Usine-digitale.fr). L’accès à une banque de données « santé » peut être commun à deux sociétés, même si leurs projets ciblent le traitement de pathologies différentes. Par ces transversalités, cette co-innovation, le smart building révolutionne le management. »

    Le centre, qui a nécessité 16 millions d’investissement, est d’une superficie de 5 500 m². Il est doté, entre autres, de 1 500 capteurs, d’une toiture en panneaux photovoltaïques et d’espaces partagés réunissant salariés et créateurs de start-ups. Bâti en 18 mois, l’immeuble réunit des solutions proposées par l’entreprise en cloud computing, en télécommunications, en objets connectés, en intelligence artificielle ainsi qu’en analyse et sécurité de données.

    Jaguar Network, dont les activités étaient jusqu’ici basées sur la vente directe, a également annoncé vouloir se positionner sur le segment de la vente indirecte. L’entreprise vise par ailleurs à augmenter sa part de clients grands comptes (environ 15 % du chiffre d’affaires) et d’institutionnels (17 %). Elle cherche aussi à s’étendre à l’international. La société a déjà ouvert une filiale en suisse et envisage de s’implanter sur les marchés italien et espagnol par la suite pour « consolider [sa] position sur l’arc méditerranéen ».

  • La conférence Lab Santé Île-de-France aura lieu le 7 décembre 2018 à Paris

    La conférence Lab Santé Île-de-France sera organisée le 7 décembre 2018 à Paris par l’Agence régionale de santé Île-de-France, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Île-de-France et Medicen Paris Region.

    L’événement s’adresse aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site de la CCI via le lien ci-contre.

    Programme

    Animatrice : Linda Labidi, journaliste économique, Forbes

    8h30 Accueil café  9h00 Ouverture

    • Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France
    • Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France

    Pitchs

    • Pr Ronan Roussel, chef de service de diabétologie-endocrinologie et nutrition de l’hôpital Bichat
    • Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, Hôpital Saint-Antoine
    • Jacques Léglise, directeur général de l’hôpital Foch
    • Samir Medjebar, directeur du développement de Bioserenity
    • Pierre Lebon, directeur du centre de ressources et d’expertise du Resah
    • Marylène Vicari, co-fondatrice du Liberté Living Lab
    • Guillaume Wasmer, directeur du Groupe hospitalier Nord Essonne
    • Échanges avec la salle

    Table ronde : Article 51, vers des expérimentations innovantes en santé

    • Natacha Lemaire, rapporteure générale du comité technique et du conseil stratégique de l’innovation en santé
    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France
    • Daniel Szeftel, co-fondateur de Semeia
    • Jean Bourhis, directeur des opérations institutionnelles et économiques à Novartis
    • Porteur du projet Epidaure-CDS

    12h15 Clôture – Trois questions à…

    • Pr Jean-François Dhainaut, Directeur du Lab Santé Île-de-France
    • Christian Lajoux, Président de Medicen Paris Region
  • Agnès Buzyn donne le coup d’envoi du déploiement de « Ma santé 2022 » et retient 10 chantiers

    Devant les représentants des patients et près de 120 professionnels de santé et organisations concernées, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a donné le coup d’envoi du déploiement de la stratégie « Ma Santé 2022 » ce 19 novembre 2018.

    Les annonces faites au cours de cette assemblée, qui sera amenée à se réunir 2 fois par an pour suivre le déploiement de la transformation, concernent les mesures prioritaires du plan qui visent à favoriser de nouvelles synergies entre les professionnels de ville, du médico-social et de l’hôpital, des outils numériques performants au service de tous, un modèle de financement repensé et des formations pour les professions de santé prenant mieux en compte les impératifs de coopération entre les professionnels et ceux de la qualité des soins.

    Dix chantiers prioritaires ont également été retenus, parmi lesquels on compte le numérique, la régulation et les soins non programmés, la qualité et la pertinence ou l’élaboration d’un projet de loi correspondant à la stratégie « Ma Santé 2022 » en 2019.

    Dix chantiers prioritaires de la transformation du système de santé

    À l’occasion de la réunion du 19 novembre 2018, les 10 chantiers retenus ont été présentés :

    • structuration territoriale du réseau de proximité ;
    • adaptation des formations aux enjeux du système de santé ;
    • gradation des soins et GHT ;
    • renforcement du management hospitalier et de la reconnaissance de l’engagement professionnel ;
    • régulation et soins non programmés ;
    • diversification des modes d’exercice et des parcours professionnels ;
    • qualité et pertinence ;
    • numérique ;
    • financement et tarification ;
    • élaboration du projet de loi correspondant.

    Les travaux engagés sur les sujets jugés comme prioritaires

     À ce stade, des travaux ont été engagés sur les questions suivantes :

    • développement des CPTS et création des premiers assistants médicaux ;
    • financement de 400 postes de médecins généralistes à exercice partagé ville/hôpital ou salarié en zone sous-dense ;
    • définition du modèle des hôpitaux de proximité ;
    • réforme des études en santé : le groupe de travail consacré à la suppression du numerus clausus et de la PACES a été installé le mois dernier par Agnès Buzyn et Frédérique Vidal, ministre chargée de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Élaboration d’un futur projet de loi

    La prochaine étape de la mise en œuvre de la stratégie de transformation consiste en le dépôt du projet de loi dédié à la stratégie qui devrait avoir lieu début 2019.

    L’objectif de ce projet de loi est de formaliser les engagements pris par la président de la République Emmanuel Macron.

  • L’University of Iceland et sa techno pour malvoyants, finaliste santé du prix Innovation Radar (UE)

    L’University of Iceland (Islande) fait partie des 20 finalistes du prix Radar Innovation (The Innovation Radar Prize), une initiative de la Commission européenne visant à identifier les innovations et les innovateurs à fort potentiel parmi les projets de recherche et d’innovation financés par l’Union européenne (UE). Elle s’est démarquée des six autres participants spécialisés dans le secteur de la santé grâce à son système d’assistance mobile Sound of Vision, qui permet aux déficients visuels de percevoir leur environnement et de se déplacer de manière autonome via des sons.

    L’établissement islandais, qui concourt dans la catégorie « Tech for Society », a été retenu parmi 50 des innovateurs les plus prometteurs financés par l’Union à l’issue du vote du public, clôturé le 12 novembre 2018.

    Les finalistes participeront à la finale du Radar Innovation lors de la conférence ICT 2018, qui se tiendra à Vienne, en Autriche, le 5 décembre 2018, où ils présenteront leurs projets à un jury d’experts.

    Les candidats sont regroupés en cinq catégories :

    • Tech for Society (tech pour la société) : reconnaître les technologies qui ont un impact sur la société et les citoyens ;    
    • Excellente science (science de pointe) : mettre en avant une science de pointe à la base des avancées technologiques de demain ;    
    • Industrial & Enabling Tech (technologie industrielle et « habilitante ») : révéler la prochaine génération de technologies et de composants destinés à l’industrie ;
    • Best Young SME (meilleure jeune PME) : repérer les jeunes PME dynamiques créées en 2013 ou plus tard qui développent de grandes innovations avec un financement de l’Union européenne (UE) ;
    • Best early stage innovation (meilleure innovation à un stade précoce) : identifier les innovations prometteuses aux premiers stades de développement parmi les projets financés par l’UE.

    4 innovateurs dans chacune des 5 catégories ont été sélectionnées par le public. La liste complète des participants et des finalistes et disponible via ce lien.

    Le jury décidera d’un gagnant final pour chaque catégorie. Il désignera également le lauréat du grand prix, qui sera mis à l’honneur dans un programme de la chaîne européenne Euronews centré sur son innovation et son potentiel de marché.

    Présentation du projet Sound of Vision de l’University of Iceland et le projet (Tech for Society)

    Sound of Vision est un système d’assistance portable permettant aux déficients visuels de percevoir leur environnement et de se déplacer de manière autonome via des sons dans des espaces intérieurs et extérieurs.

    Le projet a été coordonné par l’université d’Islande et l’université polytechnique de Bucarest. Les partenaires – universités, associations de malvoyants et entreprises – sont issus d’Islande, de Roumanie, de Pologne, de Hongrie et d’Italie.

    La recherche, vaste et pluridisciplinaire, qui a été menée pour développer cet appareil a impliqué des informaticiens, des ingénieurs en génie industriel et mécanique, des psychologues, des instructeurs en mobilité et des malvoyants.

    Le projet a combiné des innovations provenant de différents domaines, tels que le traitement d’images 3D, l’haptique (ce qui concerne le sens du toucher), l’audio et la réalité virtuelle, un travail sur le développement de produits et une phase de tests utilisateurs afin de créer un prototype fonctionnel, le TRL 7.

    6 autres candidats concourraient dans le domaine de la santé

    Parmi les 50 candidats présélectionnés, 7 innovateurs issus de projets financés par l’UE étaient spécialisés en santé. En dehors de l’University of Iceland figuraient :

    • Electronic Record Services BV – solution PATHway – Pays-Bas (Tech for Society)

    Electronic Record Services (ERS), une PME basée à Amsterdam, aux Pays-Bas, et créée en 2007 par René Schippers, élabore des solutions innovantes de gestion des données de santé fonctionnant dans les domaines de la santé, du bien-être et de la recherche, conformément aux normes imposés par le RGPD afin de relever les défis organisationnels liés à l’utilisation secondaire des données.

    La fourniture de services de soutien connexes et de conseils stratégiques fait partie de l’offre.

    • CNET Svenska – PICASO – Suède (Tech for Society)

    CNET Svenska, ou CNet Sweden en anglais, propose une solution cloud permettant aux organisations de soins d’utiliser la technologie cloud et de bénéficier des avantages de l’évolutivité et du partage de ressources logicielles sans enfreindre les réglementations en matière de données cliniques.

    L’entreprise est spécialisée dans la conception et le développement de technologies centrées sur l’IoT et de solutions cloud qui créent des innovations dans différents domaines d’activité.

    • Netis Informatikai Zartkoruen Mukodo RT – ICT4Life – Hongrie (Best Early Stage Innovation)

    Netis a mis au point une plateforme TIC innovante pour soutenir les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer mais aussi favoriser des soins intégrés.

    L’entreprise est une société de technologie fortement axée sur les soins, l’éducation des patients ainsi que sur le soutien aux soins chroniques et intégrés. Ses activités clés sont le développement de logiciels, l’intégration de systèmes ainsi que l’infrastructure et les services informatiques, y compris l’intégration des dernières technologies sensorielles ou de diagnostic dans les soins mais aussi les services d’assistance liés à la sécurité et de conseil.

    • Health Leads BV – PreventIT – Pays-Bas (Tech for Society)

    Le programme d’intervention aLiFE élaboré par Health Leads vise à améliorer la force, l’équilibre et l’activité physique.

    L’entreprise est une société de développement d’entreprises axée sur la santé numérique. Elle cible les innovations axées sur le patient et le citoyen. « Compte tenu du fait que les innovations en matière de soins mettent généralement trop longtemps à atteindre la maturité en raison de la rigidité inhérente du système de soins actuel », elle explique avoir « tendance à examiner les innovations susceptibles de changer ou même de perturber de « l’intérieur vers l’extérieur » le système de soins de santé actuel, inefficace et coûteux » en se centrant sur le préventif, tout en améliorant la transparence et en responsabilisant les patients.

    • Certec, Lund University – STARR – Suède (Best Early Stage Innovation)

    Certec met en place des dispositifs innovants pour aider les victimes d’un AVC pendant leur rééducation : elle met à leur disposition un tapis de balance interactif, une application de jeu d’activités et des capteurs qui recueillent les résultats de l’utilisateur. Le tapis de sol peut être utilisé à domicile et montre la répartition du poids et le centre de gravité mais permet également à l’utilisateur de jouer de la musique ou à des jeux interactifs. L’application de jeu encourage le patient dans ses activités et suit ses progrès en matière de marche. Le tapis et l’application se connectent aux capteurs, ce qui permet aux utilisateurs de suivre leurs progrès.

    Certec effectue des recherches sur l’ingénierie liée à la rééducation au département des sciences de la conception de la faculté d’ingénierie de l’université de Lund. L’objectif général de son travail est de permettre aux personnes handicapées de mieux vivre dans tous les aspects du quotidien. Ses innovations émanent du point de vue de l’individu et de sa situation afin de trouver des facteurs durables pour la conception de l’ensemble de l’assistance technologique et humaine au quotidien.

    • Center for Research and Technology Hellas/Information Technologies Institute (CERTH/ITH) – myAirCoach – Grèce (Tech for Society)

    CERTH/ITI a conçu une plateforme d’auto-gestion (web et application mobile) pour les maladies chroniques : l’institut fournit un nouveau système d’auto-gestion de mHealth destiné à augmenter l’efficacité du traitement et l’observance thérapeutique pour les patients souffrant d’asthme.

    Utilisant une technologie de pointe, le système se concentre sur la surveillance, le guidage des appareils et la formation afin d’aider les patients à stabiliser leur bon état de santé et afin de fournir un retour d’information approprié.

    Le centre est l’une des principales institutions grecques dans les domaines de l’informatique, de la télématique et des télécommunications, avec une longue expérience dans de nombreux projets de R&D européens et nationaux. CERTH/ITI a développé des sphères d’excellence en R&D dans plusieurs domaines stratégiques tels que la santé en ligne, l’interaction homme-machine, le traitement de l’image et du signal, la vision par ordinateur et cognitive, la réalité virtuelle et augmentée, le multimédia, les bases de données et les systèmes d’information.