Le gouvernement néerlandais encourage le secteur de la santé à étendre ses services e-santé. Il a ainsi fixé des objectifs par rapport à l’accès aux dossiers médicaux, à la télésurveillance et à la prise de contact en ligne avec des professionnels de santé.
Aux Pays-Bas, le Nictiz (Institut informatique national de santé) réalise de la veille et évalue les progrès réalisés dans le domaine de la santé numérique. Tous les ans depuis 2012, l’institut publie un rapport annuel sur le sujet (le eHealth Monitor). Le rapport de 2018 révèle notamment que :
• de nombreux professionnels de santé ne connaissent pas la vision ni les objectifs e-santé de leur organisation ;
• 71 % des personnes souffrant d’une maladie chronique et 63 % des usagers expriment des difficultés à estimer la fiabilité de l’information numérique de santé ;
• les professionnels de santé considèrent avoir les compétences numériques mais ne connaissent pas toujours les possibilités techniques au sein de leur organisation ;
• la moitié des usagers souhaitent avoir un accès en ligne à leur dossier médical ;
• la possibilité de contacter un médecin en ligne devient de plus en plus courante (option proposée par 88 % des généralistes et 50 % des spécialistes), l’usage reste stable. Les jeunes usagers, éduqués, avec des compétences numériques, sont plus enclins à prendre contact avec un professionnels de santé en ligne ;
• plus d’un tiers des personnes atteintes de maladies chroniques sont intéressées par les portails patient (Personal Health Environment – PHE) mais seuls 2 % ont déjà utilisé un PHE ;
• l’utilisation des techniques de télésurveillance dans le cadre de soins pour personnes âgées est en hausse (71 % en 2017, contre 81 % en 2018).
Dans son rapport 2018, le Nictiz formule les recommandations suivantes pour les décideurs politiques et les groupes d’intérêt :
• positionner la e-santé : avoir une vision et une politique claire, et les faire connaître ;
• faciliter la possibilité pour les professionnels de santé d’offrir et d’utiliser des services e-santé ;
• faciliter l’accès et l’utilisation des services e-santé pour les usagers ;
• développer un programme de recherche qui priorise les sujets à adresser.