Cancero

  • Télémédecine : Hellocare lance Hellocare Platform pour les éditeurs de solutions numériques en santé

    Hellocare, qui propose une plateforme e-santé mettant en relation patients et professionnels de santé, annonce le lancement de Hellocare Platform après celui de ses solutions de téléconsultation Hellocare Connect et Hellocare Now. Déployée depuis avril 2019, ce nouvel outil s’adresse aux éditeurs de logiciels et de solutions numériques en santé qui souhaitent ajouter un service de télémédecine à leur offre.

    « Grâce à cette nouvelle solution, nous pouvons désormais équiper les éditeurs de solutions numériques de santé, en leur permettant de nous intégrer directement dans leurs outils. Ils gagnent ainsi plusieurs mois de développement et bénéficient des évolutions de nos solutions au fil de l’eau », commente Mathilde Le Rouzic, directrice de l’exploitation et co-fondatrice d’Hellocare, dans un communiqué publié le 18 juin.

    La start-up française met plus précisément à la disposition des équipes techniques des API (interface de programmation d’application) documentées. « Ce sont des points d’accès qui permettent de brancher les deux solutions pour appeler les briques technologiques souhaitées, explique la société. Les partenaires peuvent choisir leur niveau d’intégration et ainsi avoir une solution complètement intégrée à leurs interfaces. »

    La facturation est réalisée sur un modèle d’usage des API, « en fonction de l’utilisation qui est faite des services intégrés », est-il indiqué.

    Une solution pour équiper indirectement les professionnels de santé, dont les hôpitaux

    Fonctionnement de Hellocare Platform

    En utilisant Hellocare Platform, « les intégrateurs n’ont pas besoin de passer plusieurs mois à développer les briques que nous leur mettons à disposition et peuvent se concentrer sur leur déploiement commercial », note Mathilde Le Rouzic.

    La solution permet ainsi d’équiper de manière indirecte les professionnels de santé, notamment les hôpitaux, dont les patients ont besoin de consultations et d’un suivi régulier, indique la start-up. « Avec les intégrateurs, nous nous intéressons plus particulièrement aux professionnels qui proposent des solutions sur des marchés très spécifiques tels que la dépendance, le suivi ambulatoire ou encore de lourdes pathologies. Ils peuvent ainsi utiliser nos solutions de télémédecine en marque blanche*, totalement intégrées à leurs logiciels habituels », précise la directrice de l’exploitation de Hellocare.

    Créer une « synergie médicale autour du patient »

    Le but de cette nouvelle offre est de créer une « synergie médicale autour du patient », qui aura la possibilité de bénéficier d’une consultation et d’une prescription mis à disposition sur un espace sécurisé, indique la start-up.

  • Orange Healthcare obtient la certification HDS

    Orange Healthcare annonce avoir obtenu la certification HDS, qui remplace depuis le 1er avril 2018 l’agrément hébergeur de données de santé. Le but de cette règlementation est de faire héberger les données de santé à caractère personnel par une entité certifiée à son tour par un organisme certificateur agréé par le Cofrac ou un organisme équivalent.

    « En 2011, Orange était le premier opérateur télécom à être agréé hébergeur de données de santé », l’entreprise dans un communiqué daté du 29 mai 2019.

    La société souligne que la certification HDS qu’elle a obtenue inclut à la fois le périmètre « hébergeur infrastructure physique » pour « les activités de mise à disposition de locaux d’hébergement physique et d’infrastructure matérielle » et le périmètre « hébergeur infogéreur », qui couvre « les activités de mise à disposition d’infrastructure virtuelle, de mise à disposition de plateforme logicielle, d’infogérance de systèmes d’Information de santé et de sauvegarde externalisée ».

  • Pipame : le numérique comme levier central de la modernisation de l’industrie de santé (rapport)

    Le Pipame identifie le numérique comme levier majeur de la transformation et modernisation de l’industrie de santé, tant pour la performance de son activité industrielle que pour son rôle structurant vers la médecine de demain ou médecine des 4P (prédictive, préventive, personnalisée, participative).

    Dans son rapport « Industrie du futur : enjeux et perspectives pour la filière industries et technologies de santé », publié le 19 juin 2019, le pôle interministériel propose un ensemble d’objectifs et de recommandations à destination des acteurs publics et privés afin de permettre une adoption rationnelle et partagée pour l’ensemble de la filière des industries de santé des technologies du numérique et de leurs usages (voir objectifs et recommandations dans l’encadré ci-dessous).

    • Le 1er objectif concerne les données de santé et vise à permettre aux acteurs de les exploiter dans un cadre d’interopérabilité :
    – défini, partagé, autour de conditions éthiques garantissant son acceptabilité par l’ensemble des acteurs, au premier chef les citoyens/patients ;
    – de fiabilité et de sécurité afin de créer un continuum des données de santé propres à venir pour enrichir les pratiques de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur en santé (en résultat : augmentation de la création de valeur en santé).

    • Le 2ième objectif est de consolider une filière industrielle structurée et compétitive par le levier du numérique au travers de la fédération des acteurs et de la mise en place d’outils permettant la réalisation d’ambitions communes.

    • Le 3ième objectif vise à obtenir un système de santé adapté aux nouvelles offres de santé numériques pour créer les conditions facilitant l’émergence et le développement des innovations numériques dans la filière des industries de santé.

    Le Comité stratégique de filière désigné pour porter le déploiement des recommandations

    Le Comité stratégique de filière (CSF) a été désigné pour porter avec les pouvoirs publics la transformation et le déploiement de ces recommandations, en associant les partenaires nécessaires.

    Ces propositions s’inscrivent dans un contexte déjà très sensibilisé et actif vis-à-vis de la filière des industries de santé :

    • Le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) de juillet 2018 a permis le lancement de différentes mesures proposées pour améliorer l’attractivité et le développement des entreprises. Sur une soixantaine de mesures, 2/3 sont en passe d’être développées. Un bilan à un an sera réalisé en juillet 2019.
    • Le contrat de filière des industries de santé, signé le 4 février, propose des actions dans différents domaines dont l’intelligence artificielle (IA). Le Heath Data hub va prochainement être créé, et, concernant les évolutions attendues des compétences en entreprises, un EDEC est en cours d’écriture.

    Les industries de santé : un secteur stratégique pour la France, aujourd’hui face à une situation dégradée

    Les industries de santé (médicaments, dispositifs médicaux, diagnostic) constituent un secteur stratégique considérable, avec un poids économique majeur :

    • 3100 entreprises ;
    • un chiffre d’affaires de plus de 75 milliards d’euros ;
    • un employeur majeur avec plus de 340 000 employés (emplois directs et indirects, hors hôpitaux) ;
    • un secteur innovant : les entreprises du G5 ont investi 3,3 milliards d’euros en 2017 ;
    • une exportation de 25,4 milliards d’euros en médicaments et 8Mds en DM en2017.

    Toutefois, ce secteur connait depuis plusieurs années une dégradation de sa situation, avec :

    • une diminution de 37 % de production pharmaceutique entre 2004 et 2014 ;
    • un décrochage des essais cliniques réalisés sur le territoire : 3 312 en France vs 8 739 en Allemagne ;
    • une faiblesse des investissements privés dans les entreprises en fin de période d’amorçage.

    Dans le contexte contraint de cette industrie (fortes régulation et réglementation), le numérique est identifié comme un des leviers majeurs de sa modernisation et de sa performance. Toutefois, son adoption reste complexe, et lors des différents travaux menés dans le cadre du Pipame, il a été constaté qu’aucun acteur n’a mis en place une transformation complète vers le numérique.

    Une filière qui doit de recomposer en intégrant les solutions de l’industrie du futur

    L’opportunité de la médecine des 4P :

    Les industriels sont un maillon essentiel de l’évolution de la médecine vers la médecine des 4P.

    En tant que fournisseurs de solutions nouvelles s’appuyant sur la numérisation des données de santé, ils participent à leur partage entre professionnels et patients, voire entre industriels.

    Ces nouvelles solutions nécessitent pour eux de passer du produit unique vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies (molécule, numérique, dispositif médical), et de changer de business modèle (du produit au service et à la création de valeur).

    L’industrie 4.0

    L’industrie 4.0 est basée sur l’adoption du numérique pour transformer l’industrie sur toute sa chaine d’activité :

    • la R&D (découverte de nouvelles molécules, les jumeaux numériques, plateformes collaboratives) ;
    • le développement (essais cliniques,) ;
    • l’accès au marché (valeur médicale, démonstration de la valeur en vie réelle) ;
    • la production (automatisation des lignes de production, objets connectés, monitoring des lignes, planification…) ;
    • la distribution, le pilotage de la performance commerciale ;
    • les usages.

    Le rapport a constaté chez les industriels une compréhension partagée de la nécessité d’adopter les technologies numériques mais une difficulté à sortir d’initiatives isolées.

    Parmi les technologies de l’industrie du futur, 8 ont été identifiées comme structurantes. Leur intégration sera de nature à amplifier et à accélérer les transformations technologiques nécessaires pour l’industrie de santé.

    Ces 8 technologies ont été analysées en profondeur dans le rapport. Il s’agit :

    • du cloud ;
    • de la cybersécurité ;
    • de la robotique ;
    • de l’intelligence artificielle ;
    • de la simulation numérique ;
    • des objets connectés ;
    • de la réalité augmentée ;
    • du big data.

    Les enjeux des industriels :

    Selon le rapport, les défis que doivent se poser les industriels aujourd’hui se structurent autour de 5 enjeux majeurs :

    • construire des modèles d’innovation pérennes et efficients ;
    • transformer le modèle de démonstration et d’évaluation des bénéfices apportés au patient au regard des coûts générés (en particulier aborder la question de la démonstration de la valeur) ;
    • moderniser l’outil industriel de production et en faire un levier de compétitivité du territoire ;
    • réussir une transition vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies ;
    • tirer parti de la révolution en santé à travers la circulation et l’exploitation transverse de la donnée.

    L’évolution des métiers et des compétences qui en découlera est également un thème à aborder. Le rapport constate qu’il y a peu de nouveaux métiers (sauf dans les métiers autour de la donnée) mais une évolution des métiers existants. Un Edec est en cours de rédaction pour aborder cette thématique.

    Un intérêt et un enthousiasme partagés, des questions toujours présentes

    Les objectifs et les recommandations et le rôle de pilote donné au Comité stratégique de filière ont été salués par les professionnels présents à Bercy. La mobilisation des acteurs et les actions en place ont été unanimement plébiscitées.

    Toutefois, lors des tables rondes, certaines questions ont été posées, traduisant la complexité des thématiques ouvertes, et l’évolution des maturités des acteurs. Ainsi, des questions sur la précision de l’ambition souhaitée par la France pour son industrie de santé et sur les acteurs de la donnée que l’on souhaite y voir émerger ont été posées. Une réflexion sur la monétisation de la donnée a été demandée. L’évaluation, la certification de solutions en constante évolution restent également compliquées, tout comme le fait de savoir comment la France peut s’inspirer de modèles étrangers (notamment US) pour apporter des réponses.

  • Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place : 
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ; 
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place :
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ;
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Norvège est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Chine & USA : 8 partenariats pour aider les PME medtech de Lyonbiopôle à s’internationaliser

    7 accords de partenariats (MoU) d’une durée de 2 ans ont été signés avec des acteurs basés en Chine et 1 autre avec un groupe américain par le biais du projet européen MAGIA, co-financé par la Commission européenne et auquel participe le pôle de compétitivité santé Lyonbiopôle.

    La MAGIA regroupe 4 clusters européens dans le secteur des technologies médicales et de la santé :
    • Lyonbiopôle (Auvergne-Rhône-Alpes, France) ;
    • BioPmed (Piémont, Italie) ;
    • BioWin (Wallonie, Belgique) ;
    • Life Science Nord (Nord de l’Allemagne).

    L’objectif du projet, lancé début 2018 pour une durée de 2 ans, est de soutenir les PME de ces territoires et de renforcer leur internationalisation « via une alliance européenne medtech durable », explique Lyonbiopôle dans un communiqué publié le 17 juin 2019. L’idée est de les aider à se développer sur deux marchés clés, la Chine et les États-Unis, pour accroître leur compétitivité sur le plan mondial, la croissance dans le secteur medtech pouvant s’avérer difficile à l’international pour les PME et start-ups européennes (freins réglementaires, concurrence des grandes groupes, etc.).

    MoU MAGIA : Liste des 8 signataires

    7 acteurs en Chine :

    • Beijing B&R International Co-Incubation ;
    • Beijing Jishuitan Hospital ;
    • China Association for Medical Devices Industry ;
    • Professional Committee of Regenerative Medicine Technology Industry of China ;
    • Shanghai Medical Instrument Trade Association ;
    • Shulan Health Group ;
    • Tsinghua University Institute of Internet Industry.

    1 acteur aux États-Unis :

    • Medical Alley Association.

    « Simplifier l’embauche de collaborateurs sur place ou l’accès à des espaces de bureaux »

    « Ces signatures représentent une formidable opportunité pour nos adhérents Medtech pour développer leur visibilité sur la scène internationale, commente Florence Agostino-Etchetto, directrice générale de Lyonbiopôle. Elles leur permettront à la fois de trouver de nouveaux partenaires technologiques et commerciaux dans ces pays, mais aussi d’avoir de premières clés pour se développer sur ces marchés, voire même pour créer une activité sur place. L’idée à travers ces partenariats est en effet de simplifier l’embauche de collaborateurs sur place ou l’accès à des espaces de bureaux par exemple. »

  • De BP6 à BP7 : modernisation de la charte de bonnes pratiques pour les SI de santé

    La charte BP6 de bonnes pratiques des systèmes d’information de santé va devenir la charte BP7 afin d’être plus adaptée au développement du numérique en santé. Cette actualisation du texte a été annoncée fin mai 2019 lors de la Paris Healthcare Week (PHW) par les fédérations d’établissements hospitaliers et médico-sociaux et les institutions représentatives des industriels, précisant que de nouveaux signataires seront intégrés prochainement.

    En 2012, 6 fédérations ont signé la charte BP6 : la FHP, la Fehap, la FHF, l’Asinhpa, Lesiss et Syntec Numérique. Elles ont été rejointes en 2016 par le Snitem.
    Centrée initialement sur la notion d’interopérabilité, la charte se modernise en 2019 pour intégrer des articles sur le RGPD, la certification « hébergeurs de données de santé » (HDS), le devoir de conseil des fournisseurs vis-à-vis des établissements et les enjeux de la gestion de projet dans une démarche qualité. D’autres fédérations devraient prochainement rejoindre les signataires.

    BP6 : une charte pour mieux identifier les besoins

    L’évolution rapide et d’ampleur des systèmes d’information de santé oblige au renforcement de la relation de confiance entre fournisseurs et utilisateurs. Dans cette idée, en 2012, des fédérations hospitalières et d’éditeurs ont signé la charte BP6 de bonnes pratiques pour les systèmes d’information de santé entre « donneurs d’ordres » et prestataires spécialisés. Les « donneurs d’ordres » sont les établissements de santé, sanitaires ou médico-sociaux, les laboratoires, les centres de radiologie et les autres structures passant des appels d’offres ou lançant des consultations sur leur système d’information de santé.

    La charte BP6 visait l’amélioration des relations entre eux, en s’appuyant sur une meilleure définition des besoins, une précision des réponses des prestataires, et un suivi accru des actions menées sur le terrain. De plus, un dispositif, de préférence porté par l’association Interop’Santé ou de l’Asip, permet la recherche de solutions en cas de difficulté de mise en œuvre, notamment pour la résolution des cas d’absence d’interopérabilité.

    Encadrer l’interopérabilité

    L’interopérabilité était au centre de cette première charte. Les fédérations se sont engagées dans une démarche d’encadrement de la relation commerciale, à commencer par la mise en œuvre de l’interopérabilité, conformémement au cadre d’interopérabilité établi par l’Asip Santé et au « Guide d’interopérabilité des établissements de santé » émis par Interop’Santé.

    En 2016, le Snitem rejoint les signataires initiaux et les fédérations hospitalières publient officiellement des recommandations auprès de leurs adhérents pour veiller à ce que les prestataires retenus comme fournisseurs des différentes briques de leur SIHSIH soient signataires de la charte.

    De BP6 à BP7 : une évolution avec le déploiement des innovations techno, organisationnelles et réglementaires

    Par nature, une telle charte est évolutive avec l’arrivée d’innovations technologiques, organisationnelles, réglementaires. Les nouvelles technologies sont actuellement l’un des enjeux centraux de l’organisation des soins, de l’amélioration du parcours de santé et de la gestion administrative et structurelle des établissements. Les fédérations ont donc annoncé fin mai 2019 une modernisation de la charte, qui devient « BP7 », avec l’intégration prochaine de nouveaux signataires.

    Le nombre d’acteurs impliqués dans le numérique en santé croît en continu. Les projets liés aux systèmes d’informations se complexifient. Des données sont engendrées en masse et la règlementation évoluent. La nouvelle charte intègre donc des engagements sur la prise en compte du RGPD, sur la certification hébergeur de données de santé, qui remplace la démarche d’agrément, et sur leurs conséquences dans la relation contractuelle entre les acteurs, les obligations des fournisseurs.

    L’importance de la gestion de projet

    « Aujourd’hui, lors du déploiement d’un projet, les licences vont compter pour 20 % des moyens et les services qui accompagnent la gestion de projet pour 80 % mais avec l’essentiel des problématiques (conduite de changement, paramétrage, formation avant le déploiement et après, l’accompagnement), » explique Aissa Khelifa, de Lesiss.

    Parmi ces obligations, les signataires insistent sur le devoir de conseil dans le cadre de la gestion de projet, pour mettre la qualité au cœur des relations commerciales et du cadrage des projets déployés pour un établissement. La charte devrait donc améliorer la compréhension, par l’ensemble des acteurs, de cette culture globale face à l’ensemble de ces services.

    « Les compétences des chefs de projet s’enrichissent. Le premier enjeu de la relation est donc de définir, en tant que client, ce que l’on attend, pour trouver un accord contractuel équilibré et contractuel, selon et des besoins spécifiques de chaque établissement », conclut Cyrille Politi, délégué à la protection des données à la FHF.

  • AAC : la Mutualité française lance la 4ème édition de son prix de l’innovation (deadline : 31/07/19)

    La Mutualité française lance en partenariat avec la société Care Insight la 4ème édition du prix « innovation mutuelle ». 3 lauréats seront récompensés à l’issue de cet appel à candidatures (AAC). Ils bénéficieront d’une dotation financière et auront l’occasion de gagner en notoriété auprès des acteurs du monde mutualiste, de professionnels et décideurs de la santé mais aussi du grand public.

    La remise des prix aura lieu lors des Journées de rentrée de la Mutualité, qui se tiendront les 25 et 26 septembre 2019 à Nancy. Ils seront décernés dans les catégories suivantes : 
    • innovation technologique en matière de santé ;
    • innovation organisationnelle en matière de santé ;
    • coup de cœur des Journées de rentrée (catégorie regroupant les 2 précédentes) : le lauréat sera désigné parmi 3 candidats présélectionnés par le jury, à l’issue du vote des mutualistes, par le biais d’une application mobile dédiée.

    Les candidatures, ouvertes jusqu’au 31 juillet 2019, sont à effectuer par le biais d’un formulaire en ligne disponible via ce lien.

  • SantéDom Stat : un observatoire de l’activité des PSD pour mieux négocier avec les pouvoirs publics

    La Fédération des Psad, l’UNPDM et l’Upsadi, les trois organisations représentatives de la profession des prestataires de santé à domicile (PSD) et des prestataires de services et distributeurs de matériels (PSDM), lancent SantéDom Stat, un observatoire national de l’activité des PSD et PSDM. Il s’agit d’un outil stratégique à destination des prestataires conçu pour les aider à maîtriser et à piloter leurs activités.
    SantéDom Stat fournira en continu « des données fiables et actualisées pour mieux comprendre et analyser ce secteur en plein développement », expliquent les partenaires dans un communiqué publié le 13 juin 2019.

    Openhealth, spécialisé dans l’analyse des données de santé, est chargé de la mise en œuvre de l’outil. Plus précisément, l’observatoire se basera sur la collecte et le traitement quotidiens des données anonymisées d’activité des prestataires, réalisés en temps réel au sein de l’environnement sécurisé fourni par l’entreprise française, qui hébergera SantéDom Stat sur sa plateforme en ligne The Hub, outil d’analytics full web*.

    Par le biais de SantéDom Stat, les organisations représentatives de la profession et leurs adhérents auront à leur disposition des indicateurs sur l’économie de leur secteur, leur permettant d’être mieux armés pour des négociations avec les pouvoirs publics.

    Les PSD et PSDM accompagnent plus de 2 millions de patients à domicile chaque jour, rappellent les 4 partenaires, participant ainsi à la mise en œuvre du virage ambulatoire, l’un des éléments centraux de la stratégie nationale de santé.

    Un observatoire pour mieux négocier avec les pouvoirs publics

    L’objectif de ce projet commun est notamment de permettre à la profession « de se renforcer, de manière responsable et transparente, dans la négociation avec les pouvoirs publics », notent les partenaires (communiqué).

    « Un outil de pilotage et de négociation « objectif » » (Upsadi)

    « Si le secteur de la prestation de santé à domicile est dynamique en majorité, pour des questions démographiques, le budget de l’État dévolu à la santé n’évolue pas au même rythme, loin s’en faut ! Entre les deux, les prestataires doivent être armés pour pouvoir défendre leurs positions et continuer à exercer leur mission dans l’intérêt des patients, commente Didier Daoulas, président de l’Upsadi. Avec SanteDom Stat, nous allons enfin nous doter d’un outil de pilotage et de négociation « objectif » qui nous permettra de discuter à armes égales avec le ministère. »

    « Nous souffrons [d’un] déficit d’informations permettant d’appréhender au mieux l’activité des PSDM » (UNPDM)

    L’avis est partagé par Fabrice Camaioni, président de l’UNPDM. « Les négociations avec le CEPS portant essentiellement sur des révisions tarifaires des produits et prestations inscrits à la LPPR, il est fondamental que les organisations syndicales disposent de toutes les données, sectorielles et/ou globales, estime-t-il. Aujourd’hui, nous travaillons sur des statistiques fournies par l’Assurance maladie sans que nous ayons la certitude de leur exhaustivité. Je considère que le combat est inégal et nous souffrons de ce déficit d’informations permettant d’appréhender au mieux l’activité des Prestataire de services et distributeur de matériels (PSDM). Les choses doivent changer et cela par la création d’un outil que chaque PSDM se doit d’alimenter, pour sa propre défense professionnelle. »

    « Un moyen d’objectiver nos analyses » (Fédération des Psad)

    « Cet outil est absolument indispensable dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, où l’anticipation des évolutions passe par une analyse fine de l’activité, complète Charles-Henri des Villettes, président de la Fédération des Psad. Il constitue en outre un moyen d’objectiver nos analyses et favorise, pour chacun, une meilleure connaissance de son activité par rapport au marché. »

  • Rencontres du progrès médical-Snitem : « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? » (10/09/19)

    Le Snitem organise ses 7ème rencontres du progrès médical sur le thème « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? ». L’événement, qui aura lieu le 10 septembre 2019 à Paris, sera l’occasion de traiter le sujet de l’innovation en santé sous ses différentes facettes, en se concentrant à la fois sur le point de vue du patient et sur ceux du professionnel de santé et de l’entrepreneur.

    Les inscriptions sont à réaliser via ce lien.

    Programme :

    • 9h15 : Ouverture par Stéphane Regnault, président du Snitem.
    • 9h20 : Ouverture par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 
    • 9h45 : Retours d’expériences d’innovations de ruptures. 
    • 10h00 : « De la conception aux patients, quelles exigences ? » Trois questions à Laurence Comte-Arassus  ainsi qu’à des professionnels de santé.
    • 10h15 : Table ronde : « Tous cobayes ? Quelle réalité ? » – Dominique Martin, Guy Vallancien, chirurgien urologue et membre de l’académie nationale de médecine, ainsi que des patients.  
    • 11h15 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 11h30 : Table ronde : « L’accès de tous à l’innovation est-il une utopie ? » – Lise Alter, adjointe à la sous-directrice du pilotage de la performance de tous les acteurs de l’offre de soins à la DGOS, Christophe Lala, président directeur général de GE Healthcare France & Benelux, Claude Le Pen, économiste de la santé et Natacha Lemaire, rapporteure générale du conseil stratégique de l’innovation en santé et du comité technique associé.
    • 12h05 : « Un cardiologue sur sa vision d’une innovation, focus sur les valves aortiques percutanées » Trois questions à Hélène Eltcheminoff, cardiologue au CHU de Rouen.
    • 14h00 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 14h15 : « L’innovation pour tous : vision d’un pharmacien hospitalier » Trois questions à Nicolas Martelli, pharmacien à l’hôpital européen Georges Pompidou.
    • 14h30 : Table ronde : « L’impact de l’innovation dans l’organisation des soins » – Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins, Alexandre Tepas, directeur général France d’Urgo médical, et des représentants de l’ARS.
    • 15h10 : « Une économiste de la santé et deux DG CHU/Hôpital sur le développement et la recherche de l’innovation » Trois questions à Marc Penaud, DG du CHU de Toulouse, Lise Rochaix, économiste de la santé et Robert Sigal, DG de l’hôpital américain de Paris.
    • 15h40 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 16h15 : « L’innovation au service des professionnels de santé et des aidants, et si on avançait? » Trois questions à Nicolas Chandellier, président et DG de Becton Dickinson France, Stéphane Regnault, président du Snitem ainsi que des professionnels de santé.
    • 16h45 : Table ronde : « Quel avenir pour les technologies médicales en France ? » – Philippe Berta, député MoDem, Catherine Deroche, sénatrice LR et Claude Evin, avocat et ancien ministre de la santé.
    • 17h15 : Conclusion de la rencontre