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  • « Il y avait l’Internet des Objets, maintenant il y a l’Internet des Objets Médicaux » (Daniel Kraft)

    • Évoluer vers des systèmes basés sur la valeur plutôt que sur le volume,
    • Exploiter les opportunités exponentielles d’amélioration des systèmes de santé,
    • Concevoir un GPS de la médecine de la santé, une maison de santé connectée,
    • Aller du « moi quantifié » vers la « santé quantifiée »,
    • Prescrire des applications,
    • Faire des citoyens et patients des donneurs de données et non plus seulement d’organes,

    tels sont les points essentiels évoqués par Daniel Kraft, grand témoin international « Innovation et santé » de la 2è édition de PhamarCité, répondant à la question « jusqu’où la technologie peut-elle nous emmener? », lors de son intervention à laquelle HTI a assisté le 13 décembre 2016.

    Transférer les incitations : du volume à la valeur

    Daniel Kraft pense que l’équation de la santé peut être modifiée : aujourd’hui basée sur le volume, elle peut être demain basée sur la valeur. Il considère que l’on se trouve devant des opportunités exponentielles d’amélioration des systèmes de santé.

    Prenant l’exemple des smartphones qui servent de dispositifs de santé, il expose son point de vue:
    « Jusqu’à maintenant il y avait l’Internet des Objets, désormais il y a l’Internet des Objets Médicaux! ».

    Deux modèles de médecine des soins s’opposent selon lui, les soins « fragmentés » et les soins « intégrés »: Il évoque « l’UberHealth », montrant que depuis une touche de son smartphone, on peut appeler une infirmière.

    « Personne ne veut être le prochain Blackberry »

    Daniel Kraft explique que l’on est en train d’évoluer à partir du « moi quantifié » vers la « santé quantifiée », vers les wearables et désormais même les « insideables » (les dispositifs implantables), sans oublier les pace-makers, dispositifs de type écouteurs, bagues intelligentes.

    Il faudrait selon lui rendre les données utiles et utilisables, concevoir un GPS pour la santé car les individus évoluent dans un monde de coaching . Il prend l’exemple de la maison de santé connectée qui traque notre diabète, peut appeler pour demander de l’aide, nous dévoile notre apparence future le matin dans le miroir.

    Il pense que l’on peut utiliser la technologie pour redonner le pouvoir au consommateur en créant le Google du système humain, un outil moteur de recherche puissant et que dans un futur proche on prescrira des applications.

    Il conclut en estimant que l’on peut réinventer les essais cliniques, établir des cartes à partir des données provenant du crowd sourcing (production participative): « Nous ne serons plus seulement des donneurs d’organes mais des donneurs de données ! »

  • Un nouveau robot chirurgical dédié à la pédiatrie à Necker (AP-HP)

    L’hôpital Necker-Enfants malades (Paris) s’est doté d’un nouveau robot chirurgical, dédié à la chirurgie pédiatrique, a annoncé le 12 décembre 2016 l’AP-HP.

    Ce nouveau robot Intuitive Surgical, le da Vinci Xi, élargit les possibilités des chirurgiens chez l’enfant : la magnification de l’image (grossissement 15 fois), la vision 3D-HD et la gestuelle fine dans un espace restreint. La chirurgie robotique va, par exemple, permettre la réalisation d’interventions complexes de chirurgie ablative ou reconstructive.

    Ce nouveau dispositif proposer une nouvelle approche chirurgicale et permet d’améliorer la qualité de vie des jeunes patients (diminution de la durée d’hospitalisation, des douleurs post-opératoires, des séquelles esthétiques).

    Le robot da Vinci Xi sera utilisé par toutes les spécialités pédiatriques (urologie, chirurgie viscérale et pelvienne, oncologie, ORL, microchirurgie et chirurgie cardiaque). L’AP-HP souligne qu’il est prévu d’effectuer 250 opérations par an avec cet appareil, beaucoup plus adapté à la pédiatrie, grâce notamment à son moindre encombrement sphérique, qui limite les conflits entres les quatre bras.

  • Mise en concertation du référentiel sur les SI de gestionnaires de cas Maia (Asip Santé)

    Le référentiel fonctionnel de l’outil commun d’évaluation multidimensionnelle (OEMD) des gestionnaires de cas Maia a été mis en concertation le 7 décembre sur le site de l’Asip santé.

    Ce référentiel fait suite au choix par la CNSA de la méthode scientifique « InterRAI Home Care » comme méthode commune à tous les gestionnaires de cas.

    Il comprend « l’ensemble des exigences fonctionnelles que devront satisfaire les SI de gestionnaires de cas », indique l’Asip santé, précisant que « cette première version est centrée sur la brique fonctionnelle ‘gestion des évaluations’ et sur les exigences liées à l’intégration et au respect de la démarche InterRAI Home Care ».

    Coconstruit avec les maîtrises d’ouvrage des projets e-santé, les chargés de mission SI des ARS et des industriels du marché, le référentiel est mis en concertation jusqu’au 6 janvier 2017.

    Un kit d’implémentation :

    • le référentiel fonctionnel en lui-même ;
    • les spécifications du formulaire d’évaluation multidimensionnel InterRAI-HC ;
    • les spécifications de l’aide contextuelle issue du manuel « Guide d’utilisation du formulaire InterRAI Home Care » ;
    • les spécifications de l’extraction des données relatives aux évaluations multidimensionnelles.
    • les spécifications des « Guides d’analyse par domaine d’intervention » ;
    • les spécifications des algorithmes générant des alarmes par domaine d’intervention (ex : Etat mental –  troubles du comportement), des scores individuels par rapport à des échelles (ex : échelle hiérarchique de performance des activités de la vie quotidienne) , des groupes homogènes de consommation ressources (RUG).

    Un kit d’information : 

    • une présentation générale du projet ;
    • une FAQ. 

    Ces documents s’adressent :

    • aux personnes impliquées dans la définition et la mise en œuvre des projets de systèmes d’information de santé et particulièrement pour les gestionnaires de cas ;
    • aux fournisseurs de produits ou de services utilisés dans le cadre de systèmes de santé.
  • Evolution du système de santé : les 114 propositions de la Fehap pour 2017-2022

    Une plateforme de 114 propositions sur l’avenir du système de santé, élaborées à l’issue d’une consultation large auprès des adhérents de la Fehap et des acteurs du système de santé, c’est ce qu’Antoine Dubout, président de la fédération, a présenté à Marisol Touraine, ministre de la Santé, à l’occasion de la clôture du congrès de la Fehap, le 14 décembre 2016.

    Ces 114 propositions sont structurées en trois axes: la personnalisation du système de santé, la mutation des opérateurs et la recherche d’une plus grande efficacité du système.

    Une plus grande personnalisation du système de santé

    Elle comprend notamment les propositions suivantes :

    • garantir l’accessibilité des soins pour tous ;
    • faire des NTIC un levier rapide d’amélioration du système au service des usagers ;
    • promouvoir l’usager comme acteur de sa santé et du système.

    Une nécessaire mutation des opérateurs

    Elle passe entre autres par les mesures suivantes :

    • centrer le parcours sur les besoins et les projets de chaque personne ;
    • valoriser la formation et les ressources humaines;
    • renforcer l’ambulatoire et le maintien à domicile.

    Une plus grande efficacité du système

    La Fehap appelle à:

    • clarifier la gouvernance du système ;
    • Garantir un système plus responsable, davantage tourné vers la qualité et plus équitable
    • Améliorer le financement ;
    • Favoriser la disruption du système de santé et de solidarité
    • Répondre aux particularités des départements d’outre-mer.

    La Fehap portera cette plateforme tout au long du premier semestre 2016.

  • « Le système de santé traverse sa crise la plus grave depuis sa fondation » (F. Bizard, congrès Fehap)

    Frédéric Bizard, économiste de la Santé, a dressé un constat sévère sur le système de santé français lors de son intervention au congrès de la Fehap le 14 décembre 2016 : « il traverse sa crise la plus grave depuis sa fondation ».

    Confrontés à cette crise, nous devons, pour Frédéric Bizard, faire des choix collectifs autour de grands principes d’équité et de solidarité.

    Une quadruple crise

    Pour Frédéric Bizard, le système de santé est confronté à une quadruple crise :

    • une crise d’efficacité allocative : les ressources sont mal allouées ;
    • une crise du financement : le système est sous-financé, ce qui le rend sensible à la conjoncture. Par ailleurs, il n’intègre pas l’innovation ;
    • une crise de la gouvernance : l’Etat a une approche uniquement gestionnaire du système ;
    • une crise de confiance : les Français ne croient plus dans le système et ses acteurs.

    Des mesures pour intégrer l’innovation dans le système

    Pour Frédéric Bizard, intégrer l’innovation au système de santé est indispensable si on ne souhaite pas que se développe un système à deux vitesses. Cela passe par les mesures suivantes :

    • valoriser au juste prix ce qui est véritablement innovant ;
    • favoriser la concurrence ;
    • adapter les modèles et faire preuve d’innovation sociale et politique, ce qui nécessite un débat politique.

    Passer du soin à l’amélioration du bien-être

    Frédéric Bizard estime que nous sommes passés d’un monde des risques courts à un monde des risques longs (augmentation des maladies chroniques et du temps passé à la retraite). Il faut donc passer d’une logique de protection par l’Etat-Providence à une logique d’autonomisation des individus dans la gestion de leurs risques. Plus précisément, Frédéric Bizard préconise de changer de stratégie de santé : la question n’est plus celle de l’accès aux soins, mais de l’accès à la santé, qui implique :

    • le maintien en bonne santé ;
    • l’accès au meilleur soin au meilleur coût.

    « Il faut passer d’une approche de masse à une approche de qualité, et mettre la santé au cœur de toutes les politiques publiques ».

  • Simulation chirurgicale : une pose de prothèse de genou en réalité virtuelle (Fondation Moveo)

    Une simulation chirurgicale de pose d’une prothèse totale de genou en réalité virtuelle baptisée « Virtual Knee », c’est ce que la Fondation Moveo, (fondation médicale pour le développement du numérique en chirurgie),Trois Prime (éditeur de contenu en réalité virtuelle), et Ceraver (industrie de matériel chirurgical) ont présenté lors du 91e congrès de la Société Française de Chirurgie Orthopédique Traumatologique (SOFCOT) qui s’est déroulée, du 8 au 11 Novembre 2016, au Palais des Congrès de Paris.

    Les chirurgiens peuvent perfectionner leur savoir-faire technique en répétant les différentes étapes de la chirurgie concernée. L’enjeu pédagogique du Virtual Knee réside dans la mémorisation et la standardisation des différentes étapes de l’opération chirurgicale, de l’ordre d’utilisation des outils et de leur positionnement.

    Le programme permet de s’immerger dans une salle d’opération et d’opérer sur un patient virtuel. Les mouvements du chirurgien sont analysés grâce à des capteurs infra-rouges et au gyroscope du casque de réalité virtuelle. Des manettes permettent d’interagir avec les outils et le patient.

  • Maladies chroniques : plus de 10 millions de Français atteints en 2015 (Assurance maladie)

    10,1 millions: c’est le nombre de Français atteints en 2015 d’une maladie chronique, soit 16,6% des assurés. Ce chiffre donné dans un rapport de l’Assurance maladie et communiqué le 14 décembre 2016 par Les Echos montre une progression constante du nombre de ces patients.

    D’après un récent rapport de la Cour des Comptes, le nombre d’assurés souffrant d’une ALD a doublé en 20 ans: ils n’étaient que 5 millions en 1996.

    Sur la seule année 2015, 1,4 million de personnes du régime général de l’Assurance Maladie ont été nouvellement affiliées au dispositif des affections de longue durée.

    Les maladies concernées qui ouvrent droit à une prise en charge à 100% pour les soins en rapport avec ces affections figurent sur une liste établie par décret. Parmi les 30 actuellement listées se trouvent l’accident vasculaire cérébral invalidant, le diabète de type 1 et de type 2, la maladie de Parkinson ou encore la tumeur maligne.

    En 2015, les pathologies concentrant les effectifs les plus importants étaient le diabète (2,47 millions de malades), les tumeurs malignes (2 millions), les affections psychiatriques de longue durée (1,3 million), les maladies coronaires (1,12 million) et les insuffisances cardiaques (1 million).

  • Personnes âgées : le ministère de la Santé lance un comparateur des prix des maisons de retraite

    Marisol Touraine, ministre de la Santé, et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux personnes âgées, ont présenté le 14 décembre 2016 la nouvelle version du portail d’information pour-les-personnes-agees.gouv.fr.

    Il intègre désormais un comparateur des prix et tarifs des Ehpad.

    Solutions d’hébergement et annuaire des structures

    Lancé en 2015, pour-les-personnes-agees.gouv.fr s’articule autour d’articles et de vidéos sur les aides disponibles, les solutions d’hébergement (à domicile ou en établissement) ainsi qu’un annuaire des structures.

    Il propose les prix et tarifs de 6767 Ehpad. Ces derniers ont l’obligation de les transmettre à la CNSA depuis le 1er juillet 2016. Un simulateur de reste à charge permet de calculer ce qui reste à payer à la fin du mois.

    Pour-les-personnes-agees.gouv.fr a été conçu en partenariat avec les départements, les associations de personnes âgées, d’usagers, d’aidants, les fédérations d’établissements et de services, ainsi que les caisses de sécurité sociale.

  • GAM

    Gestion administrative du maladenull

  • GHT : la carte des logiciels de DPI et de GAM utilisés par les établissements support

    Health&Tech Intelligence a complété son enquête sur les logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le DPI et la GAM en réalisant une carte montrant leur répartition territoriale. 89 établissements support ont participé à l’enquête.

    DPI : les principaux enseignements

    Vous pouvez sélectionner les logiciels par éditeur à partir du petit encadré en haut à gauche de la carte.

    Des zones d’influence géographique

    Maincare et Medasys, les éditeurs qui équipent le plus d’établissements support en DPI (respectivement 26 et 21), ont une répartition géographique marquée : Maincare est surtout présent dans l’Ouest et le Sud, tandis que Medasys a plus de clients dans l’Est et le Nord.

    Les clients d’Axigate, de Cerner et d’Agfa Healthcare sont plus dispersés.

    Côté éditeurs publics, les clients des Hospices civils de Lyon, à l’exception du CHU de Reims, sont tous à proximité de la métropole lyonnaise ; cette concentration géographique n’est pas identique pour Cristal Net/Link, du CHU de Grenoble, qu’Easily a vocation à remplacer.

    Le SIB est, sans surprise, implanté dans le Nord et l’Ouest.

    Une domination des éditeurs privés

    Sur 89 établissements, 69 utilisent un logiciel conçu par un éditeur privé pour leur DPI, soit près de 80 % d’entre eux. Ce ratio se retrouve dans les CHU, avec seulement 6 établissements utilisant un logiciel conçu par un éditeur public (les Hospices civils de Lyon ou le CHU de Grenoble).

    GAM : une égalité public-privé

    La domination des éditeurs privés ne se retrouve pas pour la GAM : avec 39 clients, les éditeurs publics font quasiment jeu égal avec les éditeurs privés (42).

    Les répartitions géographiques sont moins signifiantes, bien que Cpage, issu d’un GIP bourguignon, ait une aire d’implantation marquée.