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  • « Il y a un business de la prévention comme il y a eu un business de la maladie » (Samuel Rouvillois)

    • Les points importants de la réorganisation du système de santé,
    • les axes d’une vraie prévention,
    • les acteurs et indicateurs concernés,
    • les perspectives pour le système de soins de demain,

    tels sont les éléments essentiels évoqués par Samuel Rouvillois qui s’est exprimé en tant qu’invité de la table ronde « Organisation de soins : tout décloisonner ? » à l’occasion de la 2ème édition de PharmaCité à laquelle a assisté HTI le 13 décembre 2016.

    Les points importants de la réorganisation du système de santé

    Pour Samuel Rouvillois, les points sur lesquels le système de soins doit se focaliser pour se réorganiser sont:

    • L’agilité du savoir, de l’information, des personnes : « L’exosquelette ne doit pas déterminer nos mouvements ».
    • L’interdépendance : « L’acceptation, mettre en jeu l’ensemble des acteurs du soin, ne pas jouer personnellement mais accepter de dépendre les uns des autres ».
    • La sagesse : « Le vertige des possibles diminue la capacité de distanciation ».

     Les axes d’une vraie prévention

    Interrogé sur sa vision des axes de prévention à privilégier en France où la dépense du secteur s’élève à 6 voire 7 Md€ et en réponse à la question « Faut-il prévenir pour éviter d’être patient ? », Samuel Rouvillois estime qu’ « il est pathétique d’imaginer que la loi va fabriquer l’innovation. La révolution se situé du côté comportemental du côté organisationnel, autour des personnes plutôt que dans l’abstrait des masses et des inégalités ».

    Il se demande comment se servir d’une révolution organisationnelle qui vient des jeunes et regrette que l’ « on organise la société à coups de décrets, en regardant le vivant à la lumière de sa maladie potentielle ! »

    Il pense qu’il faut « développer une intelligence du vivant plutôt que de prévenir, et s’enterrer dans sa propre pulsion de mort », et s’interroge plutôt sur comment on pourrait faire tourner les choses autour d’un patient, d’une personne vivante.

    Il considère que c’est une question culturelle et éducative avant tout, une problématique générationnelle, qu’il existe une agilité dynamique collective des moins de 25 ans.

    Acteurs et indicateurs

    Lorsque la table ronde s’anime autour de la question des indicateurs du fonctionnement du maillage territorial, du niveau de granulation des interactions entre les acteurs et qu’il est évoqué de faire « local mais audacieux », Samuel Rouvillois suggère que la décentralisation peut être « un élément facilitateur »:

    « L’intelligence dépend de trois types d’acteurs :

    • Les patients
    • Leurs proches, dans une logique sociale, sachant que l’environnement est aussi déterminant
    • Le corps médical : c’est un partenaire à soigner autant qu’un partenaire soignant. »

    Il interroge alors : « Quel est le plus souffrant des trois : le patient ou les autres ? »

    La perspective du système de soins de demain

    Samuel Rouvillois estime que « le principal obstacle de la révolution organisationnelle c’est la prévention obsessionnelle, et l’obsession préventionnelle: tous les matins je peux calculer mon taux de mortalité ! La prévention comme le risque peut être maladie ! ».

    Il conclut en évoquant le fait qu’ « il y a un business de la prévention comme il y a eu un business de la maladie. »

  • GHT : un décret fixera en janvier 2017 le partage des compétences entre établissements

    Un projet de décret fixant le partage des compétences entre les établissements d’un GHT sera soumis à concertation en janvier 2017. L’annonce de ce projet a été faite le 6 décembre 2016 lors de la réunion du comité de suivi des GHT.

    Ce projet de décret confirmera quatre points:
    • La date du transfert de compétences et de responsabilités vers l’établissement support le 1er janvier 2018,
    • La double option pour qu’un agent relève d’un établissement support: mise à disposition ou changement d’établissement,
    • Le partage des compétences entre établissements parties et établissements supports en matière de marché: les établissements parties apprécieront l’opportunité d’un besoin et évalueront l’exécution du marché, les établissements supports passeront les marchés,
    • La création d’une procédure de publicité pour les mutations résultant de la nouvelle répartition des emplois liée à la mise en oeuvre du projet médical partagé.

  • L’ordonnance électronique pourrait favoriser l’observance (étude JAMA)

    L’ordonnance électronique permettrait d’améliorer sensiblement l’observance des traitements en permettant aux patients de mieux suivre les prescriptions sur le long-terme selon une étude publiée dans la revue JAMA Dermatology en octobre 2016.

    Une équipe de dermatologues de l’école de médecine de Chapel Hill en Caroline du Nord s’est intéressée à l’impact de la prescription électronique sur l’observance en dermatologie. Grâce aux données d’une clinique au Texas, les spécialistes ont pu comparer 4318 ordonnances émises entre 2011 et 2013 auprès de 2496 patients. Parmi celles-ci, 800 étaient en format électronique et 1700 en papier.

    Le résultat a montré que la prescription dématérialisée faisait diminuer de 16% le risque de non-observance du traitement.

    La non-observance décroit en fonction de l’âge:

    • 30-49 ans, 35.3%;
    • 50-69 ans, 26.3%.

    Elle augmente en revanche chez les patients de plus de 70 ans, 31.9%

  • La révolution organisationnelle : « Organisation des soins, tout décloisonner ? » (PharmaCité 2016)

    « Organisation des soins, tout décloisonner ? », tel était le thème de la table ronde axée sur la révolution organisationnelle organisée lors de la 2è édition de PharmaCité à laquelle HTI a assisté le 13 décembre 2016.

    Ci-dessous le verbatim de Carole Avril, Elisabeth Hubert, Christian Schmidt de la Brélie et Jean-Pierre Robelet, invités à débattre par Guy Vallancien.

    Carole Avril : « La prévention est souvent une fausse bonne idée »

    • « On a besoin des associations de patients pour être partie prenante à tous les niveaux : dès la conception, pendant le développement, l’évaluation, et l’innovation ».
    • « La prévention est souvent une fausse bonne idée : le coût engendré par la prévention est plus important que ce qu’on en retire. »
    • « Il faudrait alléger les contraintes, répondre à de petites choses non résolues comme servir un repas appétissant face à une pathologie en lien avec l’alimentation par exemple, on n’en parle pas or cela pourrait révolutionner la vie des patients. »
    • « Il faudrait un hôpital non obsolète quand on l’ouvrira, on oublie les parties prenantes, donc lors de l’ouverture l’hôpital a déjà été aménagé. »
    • « On crée du stress pour le patient, or il pourrait être autonome et acteur, ne pas juste recevoir les informations, il est capable de comprendre et réagir, capable de prendre le risque. »

    Elisabeth Hubert: « On a confondu hôpital et hôtellerie ! »

    • « Il y a 3 concepts à prendre en compte : la pertinence de l’hébergement à l’hôpital, le décloisonnement du système de santé médico-social et sanitaire & l’aggravation des soins. »
    • « Il faut se poser la question de la pertinence de l’hébergement hospitalier alors qu’il existe des techniques & possibilités de télé-santé. On se heurte des intérêts bien établis : s’il y a trop de HAD : que ferons-nous des bâtiments construits ? Il y a trop de lits par rapport aux besoins dans 10 à 20 ans. D’autres pays font différemment : leur organisation fédérale leur permet de développer le niveau régional, le financement est très décentralisé, par choix. C’est en France qu’on a structuré, généralisé et financé. Les ressorts sont ailleurs. »
    • « Nous sommes dans un pays où l’on adore discourir mais lorsqu’il faut passer aux actes il existe une réticence au changement. Puisqu’on ne réussit pas au niveau national, pourquoi pas une carte de régionalisation ? Il y a un poids des élus dans le pays, je suis persuadée qu’on n’ira pas vers davantage de réduction des inégalités si on multiplie les pouvoirs décisionnels au niveau des régions. »
    • « Il faudrait élargir la formation hors CHU & arrêter de penser que les textes, lois & structures vont tout faire, c’est le meilleur moyen pour perpétuer l’immobilisme. » Quant à l’hôpital de demain : « On a confondu hôpital et hôtellerie ! On ne transformera pas la table de la cuisine en table chirurgicale. L’hospitalisation de demain c’est la chirurgie ambulatoire, la HAD, l’HDJ. »
    • « Devant le patient, quel que soit le stade de la maladie la première interrogation doit être: a-t-on besoin le mettre dans un lit ? Il n’y a que 2 raisons de le faire : son état est instable & nécessite une surveillance continue, ou il nécessite un plateau technique pour une intervention.
      Dans toute autre situation on doit se demander : où peut-on au mieux traiter ce patient ?
      Le PLFSS a prévu que la pertinence du séjour hospitalier doit être posée avant tout, mais dans les comportements rien n’a changé : la plupart des hôpitaux ignorent cet article. »

    Christian Schmidt de la Brélie : « L’innovation vient de la contrainte ! »

    • « Il est question d’anticiper le malade. Il n’y a pas de retour sur investissement lors d’un financement immédiat mais l’action de prévention peut avoir une certaine portée et un intérêt direct (Vacciner contre la grippe les salariés en officine par exemple pourrait palier à la déficience générée par les arrêts de travail). »
    • « Il faudrait repasser à la logistique du financement par les complémentaires, libérer l’hôpital de base pour les meilleurs soins, aller vers de meilleurs hôpitaux de jour, de meilleurs hôtels-patients, avec une universalité dans ce sens. »
    • « L’innovation vient de la contrainte ! Actuellement les contraintes sont le financement et l’aspiration du citoyen de vivre en meilleure santé plus âgé, dans une logique d’occidentalisation. »
    • « Il y a une pression de génération, arrêtons la réglementation ! L’organisation législative permet la transformation, tout existe aujourd’hui, les comportements vont évoluer, par les besoins et les attentes. Je suis optimiste quant à notre capacité d’innovation. »

    Jean-Pierre Robelet: « Il n’y a pas un territoire qui répond à toutes les questions « 

    • « Comment organiser le parcours du patient et du citoyen ? Il faut inclure la prévention du diagnostic jusqu’à l’hébergement. »
    • « Il faut parler d’un parcours de santé et non de soins car le parcours de soins exclut la prévention, or il faut traiter le patient dans son intégralité et intégrer la prévention dans sa dimension d’efficacité et de financement. »
    • « On ferme les hôpitaux insecure et au nom de la sécurité on aggrave la pauvreté ? ».
    • « Il faudrait un système de services adaptés avec télé-surveillance, des hôtels-patients pour ne pas faire peser sur l’hôpital les logistiques de nourriture, hébergement, lavage etc. »
    • « Il n’y a pas un territoire qui répond à tous les questions: région commune etc. En fonction du problème il faut adapter le territoire. Il faut adapter l’action au territoire car le territoire est avec les usagers, les patients et les professionnels de santé. »
    • « On a jamais eu autant de médecins, or on entend qu’il en manque. Le seul problème est qu’ils ne sont pas répartis comme on veut : ni démographiquement ni par spécialité. »
    • « Ce n’est pas avec les maisons de santé pluridisciplinaires qu’on réglera le problème démographique car en concentrant des professionnels de santé sur un lieu précis on éloigne un certain type de population. »

  • Didier Jaffre directeur de l’offre de soins de l’ARS Ile-de-France

    Directeur de l’organisation des soins de l’ARS de Bourgogne, puis de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, depuis 2014, Didier Jaffre rejoindra le 2 janvier 2017 l’ARS Ile-de-France au poste de directeur de l’offre de soins.

    Docteur ès-sciences économiques, Didier Jaffre, 43 ans, a effectué l’essentiel de sa carrière à l’agence régionale d’hospitalisation (ARH) de Bourgogne, d’abord en qualité de chargé de mission aux affaires générales (1998-2001), puis de secrétaire général, entre 2001 et 2010.

    À cette date, Didier Jaffre a rejoint l’ARS de Bourgogne, où il est successivement directeur de l’offre de soins et de l’autonomie, de 2010 à 2014, puis directeur de l’organisation des soins, jusqu’en janvier dernier.

    Il a été confirmé aux mêmes fonctions au sein de la nouvelle agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté en janvier 2016.

  • La HAS publie les 1ers résultats de la satisfaction des patients hospitalisés

    La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié le 16 décembre 2016 les résultats de la mesure de satisfaction des patients hospitalisés en France réalisée en 2016 pour la première fois.

    Plus de 56 000 patients ont répondu à un questionnaire de satisfaction détaillé, permettant à la HAS de calculer un score de satisfaction par établissement.

    La HAS souligne les thématiques qui présentent de bons résultats comme la gestion de la douleur ou celles sur lesquelles des progrès doivent être réalisés en priorité, comme l’organisation de la sortie de l’hôpital, la prise en charge médicamenteuse, le bloc et l’identito-vigilance.

    Gestion de la douleur, coordination des professionnels: de bons résultats

    • La thématique sur laquelle les patients expriment le plus haut niveau de satisfaction est la prise en charge, cœur de métier des équipes hospitalières. Ils se sentent écoutés par les professionnels de santé (83,5% des patients) qui répondent à leurs questions (87% d’entre eux) et se sentent soutenus par les infirmiers et aides-soignants (77%).
    • La gestion de leur douleur est également un point de satisfaction : 87% de ceux en ayant ressenti sont satisfaits de la façon dont elle a été prise en charge. Ce bon résultat apparaît également dans les autres indicateurs de la HAS : l’évaluation de la douleur s’améliore encore cette année et atteint 86% en médecine chirurgie obstétrique (MCO et jusqu’à 89% en soins de suite et de réadaptation.
    • La collaboration entre les différents professionnels de santé à l’admission et pendant l’hospitalisation constitue un autre point fort des établissements : les informations motivant l’hospitalisation sont disponibles (93% en MCO), les professionnels impliqués dans la prise en charge se concertent pour discuter des patients, et notamment pour les situations les plus complexes concernant des personnes âgées ou atteintes de maladies graves. Ainsi, en hospitalisation à domicile, où les professionnels se succèdent chez le malade, une réunion de synthèse pluri-professionnelle est réalisée dans 80% des cas et un protocole de soins est renseigné dans plus de 80% des cas.

    Droits des patients: des progrès restent à faire malgré les améliorations obtenues

    • Plus de 9 patients sur 10 considèrent que la confidentialité et le secret professionnel ont été respectés de manière bonne ou excellente. Concernant le respect de la dignité́, de l’intimité́ et de la confidentialité́, l’attitude des professionnels sur cette thématique a recueilli la satisfaction de près de 9 patients sur 10. La HAS a toutefois continué à observer en visite de certification que les locaux ou les équipements étaient inadaptés.
    • Respecter les droits des patients, c’est aussi les informer et les associer à leur prise en charge. Les pratiques doivent encore s’améliorer sur cette thématique : si seulement 1 patient sur 2 a exprimé son souhait de participer à la décision médicale, seuls 7 sur 10 disent avoir pu le faire souvent ou toujours.

    Organisation de la sortie, médicaments, bloc, identito-vigilance : des points faibles à améliorer en priorité

    • L’organisation de la sortie de l’hôpital est une étape stratégique de l’hospitalisation : c’est le moment où tout doit être fait pour que les patients continuent de recevoir les soins appropriés à leur retour à domicile ou lors de leur transfert vers un autre établissement. 24% des patients se disent pourtant insatisfaits de l’organisation de leur sortie et les dispositifs d’évaluation des pratiques confirment qu’il s’agit d’une priorité d’amélioration pour les établissements.
    • En médecine, chirurgie, obstétrique, seul 1 patient sur 4 part avec une lettre de fin d’hospitalisation (lettre de liaison), et celle-ci est dans la majorité des cas insuffisamment documentée pour assurer la continuité́ des soins. Dans les établissements psychiatriques, un courrier est remis au patient à sa sortie ou envoyé́ à son médecin dans les 8 jours dans un cas sur deux seulement.
    • La prise en charge médicamenteuse reste encore en 2016 un axe d’amélioration prioritaire : si la prescription des traitements s’est nettement améliorée en quelques années (passant de 31% en 2007 à 87% en 2015), le circuit du médicament, de la prescription à l’administration au patient, n’est toujours pas assez sécurisé (par exemple, l’accès à la pharmacie intérieure n’est pas réservé aux seuls professionnels habilités, le rangement dans les armoires ne permet pas de prévenir le risque de confusion ou d’erreur,…).
    • Concernant le bloc opératoire, on observe encore cette année que les professionnels n’utilisent  que partiellement la checklist pour minimiser le risque d’erreur et sécuriser les opérations.
    • L’identification du patient doit être impérativement améliorée : elle n’est pas conforme dans 3 dossiers sur 10 (nom, prénom, date de naissance ou sexe) et de mauvaises pratiques perdurent (les piluliers ne sont pas identifiés au nom du patient mais selon le numéro de la chambre, le port du bracelet d’identité́ n’est pas généralisé en secteur à risques).

     

     

  • DMP : lancement en avant-première dans 9 départements le 12 décembre 2016

    La mise en œuvre, en avant-première, du Dossier Médical Partagé (DMP) dans 9 départements a été lancée le 12 décembre 2016 par les CPAM du Bas-Rhin, des Pyrénées-Atlantiques, des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre-et-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne.

    Carnet de santé numérique

    Le Dossier Médical Partagé est un outil au service de la coordination des soins: Comptes rendus d’examens de radiologie, de biologie, d’hospitalisation, connaissance des traitements suivis, allergies…, le patient pourra accéder à toutes ses données de santé et les partager avec son médecin traitant et les professionnels qui le suivent, y compris à l’hôpital.

    Avec la possibilité de créer lui-même son DMP, le patient prend la main sur son suivi de santé.

    Relancé par la Loi de Santé de 2016, le déploiement du Dossier Médical Partagé est confié à l’Assurance Maladie. Les nouvelles fonctionnalités du Dossier Médical Partagé doivent également plébisciter son usage :

    • la création par le patient lui-même, pour le rendre acteur du suivi de sa santé,
    • l’alimentation hebdomadaire avec les données de remboursements de l’Assurance Maladie sur les 12 derniers mois, pour garantir un premier contenu au DMP,
    • une connexion par le professionnel au DMP depuis son logiciel métier, pour simplifier sa pratique.

    Avec l’appui de l’ARS Bretagne et du GCS e-Santé Bretagne, la CPAM accompagne les professionnels de santé et les établissements dans la mise en œuvre du DMP sur le terrain. Ils sont les  partenaires incontournables de la réussite de cette expérimentation en Côtes d’Armor.

  • FNI

    Fédération Nationale des Infirmiersnull

  • Présidentielles 2017 : les 5 axes des propositions de la Fédération nationale des infirmiers

    La Fédération nationale des infirmiers (FNI) a présenté le 16 décembre 2016 ses propositions en cinq axes en vue de l’élection présidentielle de 2017:
    • Accessibilité des soins sur les territoires
    • Réduction du recours aux urgences hospitalières
    • Soutien au virage ambulatoire
    • Promotion de la santé
    • Meilleure qualité des soins

    Les propositions de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) en vue de l’élection présidentielle de 2017 :

    Accessibilité des soins sur les territoires :

    • revoir le zonage démographique ;
    • incitations à l’installation en zones sous-dotées et des restrictions dans celles qui sont sur-dotées ;
    • définition « claire » des « équipes de soins primaires » et rémunération de leur coordination ;
    • accès direct du patient à l’infirmier libéral ;  
    • création d’un statut d’« infirmier de famille » ;
    • élargissement du droit de prescription à certains examens de contrôle biologique.

    Réduction du recours aux urgences hospitalières :

    • associer les infirmiers libéraux à la permanence des soins ambulatoires (PDSA) « en appui des médecins généralistes, selon le même mode de rémunération » ;
    • création d’une consultation infirmière d’urgence en ville ;
    • cotation pour la réponse aux appels d’urgence et l’intervention infirmière, en cas d’absence médicale le soir ou les week-ends ;
    • généralisation des dispositifs de suivi par les infirmières libérales des patients hypertendus, insuffisants cardiaques et des plus fragiles ;
    • déploiement du bilan de soins infirmiers.

    Soutien au virage ambulatoire :

    • limitation du recours à l’hospitalisation à domicile ;
    • généralisation du dispositif Isipad (Intervention soins infirmiers post-ambulatoire à domicile) ;
    • visite infirmière de concertation en pré-sortie hospitalière ;
    • inclusion dans la gouvernance de chaque plateforme territoriale d’appui (PTA) à la coordination d’un représentant du secteur libéral infirmier.

    Promotion de la santé :

    • création d’une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques ou de patients douloureux chroniques ;
    • plus grande implication des infirmiers dans la pharmacovigilance.

    Meilleure qualité des soins :

    • fin du recours à du matériel réutilisable ;
    • généralisation de la prise en charge par l’assurance maladie des kits de matériel à usage unique ;
    • généralisation du dossier médical partagé (DMP) ;
    • site internet recensant les bonnes pratiques infirmières ;
    • préparation d’un rapport d’efficience entre infirmiers libéraux, structures d’HAD et de Ssiad (services de soins infirmiers à domicile)

     

  • NEJM

    New England Journal of Medicinenull