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  • Il faut intégrer le numérique dans tous les champs de formation en santé (Albert-Claude Benhamou)

    « Avantages et risques du développement de la santé connectée », tel était le thème du Mardi de l’Académie Nationale de Médecine ayant eu lieu le 17 janvier 2017.

    Albert-Claude Benhamou, membre associé de l’Académie de Chirurgie et organisateur de cette séance, s’est notamment exprimé sur la transformation numérique sur l’enseignement universitaire de la santé; il propose une pédagogie numérique pour les formations en santé.

    Pour lui, la fonction humaniste de la médecine éthique doit être « sacralisée » en y intégrant les bienfaits d’une médecine dite « augmentée » par le numérique, afin d’être préparé à l’ère du web 4.0 du futur immédiat (2020-2030).

    La transformation numérique de l’enseignement universitaire en santé

    Il existe un phénomène de « student empowerment » nourri par l’émergence de la numérisation des universités de santé, le télé-enseignement (e-learning), la simulation numérique, les serious games etc.

    Albert-Claude Benhamou a indiqué que l’accompagnement techno-pédagogique avait des effets positifs sur la pratique et le développement des professionnels. Il a expliqué que le modèle SAMR (Substitution, Augmentation, Modification, Redéfinition) permettait de distinguer quatre niveaux d’intégration des outils technologiques et de leurs usages :

    • la « Substitution« : elle concerne les outils d’enseignement qui remplacent d’autres outils sans changement fonctionnel : un syllabus papier est par exemple remplacé par un fichier PDF.
    • l’ « Augmentation » : elle concerne des outils d’enseignement qui en remplacent d’autres avec une augmentation d’utilisation : l’enseignant va par exemple ouvrir un forum pour augmenter l’interactivité de son cours.
    • la « Modification » : elle concerne l’usage des technologies qui permettent de repenser des tâches de manière significative.
    • la « Redéfinition » : elle concerne les usages où l’enseignant repense son cours et crée de nouvelles tâches qui n’étaient pas concevables auparavant : il imagine son cours avec un serious game par exemple.

    Il a par ailleurs évoqué le fait que la pédagogie différenciée est facilitée par le numérique : mettre en place une organisation du travail et des dispositifs qui placent régulièrement chacun dans une situation optimale permet de rompre avec la pédagogie frontale.

    La pédagogie inversée, quant à elle, est interactive et personnalisée, bénéficiant d’une « horizontalisation » des échanges entre les apprenants eux-mêmes.

    Pour lui, l’accès ouvert aux ressources et aux formations en ligne est l’un des piliers de l’enseignement numérique moderne, ce qui rejoint « l’Open Education » recommandée par les instances onusiennes lors de la Déclaration de Paris de l’Unesco du 12 juin 2012.

    Les Universités Numériques Thématiques en France l’appliquent depuis leur création en 2003, sur le modèle de l’UMVF (www.umvf.org) initiée dès 2003.

    La pédagogie numérique pour les formations en santé

    Albert-Claude Benhamou pointe quatre éléments essentiels :

    1) Il faut faire évoluer les formations classiques « présentielles » en santé, pour les adapter aux procédés de la « pédagogie augmentée par le numérique » pour tous

    2) On ne doit pas confondre le besoin d’une « cyber-université académique et publique en santé » comme l’UNF3S et le risque des « uber-universités » qui sont d’ores et déjà à l’œuvre

    « Fiabilité et objectivité doivent être les piliers de la confiance à accorder à l’information et à la formation en santé. C’est le rôle des universités numériques publiques soutenues par les instances nationales. »

    3) La feuille de route de la Grande Conférence de la Santé recommande l’intégration de la problématique du numérique en santé dans tous les champs de la formation et de l’exercice des métiers de la santé

    La mise en œuvre de la Mesure 10, intitulée « Généraliser les outils numériques dans les formations en santé » : est prévue pour 2017 :

    • Objectifs : soutenir les initiatives d’élaboration d’outils pédagogiques numériques et leur assurer une large diffusion dans le continuum formation initiale / formation continue.
    • Mesures :
      • Renforcer le rôle des plateformes nationales dans la mise à disposition des ressources pédagogiques numériques partagées (SIDES, UNF3S) en les dotant d’une gouvernance adaptée.
      • Améliorer la connaissance et l’utilisation des moyens de simulation (mannequins numériques, serious games/jeux sérieux) dans les formations.
      • Accompagner la formation des enseignants qui encadrent les étudiants sur ce type d’outils.

    4) Le rôle et les pratiques des professionnels de santé sont appelés à évoluer en parallèle avec les nouveaux usages numériques des individus, en lien direct ou indirect avec leur état de santé

    Pour Albert-Claude Benhamou, les professionnels doivent garder la faculté de tenir un dialogue de qualité avec des patients qui sont « encapacités » par le numérique et par la multitude des informations de santé.

  • DGRI

    Dircetion générale de la recherche et de l’innovationnull

  • Applis et objets connectés : le GT28 du Comité stratégique de filière préconise une labellisation

    Le ministère de la Santé a diffusé le 16 janvier 2017 le rapport du groupe de travail 28 (GT28) du Comité stratégique de filière Santé sur les objets connectés et applications de santé : ce dernier préconise la mise en œuvre d’un référentiel de labellisation avec un focus sur la fiabilité médicale, la protection des données et la cybersécurité. Le GT28 n’a pas inclus dans son analyse les dispositifs médicaux connectés, qui relèvent d’une réglementation spécifique.

    Les travaux du GT28 se sont déroulés entre septembre 2015 et août 2016.

    Créé en mai 2015 dans le cadre du Conseil national de l’Industrie, le GT28 du comité stratégique de filière Santé a été constitué pour travailler sur la thématique de la santé mobile, et identifier les conditions d’un développement vertueux des objets connectés et applications mobiles de santé.

    Le GT28 rassemble :

    • des représentants des pouvoirs publics : DSSIS, DGOS, DGE, DGRI, ASIP Santé, HAS, CNAMTS, ANSM ;
    • des fédérations d’industriels, via l’Alliance eHealth France (SNITEM, LESSIS, Syntec Numérique, LEEM, FEIMA).

    Il est co-présidé par Philippe Burnel et Pierre Leurent.

    Un marché immature en France

    Environ 103 000 applis de santé ont été recensées par le GT28, mais 60 % d’entre elles ont été téléchargées moins de 5000 fois. Elles sont majoritairement éditées par des PME et des TPE, issues du secteur informatique (50%) plus que du secteur de la santé (10 à 15 %), qui ont sorti leur premier produit il y a moins de trois ans.

    Elles sont majoritairement orientées sur la prévention et l’accompagnement.

    Conjuguer protection des consommateurs et création de valeur industrielle

    Le GT28 souligne la nécessité de prendre en compte trois paramètres pour assurer la protection des consommateurs d’applis et d’objets connectés de santé :

    • leur fiabilité médicale, c’est-à-dire la qualité et la précision des données collectées, ainsi que l’absence de nocivité des recommandations aux utilisateurs ;
    • la protection des données des utilisateurs ;
    • la cybersécurité.

    Afin que la protection des consommateurs ne freine pas la création de valeur industrielle, le GT28 se prononce pour une mise en conformité volontaire basée sur un référentiel de labellisation co-élaboré par les pouvoirs publics, les industriels, et des représentants d’usagers et de professionnels de santé.

    Ce référentiel pourrait s’appuyer sur une analyse de risque générique et les recommandations de bonnes pratiques pour les applis de santé élaborées par la HAS à l’automne 2016.

    La labellisation pourrait consister en un socle de conformité assorti d’exigences graduées.

    Enfin, le GT28 estime que la labellisation doit être effectuée par des organismes certificateurs.

    Quelle promotion des solutions à bénéfice avéré ?

    Si le GT28 propose des pistes pour la promotion des solutions à bénéfice avéré, comme une inclusion de ce critère dans les appels d’offres, ou un remboursement par l’Assurance maladie ou les complémentaires santé, ce sujet spécifique sera traité par le groupe de travail 12 du Comité stratégique de filière Santé.

  • ASEAN

    Association of Southeast Asian Nationsnull

  • AI

    artificial intelligencenull

  • Performance des systèmes de santé : des indicateurs patients sont nécessaires (OCDE)

    Il faut instaurer des indicateurs patients pour renforcer la comparaison de la performance des systèmes de santé : telle est la recommandation présentée aux ministres de la santé des pays de l’OCDE le 16 janvier 2017 à l’occasion de la réunion ministérielle sur « La nouvelle génération des réformes de santé ».

    Cette recommandation a été élaborée par un groupe d’experts internationaux de l’évaluation.

    La performance vue par le patient : « PROMS » et « PREMS »

    Mettre le patient réellement au centre du système

    Pour le groupe d’experts sollicités par l’OCDE, mesurer les résultats des soins, en particulier du point de vue des patients, est nécessaire dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation des maladies chroniques, afin de savoir si le système de santé répond à leurs besoins et pour mettre réellement le patient « au centre » du système.

    Les soins primaires sont particulièrement concernés.

    PREMS : la mesure de l’expérience des soins

    Les PREMS, ou patient reported experience measures, consistent à mesurer la perception que les patients se font de leur expérience des soins en se concentrant sur le processus de soins : temps d’attente avant d’être pris en charge, implication dans la prise de décision, etc.

    Les PREMS sont déjà utilisés dans certains pays de l’OCDE. Par exemple, en France, l’enquête e-Satis, lancée par la HAS en 2016, mesure la satisfaction et l’expérience des patients à l’hôpital. Aux Pays-Bas, les PREMS sont recueillis auprès des patients souffrant de diabète, d’asthme ou de cancer.

    Les PREMS sont utilisés pour mesurer et améliorer la qualité des soins.

    PROMS : la mesure du résultat des soins

    Les PROMS, ou patient reported outcome measures, consistent à mesurer la perception que les patients se font de leur état de santé, des résultats de leur soins, de leur mobilité et de leur qualité de vie : par exemple, la mobilité est-elle meilleure après une opération de la hanche ?

    Les PROMS sont pour l’instant peu mis en œuvre dans les systèmes de santé.
    Ils sont surtout utilisés pour la recherche et pour faciliter la co-décision entre médecins et patients.

    Intégrer les PREMS et PROMS aux comparaisons internationales

    Le groupe d’experts préconise que l’OCDE collecte des indicateurs patients pour renforcer et approfondir la comparaison de la performance des systèmes de santé, ce qui passe notamment par :

    • une standardisation et une harmonisation des indicateurs ;
    • un focus sur les maladies chroniques …

    Lancement de l’étude PaRIS

    Dans ce contexte, l’OCDE lance une étude appelée PaRIS, patient-reported indicators survey, afin d’accélérer et de standardiser les comparaisons internationales, en priorité pour les patients qui ont eu un cancer, une opération du genou ou de la hanche, une crise cardiaque, ou une affection psychiatrique.

    De nouveaux indicateurs seront développés dans le cadre de cette étude, en particulier pour les patients atteints de diabète, de démence, ou de polypathologies.

  • ExclusifAustralie : la santé mise sur le citoyen-patient pour réussir sa transformation numérique

    Exclusif : « La santé numérique peut faire une réelle différence pour la santé des citoyens en leur donnant un meilleur contrôle et un meilleur accès à l’information. Notre défi consiste à travailler avec la collectivité pour en faire une réalité (…) », explique Tim Kelsey, le directeur de l’agence de la santé numérique australienne, dans un entretien exclusif accordé à H&TI.

    Pour H&TI, M. Kelsey revient sur les principaux projets de cette nouvelle organisation et les challenges auxquelles doit aujourd’hui faire face le système de santé australien. Sa position : placer au centre de l’industrie de santé le patient afin d’en faire un véritable acteur et ainsi faire évoluer plus rapidement le secteur.

    Il explique également à H&TI que, selon lui, l’Australie peut devenir un leader essentiel sur l’échiquier mondial dans le domaine de l’e-santé.

    Objectif n°1 : proposer au patient de devenir acteur du système de santé

    L’agence de la santé numérique australienne a été créée en juillet 2016 sous l’égide du Commonwealth après l’annonce du budget fédéral 2015-16 « My Health Record (…) ». Il s’agit d’une fusion « des activités et des ressources pertinentes de l’Autorité nationale de transition pour la santé en ligne (NEHTA) ainsi que des activités opérationnelles du système My Health Record (MyHR) gérées par le ministère de la Santé (…) », indique le site officiel de l’organisation.

    Quelle sont les différences entre le NEHTA/les activités opérationnelles de MyHR et cette nouvelle agence ? Est-ce une simple fusion des deux entités ?

    L’agence de la santé numérique australienne a débuté ses activités le 1er juillet 2016. Elle est chargée d’améliorer les résultats sanitaires des Australiens via la prestation de services et de systèmes de santé numériques.

    L’organisation comprend des activités et des ressources transférées de la NEHTA, ainsi que des activités opérationnelles du système My Health Record, qui étaient auparavant gérées par le ministère de la Santé du Commonwealth.

    L’une des principales raisons pour lesquelles l’agence a été créée est la volonté de créer un cadre de gouvernance unique, transparent et rationalisé, responsable de la stratégie et des opérations nationales en matière de santé numérique pour l’Australie – regroupant les services de santé numériques du pays sous un seul et même ensemble.

    Quels sont vos principaux objectifs ?

    L’agence est responsable de tous les services et systèmes de santé numériques nationaux, en mettant l’accent sur l’engagement, l’innovation, la qualité clinique et la sécurité.

    Elle a été instaurée pour soutenir l’innovation numérique dans toute l’Australie afin de donner aux citoyens davantage d’accès à leur santé et plus de contrôle aussi. S’ils acceptent ce principe, ils peuvent soutenir les professionnels de soins qui les suivent et s’appuyer sur le leadership remarquable de l’Australie pour découvrir de nouveaux médicaments et traitements.

    Quels sont les projets actuels de l’agence de la santé numérique australienne pour les mois et les années à venir ?

    Nous ne parviendrons à concrétiser notre vision de la transformation numérique seulement si nous travaillons en partenariat avec le secteur de la santé, l’industrie et les consommateurs.

    C’est pourquoi nous nous engageons actuellement dans tous les domaines de la collectivité – que ce soit du côté des consommateurs, des cliniciens, des fournisseurs de soins de santé, des organismes de pointe et des organismes consultatifs, de la recherche et des sciences, de l’industrie et de la technologie – pour élaborer une stratégie nationale en matière de santé numérique.

    Besoins, désirs et aspirations sont nos leitmotivs. Nous organisons des événements, des forums et des sondages en ligne pour faire avancer dans projets.

    Nous avons besoin d’une nouvelle stratégie nationale en matière d’e-santé qui définira les priorités de la coordination nationale et de l’investissement dans les solutions de santé numériques qui façonneront l’avenir de notre système de santé.

    • Concrètement, nos priorités cliniques actuelles consistent à assurer une messagerie électronique sécurisée et transparente entre les fournisseurs de soins de santé mais aussi dans les domaines de la pharmaceutique, de la pathologie et de l’imagerie diagnostique afin d’assurer un meilleur accès aux différentes données recueillies dans ces différents secteurs.
    • Une autre priorité est de faciliter l’utilisation du système My Health Record. Le dispositif a été mis au point pour aider les individus et leurs fournisseurs de soins à mieux gérer leur santé. Les médecins et les hôpitaux peuvent se connecter à MyHR pour consulter les informations médicales importantes de leurs patients quand ils en ont besoin – comme en cas d’urgence – de n’importe quel endroit et à tout moment.
      Plus de 4,4 millions d’Australiens sont actuellement inscrits sur MyHR.

    Le numérique au cœur des innovations à venir dans le domaine de la santé

    Comment votre organisation, et par extension l’e-santé, peut selon vous participer à la résolution des défis auxquels se retrouvent confronté le système de santé australien ?

    Les avancées technologiques ont changé presque tous les aspects de nos vies, de la façon dont nous mangeons à la façon dont nous nous déplaçons. Elles ont déjà transformé notre capacité à prédire, à diagnostiquer et à traiter la maladie.

    Cependant, il y a encore beaucoup à faire pour déployer tout le potentiel de l’high tech et encore améliorer les résultats de santé de chaque Australien. Nous croyons qu’en exploitant de manière sécurisée les données et les outils technologiques dans le domaine de la santé dans le but d’y tirer un avantage tous ensemble – patients, soignants, cliniciens -, cela nous aidera à vivre une vie plus saine et plus heureuse.

    Le système My Health Record en est un exemple. Il donne aux patients et aux professionnels de la santé un accès immédiat en ligne à leurs informations de santé importantes. Il améliorera à terme les résultats des soins coordonnés, réduira les doubles emplois et fournira des renseignements essentiels dans les situations d’urgence.

    Le dispositif MyHR est désormais mobile. Il permettra aux développeurs d’applications d’innover et, avec le consentement des consommateurs, d’exploiter les données récoltées dans les organismes de santé afin de délivrer en retour des conseils aux patients sur leur santé à travers des applications. Ce type d’innovation permettra de répondre aux attentes des consommateurs et des fournisseurs de soins dans l’espace de la santé numérique.

    Quels sont les principaux problèmes auxquels vous vous trouvez confrontés aujourd’hui ?

    Le système de santé australien vit actuellement un moment important. Nous sommes confrontés à différents défis et, notamment, à la nécessité de déployer des initiatives novatrices pour offrir des services de santé de qualité et continuer à améliorer les résultats sanitaires de l’ensemble des australiens.

    Les services numériques sont désormais partout dans notre quotidien, des banques en ligne au shopping sur internet en passant par la réservation d’un séjour par le biais d’une application mobile.

    La santé numérique peut faire une réelle différence pour la santé des citoyens en leur donnant un meilleur contrôle et un meilleur accès à l’information. Notre défi consiste à travailler avec la collectivité pour en faire une réalité et veiller à ce qu’elle réponde aux besoins de toutes les parties prenantes.

    Nous savons que le dispositif My Health Record ne peut pas transformer le système de santé australien du jour au lendemain mais c’est une première étape importante pour observer comment la technologie numérique peut profiter à l’offre de soins. Les médecins généralistes nous disent eux-mêmes que tout outil permettant de fournir un accès rapide à l’information des malades et d’offrir de meilleurs soins cliniques à leurs patients est extrêmement précieux.

    Confidentialité : « L’agence prend au sérieux la vie privée [des patients] »

    My Health Record a récemment été critiqué par le Dr Bernard Robertson-Dunn, qui préside le comité de la santé de la Australian Privacy Foundation (APF). Il a notamment déclaré que MyR était « inutile » et « mettait en danger les données des patients » selon ses observations.

    Quelle est la politique de confidentialité de l’agence de la santé numérique australienne ?

    L’agence prend au sérieux la vie privée des parties impliquée dans son système.

    • Elle suit une politique de confidentialité qui couvre la collecte, l’utilisation et la divulgation des renseignements personnels de ses parties prenantes.

      >>>> Le document est disponible sur le site web de l’organisation : https://www.digitalhealth.gov.au/privacy.

      L’agence de la santé numérique australienne peut recueillir des informations personnelles pour s’acquitter de ses fonctions, y compris pour répondre à une enquête menée par une partie prenante, pour s’engager avec des individus dans le cadre de consultations et pour répondre aux demandeurs d’emploi potentiels.

    • Elle dispose aussi d’une politique de confidentialité sur la façon dont elle traite les données privées en tant qu’opérateur du système MyHR. Celle-ci est disponible sur le site Myhealthrecord.gov.au : https://myhealthrecord.gov.au/internet/mhr/publishing.nsf/Content /privacy-statement.
      Le texte précise comment et pourquoi l’information peut être récoltée, comment elle est utilisée et à qui elle peut être divulguée. Il fournit également des informations sur la manière de présenter une plainte si une personne pense que quelqu’un a consulté son dossier de santé de façon inappropriée. Lorsqu’une personne se présente au système My Health Record, ces renseignements lui sont fournis.
    • L’outil My Health Record est également soumis à un cadre législatif détaillé, y compris à la Loi sur les dossiers médicaux, la Loi sur les identificateurs de soins de santé et la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ces différents textes imposent des obligations aux utilisateurs de My Health Record, y compris aux fournisseurs de soins de santé et à l’Agence en tant qu’opérateur du système.

    >>>> Pour davantage de renseignements sur la protection de la vie privée et la sécurité de MyHR, vous pouvez consulter la page dédiée sur le site officiel du dispositif : https://myhealthrecord.gov.au/internet/mhr/publishing.nsf/Content/privacy?OpenDocument&cat=Privacy%20and%20Security.

    L’Australie, moteur du marché mondiale de l’e-santé ?

    Quelle est votre vision de l’e-santé en Australie et plus généralement en Asie ?

    L’Agence de la santé numérique australienne jouit d’un potentiel sans précédent pour aider à transformer la qualité des soins et l’expérience de santé en Australie et démontrer les avantages extraordinaires que la technologie numérique peut offrir aux patients, aux citoyens et aux professionnels dévoués qui les servent.
    Voilà, en résumé, notre vision du secteur.

    Pensez-vous que l’Australie puisse devenir le principal leader du marché de l’e-santé en Asie, voire à échelle internationale, dans les années à venir ?

    Tout d’abord, je précise que le travail de notre agence se limite à l’Australie. Nous ne percevons donc pas l’Asie comme un marché.

    Cela étant dit, l’analyse des expériences internationales nous permet d’apprendre des réalisations et des erreurs des autres. Les comparaisons internationales sont également utiles pour nous aider à faire le point sur l’évolution de l’Australie.
    Cependant, il est difficile de comparer les progrès de l’Australie à l’adoption et à la mise en œuvre de l’e-santé dans d’autres pays. Il existe autant de modèles différents de santé numérique dans le monde que de systèmes de soins de santé, et il existe une grande variété d’approches.

    Néanmoins, je crois fermement que nous pouvons ouvrir la voie à des avancées prometteuses dans ce domaine. Une base solide a été créée en Australie et à partir de laquelle l’innovation dans la santé numérique peut maintenant prospérer. Nous avons l’occasion de placer la nation au centre de l’excellence et de l’innovation mondiale en matière d’e-santé.

    Notre approche place les consommateurs de la santé au premier plan, faisant d’eux de véritables coproducteurs, ce qui permet d’élaborer une stratégie capable d’améliorer les décisions et les résultats en matière de santé et de prise en charge. Les possibilités sont nombreuses au vu de la taille de la communauté, qui comprend les patients et plus largement le public, les soignants, les fournisseurs de soins de santé, les scientifiques et les chercheurs, les entrepreneurs et les innovateurs du secteur high tech.

    La fondation de l’agence offre un nouveau départ, une occasion pour toute la communauté de décider à quel niveau elle souhaite intégrer les nouvelles technologies dans le système pour soutenir une meilleure santé et une meilleure offre de soins. Il ne s’agit pas seulement de nous mais aussi de nos enfants. Nous pensons à la façon dont nous pouvons tirer parti de l’héritage exceptionnel de la découverte scientifique de l’Australie pour cette génération et la prochaine.

  • Omnes Capital lève 210 millions d’euros pour son fonds mid cap Omnes Croissance 4

    Omnes Capital a annoncé le 12 janvier 2017 avoir levé 210 millions d’euros pour son fonds mid cap Omnes Croissance 4.

    Ce dernier ciblait initialement une levée de 180 millions d’euros afin d’investir dans les PME françaises “mid cap”, c’est-à-dire dont la capitalisation boursière est comprise entre 250 millions et 1 milliard d’euros.

    Les investisseurs historiques d’Omnes Capital ainsi que quelques nouveaux investisseurs institutionnels français et étrangers, parmi lesquels des banques, fonds de fonds, assureurs, mutuelles, caisses de retraite et family office, lui auront permis de récolter 30 millions d’euros de plus que prévu. Omnes Capital investit régulièrement dans des start-up de la santé. En 2016, le fonds a ainsi investi dans Horama, Adents et Mesdocteurs.

  • Augmentation du coût des technologies de santé innovantes : l’OCDE prône une nouvelle approche

    Les nouvelles technologies de santé, en particulier les médicaments innovants, pèsent de plus en plus lourd sur les dépenses de santé, constate l’OCDE dans le rapport « Intégrer les nouvelles technologies de santé en garantissant accès, valeur et viabilité du système » publié le 16 janvier 2017 à l’occasion du Forum de Haut Niveau sur le futur de la Santé, à Paris.

    Dans ce contexte, l’OCDE appelle les pouvoirs publics à définir une nouvelle approche de la mise au point et de l’utilisation des technologies de santé innovantes afin de garantir l’accessibilité des traitements.

    Le poids croissant des innovations dans les dépenses de santé

    Des rendements décroissants

    L’analyse de l’OCDE s’intéresse au rapport entre coût et efficacité des innovations : en effet, alors que 50 % de l’augmentation des dépenses de santé sont dus aux progrès techniques, la dépense constante par année de vie gagnée a, dans le même temps, également augmenté, ce qui signifie que les dépenses de santé ont un rendement décroissant.

    La question du coût-efficacité

    L’OCDE souligne l’absence de corrélation entre la forte augmentation du prix de certains médicaments, notamment en oncologie et pour les maladies rares, et le bénéfice apporté aux patients. Ainsi, aux États-Unis, le prix de lancement des traitements anticancéreux a été multiplié par 4 en 20 ans par année de vie gagnée.

    A contrario, certains médicaments peuvent être coût-efficaces tout en ayant un impact budgétaire très élevé qui compromet leur accessibilité au plus grand nombre : c’est par exemple le cas des nouveaux traitements contre l’hépatite C.

    Des règles de négociation à revoir

    Une évaluation plus systématique

    L’OCDE appelle ses membres à une évaluation plus systématique des technologies de santé : « Le prix des technologies doit refléter les bénéfices que celles-ci apportent concrètement en termes de santé par rapport à d’autres possibilités, et ce prix doit être ajusté en fonction des preuves de leur impact réel ».

    Un rééquilibrage entre payeurs et industriels

    L’OCDE souhaite renforcer le pouvoir des payeurs face aux industriels en favorisant la coopération entre organismes et en mettant en place des initiatives internationales d’achats groupés.

    L’OCDE propose également de limiter les accords confidentiels (remises de prix) entre payeurs et laboratoires.

  • Une fondation hospitalière de Londres touchée par une cyber-attaque

    La plus grande fondation hospitalière du NHS en Angleterre, Barts Health, a détecté une cyber-attaque sur son système informatique vendredi 13 janvier dernier. Le système n’était toujours pas totalement restauré le 16 janvier 2017, selon le site Digital Health.

    La fondation Barts Health gère cinq hôpitaux londoniens : Mile End, les hôpitaux universitaires Newham et Whipps Cross, le Royal London et Saint Bartholomew. 15 000 personnes y travaillent.

    Le 13 janvier 2017, Barts Health a annoncé avoir suspendu une partie de son système d’information car il avait été attaqué. La fondation a précisé lundi qu’il s’agissait d’un cheval de Troie.

    Les logiciels d’imagerie et de pathologie ont été affectés, mais un porte-parole de la fondation a indiqué qu’aucun rendez-vous n’avait été reporté ou annulé suite à cet incident. Il a précisé par la suite que la majorité du système d’information était désormais fonctionnel mais que le partage de fichiers de Barts Health restait suspendu par mesure de précaution.

    Lundi 17 janvier, la fondation Barts Health indiquait qu’aucune donnée médicale n’avait été dérobée.

    Cette attaque n’est pas la première à toucher des établissements de santé britanniques : en 2016, 28 fondations du NHS ont confirmé avoir subi une attaque informatique de type ransomware au cours de l’année.