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  • Cancérologie : l’AP-HP fait le bilan des innovations dans ses établissements

    « Innovation en cancérologie », tel était le thème de la journée organisée par l’AP-HP à l’Institut Imagine le 31 janvier 2017. L’AP-HP a présenté lors de cet événement les avancées essentielles réalisées dans la prise en charge du cancer, qu’il s’agisse d’innovation organisationnelle, dans le suivi ou la thérapeutique.

    Les 8 axes thématiques de l’innovation en cancérologie

    L’AP-HP a identifié 8 axes thématiques d’innovation en cancérologie dans ses établissements.

    L’innovation organisationnelle

    L’AP-HP s’est appuyée sur deux exemples illustrant ce domaine :

    • l’évaluation médico-économique de la prise en charge des cancers de l’endomètre en ambulatoire,
    • lles pôles sport et cancer dans quatre établissements AP-HP.

    Innovation dans l’après-cancer

    L’AP-HP a présenté deux cas répondant à la question « Comment réduire les séquelles de la maladie ? »:

    • la plateforme de préservation de la fertilité à l’AP-HP,
    • la reconstruction maxillo-faciale.

    Innovation diagnostique : le développement des diagnostics rapides

    La réussite de deux projets hospitaliers réussis a été exposée :

    • Hôpital Beaujon : création en février 2017 d’un centre de diagnostic rapide des tumeurs du pancréas et du foie (Hepatic and Pancreatic Evaluation = HOPE),
    • Hôpital Paul Brousse : diagnostic rapide du cancer du foie.

    Innovation chirurgicale : vers une chirurgie moins invasive

    L’AP-HP a rappelé les succès permis par les progrès chirurgicaux innovants :

    • HEGP : chirurgie robotisée en gynécologie: 1ère hystérectomie robot-assistée en 2005,
    • Hôpital Tenon : réhabilitation améliorée après la chirurgie thoracique,
    • Pitié-Salpêtrière : apports des ultrasons dans les tumeurs cérébrales.

    Innovation en imagerie médicale : les nouvelles techniques

    Les nouvelles pratiques d’imagerie & les premiers résultats obtenus ont été relatés, notamment:

    • l’imagerie interventionnelle oncologique,
    • de premières expériences de TEP-IRM à la Pitié-Salpétrière.

    Innovation en biologie moléculaire : de la recherche aux soins

    L’AP-HP a insisté sur l’importance de la prise en charge à un niveau génétique en citant notamment :

    • les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire moléculaire et NGS Haut débit,
    • la plateforme de signature génomique de l’Hôpital Saint-Louis.

    Innovation en oncologie médicale : l’accès aux nouvelles molécules

    L’APH-HP a souligné la nécessité de faciliter l’accès aux médicaments de pointe en revenant sur :

    • l’accès aux médicaments innovants chez l’adulte, le modèle des CLIPPs, à l’Hôpital Saint-Louis ;
    • l’accès aux médicaments innovants chez l’enfant,
    • l’avancement lié à la recherche en oncologie.

    Poursuite de la déclinaison du plan cancer III : des progrès majeurs

    • En 2015, l’AP-HP a pris en charge près de 59 000 patients pour un cancer, dont 38 000 nouveaux patients. Cela représente environ un tiers des patients d’Île-de-France et une augmentation de 3,5% par rapport à 2014.
    • L’accès à la recherche clinique (essais en oncologie) a progressé de 45% entre 2014 et 2015.
    • « 4 territoires cancer AP-HP » visent à permettre le poursuite du développement de la structuration de l’activité de cancérologie : les parcours de soins sont mieux structurés, notamment en termes de lien avec les autres acteurs de territoires et selon une approche par thématique d’organe.
    • Une plateforme de préservation de la fertilité a été mise en place. Elle permet à tout malade concerné un accès à une consultation, sous 48h et 365 jours par an (adulte et enfant). Elle offre également aux patientes, traitées ou non à l’AP-HP, une possibilité de reconstruction mammaire, sans reste à charge. 6 référentiels communs de prise en charge ont été élaborés.
    • Visibilité internationale : sur la période 2011-2015, l’AP-HP se situe au 13è rang mondial avec 5 115 publications recensées sur un total de 360 328 publications en oncologie.

    Principaux résultats entre 2014 et 2016

    • Les délais pour une première consultation en oncologie médicale ont diminué de 7 jours et ceux pour la radiothérapie de 5 jours. Plusieurs centres de diagnostic rapide (sein, colon, poumon, foie, pancréas) ont été ouverts dans les hôpitaux du réseau AP-HP.
    • 24 M€ ont été investis pour moderniser les équipements de radiothérapie (gamma et cyberknife) ou d’imagerie (TEP, IRM).
    • En juillet 2016, un accord de partenariat a été signé avec IntegraGen pour développer des solutions de séquençage à très haut débit. Par ailleurs, afin de répondre à l’appel d’offres France Génomique 2025, l’AP-HP a noué un partenariat avec les instituts Gustave Roussy, Curie et Imagine pour proposer une plateforme génomique.

  • Assises des technologies de santé – 8 mars 2017 – Paris

    Aromates organise des assises des Technologies de santé le 8 mars 2017 à Paris. L’agence de relations publiques propose des tables rondes autour du « numérique au service des professionnels de santé de proximité » et du numérique pour rapprocher la médecine de ville et l’hôpital.

    Programme prévisionnel

    • 9h – « Médecine connectée et médecine de proximité : quelle coévolution ? » Docteur Jacques LUCAS, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins
    • 9h30 – Table ronde 1 : « Le numérique au service des professionnels de santé de proximité »
    • 10h30 – Table ronde 2 : « Le numérique pour combler le fossé entre la ville et l’hôpital ? »
    • 11h45 – « La médecine connectée peut-elle rester une médecine humaine de proximité ? »
    • 12h00 – Table ronde 3 : « Cancer et maladies chroniques : le numérique pour relever le défi du suivi de proximité ? »
    • 13h – Conclusion

    Pour vous inscrire cliquez ici

  • Silver économie : appel à projets Bourse Charles Foix 2017 sur la thématique du mieux vieillir

    La Bourse Charles Foix est un appel à projets national annuel qui vise à encourager et soutenir le développement de nouvelles solutions (produit, service, combinaison d’un produit et d’un service) accessibles, notamment financièrement pour et par tous, et prioritairement, aux retraités et/ou à leur entourage.

    Les candidatures à la Bourse Charles Foix 2017 sont ouvertes jusqu’au 31 mars 2017 à minuit.

    Critères d’éligibilité

    • Tous les porteurs de projet, développant un projet d’innovation dans la filière de la Silver économie, sont éligibles dans cet appel à projets (association, professionnel, entrepreneur, chercheur).
    • Tous les projets doivent être portés par une structure déclarée et âgée de 5 ans maximum.

    • Dans le cadre de cet appel à projets, l’innovation se distingue très nettement de l’invention ou d’une découverte dans la mesure où elle doit s’inscrire dans une perspective applicative. L’innovation peut être de diverses formes (technologique, service, processus, usage, organisation, modèle économique).

    Contenu de la Bourse

    • Financement jusqu’à 15 000 €.

    • Accompagnement individualisé durant un an par Silver Valley.

    • Adhésion gratuite pendant 24 mois à Silver Valley.

    • Promotion du projet auprès des acteurs de la filière et des médias.

    • Le(s) lauréat(s) deviendra(ont) membre(s) à vie du Club des entrepreneurs de la Bourse Charles Foix.

    Calendrier

    • Lancement de l’appel à projets : 2 février 2017

    • Réunion d’information à la Silver Valley : 27 février 2017 

    • Clôture de l’appel à projets : 31 mars 2017 à minuit

    • Audition des 10 nominés devant un panel de retraités : 18 mai 2017

    • Audition des 10 nominés devant le jury des experts : 14 juin 2017 (à confirmer)

    • Remise de la Bourse Charles Foix : 28 juin 2017 (à confirmer)

  • 15 % des médecins font un usage professionnel des objets connectés (étude MACSF-Withings)

    15 % : tel est le pourcentage de médecins qui font un usage professionnel d’objets connectés, selon l’étude publiée par la MACSF et Withings le 1er février 2017 .

    Réalisée auprès de 1037 professionnels de santé adhérents de la MACSF, cette étude montre qu’un grand nombre de médecins utilisent les objets connectés et applications mobiles, mais que la responsabilité du professionnel de santé, la protection des données et l’avenir de la relation médecin-patient en ralentissent l’usage.

    Une utilisation personnelle importante, peu de recommandations auprès des patients

    Un quart des professionnels de santé utilisent pour leur propre compte des objets connectés tels que des traqueurs d’activités, et 15% déclarent en faire un usage professionnel pour le diagnostic, le suivi à distance des patients ainsi que la prévention primaire et secondaire.

    Concernant les applications de santé, ils sont près des deux tiers à les utiliser, pour des renseignements encyclopédiques et de l’aide au diagnostic majoritairement.

    Ils restent néanmoins très peu prescripteurs de ces solutions: 63% d’entre eux ne les conseillent jamais et seulement un sur dix les recommandent. Parmi elles, ils conseillent majoritairement le glucomètre (51%), le tensiomètre (39%) et le traqueur d’activité (36%). Dans le cadre des maladies chroniques, les médecins conseillent les applications mobiles surtout pour informer le patient, lui faire changer ses attitudes et pour le suivi à distance.

    De façon générale, les professionnels de santé sont convaincus de l’utilité des objets connectés et des applications. Quatre médecins sur dix pensent ainsi que les objets connectés vont réduire le nombre d’hospitalisation, et 80% d’entre eux pensent qu’ils augmentent l’implication du patient. Ils sont majoritairement convaincus que les objets connectés présentent des intérêts pour améliorer la prévention, identifier de nouveaux risques et calculer l’impact d’une politique publique de santé. 

    Des freins perçus à l’utilisation des objets connectés et applis

    Les auteurs de l’étude constatent un décalage générationnel dans les usages : 72% des médecins de 30 ans utilisent des applications dans leurs pratiques professionnelles contre 61% pour l’ensemble des professionnelles de santé. Un médecin sur quatre de plus de 50 ans pense que les objets connectés dégradent la relation avec le patient contre un sur six pour la population globale.

    L’environnement du professionnel de santé a également un impact: un tiers des médecins en établissement de santé ont un point de vue positif sur les objets connectés alors qu’ils sont deux fois moins en cabinet.

    Le manque de confiance est le premier frein à l’utilisation des objets connectés. Ils sont 40% à penser que le secret médical est menacé. Ensuite vient le problème de la responsabilité. Les professionnels de santé pensent majoritairement que la responsabilité de divulgation de données doit peser sur l’hébergeur et 36% pensent qu’elle doit peser sur le fournisseur de l’objet. Ils ne sont qu’un tiers à penser qu’ils engagent leur responsabilité lorsqu’ils utilisent des objets connectés ou des applications.

  • PRS

    Projet régional de santénull

  • SIRIC

    Sites de recherche intégrés sur le Cancernull

  • ARS Ile-de-France : le projet régional de santé 2018-2022 structuré autour cinq axes stratégiques

    Christophe Devys, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, a présenté les cinq grands axes du projet régional de santé (PRS) francilien 2018-2022 lors de ses vœux aux partenaires le 31 janvier 2017.

    L’ARS Ile-de-France prévoit de finaliser d’ici à l’été 2017 son PRS, après une période de consultation de trois mois minimum. Il se composera d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un schéma régional de santé unique à 5 ans.

    Cinq axes pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé

    Christophe Devys a indiqué que les cinq axes du PRS 2018-2022 s’inscriraient dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé en Ile-de-France.

    Des parcours structurés à partir du domicile

    Constatant que les parcours des usages et des patients continuent souvent à s’apparenter à des « labyrinthes », l’ARS Ile-de-France souhaite promouvoir une approche des parcours autour du domicile de l’usager et de ses choix. Cela passera notamment par une optimisation de la visibilité et de la lisibilité des leviers d’amélioration des parcours, et par un renforcement de l’animation territoriale.

    Une réponse plus pertinente et plus efficiente aux besoins de la population

    Le deuxième axe du PRS s’articulera autour de l’amélioration qualitative de la réponse aux besoins des Franciliens : amplification du virage ambulatoire, priorisation des moyens sur les populations et les territoires les plus fragiles, soutien aux dispositifs permettant le maintien à domicile, et politique de ressources humaines en santé.

    L’innovation comme axe de transformation du système de santé francilien

    Christophe Devys a indiqué que l’innovation constituerait un axe du PRS sous toutes ses dimensions : organisationnelle, diagnostique, thérapeutique et technologique. Soulignant les atouts que constituent les nombreux centres de recherche en santé et le tissu industriel dense de la région, il a évoqué le rôle majeur que peut jouer l’ARS dans le développement et la diffusion des innovations sur les territoires.

    L’empowerment du patient pour améliorer le système de santé

    Le quatrième axe du PRS francilien aura pour objectif de rendre le patient acteur de sa santé : réduction des inégalités d’accès à l’information pertinente, via les outils numériques et des relais d’information locaux, amélioration des actions de promotion et d’éducation à la santé, et renforcement de la participation des Franciliens à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé, notamment par de nouvelles modalités de participation citoyenne.

    Une action coordonnée sur l’ensemble des déterminants de santé

    Le cinquième et dernier axe du PRS vise à favoriser la prise en compte systématique des enjeux sanitaires dans les politiques publiques ayant un impact en santé (urbanisme, éducation, etc.) pour améliorer l’état de santé des Franciliens et réduire les inégalités de santé.

    Christophe Devys a indiqué souhaiter une concertation large, notamment via les conseils territoriaux de santé.

    Bilan 2016 : PTA, TSN, GHT et gestion des crises

    Christophe Devys est également revenu sur l’année 2016. Pour l’ARS Ile-de-France, elle s’est notamment caractérisée par la mise en place de deux plateformes territoriales d’appui, dans l’ouest du Val de Marne et dans le nord des Yvelines, et par la constitution de 15 GHT. En ce qui concerne les PTA, il a rappelé l’enjeu de « la convergence des différents dispositifs territoriaux d’appui » dans les années à venir.

    Soulignant le fait que l’ARS Ile-de-France « peut être en pointe sur l’innovation en santé », il a pris pour exemple l’expérimentation TSN TERRe-SANTE et la mise en place du Lab Santé.

    En matière de prévention, Christophe Devys est revenu sur l’ouverture de la première salle de consommation de drogues à moindre risque et sur l’amélioration du dispositif de dépistage du VIH.

    Enfin, il a évoqué la mobilisation de l’ARS dans la gestion de crise, qu’il s’agisse des crues de mai-juin 2016 ou des risques d’attentat.

  • Pôles de compétitivité : un impact inégal sur les entreprises (France Stratégie)

    « Les objectifs des pôles de compétitivité ont été atteints de manière inégale », telle est la principale conclusion de l’avis sur la politique des pôles de compétitivité publié par la Commission nationale d’évaluation des politiques d’innovation de France Stratégie le 2 février 2017.

    France Stratégie appelle donc l’État à clarifier l’objectif poursuivi à travers des pôles de compétitivité et à adapter sa politique en conséquence.

    Augmentation de la R&D, performances stables en aval

    L’étude menée par France Stratégie dans le cadre de la préparation de l’avis de la commission d’évaluation des politiques d’innovation, sur la période 2005-2012, montre un impact substantiel de l’appartenance à un pôle de compétitivité sur la R&D des entreprises. Ainsi, pour un euro additionnel de financement public, elles ont en moyenne engagé près de trois euros en dépenses de R&D en 2012, dont deux sur leurs propres deniers.

    En revanche, l’étude n’a pas permis de discerner d’effet significatif de l’appartenance aux pôles sur les performances des entreprises en aval de la R&D, qu’il s’agisse de nombre de brevets déposés, de chiffre d’affaires, d’exportations, d’emploi, ou de productivité du travail.

    Clarifier l’objectif poursuivi au travers des pôles

    Sur la base de ce constat, la commission d’évaluation des politiques d’innovation appelle l’État à choisir entre deux options :

    •  concentrer son soutien sur les pôles les mieux articulés avec la politique industrielle du pays dans un objectif de renforcement des activités en aval de la recherche. Cette concentration des moyens devra également être géographique, en faveur des pôles considérés comme les plus structurants ;
    • élever le niveau d’exigence lors de la sélection des projets, mieux définir les critères de réussite des pôles, et davantage tenir compte des résultats des évaluations, dans l’objectif de soutenir des écosystèmes d’innovation en devenir.

  • CLIPP

    Centre Labellisé Inca Phases Précocesnull

  • Conseil stratégique du numérique en santé : l’Alliance eHealth France satisfaite mais vigilante

    L’Alliance eHealth France fait part le 2 février 2017 de sa satisfaction face à la mise en place du conseil stratégique du numérique en santé, dont la première réunion a eu lieu le 24 janvier 2017.

    Pour autant, l’Alliance eHealth France exprime sa vigilance « sur les points essentiels à la réussite des projets e-santé en France et leur rayonnement à l’international ».

    L’Alliance eHealth France regroupe le Leem, Lesiss, le Snitem et Syntec Numérique. La Feima, qui en faisait partie depuis sa création en 2015, a quitté l’Alliance en janvier 2017.

    L’Alliance eHealth France souhaite notamment que le conseil stratégique du numérique en santé lance des travaux sur les difficultés de coordination entre la sphère publique et les industriels.

    En ce qui concerne les sujets abordés par le conseil stratégique du numérique en santé, l’Alliance eHealth France souhaite qu’il se concentre sur :

    • le développement des usages en e-santé, notamment en matière de prévention ;
    • l’ouverture à l’international ;
    • l’accompagnement des changements organisationnels induits par la e-santé : formation des professionnels, développement de l’évaluation économique et médicale des projets, etc. ;
    • l’articulation de la e-santé avec les autres grands projets structurants : génomique, SNDS, intelligence artificielle, robotique, internet des objets, etc. ;
    • la progression de l’interopérabilité, de la sécurité et de la fluidité d’échange des informations ;
    • l’évolution du cadre juridique.

    Enfin, en termes d’organisation, l’Alliance eHealthFrance propose la mise en œuvre d’un tableau de bord pour suivre l’avancement des travaux du conseil et le respect de ses calendriers de travail.

    La prochaine réunion du comité est prévue le 9 mars 2017.