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  • Pôles de compétitivité : Medicen opère un rapprochement stratégique avec le cluster Medteq (Québec)

    Medicen Paris Region, le pôle de compétitivité francilien dédié à l’innovation en santé, annonce le 6 février 2017 le renforcement de sa collaboration avec le cluster québécois Medteq. Les deux organismes vont notamment organiser un événement commun sur l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale et à la médecine personnalisée en juin 2017.

    Le rapprochement entre Medicen et Medteq va aussi se concrétiser par la mise en place d’un projet collaboratif bilatéral France-Québec. Enfin, Medicen va créer un programme de soft landing au Québec, en partenariat avec Business France.

    Ce rapprochement s’inscrit dans la nouvelle stratégie déployée par Medicen depuis le début de l’année 2016, avec le développement de l’accompagnement des entreprises franciliennes à l’export, qui n’était précédemment pas dans les axes d’action du pôle.

  • Présidentielle : la Mutualité Française invite les candidats à présenter leur programme santé

    Les candidats à l’élection présidentielle sont invités à présenter leurs propositions en matière de santé et de protection sociale le 21 février 2017 lors d’une matinée organisée par la Mutualité Française, en partenariat avec Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et Terra Nova.

    L’objectif de cette matinée est de permettre aux candidats de répondre aux questions des think tanks et aux interpellations des Français recueillies sur le site participatif PlacedelaSanté.fr lancé le 1er décembre 2016.

    Les résultats de l’enquête menée par Harris Interactive portant sur les attentes des Français en matière de santé seront également présentés lors de cette matinée.

  • « Il faut tirer les conséquences de l’entrée du numérique dans tous les métiers » (Isabelle Adenot)

    Expérimentations, dossier pharmaceutique, évolution des métiers, SNDS, etc. Isabelle Adenot, présidente de l’Ordre des Pharmaciens, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence dans lequel elle précise les positions de l’Ordre des Pharmaciens sur l’avancement de la e-santé en France aujourd’hui, et analyse les progrès à accomplir pour tirer toutes les conséquences de la transformation numérique du secteur de la santé.

    Quel regard portez-vous sur l’avancement de la e-santé en France en 2016 ?

    Je dirais qu’il n’est ni assez rapide, ni assez coordonné. Il n’y a pas suffisamment de stratégie ni de ligne directrice en matière de e-santé. Le sujet est abordé de façon trop morcelée, avec une multiplication d’expérimentations et une absence d’accompagnement au changement. Je prendrai l’exemple de la MS Santé pour illustrer mon propos. Il faudrait que son déploiement s’appuie sur de grandes campagnes de communication, avec un accompagnement personnalisé de tous les professionnels à l’ouverture d’une messagerie sécurisée, par exemple via une plateforme téléphonique qui les appellerait tous.

    Le deuxième point que je regrette est que l’impact de l’arrivée et de l’utilisation du numérique sur les métiers de santé ne fasse pas l’objet d’une réelle réflexion de fond sur l’évolution du système de santé et l’interprofessionalité.

    En termes d’organisation des soins, les expérimentations en cours (TSN, Paerpa) vous semblent-elles aller dans la bonne direction ?

    Elles vont dans la bonne direction mais il y a du retard. La France est, à juste titre, soucieuse du respect des droits des patients et de la protection de leurs données, et les processus sont longs. Par ailleurs, ces expérimentations varient selon les régions, et comportent peu de dimension de conduite d’accompagnement au changement.

    Quelles sont les conséquences du retard pris par la France en matière de e-santé ?

    Les professionnels de santé s’emparent du numérique à leur façon, ce qui est la pire des choses ! Par exemple, en matière de télémédecine, l’aval n’a pas été anticipé. J’ai donc tous les jours dans ma pharmacie des patients qui arrivent avec des ordonnances sur leur smartphone envoyées par courriel non sécurisé par le médecin qu’ils ont consulté à distance.

    Or, la e-prescription devrait être déployée depuis longtemps. Elle existe dans quasiment l’ensemble des pays d’Europe. On peut se demander pourquoi la France n’arrive pas à la mettre en place. Par ailleurs, les opérateurs en charge du dossier sont en train d’imaginer la télétransmission d’une ordonnance avec code-barre depuis le médecin vers le pharmacien ou le patient. C’est très bien car cela évite les fraudes, mais cela ne résout pas la question dans les cas de téléconsultation ! Aucun pays européen n’a d’ailleurs fait ce choix.

    Où en est le déploiement du DP ? Quels liens aura-t-il avec le DMP ?

    Pour le dossier pharmaceutique, nous avons raisonné de deux façons :

    • Il doit être omniprésent, c’est-à-dire constamment présent dans la pratique professionnelle ;
    • Il doit être transparent, c’est-à-dire qu’il ne doit pas gêner le professionnel de santé.

    Nous n’avons pas fait d’expérimentation. Nous avons défini un modèle, qui a été déployé par pilotes successifs dans certaines régions. Il y a ensuite eu un accompagnement au changement prodigué par les conseillers ordinaux, qui ont notamment organisé des réunions pour mobiliser les pharmaciens et recueilli les retours d’expérience des utilisateurs.

    Pour que le service soit sans cesse amélioré, nous menons chaque année une enquête de satisfaction qui nous permet de remonter les éventuels problèmes techniques.

    Le DP est aujourd’hui totalement déployé en officine. Dans les PUI, c’est un peu plus long : environ 300 établissements sur 2600 sont équipés. Mais un décret, qui est actuellement au Conseil d’État, permettra d’accélérer les choses, en donnant aux médecins hospitaliers accès au DP. De plus, la dernière édition de notre enquête annuelle sur le DP montre que les usages se développent dans les établissements qui l’ont mis en place : le taux d’alimentation des DP en PUI a doublé depuis l’année dernière. Cela montre que les pharmaciens hospitaliers se sont approprié l’outil, et il devrait maintenant y avoir un effet boule de neige.

    Enfin, nous imaginons constamment de nouveaux usages qui viennent de demandes pratiques pour améliorer le DP. Ainsi, les données concernant les vaccins peuvent y être conservées pendant 21 ans désormais.

    En ce qui concerne les liens avec le DMP, nous travaillons efficacement avec la CNAM, et le DP devrait pouvoir alimenter le DMP vers la fin de l’année 2017.

    L’Ordre est-il satisfait du cadre juridique autour du SNDS ?

    Le SNDS est une avancée. Il faut utiliser les données tout en respectant le secret professionnel et les données des patients.

    Où en est la vente de médicaments en ligne en France ? Le cadre juridique actuel est-il satisfaisant ?

    La moitié des pharmacies d’officine ont un site internet. Certaines pour de l’information uniquement, d’autres y vendent de la parapharmacie ; environ 300 font du commerce électronique de médicaments autorisés à cette délivrance à distance.

    Le cadre juridique en matière de vente en ligne de médicaments est désormais stabilisé. En France, comme dans quasiment l’ensemble des pays européens, la vente en ligne doit être dans le prolongement d’une pharmacie physique réelle. Seuls les médicaments hors prescription sont autorisés à la vente. Une analyse menée sur l’ensemble de l’Europe permet de constater que la demande reste limitée.

    Cela étant, nous sommes régulièrement alertés par nos membres sur des cas de sites internet de pharmacies falsifiés, que nous déclarons sur la plateforme Pharos.

    Quelle est la pénétration du numérique dans les PUI et dans les officines ?

    Les pharmacies sont très informatisées depuis longtemps, car la délivrance d’un médicament est un acte à la fois intellectuel et logistique. Il y a près de trente ans, les logiciels n’étaient que des logiciels de gestion.

    Aujourd’hui, les usages se développent au service du suivi thérapeutique des patients. Par exemple, certains pharmaciens développent des applis pour favoriser l’observance des traitements, des conseils sur les traitements, etc.

    Travaillez-vous en lien avec les éditeurs de logiciel pour que leur offre corresponde au mieux aux besoins des pharmaciens ?

    Oui, bien sûr, et leur offre évolue en permanence, par exemple pour intégrer les évolutions de gestion de la chaîne pharmaceutique (retraits de lots de médicaments, lutte contre les médicaments falsifiés…) ou des évolutions du code de la santé publique.

    Les logiciels devaient être certifiés fin 2015 selon la loi, mais les référentiels n’ont été publiés que fin 2016.

    Quels seront les enjeux du numérique en santé en France en 2017 ?

    Les enjeux seront professionnels : il faut tirer les conséquences de l’entrée du numérique dans tous les métiers, et créer des comités stratégiques chargés de réfléchir à ces questions.

    Il faut également accompagner les professionnels dans cette transformation.

    Pour la pharmacie, les nouveaux usages concernent en particulier le suivi et l’accompagnement des pathologies chroniques, et la traçabilité du médicament. En effet, il sera bientôt possible d’identifier chaque boîte de médicaments. Elles seront toutes pourvues d’un datamatrix, qui pourra être scanné par les pharmaciens, révélant le numéro unique de chaque boîte. L’ensemble de ces numéros sera intégré dans une base de données européenne, qui sera automatiquement interrogée lorsqu’une boîte sera scannée. Cela permettra de lutter contre la contrefaçon. Déjà actuellement, la vigilance sanitaire est améliorée. En effet, la traçabilité du numéro de lot des boîtes de médicaments délivrées est en cours de développement dans le DP. Si un lot de médicaments est retiré, le pharmacien peut contacter les personnes concernées.

    A plus long terme, l’impression 3D de médicaments pourrait venir bouleverser le métier de pharmacien.

  • Santé mentale : un prototype de coach social basé sur l’IA

    Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont mis au point un dispositif connecté permettant d’analyser le ton des conversations entre individus; ils rendent compte de leurs résultats dans la revue du MIT publiée le 1er février 2017.

    Établi à l’aide d’une solution d’intelligence artificielle, ce dispositif pourrait devenir un « coach social » pour les personnes souffrant de troubles comme l’anxiété ou le syndrome d’Asperger (forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage) pour qui certaines situations sociales peuvent s’avérer très stressantes.

    En combinant des données audio et physiologiques à un système de deep-learning, les chercheurs du MIT’s Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CASIL) et de l’Institute of Medical Engineering and Science (IMES) espèrent pouvoir bientôt fournir un « coach social » d’IA à chaque individu portant le bracelet connecté qu’ils ont élaboré.

    Un système de décodage des conversations

    Ce système vise à analyser en temps réel et grâce à la technique du deep-learning les modes de parole, le langage corporel et les signaux physiologiques dans l’optique de déterminer le ton général d’une conversation entre individus, d’établir un « score de sentiment » et de classer ainsi le ton émotionnel des différents interlocuteurs.

    Fonctionnement

    Le capteur intégré au dispositif connecté permet de mesurer différentes caractéristiques : mouvement, fréquence cardiaque, tension artérielle, débit sanguin et température de la peau. Les données audio, la transcription des textes, l’énergie et le vocabulaire du locuteur sont également analysés afin d’établir la nature globale de la conversation.

    Selon les chercheurs, l’analyse combinée de l’ensemble de ces paramètres permet de déterminer avec un taux de fiabilité de 83% le ton des propos tenus par une personne lors d’une discussion.

    Tuka Alhanai, co-auteur de l’article paru dans la revue du MIT, évoque une « technologie pouvant prendre le pouls des émotions humaines ».

    2 algorithmes d’analyse « entraînés »

    Les chercheurs ont enregistré 31 conversations différentes de plusieurs minutes puis entraîné deux algorithmes à classer les données collectées : le premier établissait la nature de la conversation : heureuse ou triste, le second analysait et déterminait le « statut » de chaque intervalle de 5 secondes en 3 catégories d’humeur : positive, négative ou neutre.

    Chercheur et IA : des observations similaires, une supériorité d’analyse de l’IA

    Les résultats obtenus par les algorithmes étaient semblables à ceux obtenus par les humains : par exemple une longue pause et un ton monotone étaient associés à une histoire triste alors qu’un discours énergique et varié était associé à une histoire plutôt heureuse. Les résultats étaient également identiques pour le langage corporel.

    Perspective

    Les chercheurs du MIT prévoient d’améliorer leur prototype en augmentant le nombre d’interlocuteurs d’une conversation: la collecte de données serait ainsi réalisée à plus grande échelle, notamment avec les dispositifs commercialisés de type montre connectée, et leur croisement permettrait d’approfondir la recherche.

    Ils précisent souhaiter développer leur solution en respectant l’intimité de l’usager : l’algorithme recueille « localement » les données sur le dispositif de l’usager, ce dernier ayant été informé du protocole et ayant fourni son consentement.

  • Prix Blaise Pascal : 7 initiatives conciliant innovation technologique et santé publique récompensées

    Le groupe d’Etudes parlementaires Numérique et Santé de l’Assemblée Nationale, à l’initiative de son président Gérard Bapt, a remis les Prix Blaise Pascal 2017 dans le cadre des Journées de l’Innovation en Santé le 28 janvier 2017. Sept initiatives associant innovation technologique et amélioration de la santé publique ont été récompensées.

    Catégorie conduite du changement numérique

    Le prix a été remis à Advens, UniHA et la CAIH, « pour la mise à disposition d’un outil de logimétrie et de mesure des usages réels dans le cadre des GHT ».

    En 2016, Advens a lancé, à destination des 637 établissements adhérents à la CAIH, un service permettant d’analyser en temps réel les interactions des utilisateurs avec le système d’information. Ce service assure également des contrôles de conformité et de sécurité, permettant à la fois des gains en matière de sécurité mais aussi en termes de rationalisation des licences informatiques.

    Catégorie modèles innovants d’organisation de santé

    Le prix a été remis à l’Association de la Médecine générale du Roannais, « pour la réalisation d’un écosystème professionnel incluant les associations de patients et les acteurs de santé locaux ».

    Réunissant les généralistes du Roannais quel que soit leur statut d’exercice, cette association a noué des liens avec l’ensemble des acteurs de santé du territoire (Centre Hospitalier de Roanne, syndicats d’internes, facultés de médecine, etc.) pour faciliter l’accueil des étudiants en médecine, des remplaçants, des nouveaux installés, promouvoir le territoire, soutenir les médecins généralistes installés, et créer un lien avec les citoyens.

    Catégorie protection des données personnelles de santé

    Le prix a été remis à la Fédération française des Diabétiques et à IDS « pour la mise aux normes les plus élevées de la traçabilité d’accès aux données des patients diabétiques ».

    Le Diabète Lab a permis de créer une base de données participative répondant à tous les critères de sécurité, et regroupe début 2017 2300 « Diabèt’Acteurs » qui coconstruisent et coévaluent des produits et services.

    Catégorie intelligence des données médico-économiques

    Le prix a été remis à PSIH – Centre hospitalier de Calais, « Pour la mise à disposition d’outils communautaires de mesures médico-économiques ».

    Catégorie coopération numérique

    Le prix a été remis au conseil départemental de la Haute-Savoie et à Evolution Consulting « pour la réalisation d’une plateforme coopérative (SAMU, Pompiers, Acteurs de Santé, SAMU Social) d’appels avec géolocalisation de dernière génération ».

    En 2015, le département de la Haute-Savoie a lancé un appel à candidature pour acquérir des outils de géolocalisation adaptés aux personnes âgées et/ou handicapées. Le principe est de proposer un système GPS intégré dans un bracelet-montre permettant au porteur de se déplacer dans une zone de vie définie comme sécurisée, avec la famille et les intervenants. Ce système s’adresse aux personnes souffrant de troubles entrainant une désorientation.

    La solution développée par Evolution Consulting a pu être adaptée et totalement intégrée au système informatique de réception des alarmes de téléassistance du Département.

    Catégorie services numériques aux personnes en situation de handicap

    Le prix a été décerné à la fondation OVE – Surdi Info, « pour la mise en place d’un site d’information et de services adaptés pour les malentendants ».

    Surdi Info est un site internet créé à l’automne 2013 qui a pour objectif principal de permettre à chaque personne confrontée à la surdité (qu’elle soit sourde de naissance ou devenue sourde) et/ou à sa famille d’accéder à une information homogène où qu’elle se trouve sur le territoire.

    Catégorie services mobiles sécurisés en réseau

    Le prix a été décerné à Aruba et au CHU de Toulouse, « pour la mise en place d’un réseau hautement sécurisé en mobilité (WIFI) dans tout le CHU de Toulouse, évolutif et adapté à des futurs services ».

    Commencée en 2009, la collaboration entre Aruba et le CHU de Toulouse a permis d’installer 2000 bornes wifi sur les 4 sites du CHU de Toulouse, afin d’informatiser la gestion des soins médicaux et de centraliser son administration.

  • UHC

    University Health Centrenull

  • PHSRC

    The Philippine Health Sector Reform Contract null

  • Instruction sur l’organisation à déployer pour la mise en oeuvre de la stratégie d’e-santé en région

    La DSSIS a diffusé aux directeurs d’ARS une instruction relative à l’organisation à déployer pour la mise en oeuvre de la stratégie d’e-santé en région le 10 janvier 2017.

    Instruction N° SG/DSSIS/2017/8 du 10 janvier 2017 relative à l’organisation à déployer pour la mise en oeuvre de la stratégie d’e-santé en région

  • Chèques Santé : Care Labs lève 5,2 millions d’euros

    Care Labs, société française ayant inventé le concept de chèques santé, annonce le 3 février 2017 avoir levé 5,2 millions d’euros.

    La levée de fonds a été effectuée auprès d’Ixo Private Equity et Soridec. Ixo Private Equity est une société de gestion indépendante avec plus de 600 M€ sous gestion. SORIDEC est une société de Capital Investissement, dotée de 60 M€.

    Le montant de 5,2 millions d’euros perçu par Care Labs servira à deux principaux volets de son développement :

    • Développer 3 nouveautés :
      • CAREPAY et CAREPAY TP, solution de paiement et de tiers payant dématérialisé adressée aux organismes d’assurance maladie Complémentaire, aux professionnels de santé et aux éditeurs de logiciels métier ;
      • 1001 docteurs, pour faciliter les prises de RDV en ligne pour les professionnels de santé et les patients ;
      • CAREBOOK, carnet de santé intelligent permettant le stockage sécurisé et le partage de données de santé.
    • Se développer à l’international : CARE LABS souhaite renforcer son leadership sur le marché des titres spéciaux de paiement dédiés à la santé en France et dans les pays anglo-saxons.
  • Une instruction renforce les prérogatives des ARS sur les GCS et définit leur cadre d’action

    La délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (DSSIS) a diffusé le 10 janvier 2017 une instruction aux directeurs des agences régionales de santé sur l’organisation à déployer pour la mise en œuvre de la stratégie de e-santé en région.

    Cette instruction renforce la place des ARS dans la gouvernance des stratégies régionales de e-santé, notamment à travers la création de groupements d’appui au développement de la e-santé pour la conduite opérationnelle des projets régionaux de e-santé qui agiront sous leur supervision.

    Les ARS pilotes des stratégies régionales de e-santé

    L’instruction rappelle la responsabilité des ARS dans la définition des stratégies régionales de e-santé, qui doivent intégrer les éléments suivants :

    • les exigences du cadre commun des projets de e-santé : référentiels à respecter, socle commun minimum de services numériques, principes de conduite de projets ;
    • les programmes et projets nationaux à décliner au niveau régional (Hôpital numérique, etc.);
    • les besoins issus du projet régional de santé ;
    • des projets locaux innovants et généralisables ;
    • des initiatives portées par d’autres acteurs (URPS, Assurance maladie, collectivités territoriales, etc.).

    La définition de la stratégie régionale et sa mise en œuvre doivent associer l’ensemble des acteurs régionaux via une large concertation.

    Des groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé (GRADeS) pour la maîtrise d’œuvre

    L’instruction précise que les ARS s’appuient sur un GRADeS, auxquels elles délèguent tout ou partie de la maîtrise d’ouvrage régionale en matière de e-santé.

    Forme juridique : le GIP plutôt que le GCS

    L’instruction préconise que ces GRADeS soient constitués sous forme de GIP afin que les ARS puissent en être membres. Elles peuvent toutefois maintenir la forme juridique du GCS si elles le souhaitent.

    Gouvernance : une supervision des ARS

    Les GRADeS, « opérateur préférentiel » des ARS, agissent sous leur supervision via :

    • une contractualisation pluriannuelle
    • des leviers permettant aux ARS de suivre et d’évaluer leur action ;
    • des reporting réguliers et structurés, etc.

    Les GRADeS bénéficient en contrepartie d’une autonomie de gestion et d’action.

    Ils animent et fédèrent les acteurs de la région autour de la stratégie régionale de e-santé.

    Financement : majoritairement les ARS

    L’instruction indique que les ressources des GRADeS sont assurées par des financements des ARS, qui peuvent être complétés par d’autres contributions.

    Le financement doit combiner, autant que possible, une logique de financement de projets et une contribution financière au fonctionnement des services par les acteurs qui les utilisent.

    Conditions d’intervention : respect du droit de la concurrence, pas de maîtrise d’œuvre informatique

    L’instruction précise que les GRADeS doivent inscrire leur action dans le respect du droit de la concurrence : ils doivent recourir autant que possible aux offres des acteurs industriels et commerciaux dans les secteurs couverts par le marché.

    Ils n’ont par ailleurs pas vocation à assurer directement des fonctions de maîtrise d’œuvre informatique : réalisation, exploitation, maintien en conditions opérationnelles, hébergement. L’application de ce principe doit toutefois tenir compte « de l’histoire, de l’existant, de la maturité de l’offre industrielle accessible ».

    Calendrier

    Les ARS doivent définir la gouvernance régionale de la e-santé pour le 30 juin 2017. Les GRADeS doivent être mis en place avant le 31 décembre 2017.