Aujourd’hui, la thématique de la prévention en santé prend de plus en plus d’ampleur. Les données sont parlantes : 25 millions de Français, soit environ 37% de la population, vivent avec une maladie chronique, et ils pourraient représenter près de la moitié des Français d’ici 2035 (43%). Or, une partie importante de ces pathologies pourrait être évitée ou leur évolution freinée grâce à des actions de prévention adaptées. Des solutions se développent, mais elles sont parfois chères et s’adressent principalement à des cadres dirigeants, qui ne sont pas forcément la population qui en a le plus besoin. C’est dans ce contexte que que Carians a lancé le 16 octobre 2025 son bilan santé digital préventif personnalisé “Prévention par deuxiemeavis” Health&Tech Intelligence s’est entretenu avec Pauline d’Orgeval , présidente et cofondatrice de deuxiemeavis.fr pour en savoir plus.
Trois piliers pour une prévention personnalisée et accessible
L’offre Prévention par deuxiemeavis.fr repose sur trois volets : un bilan de santé digital individuel, un site dédié et un accompagnement dans le temps. Le bilan digital propose une auto-évaluation des risques grâce à des algorithmes s’appuyant sur l’intelligence artificielle. Réalisable en dix minutes en moyenne, ce questionnaire aborde aussi bien les données démographiques que les antécédents familiaux et le suivi médical. La restitution, générée par l’IA et téléchargeable en PDF, individualise les recommandations pour chaque famille de pathologies, incitant ainsi le patient à agir en lien avec les dispositifs de prévention existants et les professionnels de santé. Selon les responsables de la plateforme, « le but : informer, sensibiliser et inciter à passer à l’action de manière rapide et intuitive ».
Le numérique, levier d’équité et de réactivité en santé publique
En intégrant ce bilan dans un site de prévention personnalisé, régulièrement enrichi de contenus validés par des médecins experts, la solution ambitionne de favoriser le passage de la prise de conscience à l’action concrète. Des webinaires réguliers et la possibilité d’un accompagnement téléphonique par une infirmière viennent renforcer l’engagement sur le long terme. Pour aller plus loin, l’offre prévoit aussi des check-ups sur site et des dépistages thématiques adaptés.
500 médecins experts mobilisés pour la prévention digitale
La solution “Prévention par deuxiemeavis” s’appuie sur un réseau de plus de 500 médecins experts, garantissant la validité scientifique des contenus et des conseils délivrés aux patients. Cette approche pluriprofessionnelle permet d’adresser l’ensemble des aires thérapeutiques de façon personnalisée. Comme le souligne Pauline d’Orgeval : « Deuxiemeavis.fr a référencé plus de 500 médecins tous référents dans leur domaine. “Prévention par deuxiemeavis” a donc bénéficié de toutes les cautions médicales nécessaires. » Ce point est essentiel pour légitimer une plateforme de prévention numérique destinée à accompagner la diversité des publics et des pathologies, et constitue un facteur de confiance tant pour les utilisateurs que pour les partenaires assureurs.
100 partenariats institutionnels pour éviter une médecine à deux vitesses
Pour rappel le modèle économique de
deuxiemeavis.fr repose sur une centaine de partenariats noués avec le monde assurantiel santé tels que
Malakoff Humanis,
MGEN, Harmonie Mutuelle, Gan, Générali ou encore Ociane Matmut. Ces collaborations structurent la prise en charge des services de prévention pour les assurés, favorisant une accessibilité universelle. Ainsi, « ce sont près de 100 partenariats pour
deuxiemeavis.fr », précise la responsable. L’ancrage institutionnel est primordial pour la pérennité des innovations en santé numérique et leur déploiement à grande échelle, tout en limitant l’apparition d’une médecine à plusieurs vitesses.
La société envisage de s’appuyer sur le même modèle pour ce nouveau service Prévention par deuxiemeavis.fr.
Prévention personnalisée : moins de 10 minutes pour un bilan complet
L’outil de bilan de santé digital vise la rapidité : il nécessite en moyenne moins de 10 minutes pour être complété, ce qui facilite son adoption y compris par les publics éloignés du système de soins. « C’est en moyenne moins de 10 min, mais très complet, et qui est cautionné du coup par des médecins de toutes les spécialités », explique l’interviewée. Cette efficacité opérationnelle, couplée à la restitution de conseils personnalisés, positionne la solution comme un levier d’engagement dans la prévention, tout en respectant les contraintes de temps des usagers actuels. En effet un temps trop long pourrait décourager certains publics.
L’hypertension, un enjeu public majeur : des millions de Français concernés
La plateforme souhaite inciter au dépistage, particulièrement pour des maladies silencieuses mais à fort impact sanitaire et économique comme l’hypertension. « L’hypertension touche des millions de Français qui l’ignorent encore ». Les outils numériques jouent ici un rôle important de rappel, de pédagogie et de démystification des troubles chroniques stigmatisés, à l’image de l’accompagnement réalisé pour éviter les effets négatifs de l’étiquette médicale.
Une solution pensée pour l’inclusion et contre la stigmatisation
« Nous avons travaillé aussi avec un psychologue en santé pour ne pas être stigmatisant ni culpabilisant et pour que ce soit incitatif », détaille l’interviewée. L’accessibilité est renforcée par l’absence d’obligation de création de compte utilisateur, permettant à chacun de compléter le questionnaire aisément, ce qui favorise l’inclusion des populations traditionnellement éloignées du système digital.
Un service majoritairement B2B2C : l’accès via mutuelles et grandes entreprises
Le déploiement des bilans de prévention digitale suit un modèle B2B2C, où ce sont principalement les mutuelles qui proposent le service à leurs adhérents particuliers ou entreprises. Ce mode de diffusion permet une large couverture sans dépendre du marché direct auprès des particuliers, tout en adaptant les modules d’accompagnement, par exemple via des bilans santé complets en entreprise.
Digital mais non exclusif : complémentarité de l’offre santé
Si le bilan numérique est un outil puissant, il ne vise pas à se substituer à l’avis du médecin généraliste mais à lui apporter une valeur ajoutée synthétique et un gain de temps. « Finalement, c’est une restitution de synthèse sur son patient qui va lui faire gagner du temps », développe la fondatrice de deuxiemeavis.fr. Cette complémentarité optimise l’orientation du patient dans son parcours, et peut accélérer si nécessaire la prise de rendez-vous avec un spécialiste. La solution favorise ainsi l’intégration du digital au service du soin, et non en substitution.
Un déploiement algorithmique renforcé par l’IA à terme
La dimension technologique du service repose aujourd’hui sur des algorithmes issus des questionnaires, et devrait progressivement s’enrichir de briques d’intelligence artificielle. « Pour l’instant, c’est plus algorithmique que de l’IA à proprement parler […]. On va enrichir progressivement avec de l’IA ». Ce positionnement permet d’anticiper les évolutions du secteur et d’outiller la plateforme à hauteur des innovations attendues par les utilisateurs exigeants.
Objectif prévention universelle : aller vers les publics les plus éloignés
L’un des enjeux majeurs reste l’accès à la prévention pour les populations socialement ou structurellement éloignées du système de santé. « Ce qu’on veut vraiment faire, c’est de la prévention pour tous, aller vers, avoir une politique inclusive et avoir un impact », affirme Pauline d’Orgeval. « Ceux qui ont le plus besoin de prévention ne sont pas forcément ceux qui la réclament le plus », conclut-elle, rappelant ainsi la vocation sociale de deuxiemeavis.fr