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  • Télémédecine : le SML demande l’entrée de la télémédecine dans le champ conventionnel

    Le Syndicat des Médecins Libéraux demande notamment l’arrêt des expérimentations de l’article 51, à l’issue de la réunion conventionnelle du mercredi 8 février 2017.

    Pour le syndicat, la proposition de l’Assurance maladie sur la télémédecine se résume à :

    • la transmission du dossier du médecin traitant à un nouveau médecin traitant selon le souhait du patient, lors de son entrée en EHPAD avec 15€ de rémunération de part et d’autre,
    • la possibilité d’une téléconsultation du médecin traitant à l’initiative d’un professionnel de santé pour les patients en EHPAD, nécessitant un échange visuel, en dehors de l’urgence.

    Les médecins libéraux expliquent que tous les autres actes de télémédecine sont renvoyés aux expérimentations en cours dans le cadre de l’article 51 de la Loi HPST, une « usine à gaz » résultant selon eux d’une « vision totalement ARS dépendante, un cahier des charges hospitalo-centré » dont ils se sentent « exclus ».

    Ils estiment qu’ainsi la médecine libérale prend « un retard considérable qu’il lui sera probablement difficile de combler ».

    C’est pourquoi le SML demande :

    • l’arrêt des expérimentations dont la généralisation est uniquement géographique,
    • la simplification des process sans compromettre la sécurité d’échange des données,
    • l’entrée des actes de télémédecine dans le champ conventionnel.

  • « Hôtels hospitaliers » : appel à projets du ministère de la Santé auprès des établissements de santé

    Marisol Touraine, ministre de la Santé, a lancé le 10 février 2017 un appel à projets auprès des établissements de santé qui souhaitent proposer à leurs patients une prestation d’hébergement non médicalisé, en amont ou en aval de leur prise en charge.

    L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 12 mars 2017.

    La possibilité de proposer une prestation non médicalisée d’hébergement de patients a été ouverte aux établissements de santé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. L’objectif est notamment de permettre aux patients d’éviter des transports fatigants en cas de séances de soins régulières ne nécessitant pas d’hospitalisation.

    L’appel à projets s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation de trois ans, qui sera financée par le biais du fond d’intervention régional (FIR).

    Les établissements peuvent proposer l’hébergement non médicalisé dans leurs locaux, de façon distincte des locaux d’hospitalisation, ou le faire réaliser par un tiers.

  • Maisons de retraite : chiffre d’affaires en hausse de 18,8 % pour Orpea en 2016

    2,842 milliards d’euros, tel est le chiffre d’affaires réalisé par Orpea en 2016, ce qui représente une hausse de 18,8 % par rapport à 2015, selon le bilan financier publié le 7 février 2017.

    Orpea annonce également le rachat de Spitex Ville et Campagne, réseau privé suisse de soins et services à domicile pour personnes âgées qui a réalisé un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2016.

    Le bilan 2016 d’Orpea en chiffres

    • En 2016, Orpea a excédé son chiffre d’affaires prévisionnel de 122 millions d’euros.
    • 40 % de son chiffre d’affaires a été réalisé à l’international 
    • la croissance organique du groupe a été de 6 %
    • Orpea a ouvert 2700 nouveaux lits, dont 70 % à l’international

    Perspectives 2017

    • Objectif de chiffre d’affaires : 3,125 milliards d’euros, soit +10% par rapport à 2016
    • Ouverture de 2000 lits dans 7 pays européens
    • Création de 1500 emplois directs, dont 700 en France
  • Big Data : les dix recommandations de la Commission européenne

    La Commission européenne a publié, en décembre 2016, une étude sur le Big Data en santé, dans laquelle elle émet 10 recommandations pour favoriser son déploiement. Elle présente également 10 initiatives exemplaires d’utilisation en Europe.

    Les dix recommandations de la commission européenne

    • Recommandation 1Sensibiliser le grand public : Développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du Big Data et en promouvoir une image positive.
    • Recommandation 2Renforcer les compétences : Former aux métiers des sciences de la donnée pour répondre aux besoins en compétence des marchés émergents.
    • Recommandation 3 – Développer les sources de données de santé : Développer et diversifier les sources existantes de Big Data de la Santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer leur protection.
    • Recommandation 4 – Favoriser l’open data : Promouvoir l’accès et le partage des données sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité.
    • Recommandation 5 – Mieux se servir des données analysées : Appliquer de manière ciblée les résultats de l’analyse des données en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes, y compris des patients.
    • Recommandation 6 – Améliorer les méthodes d’analyse : Identifier les potentiels de l’analyse des données, améliorer les méthodes d’analyse et promouvoir l’utilisation de méthodes novatrices.
    • Recommandation 7 – Elaborer un cadre de gouvernance des données: Mettre en oeuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des Big Data pour la recherche médicale.
    • Recommandation 8 – Standardiser les normes : Développer des normes techniques pour les Big Data de la Santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité.
    • Recommandation 9 – Prévoir un financement dédié sous l’égide de la commission européenne : Assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission Européenne afin de garantir rentabilité et durabilité.
    • Recommandation 10 – Harmoniser le cadre juridique: Clarifier et aligner les réglementations existantes sur la protection des données de santé.
  • Un spectroscope connecté pour l’identification des médicaments par les patients et pharmaciens

    La start-up américaine Stratio a mis au point un spectromètre connecté, baptisé « LinkSquare » qui vise à permettre aux patients et pharmaciens de connaître la composition exacte de leurs médicaments dans l’optique d’éviter une confusion et/ou une contrefaçon.

    Aux États-Unis, la commercialisation grand public est prévue pour mars 2017 pour 750$ (environ 707€ environ).

    Éviter les erreurs de médicaments par les patients

    Avec cet appareil spectroscopique, l’utilisateur peut recueillir les données spectrales brutes d’un médicament. Ces dernières sont caractéristiques et spécifiques. On parle d’ « empreinte spectrale » propre à chaque médicament.
    Ensuite ces informations spectrales sont exportées puis analysées par un logiciel.
    Il en résulte un graphique visualisable sur smartphone ou plateforme web révélant la nature du médicament et sa composition exacte.

    En pratique, l’utilisateur éclaire le médicament avec une lumière visible et infrarouge et observe la réaction de ce dernier à plusieurs longueurs d’onde (composantes de la lumière), dans l’objectif de révéler ses caractéristiques intrinsèques.

    Identification de l’échantillon médicamenteux analysé

    L’identification du médicament est réalisée grâce à un algorithme configuré à l’aide de la technique du machine learning. Les données recueillies par le spectromètre sont comparées à l’empreinte spectrale de chaque médicament par recherche de correspondance avec les autres empreintes spectrales de médicaments déjà enregistrées dans la base de données.

    Détecter les contrefaçons et optimiser l’efficacité des officines

    LinkSquare pourrait s’avérer utile dans deux domaines distincts aux États-Unis :

    Optimiser l’identification médicamenteuse et l’efficacité globale d’une officine

    Le spectroscope pourrait être utilisé dans les pharmacies de ville qui souhaitent parfaire leur efficacité opérationnelle et leur protection contre le mélange des médicaments par les patients.

    En effet aux États-Unis le système officinal est différent du système français: ce sont les « techniciens de pharmacie » (l’équivalent des préparateurs en officine) qui préparent les prescriptions, mais l’identification des pilules par exemple est réalisée par un technicien agréé avant de délivrer les médicaments aux patients.

    Le spectroscope LinkSquare vise à permettre à ces techniciens de confirmer eux-mêmes l’identification du médicament.

    Lutter contre la contrefaçon

    Organismes, agences et commerçants de détail font face à un considérable problème de contrefaçon concernant les médicaments en provenance des pays en voie de développement.
    Le spectroscope pourrait permettre d’identifier et caractériser les médicaments et de remonter à la source de la fraude.

    Pour mémoire, il existe d’autres spectroscopes sur le marché mais ces derniers utilisent uniquement la lumière visible ou infrarouge, la start-up explique fournir plus de données à traiter par algorithme en combinant les deux.

  • PMI

    Protection maternelle et infantilenull

  • NTIC

    Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communicationnull

  • RNSP

    Réseau National de Santé Publique)null

  • FNPEIS

    Fonds National de Prévention d’Education et d’Information Sanitaire null

  • M-santé : Remark, filiale du réassureur Scor, investit dans Umanlife

    Remark, filiale du réassureur Scor, annonce le 9 février 2017 avoir réalisé un investissement stratégique dans la start-up Umanlife, pour un montant non communiqué.

    Remark indique que la plateforme d’Umanlife peut permettre aux assureurs d’améliorer la connaissance de leurs clients et donc de leur proposer des services plus adaptés, tout en améliorant la gestion du risque de leur portefeuille de clients.

    Remark et Umanlife vont prochainement développer conjointement des propositions commerciales sur mesure destinées à être déployées auprès d’une sélection de clients à travers le monde.

    Créée en 2013, Umanlife propose un tableau de bord digital accessible depuis une plateforme web ou mobile et permettant aux utilisateurs de centraliser leurs données de santé. La start-up a développé une offre BtoC et une offre BtoB : elle travaille notamment avec des mutuelles, des cliniques, ou des entreprises de services.