La start-up américaine Stratio a mis au point un spectromètre connecté, baptisé « LinkSquare » qui vise à permettre aux patients et pharmaciens de connaître la composition exacte de leurs médicaments dans l’optique d’éviter une confusion et/ou une contrefaçon.
Aux États-Unis, la commercialisation grand public est prévue pour mars 2017 pour 750$ (environ 707€ environ).
Éviter les erreurs de médicaments par les patients
Avec cet appareil spectroscopique, l’utilisateur peut recueillir les données spectrales brutes d’un médicament. Ces dernières sont caractéristiques et spécifiques. On parle d’ « empreinte spectrale » propre à chaque médicament.
Ensuite ces informations spectrales sont exportées puis analysées par un logiciel.
Il en résulte un graphique visualisable sur smartphone ou plateforme web révélant la nature du médicament et sa composition exacte.
En pratique, l’utilisateur éclaire le médicament avec une lumière visible et infrarouge et observe la réaction de ce dernier à plusieurs longueurs d’onde (composantes de la lumière), dans l’objectif de révéler ses caractéristiques intrinsèques.
Identification de l’échantillon médicamenteux analysé
L’identification du médicament est réalisée grâce à un algorithme configuré à l’aide de la technique du machine learning. Les données recueillies par le spectromètre sont comparées à l’empreinte spectrale de chaque médicament par recherche de correspondance avec les autres empreintes spectrales de médicaments déjà enregistrées dans la base de données.
Détecter les contrefaçons et optimiser l’efficacité des officines
LinkSquare pourrait s’avérer utile dans deux domaines distincts aux États-Unis :
Optimiser l’identification médicamenteuse et l’efficacité globale d’une officine
Le spectroscope pourrait être utilisé dans les pharmacies de ville qui souhaitent parfaire leur efficacité opérationnelle et leur protection contre le mélange des médicaments par les patients.
En effet aux États-Unis le système officinal est différent du système français: ce sont les « techniciens de pharmacie » (l’équivalent des préparateurs en officine) qui préparent les prescriptions, mais l’identification des pilules par exemple est réalisée par un technicien agréé avant de délivrer les médicaments aux patients.
Le spectroscope LinkSquare vise à permettre à ces techniciens de confirmer eux-mêmes l’identification du médicament.
Lutter contre la contrefaçon
Organismes, agences et commerçants de détail font face à un considérable problème de contrefaçon concernant les médicaments en provenance des pays en voie de développement.
Le spectroscope pourrait permettre d’identifier et caractériser les médicaments et de remonter à la source de la fraude.
Pour mémoire, il existe d’autres spectroscopes sur le marché mais ces derniers utilisent uniquement la lumière visible ou infrarouge, la start-up explique fournir plus de données à traiter par algorithme en combinant les deux.