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Articles
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MAIA, PAERPA et PTA : le cloisonnement des actions source de segmentation et de concurrence (CNSA)
Le cloisonnement dans le pilotage national des projets MAIA (CNSA), PAERPA (DSS) et PTA (DGOS) est source de segmentation et de concurrence entre acteurs : tel est le constat dressé par la CNSA dans son rapport d’évaluation des dispositifs MAIA mis en ligne le 9 février 2017.
Cette segmentation se reproduit également au niveau des ARS, MAIA étant généralement pilotée par les directions de l’offre médico-sociale, tandis que PAERPA et PTA le sont par d’autres directions, ce qui peut « entraîner des logiques de concurrence en interne au sein des ARS ».
Dans ce contexte, « une mise en cohérence en amont de la formulation de la politique de santé est attendue » par les acteurs de territoires : pilotes MAIA, ARS et conseils départementaux.
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Imagerie : l’IA va seconder et non remplacer les radiologues (American Journal of Radiology)
Le machine learning va seconder les radiologues et non les remplacer, telle est la conclusion d’un article à paraître dans l’édition d’avril 2017 de l’American Journal of Radiology. En effet, la création des programmes, l’apprentissage par les machines et leur surveillance sont d’une telle complexité que leur réussite nécessitera une forte implication des radiologues.
Une utilisation actuelle source de dilemmes et d’incertitudes juridiques pour l’avenir
Le machine learning en imagerie aujourd’hui
Le monde de la radiologie utilise de plus en plus de technologies intégrant des formes d’intelligence artificielle telles que le machine learning (ML). Ce sous-ensemble de l’IA permet d’aborder des problèmes complexes à résoudre pour les humains en transférant une partie de la charge dans un algorithme.
Les programmes de machine learning apprennent par l’entraînement: ils reçoivent des exemples dont les résultats sont connus et notent la différence entre leurs prévisions et les résultats corrects. La qualité des prédictions s’améliore avec l’expérience.
Deux types d’algorithmes sont utilisés en radiologie:
- Les Support Vector Machines (SVM), qui, une fois « entraînés », ont une marge de progression plus rapide, mais sont moins précis au départ (pour 100 données, elles ont 25% de bonnes réponses) ;
- Les Convolutional Neural Networks (CNN), qui ont une marge de progression moins rapide mais démarrent avec 73% de bonnes réponses pour 100 données.
Les programmes de machine learning peuvent être supervisés ou non. Ils le sont généralement en imagerie. Dans un programme supervisé, les données sont identifiées avant que le modèle soit entraîné. En effet, le succès des résultats repose sur des prédictions clairement prédéfinies. Dans le cas des programmes non supervisés, les données non identifiées sont exposées à l’algorithme dans le but de les organiser.
La connaissance des statistiques joue un rôle majeur dans le machine learning car elles créent des ensembles d’hypothèses sur des paramètres, des non-paramètres et des semi-paramètres. Ils proviennent d’une donnée observée et sont appliqués à une nouvelle donnée, sur laquelle la prédiction sera faite. Une bonne connaissance des statistiques est donc nécessaire pour éviter des biais tels que des biais de randomisation.
Les limites éthiques et juridiques de ces avancées
Les auteurs de l’article identifient certains problèmes persistants dans le machine learning en imagerie :
- Premièrement, il n’est pas toujours aisé de comprendre comment le machine learning qualifie et organise ses données.
- Pour le moment, les algorithmes sont utilisés dans des situations très contrôlées mais on ne sait pas comment les choses se passeront lorsqu’ils seront distribués largement. Les codes de programmation devront-ils rester les mêmes ou pourront-ils être modifiables?
- Quelles autorités pourront donner des certitudes de viabilité et d’efficacité? Qui délivre l’autorisation de mise sur le marché?
- En ce qui concerne les logiciels utilisés pour des actions successives, par exemple la prise en charge d’un patient, des problèmes éthiques peuvent survenir. Par exemple, le paramètre du prix d’une thérapie peut rentrer en compte dans les recommandations de l’algorithme en fonction des ressources du patient.
- Enfin, le problème de la responsabilité en cas d’erreur reste peu clair: qui prend en charge les erreurs? L’algorithme, les programmateurs, le médecin, l’entreprise?
Des enjeux majeurs en imagerie
Les atouts du machine learning en imagerie
Le machine learning peut permettre d’analyser des données qui nécessitent un travail fastidieux et des connaissances d’experts. Plus il absorbe de données, plus le succès du machine learning est garanti.
Il peut donc surpasser les logiciels d’aide au diagnostic, qui analysent la présence ou l’absence d’éléments associés à une maladie dans une image. Avec le machine learning, les champs d’application sont plus spécifiques et peuvent détecter des caractéristiques très peu connues.
Enfin, le machine learning peut permettre d’augmenter le champ des connaissances dans un domaine précis.
Renforcer les compétences des radiologues en informatique et en statistique
Selon les auteurs de l’article dans l’American Journal of Radiology, le machine learning va permettre d’améliorer fortement les connaissances en imagerie, et va constituer la deuxième révolution du domaine après l’imagerie sectionnelle.
Cependant, son champ d’application reste étroit, et sa complexité fait que « les radiologues ne sont pas près d’être remplacés » par le Machine Learning. Les auteurs appellent donc les radiologues à renforcer leurs connaissances en matière de statistiques et d’informatique afin de superviser les résultats obtenus grâce au machine learning.
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Medtronic obtient l’autorisation de la FDA pour son vêtement de cartographie cardiaque
La société Medtronic a annoncé le 1er février 2017 avoir reçu l’autorisation de la FDA pour la mise sur le marché de son système non invasif de cartographie cardiaque en 3D « CardioInsight ».
Habituellement la cartographie cardiaque est effectuée dans un cadre clinique et nécessite une intervention sous anesthésie. Cela consiste à insérer un cathéter dans le cœur via une artère ou une veine et permet notamment aux médecins de repérer l’origine d’une irrégularité du rythme cardiaque : l’arythmie.
Le dispositif mis au point par Medtronic vise à permettre de cartographier un panel d’arythmies.
Constitué d’un gilet équipé de 252 électrodes faisant office de capteurs, ce système combine les signaux ECG (électriques) et les signaux de tomodensitométrie (anatomie du torse), ce qui permet d’obtenir une carte « électro-anatomique » en 3D du cœur.Medtronic explique qu’ainsi les 2 oreillettes et les 2 ventricules sont analysés de façon continue et simultanée et qu’un seul battement suffit pour réaliser la cartographie cardiaque.
La société précise que le système mis au point précédemment avait été utilisé par plus de 1 600 patients et avait fait l’objet de plus de 120 publications.
Medtronic espère améliorer le confort du patient et faciliter le processus et la planification de la procédure clinique.
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Télésurveillance à domicile : le marché mondial a augmenté de 44 % en 2016 (étude Berg Insight)
7,1 millions de patients dans le monde étaient inclus dans un programme de télésurveillance à domicile en 2016, soit une augmentation de 44 % par rapport à 2015, selon l’étude mHealth and Home Monitoring publiée par Berg Insight le 8 février 2017.
Le nombre de patients inclus dans un programme de télésurveillance devrait continuer à croître fortement, de près de 50 % par an, pour atteindre 50,2 millions en 2021.
Une hausse annuelle de 40 % jusqu’en 2021
Le chiffre d’affaires global généré par ce marché, de 7,5 milliards d’euros en 2016, va également fortement augmenter, et devrait atteindre 32,4 milliards d’euros en 2021, soit une hausse annuelle de près de 40 %.
Ces chiffres incluent les dispositifs médicaux connectés, les solutions de connectivité, les plateformes et les programmes de soins. Si les dispositifs médicaux connectés ont généré 67,5% du chiffre d’affaires en 2016, leur part relative dans le chiffre d’affaires va baisser à 50 %, en raison de la forte croissance de la part des plateformes et des solutions de connectivité dans la chaîne de valeur.
Une recomposition des segments de marché
Le contrôle du rythme cardiaque était traditionnellement le premier segment de marché de la télésurveillance, mais c’est l’apnée du sommeil qui a connu la plus forte augmentation en 2016, avec 70 % de patients supplémentaires suivis à distance par rapport à 2015, ce qui s’explique notamment par la stratégie de ResMed (fabricant de dispositifs médicaux pour le traitement des troubles respiratoires) en matière de santé connectée.
Berg estime que les trois segments qui connaîtront la plus forte hausse dans les cinq prochaines années sont la surveillance du glucose, la surveillance des fonctions respiratoires, et les systèmes d’administration des médicaments (inhalateurs, etc.) connectés.
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Lancement de l’appel à candidatures du programme d’accélération B to C de Scientipôle
Scientipôle, accélérateur dédié aux start-up innovantes de la région Île-de-France, lance un programme d’accélération dédié au secteur B to C.
Un appel à candidature a été lancé dans ce cadre pour recruter d’ici le 23 février 2017 une promotion de 15 start-up qui développent des produits et/ou des services révolutionnant le quotidien de demain.
Le domaine de la santé (e-santé ou numérique) est concerné du moment que le service ou la solution que les start-up proposent s’adresse au grand public (application mobile par exemple).
Une fois sélectionnées, les start-up bénéficieront, sans prise de participation au capital, d’un accompagnement sur mesure de 3 ans pour structurer leur projet, développer leur offre, lever des fonds, trouver des clients, et d’un financement pouvant aller jusqu’à 120 000 €.
Calendrier
- 1-23 février 2017 : appel à candidatures
- 1-11 mars 2017 : pré-sélection sur dossiers
- 23-24 mars 2017 : pitch de sélection
- 5 avril 2017 : soirée de lancement (15 start-up/promotion)
Conditions d’éligibilité
- Avoir développé une innovation basée sur un socle technologique
- Disposer d’une preuve de concept (POC)
- Être immatriculée depuis moins de 3 ans
- Avoir son siège social et ses effectifs basés en Île-de-France
Les start-up déjà lauréates d’un prêt d’honneur Scientipôle ne sont de facto pas éligibles à candidatures, de même pour les start-up déjà bénéficiaires d’un prêt d’honneur réseau entreprendre.
L’inscription peut s’effectuer via le lien ci-contre : inscription -
Premier sommet de la santé France – Inde : 1er et 2 mars 2017 à Paris
Le premier Sommet de la santé France-Inde aura lieu les 1er et 2 mars 2017 dans les locaux de Biocitech à Romainville (93).
Organisé par Medicen, Biocitech, l’Ambassade d’Inde en France et DECCS, cet événement réunira environ 150 entreprises, 20 fonds d’investissement, une vingtaine de PDG autour de 4 tables rondes, moments de networking et 2 sessions B to B autour des thèmes suivants : appareils médicaux, e-santé et Healthtech.
Trois impératifs convergents ont été identifiés pour les deux pays :
- Permettre un meilleur accès au diagnostic et aux soins dans les zones reculées, rendant le traitement accessible à tous, y compris aux personnes démunies.
- Réduire le coût des soins – du diagnostic aux dispositifs médicaux, aux produits et protocoles chirurgicaux et aux soins à domicile – en rationalisant les organisations, la normalisation et la réingénierie systématique.
- Innover dans les nouveaux produits et les protocoles ainsi que dans les processus.
Personnalités attendues
- Nora Benhabiles, Directeur des partenariats industriels et des collaborations externes de la Division de recherche fondamentale au CEA
- Marina Cavazzana Directrice du département de biothérapie à l’hôpital Necker
- Manuel Gea, Cofondateur et directeur de Bio-Modeling Systems
- Dr. Taslimarif Saiyed, Directeur et chef de l’exploitation de la société C-CAMP
- Dr. Ajay Bakshi PDG de Manipal Health Enterprises
- Pr. K. VijayRaghavan Responsable du Département de biotechnologie, Gouvernement de l’Inde et Président du BIRAC, Conseil d’assistance à la recherche en biotechnologie
- Dr Vijay Chandrun
- Dr. Naresh Trehan, Chirurgien cardiovasculaire et cardio-thoracique
Le programme est disponible via le lien ci-contre : Programme France India Healthcare Summit 2017
L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription
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Concours « Une idée ? Professionnels de santé, à vous d’innover ! » (Eurasanté)
Eurasanté a lancé le 6 février 2017 la 5e édition du concours « Une idée ? Professionnels de santé, à vous d’innover ! ».
Ce concours distingue chaque année les idées les plus innovantes en lien avec la pratique médicale, qu’il s’agisse d’un produit ou d’un service, d’une innovation technologique ou sociétale.
Il est ouvert aux professions médicales, paramédicales, cadres et techniciens de santé professionnels, aux internes et étudiants de Faculté de médecine ou d’écoles paramédicales.
La date d’ouverture du concours est fixée au 27 mars 2017, celle de la limite de candidature au 30 juin 2017.
Créé en 2013 à l’initiative d’Eurasanté, ce concours est mené en partenariat avec la FHF et soutenu par le CHRU de Lille et J’Innove, dans l’objectif de valoriser les professionnels de santé ayant imaginé des solutions améliorant leur environnement de travail et les soins apportés aux patients.
Professionnels de santé éligibles
Le concours est ouvert à tous les professionnels de santé de la région Hauts-de-France suivants :
- exerçant une profession médicale,
- exerçant une profession paramédicale,
- travaillant dans un établissement de santé ou en libéral,
- technicien hospitalier,
- étudiant ou jeune diplômé.
Calendrier
- Date d’ouverture du concours : 27 mars 2017 sur le site www.eurasante.com.
- Date limite de candidature : 30 juin 2017
Les lauréats du concours verront leur concept transformé en innovation santé et seront accompagnés à hauteur de 10 000 € dans l’évaluation et concrétisation de leurs idées.
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Prévention du diabète et obésité : un dispositif médical comme alternative à la chirurgie (INRA)
Rétablir la sensibilité à l’insuline chez les personnes obèses sans passer par une opération chirurgicale lourde, tel est l’objectif du dispositif médical mis au point par des chercheurs de l’Inra en collaboration avec la société Axonic.
Ce dispositif, qui couple des solutions innovantes de chirurgie par cœlioscopie, de micro-électronique et d’imagerie de pointe, permet un retour à la normale du métabolisme du glucose et donc d’éviter la résistance à l’insuline conduisant au diabète de type II.
Les résultats de l’étude des chercheurs de l’Inra, « Obesity-associated alterations in glucose metabolism are reversed by chronic bilateral stimulation of the abdominal vagus nerve » ont été publiés dans la revue Diabetes 2017 .
L’implantation d’une neuroprothèse préventive, dispositif alternatif à une chirurgie bariatrique lourde
Il existe dans la communauté scientifique un consensus estimant que le rétablissement et/ou le maintien de la sensibilité à l’insuline constitue un pré-requis à la prévention du diabète.
Les chercheurs ont conçu une alternative à la chirurgie bariatrique en couplant chirurgie minimalement invasive par cœliochirurgie, outils de micro-électronique et investigations d’imagerie métabolique quantitative par tomographie d’émission positronique.
La stratégie thérapeutique élaborée par les chercheurs consiste à stimuler électriquement le nerf vague au niveau de l’abdomen : le dispositif mis au point est constitué d’électrodes qui sont placées sur le nerf et connectées à un boîtier de stimulation sous-cutané.
Chez le modèle animal, cette stimulation conduit au retour à la normale du métabolisme du glucose, et ce de manière durable, en dépit d’une perte de poids.
Perspective
Afin de pouvoir concevoir une application concrète au bénéfice des patients, les méthodes d’implantation ont été développées dans un esprit translationnel, de l’animal à l’homme.
La neuroprothèse est actuellement en phase de validation vis à vis des standards européens des dispositifs médicaux.
Cette solution fait l’objet d’un brevet international entre l’Inra et la société Axonic.
Le travail porté par l’unité AniScan de l’Inra s’appuie sur une collaboration industrielle soutenue par le programme Investissements d’Avenir INTENSE.