Articles

  • Pôles de compétitivité : Sham devient membre associé de Lyonbiopôle

    Sham, assureur mutualiste spécialisé dans la responsabilité civile des acteurs de santé, a rejoint le pôle de compétitivité Lyonbiopôle comme membre associé le 9 février 2017.

    Basé à Lyon, Sham indique souhaiter renforcer sa présence au sein de l’écosystème en sciences de la vie de la région Auvergne Rhône-Alpes par ce partenariat. L’entreprise a également pour objectif de développer les contacts et les collaborations avec les acteurs de santé de la région, dans une perspective de développement d’innovations médicales. Enfin, elle s’engage à apporter son expertise lors des événements de Lyonbiopôle.

  • Financement : Janssen France crée un fonds de 10 millions d’euros pour la recherche en santé

    10 millions d’€, c’est le montant dont est doté le fonds Horizon créé par Janssen France le 8 février 2017 pour accompagner la recherche en santé. Centré sur la recherche translationnelle et les sciences humaines et sociales, ce fonds sélectionnera chaque année des dossiers par appels à projets spécifiques. Le premier appel à projets sera diffusé en avril 2017.

    Les projets de recherche translationnelle, c’est-à-dire permettant le passage de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, financés par le fonds pourront notamment concerner :

    • l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique ;
    • la recherche préclinique;
    • des études en sciences humaines et sociales pour mieux cerner les enjeux organisationnels du parcours de santé.

    Les projets sélectionnés pourront être directement issus de la recherche académique ou d’une étude au stade préclinique. Un comité scientifique indépendant sera prochainement mis en place.

    Janssen précise que les montants distribués et la durée du soutien pourront varier d’un projet à l’autre, tout comme le montant global de dotation fixé chaque année.

  • Imagerie : un logiciel d’Arterys basé sur le deep learning autorisé par la FDA en contexte clinique

    La société Arterys a annoncé le 9 janvier 2017 avoir reçu l’autorisation de mise sur le marché de la FDA pour son logiciel d’imagerie médicale (IRM) cardiaque, Arterys Cardio DL, qui constitue un outil d’aide à l’interprétation d’imagerie dans un contexte clinique.

    Cette solution logicielle a également obtenu le marquage CE fin décembre 2016.

    Selon Arterys, il s’agit du premier logiciel exploitant le cloud computing et le deep learning à être autorisé dans un cadre clinique.

    Le logiciel d’Arterys a été développé en utilisant des données issues de plusieurs milliers de cas cliniques cardiaques. Son algorithme a ensuite été configuré en s’appuyant sur la technique du deep learning. Les données traitées sont stockées en cloud, et le logiciel est « Zero Footprint », c’est-à-dire qu’il n’a pas besoin d’être installé sur l’ordinateur de l’utilisateur.

    En pratique, Arterys Cardio DL fournit automatiquement des représentations visuelles modifiables de segmentations ventriculaires à partir d’IRM cardiaques classiques : il délimite automatiquement, avec précision et en quelques secondes, les contours des ventricules cardiaques, ce qui permet d’observer et d’évaluer l’état de la fonction ventriculaire d’un patient.

    Les résultats obtenus à l’aide du logiciel sont aussi précis que ceux établis manuellement par des praticiens expérimentés et permettent une automatisation du processus d’analyse.

    Par ailleurs, Arterys a mis au point une plateforme d’annotation clinique qui vise à recueillir les nouvelles données générées à chaque utilisation.

    Cette application logicielle illustre la perspective d’aide pouvant être apportée aux médecins grâce à la combinaison de la technique du deep learning et de la « cloud supercomputation », qui associe grande capacité et haute rapidité de traitement informatique.

  • Start-up Weekend e-santé à Amiens – 24, 25 et 26 mars 2017

    La cantine numérique d’Amiens organise un Start-up Week-end e-santé 2017 les 24, 25 et 26 mars 2017.

    Événement à but non lucratif, ce week-end réunira étudiants, développeurs, graphistes, designers, ingénieurs, communicants, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises innovantes ou experts, professionnels et acteurs du champ de la santé et du bien-être.

    L’objectif est d’encourager l’innovation, l’esprit d’entreprendre, libérer la créativité dans l’optique de contribuer au développement du tissu économique local.

    Ce week-end s’articule autour de sessions « pitch », « work » et mini-conférences.

    Le programme d’animation de la cantine numérique est cofinancé par le FEDER dans le cadre du Programme opérationnel FEDER-FSE pour la Picardie.

    Pour mémoire, la cantine numérique d’Amiens, labellisée par l’association techplaces, vise à permettre aux acteurs du « e » (santé, industrie, design etc.)  d’échanger sur les nouveaux usages y compris pour favoriser leur transition numérique. Le binaire, la technologie, le code, le design numérique, le sans contact, la création d’entreprises et d’emplois sont au menu pour les PME, start-up, porteurs de projets souhaitant faire vivre la dynamique sur la transition numérique.

    Ce start-up Week-end débutera le vendredi 24 mars 2017 à partir de 17h30.

    Vous pouvez vous inscrire ou consulter le programme via le lien ci-contre : Start-up Weekend e-santé 2017

  • Les rendez-vous du Pipame : téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ?

    Le Pipame (Pôle interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations économiques) organise un séminaire le 24 février 2017 sur le thème « téléassistance et services associés, vers une nouvelle dynamique ? ». Les résultats d’une étude sur « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés » seront notamment présentés.

    Programme

    • 9H00– Accueil café
    • 9H30– Introduction : Thierry LANGE, Direction générale des entreprises (DGE)
    • 9H40– Présentation des résultats de l’étude : « L’avenir du marché de la téléassistance et des services associés» :- Jean-Claude MIGETTE et Henri DELAHAIE, cabinet CODA Stratégies
    • 10H30– 1ère table ronde : Téléassistance et services associés : quel rôle pour les collectivités territoriales ?
      • Marie-Christine BUNLON, vice-présidente en charge des personnes âgées, conseil départemental 23 (à confirmer)
      • Frédéric DUHAMEL, directeur Général Mondial Téléassistance – GTS & TEL2S
      • Anne GIREAU, vice-présidente, ANDASS
      • Geneviève GUEYDAN, directrice CNSA (à confirmer)
      • Xavier MOUNIE, Conseil départemental 31 (à confirmer
    • 11H30– 2e table ronde : Téléassistance : comment intégrer les innovations du numérique ?
      • George GAMBUT, président de l’Association Alerte LYON
      • Martin KAISER, directeur général de Hager Services (à confirmer)
      • Hervé MEUNIER, président de l’AFRATA et directeur général de FILIEN ADMR
      • Caroline MOUMINOUX, chargée du marketing et des grands comptes chez INTERVOX
      • Alexis ROCHE, directeur général d’ASSYSTEL et administrateur de l’ASIPAG
    • 12H30– Conclusion
  • « Le CNRS a identifié Singapour comme étant un écosystème prometteur pour la e-santé » (M. Mokhtari)

    « L’objectif est de développer des projets de recherche à Singapour en lien avec ce que les équipes réalisent en France pour établir une relation gagnant-gagnant entre les deux régions dans le domaine scientifique. L’idée c’est de rapprocher les peuples, les pratiques, les méthodes pour découvrir de nouvelles choses. » (Mounir Mokhtari)

    Mounir Mokhtari, directeur de l’IPAL-CNRS (Image & Pervasive Access Lab), et Fabien Clavier, chef de projet, reviennent pour H&TI sur les principales solutions développées par le laboratoire franco-singapourien au sein duquel ils évoluent : City4Age et Pulse, deux programmes financés par l’Union Européenne en phase de déploiement axés sur la prévention à travers l’intégration de nouvelles technologies.

    L’IPAL-CNRS : un laboratoire d’excellence basé sur une collaboration entre chercheurs français et singapouriens

    Les recherches effectuées à l’IPAL se concentrent sur la compréhension des images médicales, la gestion du bien-être et l’assistance à domicile. Fabien Clavier, quel est votre rôle en tant que chef de projets ?

    Fabien Clavier (FC) : Je suis urbaniste de formation. Je travaille à l’IPAL sur le domaine des smart cities et sur la manière dont l’e-santé peut s’ouvrir sur la ville et se connecter à tous les acteurs urbains au niveau de la mobilité, de la qualité de vie, de l’environnement, etc.

    Pourquoi avoir choisi de vous implanter à Singapour et non dans une autre ville asiatique ?

    Mounir Mokhtari (MM) : Le choix de Singapour comme pays d’implantation est né d’un constat : le CNRS et les académies françaises ont identifié la cité-État comme étant un écosystème prometteur au vu de la politique qui y est menée dans le domaine scientifique.

    Nous avons été parmi les premières équipes académiques au niveau international à développer des projets à Singapour. Nous étions présents à une période où il n’y avait encore personne. C’est après, quelques années plus tard, que les Américains, les Britanniques, les Allemands et d’autres institutions internationales sont arrivées ici.

    FC : Le laboratoire va fêter ses 20 ans en 2018. C’est une présence assez importante !

    Le but de l’IPAL est de créer un lien entre la France et Singapour, de créer des projets pour Singapour mais également pour l’Europe ?

    MM : C’est ça. L’objectif est de créer un lien entre les deux pays, de développer des projets de recherche à Singapour en lien avec ce que les équipes réalisent en France pour établir une relation gagnant-gagnant entre les deux régions dans le domaine scientifique. L’idée c’est de rapprocher les peuples, les pratiques, les méthodes pour faciliter les découvertes.

    Nous sommes un peu plus d’une trentaine au sein du labo. La moitié sont des chercheurs venus de France et l’autre moitié des chercheurs de Singapour.

    City4Age : assurer l’autonomie des personnes âgées via l’utilisation d’objets connectés

    Le programme City4Age (Elderly-friendly city services for active and healthy ageing) a pour but de maintenir l’autonomie des personnes âgées à domicile et dans la ville par l’intégration de nouvelles technologies. Un projet visiblement centré davantage sur le lien social que sur l’amélioration de l’état de santé…

    FC : C’est un peu les deux. À l’IPAL, nous n’avons pas une approche « santé » à proprement parlé mais plutôt lifestyle (mode de vie). Nous n’allons pas déployer des dispositifs médicaux ou invasifs, cette partie est gérée par les professionnels de santé. Nous sommes plus du côté de la prévention, de la qualité de vie, des activités du quotidien, de la socialisation…

    MM : Notre but n’est pas de guérir une maladie – les hôpitaux savent très bien faire ça – mais de la prévenir.

    Vous avez notamment développé une application incitant les personnes âgées vivant dans des appartements HDB à sortir en leur envoyant une notification quand, par exemple, leurs amis sont en train de déjeuner au food court (aire de restauration à bas prix, un modèle très répandu en Asie). Pouvez-vous décrire plus en détails ce dispositif ?

    MM : Nous avons effectivement déployé des capteurs sur le lieu de vie. Le principe, c’est de détecter des activités de la vie quotidienne (préparer son repas, manger, boire, dormir, effectuer une activité physique ou des gestes d’hygiène…).

    Nous avons testé le dispositif dans des conditions réelles, dans des appartements, dans des maisons de soins infirmiers aussi. Il y a tout un aspect ciblé sur l’accompagnement : comment motiver les personnes à sortir, à faire de l’exercice, à se socialiser ?

    Fabien a réalisé un travail de fond avec les seniors activity centers (centres d’activités pour personnes âgées) avec l’opérateur Touch Community Services : ces centres sont devenus des partenaires principaux du programme. Ils ont une approche humaine d’aide aux personnes à travers des activités physiques, des ateliers de loisirs. L’idée était de réfléchir à une manière d’aider ces gens-là à faire encore mieux à travers l’intégration de technologies.

    FC : Nous travaillons beaucoup avec le HDB dans le cadre de City4Age. Il faut savoir que les logements HDB sont organisés en quartier, dans lequel on trouve vraiment tout : il y a les appartements et tout un tas de services accessibles au rez-de-chaussée, dont le senior activity center mais aussi le food court, le bureau de poste, le petit supermarché, etc. À Singapour, les personnes âgées ont donc tendance à vivre dans leur quartier de HDB.

    Nous travaillons à cette échelle en intégrant tous ces lieux de vie et d’intérêts dans notre étude pour essayer de comprendre ce que fait la personne, quelle est sa routine, quel est son quotidien, pour ensuite identifier un éventuel changement de comportement. Par exemple, si la personne observée se rend tous les jours au community center (centre communautaire) et qu’un jour elle n’y va pas, on se penche sur son cas car c’est peut-être le signe d’un problème ou le début d’un symptôme qui peut être sérieux.

    Votre cible est-elle la personne âgée en général ou celle atteinte de maladies ou de troubles liées au vieillissement ?

    MM : Nous observons les personnes âgées dépendantes mais aussi les personnes fragiles, qui sont autonomes et pas forcément dépendantes.

    FC : Il peut s’agir de personnes seules, isolées, mais qui ne sont pas forcément atteintes d’une maladie. Nous nous intéressons aussi aux personnes touchées par une perte de lien social et aux personnes âgées actives aux comportements sains.

    Quels sont vos objectifs avec Touch ?

    FC : Nous avons réalisé des tests sur une vingtaine de personnes dans des community centers. Il s’agissait d’un premier déploiement. Nous avons l’ambition de développer l’outil plus largement et de toucher une centaine de foyers. Je précise que nous incluons les familles dans le processus et non uniquement la personne âgée. Le programme concerne aussi ses enfants, ses aidants, les membres du senior activity center et les services sociaux qui gravitent autour de la personne. Quand nous recrutons un individu, nous en recrutons quatre au final, voire plus. C’est pour cette raison que le développement d’une solution prend du temps. À Singapour c’est plus simple parce que cet état d’esprit communautaire est très intégré.

    Nous avons donc l’ambition avec le HDB de toucher une centaine de personnes, soit sur un site, soit sur plusieurs sites – nous sommes encore en train d’en discuter. L’idée c’est de croître d’un point de vue quantitatif afin d’avoir plus de données à analyser pour les comparer plus facilement. Étudier vingt personnes nous a permis de réaliser la preuve de concept. Comme le système fonctionne bien, nous avons maintenant besoin d’aller plus loin pour le stabiliser et ensuite travailler avec des partenaires dans l’optique de le déployer à plus grande échelle.

    Vous avez effectué d’autres applications concrètes du programme City4Age, dont des tests au sein de l’hôpital singapourien Khoo Teck Puat axés sur la gestion du sommeil. Avez-vous déjà des premiers retours sur cette expérience ?

    MM : Aujourd’hui, il y a des dispositifs médicaux qui sont utilisés pour analyser le sommeil. La personne étudiée doit passer une nuit à l’hôpital : on place sur son corps un certain nombre de capteurs pour mesurer son rythme cardiaque et sa respiration, on l’équipe d’un oxymètre… Et elle doit ensuite s’endormir. C’est une fenêtre d’observation sur une nuit.

    Notre système est, lui, non invasif. On le positionne sous le matelas et on obtient presque les mêmes paramètres. Nous sommes en train de procéder à une validation clinique de cet appareil en milieu hospitalier. Notre ambition est de déployer l’outil à domicile. Au lieu d’observer une personne sur une ou deux nuits, nous analysons ses données sur plusieurs mois. Nous effectuons ainsi une analyse du sommeil beaucoup plus approfondie, même si les informations collectées ne sont pas aussi précises que celles générées par les capteurs placés sur le corps. La technique sera néanmoins plus naturelle. C’est ça l’innovation !

    Dans le cadre de la phase de validation du système, nous utilisons les deux modèles. Dès qu’un patient témoin est victime d’apnée du sommeil par exemple, un trouble assez courant, les deux dispositifs sont mis en place – celui utilisé par les professionnels de santé et le nôtre – puis nous comparons les données pour savoir si nous parvenons plus ou moins aux mêmes conclusions.

    Le projet a été lancé il y a quelques mois. Une dizaine de personnes testent le système. Nous n’avons pas encore publié les résultats mais c’est assez prometteur.

    Avez-vous d’autres projets tests en cours ?

    MM : Oui, nous avons déployé en Basse-Normandie un autre projet test dans un Éhpad et dans trois habitations individuelles – aujourd’hui, nous sommes montés à neuf.

    L’objectif, là encore, était de comprendre quels étaient les activités quotidiennes des individus afin de savoir où nous pouvions intervenir. Nous nous concentrons par exemple sur les somnambules, les individus qui ont un sommeil de mauvaise qualité ou qui sautent des repas. Après analyse de ce type de comportements, nous avons démontré que notre technologie était utile.

    En clair, nous notifions aux aidants naturels et professionnels une situation [jugée anormale ou à risque], ce qui permet d’améliorer la qualité de vie des aidants et des aidés. Les effets positifs de notre outil ont été prouvés et la région souhaite désormais développer l’outil sur davantage d’habitations pour toucher l’ensemble de la Basse-Normandie.

    Et, à terme, peut-être envisager un déploiement à échelle nationale ?

    MM : C’est notre ambition. Notre rôle, c’est d’établir des preuves de concepts. Notre équipe prouve qu’un concept fonctionne, fournit des données scientifiques détaillant le projet, le teste sur le terrain pour le valider puis les acteurs du secteur mesurent l’apport de cette solution au problème en question.

    Après, c’est aux industriels de développer le produit à grande échelle, ce n’est plus de notre ressort.

    City4Age : un projet européen étendu à Singapour

    Ce concept est l’un des projets inclus dans le cadre de City4Age, un programme pris en charge par la Commission européenne. Pouvez-vous nous en dire plus sur les ambitions de l’Union européenne à ce propos ?

    MM : Le principe de City4Age est d’observer la personne à domicile et de savoir ce qu’elle fait lorsqu’elle quitte le logement. À travers ce programme, la commission européenne cherche à comprendre comme il serait possible de détecter un risque en cas de changement de comportement. L’idée est de détecter le risque avant que le médecin diagnostique une maladie.

    Vous travaillez non pas en Europe mais à Singapour. L’objectif est-il d’étendre City4Age à l’Asie ?

    FC : Le programme se base sur un fond scientifique. Il y a plusieurs sites pilotes pour tester différentes parties de la solution City4Age dans différents contextes. Nous avons six sites pilotes : cinq en Europe et un à Singapour. C’est intéressant d’être présents à Singapour parce que la cité-État est assez en avance sur l’intégration des nouvelles technologies au sein de l’environnement urbain, des administrations et des services publics. Pour l’Europe, c’est un benchmark qui est très attractif. Cette implantation permet de visualiser comment une solution européenne peut être développée en Asie, et pourquoi pas ailleurs. Elle offre aussi un benchmark commercial intéressant au niveau de la mise sur le marché d’un produit.

    Dans l’autre sens, c’est aussi un grand atout pour Singapour d’avoir un regard sur l’Europe en ce qui concerne la gestion du vieillissement de la population, de la transition démographique, le développement de nouveaux services et de nouveaux produits car ils ont aujourd’hui une vision essentiellement asiatique du marché avec des liens établis par exemple avec le Japon, la Corée du Sud et un peu Taïwan. Ils aimeraient aussi regarder dans d’autres directions.

    L’Union européenne est une zone où il se passe beaucoup de choses au niveau de la recherche : le gouvernement singapourien est demandeur d’un partage d’expériences, par des échanges sur les solutions et les services produits en UE pour savoir comment ils sont réceptionnés là-bas, comment ils pourraient être adaptés à Singapour et vice versa.

    MM : Singapour est déjà identifié comme étant en avance dans les secteurs liés aux nouvelles technologies et au principe de « ville intelligente ». Il y a énormément de concepts qui sont expérimentés à Singapour et il y a aussi cette facilité de faire caractéristique de la cité-État : contrairement à d’autres pays, nous disposons ici d’un écosystème très actif et avons beaucoup plus facilement accès aux données des patients, à une infrastructure de qualité, à des partenaires universitaires… C’est très facile de réaliser des validations scientifiques grandeur nature.

    Dans d’autres pays, comme la France, le système est plus procédurier, il est plus difficile d’accéder aux données, etc. Tout le processus de recherche est très compliqué.

    Partage des données de santé : « L’adhésion individuelle se fait plus facilement [à Singapour] qu’en France » (Fabien Clavier)

    Avez-vous l’impression qu’à Singapour, et plus généralement en Asie, les patients ont moins de réticence qu’en Europe à partager leurs données de santé ?

    FC : Je pense qu’il y a une confiance plus forte des Singapouriens envers ce type de démarches scientifiques basées sur la data, qui sont en général portées par des agences du gouvernement. L’adhésion individuelle se fait plus facilement qu’en France, où il est plus délicat de recruter des patients parce qu’il faut vraiment les convaincre de l’intérêt et du sérieux du projet or, nous n’avons pas forcément de caution derrière au départ.

    MM : Les données sont aussi très protégées à Singapour mais elles sont plus facilement accessibles. En France, l’accès est plus limité lorsqu’il s’agit d’informations de santé.

    Il faut savoir aussi que la réglementation française et européenne est très complexe au niveau de l’inclusion des patients dans les expérimentations scientifiques, alors qu’ici, ils sont très ouverts sur les questions d’innovations donc le cadre réglementaire est plus souple. Voilà ce qui justifie en partie notre présence à Singapour.

    FC : Singapour est une smart nation. Tous ces programmes d’ouverture aux nouvelles technologies nous aident beaucoup.

    Pulse : un projet health tech visant à mieux lutter contre le diabète

    Travaillez-vous sur d’autres projets en dehors de City4Age ?

    FC : Notre deuxième grand projet européen, c’est Pulse (horizon 2020). Ici, nous travaillons à l’échelle de la communauté via l’analyse de big data. Nous nous focalisons sur le diabète de type 2 et les personnes asthmatiques.

    Notre travail consiste à regarder à l’échelle de la ville comment nous pouvons agréger toutes les données, tous les paramètres environnementaux (qualité de l’air, mobilité urbaine, PSI à Singapour…) afin d’analyser l’impact que ces facteurs peuvent avoir sur des communautés spécifiques, ici donc des personnes diabétiques, asthmatiques ou des personnes saines mais à risque, à même de développer ce genre de maladies chroniques.

    À travers cette étude de données, l’objectif est de faire de la prévention en établissant des modèles de risques. On serait ainsi capable d’identifier le parcours d’une personne diabétique, de son stade pré-diabétique à l’installation de la maladie puis aux complications, pour ainsi mieux comprendre l’impact des facteurs environnements sur cette évolution. L’idée est la même pour les personnes asthmatiques.

    Le projet se base sur des fondements similaires à ceux de City4Age. Il y a cinq sites pilotes : en Europe, aux États-Unis et à Singapour. Chaque site se concentre sur une maladie chronique. À Singapour, nous nous intéressons plutôt au diabète, notamment parce qu’il y a un gros effort réalisé par le gouvernement en ce moment pour lutter contre cette maladie.

    Nous cherchons à comprendre comment les personnes diabétiques vivent à Singapour, quelles sont les difficultés qu’elles rencontrent et comment il est possible d’analyser la trajectoire de ces personnes dans le but de faire de la prévention et leur permettre de rester actives au sein de la ville. C’est le même principe que le dispositif créé pour les personnes âgées mais le programme est ici mis en œuvre à une plus large échelle.

    Pour ce projet en particulier, travaillez-vous de près avec le gouvernement ?

    MM : Oui, l’IPAL travaille d’ailleurs constamment en collaboration avec le gouvernement. Le HDB, l’URA, le MOH, etc. sont nos partenaires naturels, comme les hôpitaux et d’autres organismes gouvernementaux.

    Singapour démontre une nouvelle fois à travers ce projet qu’il fait partie des leaders mondiaux en matière de lutte contre le diabète.

    MM : Les leaders mondiaux dans le secteur de la santé ont identifié le problème du diabète bien avant, c’est le cas de la France par exemple, mais la nuance c’est qu’à Singapour, quand ils identifient un problème, ils lancent sans attendre un programme fort, ils mettent les moyens et ça va très vite. Tout l’écosystème académique, industriel et autre se met en ordre de marche pour résoudre le problème. Et après ils passent à autre chose.

    C’est ce qui fait la différence avec d’autres pays, y compris en Asie, dont certains sont ralentis dans leur progression dans le domaine de la santé par une bureaucratie plus importante, où la moindre action est difficile à réaliser et où les moyens ne sont pas forcément disponibles…

    C’est pourquoi le fait d’avoir un site pilote à Singapour est fortement apprécié par la Commission européenne. En apprenant ce qui s’y fait, comment les choses fonctionnent ici, les responsables se disent qu’il y a des choses à apprendre et à récupérer pour développer des innovations en Europe.

    « Il y a aussi une différence structurelle entre Singapour et la France qui influence beaucoup la manière dont l’e-santé se développe » (Fabien Clavier)

    Quelles sont les différences majeures que vous identifiez entre Singapour et la France dans le secteur de la health tech ?

    MM : La différence majeure c’est essentiellement qu’en France, nous sommes très bons dans la prise en charge de la maladie. Quand la maladie est identifiée, le système d’assurance maladie fonctionne bien. À Singapour, l’État est en train d’investir sur la prévention : comment améliorer le milieu urbain et l’environnement familial pour empêcher le développement de la maladie ? Cela ne se fait pas en France. La prévention n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale.

    Ici, c’est tout le pays qui se réorganise pour faciliter la prévention et réduire par conséquent les coûts de santé. C’est une différence majeure mais c’est le seul choix possible aujourd’hui. La Commission européenne l’a bien compris.

    En France, comme le système est plus ou moins décentralisé avec les ARS et comme les budgets vont en diminuant, les ARS ne vont jamais suivre si on leur demande de financer en plus la prévention parce que cela induit un coût supplémentaire. Pour évoluer à ce niveau, les acteurs du secteur en France voudront qu’on leur présente une équation leur prouvant que le fait d’investir dans la prévention réduira de façon drastique les coûts de la maladie. Et ça, ce n’est pas évident à démontrer parce qu’il faut se projeter sur le long terme. Par exemple, si vous effectuez des tests sur une personne âgée de 50 ans, il faudra attendre qu’elle ait 75 ans pour connaître l’impact de l’acte préventif.

    FC : Il y a aussi une différence structurelle entre Singapour et la France qui influence beaucoup la manière dont l’e-santé se développe : à Singapour, il y a vraiment une tradition du care à l’anglo-saxonne. Vous avez le système médical, l’infrastructure médicale mais aussi beaucoup d’infrastructures médico-sociales, comme les senior activity centers et les community centers. Il y a ici une approche très communautaire de la santé (qu’on a un peu moins en France).

    Cette structuration du secteur fait une différence dans le développement de l’e-santé au sein du pays parce qu’elle crée plusieurs relais que l’on peut activer dans le cadre du développement de solutions préventives.

    Le HDB est assez actif sur ce sujet. À l’occasion de sa première campagne de déploiement technologique qu’il a mené à Jurong East (Ouest de Singapour), il a intégré les familles des patients dans le processus. Le projet était très communautaire et c’est ce qui fait le succès de ce type de programmes à Singapour : tout de suite, les familles et les aidants sont inclus dans le parcours de prévention et de soins. Il y a un vrai écosystème, c’est une grande force pour le pays.

  • Philippine government supports 5 high tech solutions to improve health care delivery

    The Department of Science and Technology- Philippine Council for Health Research and Development (DOST-PCHRD) has unveiled on January 2017 five technologies that should improve the delivery of local health care in the country.

    The government agency supports local programs on health health research to strengthen the local healthcare ecosystem.

    The five products supported focus on:
    – the fight against dengue;
    – access to better healthcare in remote areas via telemedicine;
    – improving communication between policy makers and health professionals;
    – accessibility to knee surgery.

    By adopting the Philippine Technology Transfer Act of 2009 (Republic Act 10055), the DOST has stepped up its efforts to build an ecosystem centered on the transfer and adoption of Filipino new technologies in the mainstream market through partnerships and linkages among scientists, researchers, innovators, entrepreneurs and other industry players.

    Furthermore, in 2014, the Philippine government and the European Union signed The Philippine Health Sector Reform Contract (PHSRC). Amounting to € 30 million, it represents the third EU sector budget support granted to the Health Sector Reform Agenda of the Government of the Philippines.

    The PHSRC supports the national sector program on UHC and pays particular attention to challenges to increase the commitment of local governments to deliver quality health services and to ensure effective and sustainable implementation of health reforms at the local level, especially for the most disadvantaged people.

    The five technologies supported by the government have been selected by the DOST because of the positive contributions they could make to improving access to healthcare in disadvantaged areas and their promising results obtained during the first deployments carried out in the field.

    Biotek-M: improving the diagnosis of dengue for savings

    Developed by the UP Manila National Institutes of Health Institute of Molecular Biology and Biotechnology, Biotek-M is a test to confirm the dengue diagnosis.

    It is as accurate as the Polymerase Chain Reaction (PCR) technology currently available on the market but less costly because it is locally developed.

    Due to its precision, the product limits the number of admissions for dengue suspected cases and, therefore, saves resources for both hospitals and patients.

    > The project is funded by the University of the Philippines System through the Philippine Genome Center and the Department of Science and Technology of the country (DOST -TECHNICOM).

    OL Trap: limiting the risk of dengue epidemic by eliminating eggs and larvae of mosquitoes virus

    The OL Trap was developed by DOST-Industrial Technology Development Institute to reduce the number of Aedes aegypti mosquitoes, transmitter of the dengue virus.

    The tool traps the eggs and larvae of mosquitoes in their laying site with an organic solution and kills them before hatching.

    > The Philippine Department of Health and the DOST have collaborated to facilitate the national development of the product.

    RxBox: providing better access to healthcare in isolated areas via telemedicine

    RxBox was jointly developed by the Philippines universities of Diliman and Manila (UP) and National Telehealth Center (NTC) to provide better access to healthcare services in geographically remote and disadvantaged areas by facilitating communication between health professionals in isolated communities and medical experts in urban areas.

    Concretely,  RxBox is a multi-component device. Its components include:

    • a temperature sensor;
    • an blood pressure monitor;
    • a pulse oximeter;
    • an electrocardiogram;
    • a fetal heart monitor;
    • a maternal tocometer.

    Through the use of sensors integrated into these different medical devices, it collects and stores patients data in an EMR. Then, the information is transmitted to healthcare professionals via internet.

    The tool has been developed to reduce unnecessary patients travels to medical facilities but also hospitalizations because, by using it, rural physicians can make accurate and complex diagnosis by remotely consulting clinic experts from urban areas and thus locally treat certain patients living in remote areas.

    In April 2016, the RxBox had been used about 48,000 times since its launch in 2014, Dr Portia Grace F. Marcelo, NCT director, announced last year. She also said that its latest version had been adopted by fifty hospitals in the span of three months.

    > This information and communications technology (ICT) innovation was also created to support the the Department of Health’s call for Universal Health Care.

    EHATID: a mobile app to improve communication between policymakers and rural health units

    EHATID is an Android application developed by Ateneo De Manila University to provide real-time information on the health sector and facilitate communication between local chief executives and rural health units (RHUs)

    Running even without internet connection, it has been developed to help Philippine local government units (LGU) to make informed decisions in order to create sound and evidence-based health policies and programs.

    The security of the eHATID LGU data is taken very seriously. Protocols have been implemented to make sure policies and program requirements for privacy, security and confidentiality of patient data are respected.

    Axis Knee System: facilitating access to knee surgery

    Designed by Orthopedic International Inc., the Axis Knee System is the first knee device available at an affordable price in the ASEAN region: it is 40-50% cheaper than similar products made by other brands on the market.

    Thanks to this innovative instrumentation, a larger number of surgeons will be able to perform knee surgery without the need to undergo one-year fellowship program.

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.

  • Le CHU de Tours développe son offre de télémédecine en gériatrie dans toute l’Indre-et-Loire

    Le CHU de Tours annonce le 8 février 2017 développer son offre de télémédecine en gériatrie auprès de l’ensemble des structures d’Indre-et-Loire prenant en charge des personnes âgées.

    Plus précisément, le CHU de Tours propose à tous les établissements d’Indre-et-Loire qui le souhaitent (Ehpad, maisons de santé pluridisciplinaires, etc.)  de signer des conventions pour développer la téléconsultation et la télé-expertise en gériatrie.

    Le CHU indique que le développement de son activité de télémédecine en gériatrie vise à permettre :

    • d’accueillir directement en gériatrie aiguë les patients provenant d’Ehpad, sans passer par les urgences ;
    • d’éviter les déplacements en consultation en cas de troubles de désorientation ou de perte d’autonomie motrice, par exemple pour le suivi du diabète, d’une dénutrition, ou d’un bilan de chute ;
    • de proposer un suivi post hospitalisation ;
    • de promouvoir le bon usage des médicaments, sur sollicitation des médecins traitants et médecins coordonnateurs.

    Le CHU de Tours a réalisé ses premiers actes de télémédecine en 2008, avec des téléexpertises en neurochirurgie sur la base d’échanges d’imagerie.

  • Innovation et santé numérique : les CHU se positionnent

    L’innovation et la santé numérique font l’objet de propositions spécifiques dans le « New Deal des CHU » présenté par les conférences de DG, de présidents de CME et de doyens de faculté de médecine le 7 février 2017, autour de CHU « moteurs de l’écosystème » d’innovation.

    Développer un écosystème d’innovation autour des CHU

    Les CHU proposent :

    • de développer les structures collaboratives de soins et de recherche intra et inter-CHU par grandes thématiques liées aux parcours patient sur le modèle DHU-IHU ;
    • de développer le label CHU en matière de recherche et concentrer dans les CHU les financements des services support et d’expertise ;
    • de créer des plateformes d’innovation dans les CHU ;
    • de renforcer les liens avec les start-up, par exemple via la création d’incubateurs dans les CHU ;
    • de développer des équipements innovants par un fonds d’amorçage ;
    • d’assurer le financement de l’innovation par une dotation spécifique de l’Ondam.

    Construire le modèle français et européen des big data

    Les CHU proposent :

    • de labelliser les entrepôts de données ;
    • de mettre en place des consortiums entre CHU, partenaires académiques et industriels.

    Développer l’enseignement numérique

    Les CHU proposent :

    • d’inclure la simulation dans les maquettes de formation initiale et continue de tous les professionnels de santé ;
    • de développer les outils numériques de formation initiale et continue des professionnels de santé.