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  • Pilotage du numérique en santé : enjeux des agences e-santé dans les pays nordiques

    Health&Tech vous propose une série sur les agences e-santé dans les pays d’Europe : périmètre, organisation, etc. Cette semaine (15 février 2017), place aux agences des pays nordiques : Danemark, Finlande, Norvège et Suède.

    Dans les pays nordiques, toutes les agences – ou départements du ministère de la Santé en charge de la e-santé – gèrent le dossier patient électronique ainsi que la e-prescription.

  • La Fondapol préconise de solliciter les fonds privés pour financer l’innovation hospitalière

    Solliciter les fonds privés pour financer l’innovation hospitalière via la création de « Health Impact Bonds », telle est l’une des grandes propositions de la note « Hôpital : libérer l’innovation » publiée par la Fondapol le 15 février 2017.

    Cette note émet trois préconisations pour répondre au défi de « l’adaptation en continu » auquel est confronté le système de santé face à la rapidité de l’innovation :
    • un nouveau modèle de financement de l’innovation hospitalière ;
    • une simplification réglementaire
    • une incubation des start-up dans les hôpitaux.

    Les health impact bounds, un nouveau modèle pour financer l’innovation

    Un financement sur résultats

    La Fondapol propose de s’inspirer des social impact bonds instaurés au Royaume-Uni en 2010 pour financer le développement de l’économie sociale et solidaire. Ils fonctionnent sur le modèle suivant :

    • Les pouvoirs publics confient à une organisation sociale une action précise.
    • Des objectifs mesurables, une méthode d’évaluation, des conditions de rémunération et une échéance sont fixés contractuellement.
    • À l’échéance, si les objectifs sont atteints, les investisseurs perçoivent de l’État la rémunération contractuelle de base.
    • Si les objectifs sont dépassés, la rémunération peut, selon les clauses du contrat, être augmentée.
    • En cas de sous-performance,le taux de rendement est réduit.
    • Si l’échec est significatif, la rémunération des investisseurs peut tomber à zéro.

    Les health impact bonds fonctionneraient ainsi :

    • Un établissement soumet un projet à l’ARS.
    • Des objectifs mesurables à atteindre sont convenus : un nombre minimum de bénéficiaires, une meilleure observance des traitements, une amélioration de l’état de santé des patients, etc.
    • Une fois les objectifs, la période d’expérimentation et le mode d’évaluation convenus, un rendement contractuel et conditionnel est défini ;
    • des Health Impact Bonds peuvent ensuite être émis auprès d’investisseurs institutionnels ;
    • une évaluation indépendante est réalisée a posteriori.

    Un fonds dédié pour les health impact bonds

    La Fondapol préconise la création d’un fonds dédié aux Health impact bonds pour les rendre attractifs :

    • il serait abondé par BPIFrance, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des assurances privées, des banques et d’autres acteurs en capacité d’épargne ;
    • il investirait dans un portefeuille diversifié de projets d’innovation hospitalière ;
    • le montage financier conférerait plus de 50 % du capital du fonds aux grands investisseurs privés.

    Intégrer des incubateurs de start-up de la santé dans les hôpitaux

    La Fondapol préconise de créer des incubateurs de start-up dans les hôpitaux sous la responsabilité des directeurs d’hôpitaux et de cliniques, proposition qui rejoint la plateforme présidentielle de la FHF et celle des CHU.

    Ces incubateurs auraient deux objectifs :

    • sélectionner des start-up ;
    • promouvoir l’intraprenariat et les projets innovants portés par le personnel hospitalier lui-même.

    Leur financement serait assuré par :

    • une enveloppe dédiée ;
    • ou une fraction des enveloppes qui financent actuellement l’innovation hospitalière.

    Une simplification réglementaire portée par une consultation nationale

    Enfin, la Fondapol propose de s’inspirer de la méthode de consultation mise en œuvre dans le cadre de l’élaboration de la loi pour une République numérique : une consultation impliquant l’ensemble des Français leur permettrait de débattre des enjeux de l’innovation en santé et des moyens nécessaires pour la promouvoir.

  • Téléradiologie : la plateforme haute-normande, PRATIC, est opérationnelle depuis janvier 2017

    Le service de téléradiologie porté par le GCS Télésanté de Haute Normandie est opérationnel depuis janvier 2017, a indiqué la structure lors de son assemblée générale.

    Dénommé PRATIC, ce service permet de diffuser l’imagerie clinique et les compte-rendus associés des patients entre 35 structures publiques et privées (établissements de santé et cabinets libéraux). Il fonctionne en mode Saas et sur un modèle de paiement à l’usage.

    Un emploi du temps des vacations des établissements utilisant la plateforme a été mis à disposition des adhérents du GCS.

    • Concrètement, une structure nécessitant l’avis d’un radiologue envoie sur la plateforme les clichés d’imagerie via une connexion sécurisée.
    • Le radiologue disponible les analyse, les interprète en temps réel et rédige un compte-rendu qui s’ajoute au dossier du patient en ligne sur la plateforme.

    Pratic, initié fin 2011, est mis en œuvre par Santeos, Agfa et Covalia.

  • 2 millions d’euros pour les 9 lauréats du « Concours handicap et innovation »

    2 millions d’euros, tel est le montant de l’ensemble des subventions allouées aux 9 lauréats du « Concours handicap et innovation : autonomie à tous les âgées de la vie et conception universelle », reçus le 15 février 2017 par Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires Sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

    Ce concours, qui s’inscrit dans le cadre de l’action « Projets industriels d’avenir » du Programme d’investissements d’avenir, a pour objectif de soutenir le développement de PME et répondant aux besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, pour encourager l’accessibilité, la stimulation cognitive, l’essor de la robotique d’assistance et de rééducation.

    Les projets devaient se fonder sur une innovation, technologique ou non. Les besoins spécifiques des personnes en situation de handicap demeurant souvent complexes à cerner et à prendre en compte pour les concepteurs, une attention particulière fut portée aux projets co-conçus et testés avec les usagers finaux.Ils pouvaient être en phase de recherche industrielle, de développement expérimental, voire d’industrialisation.

  • GHT : la DGOS précise les conditions de partenariats avec le secteur privé

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a mis en ligne mi-février 2017 un guide sur la constitution d’associations et de partenariats entre groupements hospitaliers de territoire (GHT) et établissements de santé privés. Ce guide s’accompagne d’une trame de convention entre GHT et établissements privés.

    La DGOS rappelle que la loi reconnaît un statut d’établissement partenaire pour les établissements privés, et ce quel que soit leur statut juridique, ou leur caractère lucratif ou non lucratif.

    Les différentes questions abordées sont :

    • la gestion des coopérations préexistantes : elles ne sont pas, par principe, remises en cause par la convention constitutive de GHT ;
    • les partenariats et associations complémentaires autour du projet médical partagé : le partenariat ou l’association peut porter sur l’amont, sur l’aval ou même au cours du séjour du patient en complément de la prise en charge intra-GHT ;
    • la participation à l’élaboration du projet médical partagé : l’association à l’élaboration du projet médical partagé du GHT est expressément prévue pour l’HAD ; pour les autres établissements privés, il est possible de prévoir une association à l’élaboration du projet médical partagé ;
    • le pilotage du partenariat : il peut se faire via un comité ad hoc et/ou une participation aux instances du GHT et de l’établissement partenaire ou associé ;
    • les modalités de passation de la convention de partenariat ou d’association : elle peut être signée par l’établissement support, tous les établissements du GHT, ou le(s) établissement(s) partie(s) du GHT précisément concerné(s).

  • Big Data : Roche et La Paillasse publient un plaidoyer pour une démarche collaborative (livre blanc)

    Un livre blanc sur l’open science et le Big Data appliqués à la cancérologie, c’est ce qu’ont publié le laboratoire Roche et le réseau de laboratoires interdisciplinaires La Paillasse, le 9 février 2017, à l’occasion de la clôture de la première année du projet Epidemium.

    Lancé en 2015 par les deux entités, Epidemium a pour objectif de mener des projets de recherche collaboratifs en cancérologie en s’appuyant sur le Big Data. Un premier appel à projets ouvert et collaboratif d’une durée de six mois, Challenge4Cancer, a déjà eu lieu. Un second appel à projets sera prochainement lancé.

    Le livre blanc, qui s’appuie sur les retours d’expérience du projet Epidemium, se veut un plaidoyer pour l’open science et la recherche collaborative comme nouveau modèle d’innovation. Les principaux points abordés sont :
    – La méthodologie participative
    – L’innovation scientifique et médicale
    – Le cadre juridique et éthique

    Open science, big data et recherche collaborative : un nouveau modèle d’innovation

    La méthodologie participative : comment mobiliser une communauté scientifique

    Roche et La Paillasse reviennent dans le livre blanc sur la genèse du projet Challenge4Cancer, dont l’objectif était de mobiliser la communauté scientifique la plus large possible grâce à une approche trandisciplinaire.

    Challenge4Cancer a ainsi été conçu comme un « défi communautaire coopétitif », comprenant à la fois une compétition d’une durée de six mois et une forte dimension de collaboration et de partage.

    Le challenge a impliqué :

    • 648 chercheurs aux profils et aux compétences diverses (data science, informatique, santé…) ;
    • Portant 8 projets retenus,
    • Autour de 4 thématiques:
      • Comprendre la répartition du cancer dans le temps et l’espace
      • Les facteurs de risques et les facteurs protecteurs du cancer
      • La méta-épidémiologie: comprendre le cancer à partir de la littérature scientifique
      • Changements environnementaux et cancer

    Innovation scientifique et médicale par le biais du Big Data

    Epidemium se fonde sur la science des données pour permettre :

    • une médecine personnalisée (à l’instar de MammaPrint, qui oriente les patients atteints de cancer du sein),
    • le diagnostic, avec l’utilisation de la génomique, qui représente une vaste source d’informations pour les médecins,
    • le traitement, le suivi, le pronostic et la prévention,
    • une meilleure épidémiologie, grâce notamment au crowdsourcing et au potentiel du machine learning, pouvant analyser et organiser une grande masse de données, qui la rendent plus précise, et ce en temps réel.

    Cadre juridique et éthique du projet

    Le projet Epidemium a visé à concilier respect de la législation et partage des données et du travail. Ainsi, Epidemium a créé un cadre contractuel avec les partenaires pour l’utilisation des ressources :

    • Les ressources sont gérées conjointement entre les fournisseurs de données et les organisateurs du programme,
    • L’utilisation des données par les participants est surveillée par les fournisseurs.

    Du point de vue éthique, Epidemium a concentré sa réflexion sur les valeurs humaines en rédigeant la charte éthique du projet.

    Le projet s’est également doté d’un comité d’éthique transdisciplinaire composé de patients, de juristes, de mathématiciens, de professionnels de santé et de scientifiques. Il a défini le traitement de données en relation avec la CNIL tout en se souciant du consentement des patients.

  • La prévention, axe fort du 3e rapport de l’INCa sur les avancées du plan cancer 2014-2019

    • Le potentiel exploitable des données de santé,
    • les quelques avancées de l’innovation,
    • l’amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients,
    • les nombreux efforts d’optimisation de la prévention,
    • la valorisation et le renforcement de la recherche,
    • les nombreux investissements et évolution des modèles de financement,
    • les progrès dans l’organisation des soins,

    tels sont points essentiels du 3e rapport de l’INCa sur la progression et l’avancement du plan cancer 2014-2019 publié le 14 février 2017.

    Adressé au président de la République, ce rapport établi par l’INCa pour le compte des ministres chargés de la santé et de la recherche dresse l’état de chacune des 208 actions du plan cancer, doté de 1,5 milliard d’euros.

    Articulé sur 4 axes « guérir plus de personnes malades », « préserver la continuité et la qualité de vie », « investir dans la prévention et la recherche » et « Optimiser le pilotage et les organisations » et à travers 17 objectifs, il permet également de faire le point sur la mise en œuvre du plan cancer par les ARS et propose une synthèse de son avancement sous forme de tableaux de suivi.

    Des données de santé mieux exploitées

    Les données minimales médicales, administratives, et organisationnelles requises lors des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en cancérologie ont été informatisées. Par ailleurs, de nombreuses nouvelles données ont été publiées :

    Publications

    • 8e édition des « Cancers en France »: les données et tendances dans les domaines de la recherche, des soins, des conséquences de la maladie, de la prévention et du dépistage, ainsi que les indicateurs épidémiologiques, sont rapportés de façon interactive.
    • Nouvelle version de la rubrique « Les données du cancer » sur le site de l’INCa à l’adresse http://lesdonnees.e-cancer.fr/: cette rubrique comporte 300 indicateurs, 100 fiches de synthèses et 650 projets de recherche financés par l’INCa et le ministère des Affaires sociales et de la Santé.
    • Synthèse des dernières données sur l’incidence et le dépistage du cancer du sein en France.
    • Premières données départementales d’incidence du cancer de la thyroïde.
    • Résultats de l’étude BIOMARQUEURS-France dans « The Lancet ».
    • Résultats d’une enquête dans 5 régions françaises sur l’accès aux tests moléculaires des mutations des gènes EGFR, RAS et BRAF.
    • Démarrage de 5 essais cliniques de phases précoces, sélectionnés dans le cadre du programme de partenariat public-privé avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Innovation : quelques avancées

    • L’accès à l’innovation est porté à l’international et sa prise en compte évolue en France.
    • Un benchmark international sur l’innovation médicamenteuse a permis d’avancer vers l’évolution des dispositifs d’évaluation des médicaments anticancéreux.
    • Lancement du premier essai clinique entièrement dédié aux cancers pédiatriques « AcSé Esmart ».

    Une amélioration de l’accès aux soins et des conditions de prise en charge des patients

    • Les patients ont un meilleur accès à la médecine de précision grâce à une analyse des tumeurs plus complète, et la recherche est poursuivie pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et améliorer leur efficacité.
    • Avec le déploiement du NGS (séquençage haut débit) ciblé en 2015, plus de 10 000 patients ont bénéficié d’un examen de leur tumeur.
    • L’accompagnement des patients a été amélioré s’agissant des soins de support et de l’hospitalisation à domicile
    • Le patient ressource fait l’objet d’une expérimentation.
    • L’élargissement de l’accès au crédit et la réforme des services de santé au travail pour le maintien en emploi visent à diminuer l’impact du cancer sur la vie personnelle et professionnelle
    • L’accès à l’assurance et au crédit dans des conditions normales a été élargi.
    • Un accord-cadre avec le Collège de la médecine générale a été signé.

    A l’avenir, la définition d’un panier des soins oncologiques de support (SOS) permettra d’améliorer cet accompagnement.

    De nombreux efforts d’optimisation de la prévention

    • Un accent particulier a été mis sur la prévention tertiaire grâce à des outils d’aide à l’arrêt du tabac mis à la disposition des professionnels de santé pour les aider à accompagner leurs patients; et un appel à projets.
    • Le premier défi collectif de grande ampleur de santé publique avec mobilisation de la société civile contre le tabagisme avec « Moi(s) sans tabac » a eu lieu.
    • La communication a été renforcée sur la prévention primaire prioritaire, 40 % des cancers étant évitables.
    • Un parcours éducatif de santé est mis en œuvre pour les élèves de la maternelle au lycée depuis la rentrée 2016.
    • Une chaire dédiée à la recherche en prévention des cancers a été créée et un colloque international organisé pour soutenir le développement de la recherche interventionnelle.
    • La recherche, la surveillance et la gestion des cancers liés au travail ou à l’environnement ont fait l’objet de travaux pour prévenir et détecter des cancers.

    La valorisation et le renforcement de la recherche

    • Deux nouveaux programmes d’actions intégrées de recherche ont été lancés pour renforcer la recherche en cancérologie pédiatrique et sur les cancers du pancréas.
    • Un programme international, alliant six pays d’Afrique de l’Ouest, deux pays d’Asie du Sud-est et quatre pays du pourtour méditerranéen, favorise la recherche sur le cancer de l’utérus.
    • La connaissance du stade de développement du cancer au moment du diagnostic et celles des cancers pédiatriques a été améliorée.
    • Un appel d’offres pour l’acquisition des matériels dans les laboratoires et plateformes de recherche a été lancé.
    • Un colloque franco-américain pour valoriser la nouvelle génération de nanomédicine a été organisé.
    • L’étude Sicapro sur l’incidence des cancers par profession et par secteur d’activité a été lancée.

    De nombreux investissements et une évolution des modèles de financement

    • Les modèles de financement de la radiothérapie oncologique et de la consultation de primo-prescription en chimiothérapie orale évoluent : un recueil d’information sur les consultations a été mis en place pour évaluer et revaloriser les besoins de financement de ces deux activités.
    • 4 M€ ont été alloués aux établissements d’ HAD pour qu’ils puissent délivrer des traitements coûteux.
    • 3 M€ ont été alloués à 36 équipes pour accompagner la mise en œuvre & l’évaluation de la chirurgie ambulatoire.
    • Un fonds a été créé pour financer des mesures de lutte contre le tabagisme.

    Par ailleurs, l’expérimentation d’un nouveau modèle de financement de la radiothérapie oncologique est en cours.

    Des progrès dans l’organisation des soins

    • Des propositions de réorganisation régionale et territoriale des organisations de la cancérologie ont été établies par l’INCa.
    • Le bilan de l’expérimentation des infirmiers dédiés de coordination en cancérologie (IDEC) pour soutenir la coordination ville-hôpital est très positif.

    En outre, le déploiement d’une offre régionale adaptée aux spécificités des adolescents et jeunes adultes permettra de soutenir et adapter les soins et l’accompagnement.

  • Collège des Économistes de la santé : débat « Accès aux données de santé » le 23 mars 2017 à Paris

    Le Collège des Économistes de la santé organise sa 11e matinée thématique sous la forme d’un débat autour de l’accès aux données de santé le jeudi 23 mars 2017 à Paris.

    Dans le contexte de la mise en place prochaine du Système national des données de santé créé par la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016, le Collège des Économistes de la santé propose de débattre sur le contenu, les modalités de structuration et les conditions d’accès au SNDS pour le secteur privé.

    La matinée s’articulera autour de deux tables rondes :

    • Système National des Données de Santé: actualités et évolutions envisagées
    • Accès et utilisation du SNDS : entre mythes et réalité

    Interviendront notamment :

    • Yvanie Caillé, Directrice de l’Institut des données de santé (IDS)
    • Thomas London, Membre du Healthcare Institute
    • Grégoire Rey, Directeur du CépiDc-Inserm
    • Franc Von Lennep, Directeur de la DREES
  • E-pharmacie : officine et lieu de stockage doivent être « d’un seul tenant » (cour d’appel de Nantes)

    Un pharmacien de Caen a été condamné le 13 février 2017 par la cour administrative d’appel de Nantes à cesser son activité de commerce en ligne de médicaments sans ordonnance au motif que son local consacré à l’e-commerce est éloigné de sa pharmacie, la cour jugeant qu’officine et lieu de stockage doivent être « d’un seul tenant ».

    Le pharmacien caennais a installé en 2014 le stockage de ses médicaments vendus en ligne dans un local situé à environ 3 kilomètres de sa pharmacie, pour répondre à l’augmentation de son activité (100 000 commandes sur internet traitées en 2016).

    Mis en demeure de régulariser la situation de son officine par l’ARS de Basse-Normandie en octobre 2014, le pharmacien avait obtenu gain de cause au tribunal administratif, qui avait jugé que le fait que le lieu de stockage ne soit pas accolé à l’officine ne contrevenait pas au code de la santé publique : l’article R5125-9 du code de santé publique stipule que les locaux d’une officine doivent former un ensemble d’un seul tenant et que les lieux de stockage peuvent se trouver à proximité immédiate, à condition qu’ils ne soient pas ouverts au public et ne comportent ni signalisation, ni vitrine extérieure

    La cour administrative d’appel de Nantes a, pour sa part, jugé que le lieu de stockage devait être d’un seul tenant avec la pharmacie.

    Le pharmacien a annoncé souhaiter saisir le Conseil d’État.

  • Présidentielle : Renaloo propose un usage renforcé des données de santé du registre REIN

    Renaloo, association de patients insuffisants rénaux, a publié le 14 février 2017 une plateforme de propositions pour améliorer la qualité des soins en matière de maladies rénales au cours du mandat présidentiel 2017-2022. Parmi elles figure notamment le renforcement de l’utilisation des données de santé issues du registre REIN, système d’information d’intérêt commun aux malades et aux professionnels de santé. Renaloo appelle également à un développement de la dialyse à domicile.

    Les propositions de Renaloo

    Renforcer l’usage des données de santé du registre REIN

    Renaloo souhaite enrichir le contenu et les usages du registre REIN pour améliorer les politiques publiques et l’information des patients :

    • publication d’indicateurs par établissement ;
    • cartographie digitale de l’offre de soins ;
    • création d’un outil internet permettant d’interroger en open data et de manière dynamique le registre ;
    • réalisation de travaux de recherche sur les données du registre ;
    • appariement aux données du SNIIRAM et de la HAS.

    Augmenter la proportion de dialyses autonomes

    Renaloo fixe un objectif de 40 % de dialyses autonomes, dont 20 % à domicile, contre 8 % aujourd’hui. Cela implique notamment un accès à la télésurveillance et un recours aux nouvelles technologies.

    L’association appelle aussi à :

    • une évaluation de la qualité de la dialyse, prenant en compte l’expérience de soins par les patients ;
    • un accès garanti à l’innovation et aux ruptures technologiques, comme le rein bioartificiel transportable.

    Les autres propositions de Renaloo

    • Retarder et stopper les maladies rénales : mise en œuvre d’un parcours structuré et coordonné de protection rénale, en particulier pour diminuer le nombre de dialyses démarrées en urgence, avec diagnostic précoce et orientation et mesures de protection des reins (arrêt ou diminution des doses de médicaments néphrotoxiques, traitement de l’hypertension artérielle, de l’anémie, arrêt du tabac, perte de poids si nécessaire, régime alimentaire, contrôle d’un éventuel diabète ou d’un excès de lipides dans le sang, activité physique adaptée, etc.)
    • Faire de la greffe le traitement prioritaire :inscription précoce sur la liste d’attente de greffe, développement de tous les types de prélèvements d’organes.
    • Renforcer le libre choix du traitement par les patients : choix par le patient de son traitement de suppléance (ou de ses traitements successifs, dans le cadre d’un parcours), dans le cadre d’une décision médicale partagée.
    • Repenser les transports sanitaires : encourager le transport autonome, expérimenter des modalités innovantes de transport (forfaits mensuels aux patients, recours à des VTC, etc.)
    • Améliorer la qualité de vie des patients : accès à un soutien psychologique et à des soins de support, aide au maintien dans l’emploi, etc.
    • Humaniser les conditions de fin de vie : proposer à tous les patients âgés ou en fin de vie, en alternative à la dialyse et sur la base d’une décision médicale partagée, l’accès à des stratégies palliatives conservatrices.
    • Réformer les modes de financement : paiement au parcours, paiement pour le suivi d’une cohorte.