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  • IA & imagerie 3D : le CHU de Besançon et Ido-in travaillent à un outil d’aide au diagnostic

    Concevoir un outil d’aide à la décision basé sur l’intelligence artificielle et l’imagerie 3D pour le diagnostic de pointe des tumeurs rénales pédiatriques, tel est l’objet du projet SAIAD présenté dans le journal de la recherche et du transfert de l’arc jurassien de l’université de Franche-Comté de mars 2017.

    Bénéficiant de financements européens, ce projet associe notamment le CHU de Besançon et la société Ido-In (MAINCARE).

    Le projet SAIAD vise a élaborer une solution informatique permettant d’aider les médecins à réaliser un diagnostic de pointe des cancers rénaux pédiatriques. Cette solution repose sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et la visualisation en 3D des tumeurs.

    Habituellement, une tumeur rénale est diagnostiquée par scanner à l’aide de logiciel de segmentation d’images.

    L’IA, outil d’aide à la prise de décision dans le diagnostic d’une tumeur

    Décider de la légitimité d’une intervention chirurgicale dans un cas de tumeur rénale pédiatrique nécessite d’analyser de nombreuses données pré-opératoires : il faut entre autres définir préalablement la zone précise du rein qui sera excisée par le chirurgien et donc délimiter la tumeur et étudier son environnement anatomique : tissus sains, lésions.

    Visualiser en 3D les néphroblastomes (tumeurs malignes rénales représentant 5 à 10% des cancers pédiatriques diagnostiqués chaque année en France) permet d’accéder à des informations essentielles.
    Mais l’interprétation de ces images nécessite l’intervention manuelle, et par conséquent chronophage, de radiologues ou de chirurgiens.

    En utilisant les techniques de machine learning, les scientifiques porteurs du projet SAIAD souhaitent rendre automatique cette étape d’interprétation. Ils prévoient de créer une plateforme informatique constituant une base de référence et de travail sécurisée au sein de laquelle les données seront collectées et stockées. L’objectif est que la solution informatique conçue puisse à elle seule établir un bilan de l’atteinte tumorale, grâce à la reconstruction d’images en 3D.

    SAIAD, un projet transfrontalier

    Le projet SAIAD est soutenu par le programme Interreg 2014-2020 et bénéficie à ce titre d’un soutien financier du FEDER, de fonds fédéraux Interreg suisses et du Canton de Neuchâẗel. Il vient de démarrer sur la base d’un budget de 1,3 M € et durera 36 mois.

    En France, le CHU de Bensançon et ses services de chirurgie et radiologie pédiatriques participent au projet Interreg; la société IDO-IN, anciennement Covalia, est en charge de la partie transfert et sécurisation des données des patients, et la société FEMTO-ST gère les aspects d’intelligence artificielle.

    En Suisse, l’expertise dans le domaine de la segmentation et le traitement d’images est apportée par l’École polytechnique fédérale de Lausanne; et les solutions informatiques médicales sont fournies par l’entreprise neuchaẗeloise CFI.

  • Télémédecine : MNH Group actionnaire majoritaire d’Etiam, accélération à l’international

    MNH Group est actionnaire majoritaire d’Etiam depuis février 2017. Cette entrée dans le groupe mutualiste va permettre à Etiam de se développer plus fortement à l’international et de consolider sa place sur le marché français dans un contexte de recomposition territoriale, explique à H&TI Stéphane Laurent, directeur marketing de l’entreprise.

    Etiam prévoit notamment d’accélérer son développement aux États-Unis, où l’entreprise est présente avec un bureau à Boston et a déjà des clients comme la Cleveland Clinic ou University of Pittsburgh Medical Center.

    L’entreprise souhaite également se renforcer au Maghreb et en Afrique francophone, en Europe de l’Est et en Asie.

    Sur le marché français, Stéphane Laurent indique qu’Etiam va travailler à des synergies avec d’autres sociétés de MNH Group, par exemple en matière d’objets connectés ou de plateformes. L’entreprise n’envisage pour l’instant pas de diversifier son offre vers la télésurveillance à domicile.

  • Silver économie : la part des entreprises dans l’aide à domicile en hausse de 5 % en 5 ans (Dares)

    La proportion de services d’aide à domicile pour les personnes âgées effectuée par les entreprises privées a augmenté de 5,3 % en 5 ans, selon l’étude publiée par la Dares le 10 février 2017. Dans le même temps, l’aide à domicile aux personnes âgées effectuée par les organismes publics baissait de 8,8 %, alors qu’il s’agit pour eux d’un « domaine traditionnel d’intervention ».

    La part la plus grande occupée par les entreprises dans l’aide à domicile se retrouve dans l’augmentation de 1,1% en cinq ans du nombre d’heures rémunérées par intervenant travaillant pour une structure privée.

    Enfin, le nombre d’entreprises privées proposant des services d’aide aux personnes âgées a augmenté de 5 % entre 2014 et 2015, hausse notamment due aux créations de micro-entreprises.

  • CRISPR-cas9 : première décision sur la propriété des brevets dans la recherche génomique

    L’Office américain des brevets a statué mercredi 15 février 2017 : les brevets d’utilisation de la technologie CRISPR-cas9 (édition du génome) appartiennent au Broad Institute de Harvard et au Massachusetts Institute of Technology et non à l’Université de Californie. Le conflit sur les brevets opposait l’équipe de Doudna et Charpentier, considérée comme inventeur de la technologie, et Zhang Feng, qui a un inventé un moyen d’utiliser CRISPR.

    Cette décision a de multiples retombées, notamment pour les start-up de biotechnologies en course pour la commercialisation de cette technologie. En effet, l’application de la technologie CRISPR représente un marché potentiel annuel de plusieurs milliards de dollars dans le domaine des maladies génétiques et de la cancérologie.

    L’Office des brevets a jugé que ce qui avait été accompli par l’équipe de Zhang était brevetable séparément : le Broad Institute peut donc conserver ses brevets sur CRISPR-Cas9.

    La décision a des conséquences pour les entreprises ayant obtenu des licences non exclusives du Broad Institue pour ses brevets CRISPR, notamment GE Healthcare ou Monsanto.

    Le plus grand « gagnant » est basé à Cambridge : Mass Medicine Editas, co-fondé par Zhang, détient la licence exclusive sur ce qui promet d’être le plus lucratif : les applications des inventions CRISPR-Cas9 de Zhang aux maladies.

    L’université de Californie envisage de faire appel de cette décision.

  • EMG

    Electromyogrammenull

  • EEG

    Electroencéphalogrammenull

  • Diabète gestationnel : un suivi rigoureux nécessaire pour limiter les complications (Cnamts-APHP)

    7 femmes sur 100 ont eu un diabète diagnostiqué au cours de leur grossesse en 2012, selon une étude de la Cnamts et de l’AP-HP sur 796 000 naissances publiée dans la revue « Diabetologia » le 16 février 2017.

    L’étude confirme les risques accrus de complications liées au diabète gestationnel pour la mère et l’enfant lors de l’accouchement, et les bénéfices d’un dépistage précoce et d’un suivi rigoureux du traitement pendant la grossesse pour en limiter la sévérité.

    Les complications pour la mère et l’enfant

    Le diabète gestationnel augmente les risques de complications autour de la naissance :

    • césarienne : taux de 28 % chez les femmes avec un diabète gestationnel contre 20 % pour les femmes sans diabète gestationnel ;
    • accouchement prématuré : taux de 8 % chez les femmes avec un diabète gestationnel contre 6 % pour les femmes sans diabète gestationnel ;
    • prééclampsie (élévation de la pression artérielle et taux élevé de protéines dans les urines) : taux de 2 % chez les femmes avec un diabète gestationnel contre 1 % pour les femmes sans diabète gestationnel.

    Du côté du bébé :

    • le risque de malformations cardiaques à la naissance est le 1,2 fois plus élevé ;
    • le risque d’avoir un poids de naissance particulièrement élevé est multiplié par 2.

    Les bénéfices d’un dépistage et d’un suivi rigoureux

    L’étude de la Cnamts et de l’APHP confirme l’intérêt d’un dépistage précoce, et la nécessité d’un suivi rigoureux du traitement diététique ou médicamenteux pour limiter les complications : en effet, ces dernières augmentent avec la sévérité du diabète : un tiers des femmes enceintes sous insuline accouchent par césarienne, et 9 % des naissances sont prématurées.

  • Dispositifs médicaux : un nanocapteur constitué de graphène pour surveiller les signes vitaux

    Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont conçu un capteur mesurant des signaux électriques vitaux (ECG, EEG, EMG) intégré dans un tatouage temporaire constitué de graphène, qui permet d’obtenir des résultats identiques à ceux de capteurs conventionnels incorporés dans les dispositifs médicaux.

    Le concept a été présenté en décembre 2016 à l’International Electron Devices Meeting à San Francisco.

    Des résultats aussi précis qu’avec des capteurs conventionnels

    D’une épaisseur de 0,3 nanomètre, le capteur mis au point par les chercheurs de l’Université d’Austin constitue un système de surveillance non invasif et discret.

    Lors de l’étape « proof of concept » de leurs travaux, les chercheurs ont réalisé 5 types de mesures : les informations collectées par le nanocapteur étaient semblables à celles des capteurs conventionnels. Par ailleurs, porté sur la poitrine, il a pu détecter de légères fluctuations qui étaient passées inaperçues à l’ECG.

    Avec cette technologie portable, les chercheurs espèrent développer un système de capteur peu invasif pour la surveillance et la mesure de signes vitaux, appliqué temporairement sur la peau comme un tatouage.

    Ils précisent que la prochaine étape consiste à développer une antenne permettant de transmettre les signaux du capteur vers un smartphone ou un ordinateur.

    Le graphène, des propriétés idéales pour des supports de capteurs

    La flexibilité et la résilience mécanique intrinsèques du graphène lui permettent de s’adapter et d’adhérer au relief rugueux de l’épiderme tout en tolérant étirement et compression. Invisible, il peut donc être appliqué sur la peau en offrant une surface d’adhésion et de contact complète, ce qui évite de créer des intervalles d’air entre la peau et les électrodes pouvant altérer la qualité du signal.

    Par ailleurs, les propriétés conductrices du graphène le rendent sensible aux modifications de résistance électrique induites par l’activité électrique du tissu sous-jacent. Des électrodes de graphène peuvent donc mesurer les signaux électriques du cœur, du cerveau et du muscle, ainsi que la température et l’hydratation de la peau.

  • Infirmière virtuelle : la start-up Sensely lève 8 M$ (7,5 M€)

    La start-up californienne Sensely a annoncé le 14 février 2017 avoir levé 8 M$ (7,5 M€ environ) de fonds en série B auprès de Chengwei Capital – fonds basé à Shanghaï – , avec la participation d’investisseurs secondaires : Bioveda Ventures, Fenox Venture Capital, Mayo Clinic, et Stanford StartX.

    Fondée en 2013, cette start-up a créé une application d’aide médicale virtuelle pour la prise en charge et la surveillance des patients atteints de pathologies chroniques.

    « Molly », l’assistant virtuel créé par Sensely, fonctionne sur la reconnaissance vocale et gestuelle.
    Il vise à répondre via l’application disponible sur smartphone ou tablette aux questions posées par les patients souffrant de pathologies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires ou mentales.

    Existant sous différents avatars et parlant plusieurs langues, cette infirmière virtuelle permettrait de décharger les médecins de certaines tâches, de fournir une aide et un suivi thérapeutique aux patients tout en leur tenant compagnie sur le long cours, dans l’optique notamment de stabiliser leur observance. Elle s’adresse aussi bien aux jeunes patients qu’aux personnes âgées.

    Avec cette levée de fonds, la start-up ambitionne d’élargir le panel de pathologies prises en charge, d’accélérer le développement de sa technologie d’intelligence artificielle et d’accroître sa présence aux États-Unis, au Royaume-Uni et à l’international.

  • Parcours de soins intégrés  : en Angleterre, des résultats mitigés (National Audit Office)

    La coordination entre le secteur sanitaire et le médico-social en Angleterre, pour proposer des parcours de soins intégrés, n’a pas eu les résultats escomptés en matière d’amélioration des soins et d’économies financières, estime le National Audit Office, équivalent britannique de la Cour des Comptes, dans son rapport « Health and social care integration » publié le 8 février 2017.

    En particulier et d’un point de vue budgétaire, le « Better Care Fund », doté d’un financement de 3,1 milliards de livres (environ 3,64 milliards d’euros) en 2015-2016 pour inciter à la coordination entre services sanitaires et sociaux au niveau local, n’a pas atteint ses objectifs.

    Le principal indicateur de résultats du Better Health Plan était la baisse de la demande de soins hospitaliers. Or :

    • en 2015-2016, le nombre d’admissions aux urgences a augmenté de 87 000 par rapport à l’année précédente  ;
    • le nombre de sorties d’hôpital retardées a augmenté de 185 000 par rapport à l’année précédente.

    Cette hausse a eu un impact financier de 457 millions de livres (environ 538 millions d’euros), alors que des économies étaient attendues.

    Deux points se sont toutefois améliorés :

    • les réadmissions de personnes âgées à l’hôpital ont baissé ;
    • le nombre d’entrées en maison de retraite a diminué.

    Face à ce constat, le National Audit Office identifie trois barrières à l’intégration des parcours de soins en Angleterre :

    • des incitations financières mal ciblées ;
    • des enjeux en matière de ressources humaines ;
    • une réticence à partager les informations, les collectivités locales ne comprenant pas bien comment partager les données des patients.

    En conclusion, le National Audit Office estime qu’il n’a pas encore été prouvé que l’intégration des soins permet d’effecteur des économies, de diminuer l’activité hospitalière, ou d’améliorer l’expérience des soins.