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  • Systèmes d’information géographique : le GCS Sésan présente SantéGraphie

    Le GCS Sesan a présenté, le 8 mars 2017, son Système d’Information Géographique (SIG), Santé Graphie. Élaboré en commun avec l’ARS Île-de-France, ce SIG a pour objectif de répondre à la demande exprimée par les acteurs de santé de rationalisation et d’homogénéisation des données.

    Permettant d’exploiter et d’échanger des données environnementales, opérationnelles ou administratives en y apportant une dimension géographique, le SIG peut être utilisé dans le pilotage opérationnel, la valorisation des données métiers ou l’analyse du territoire, par exemple dans le cadre des GHT.

    Composition de SantéGraphie

    Le Système d’Information Géographique est constitué:

    • d’un « portail SIG » comprenant des fonctionnalités et des données partagées par tous les utilisateurs: 
      • un catalogue de données géographiques afin d’échanger et diffuser des données
    • des modules métiers et des fonctionnalités spécifiques pour les experts:
      • Exemple de module: l’application LEGEO V3 d’investigation de cas de légionellose.
    • d’un composant cartographique qui permet d’ajouter des fonctionnalités géographiques à des applications métiers (eCERVEAU, ROR,  …) qui en sont dépourvues.
    • un outil de création et de visualisation de cartes

    Le SIG encourage l’échange et l’interopérabilité des données géographiques.

    Les objectifs de 2016

    En 2016, le GCS Sesan avait pour objectifs de:

    • Créer un portail dont le périmètre d’action était au moins équivalent à l’application Infra-Territoire de l’ARS
    • D’intégrer des composants cartographiques génériques dans une application métier
    • Créer le module métier LEGEO V3
    • Réaliser des formations
    • Accompagner le personnel face aux changements sur les outils déployés
  • ASEAN

    The Association of Southeast Asian Nationsnull

  • Journées internationales des technologies médicales et E-health Challenge, 13 -14 avril 2017 à Tunis

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis organise les 13 & 14 avril 2017 la troisième édition des « Journées internationales des technologies médicales », sous l’égide de l’Université Tunis El Manar et des ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et de la Santé Publique.
    Professionnels de la santé, chercheurs et entreprises du secteur se rassembleront autour du thème « la recherche au service de l’industrie biomédicale ».

    Deux événements auront notamment lieu en parallèle :
    • L’E-Health Challenge : compétition nationale lancée afin de stimuler chez les jeunes chercheurs et diplômés l’aventure entrepreneuriale et récompenser leur capacité d’innovation.
    • Une conférence internationale sur les Technologies Médicales afin de réunir les chercheurs de ce domaine.

    L’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), qui fait partie de l’Université de Tunis El Manar (UTM), organise la première édition du Tunisie eHealth Challenge en partenariat avec Technopark Elghazala, la Faculté de Médecine de Tunis et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.
    Ce défi invite les jeunes talents tunisiens à mettre leurs passions et leur créativité dans le développement technologique du secteur de la santé, en particulier les soins de santé et la santé publique.

    Thématiques

    • systèmes d’information clinique et hospitalière
    • systèmes médicaux sur ordinateur
    • systèmes médicaux embarqués
    • télémédecine
    • domotique et soins de santé,
    • M-Health (applications mobiles pour la santé)

    Calendrier

    • 28 février 2017 : soumission du prototype
    • 15 mars 2017 : demi-finale
    • 14 avril 2017 : finale

    Critères d’éligibilité

     La compétition est ouverte à:

    • Étudiants des institutions éducatives tunisiennes en tant que chefs d’équipe avec ajout possible d’autres étudiants ou membres professionnels à l’équipe.
    • Maximum 4 membres.
    • Chaque équipe doit comprendre un chef de projet qui doit fournir une adresse e-mail et des coordonnées pour recevoir toutes les communications des organisateurs de la compétition.
    • Les participants doivent être âgés de plus de 18 ans.

    Sont acceptées pour la soumission toutes les idées novatrices qui n’ont pas fait l’objet de récompenses précédentes.

    Évaluation

    Les participants seront évalués selon les critères suivants:

    • Innovation et créativité
    • Avantages, utilité, temps et rentabilité, convivialité
    • Impacts à court et à long terme sur les patients, les professionnels de la santé, l’économie, etc.
    • Qualité des prototypes démontrés et présentation des projets / idées

    Vous pouvez participer via le lien ci-contre : Participation

  • Tech Care Paris : 6 start-up e-santé dans la promotion 2017

    L’incubateur Tech Care Paris a présenté, le 7 mars 2017, au siège de Philips France, la nouvelle promotion de start-up qui rejoindra ses locaux en 2017.

    Depuis l’automne 2016, l’appel à projet de l’incubateur a reçu 93 candidatures dont 11% portaient sur l’aide au diagnostic, 12% sur la télémédecine, 23% sur le parcours de soins et 5% sur la Silver Economie.

    Parmi ces candidatures, 6 start-up e-santé ont été retenues pour leur solutions innovantes.

  • Dynseo et Générations Mouvement nouent un partenariat pour valoriser la e-santé chez les seniors

    La start-up Dynseo a annoncé le 1er mars 2017 son partenariat avec l’association Générations Mouvement, noué dans l’optique de valoriser les bienfaits de la e-santé auprès des seniors.
    Les adhérents de l’association pourront ainsi tester les jeux du programme Stim’Art, proposer des améliorations et créer avec la start-up de nouveaux outils numériques et applications afin de favoriser la lutte contre le déclin cognitif et l’isolement des personnes âgées.

    Dynseo a développé une plateforme de services et d’applications sur tablette pour stimuler la mémoire, prévenir les troubles cognitifs comme la maladie d’Alzheimer, améliorer l’attention et la concentration.
    Pour rappel, Stim’Art est une application de jeux de mémoire adaptée aux capacités cognitives de l’utilisateur liée à une plateforme web de suivi permettant d’offrir une prise en charge personnalisée.

  • Robotique : Singapour et la Corée du Sud misent sur la robotique pour complèter leur offre de soins

    Singapour et la Corée du Sud font partie des pays d’Asie à suivre dans le secteur de la robotique dédiée à la santé.

    – En février 2017, Singapour a accueilli le premier hackathon d’Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées. Les projets novateurs sur ce marché très spécifique se multiplient dans la cité-État.

    – La Corée du Sud est quant à elle en avance dans le domaine de la micro-robotique appliquée à la chirurgie. « Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine », confie à H&TI le Pr. Jong-Oh Park, directeur de l’institut sud-coréen Robot Research Initiative (RRI).

    Singapour : leader sur le marché de la robotique dédiée aux personnes âgées ?

    Un 1er hackathon organisé en Asie sur la robotique d’assistance pour personnes âgées

    Du 10 au 12 février 2017 s’est tenu le MIT Hacking Medicine Robotics Singapore 2017, le premier hackathon organisé en Asie sur l’utilisation sociale de la robotique pour les personnes âgées.

    Développeur, cliniciens, ingénieux, concepteurs, chercheurs et chefs d’entreprise étaient invités à développer des applications logicielles et matérielles sur Segway Robot Platform (ou Loomo), un projet de plateforme ouverte.

    L’événement a rassemblé 83 participants, répartis dans 12 équipes, qui cherchent à mettre au point des solutions permettant de faire face à différents défis rencontrés dans le domaine des soins à destination des personnes âgées, tels que :

    • le suivi de la santé cardiaque ;
    • la prévention des chutes ;
    • la détection de la démence.

    Les trois équipes récompensées :

    Pour faire progresser la mise au point des concepts élaborés, les trois équipes vont avoir accès aux laboratoires de prototypages du MIT Hacking Medicine, à la plateforme Segway Robot Developer Edition, Loomo, et à un financement pour développer leurs solutions et lancer leurs entreprises.

    Les projets ont été développés sur la base du robot Loomo, mis au point par Segway Robotics

    Loomo est une machine intelligente qui peut se transformer en un transporteur et un robot autonome. Les développeurs peuvent créer des applications connectées à l’appareil et ajouter des accessoires pour le personnaliser.

    Sarah Zhang, responsable des partenariats pour les développeurs à Segway Robotics, a déclaré que la robotique était actuellement centrée sur l’intégration d’interactions multi-sensorielles de nouvelles générations (discours, vision) et de capacités de plus en plus puissantes pour mieux recueillir et analyser les données de santé des patients.

    Elle estime que les interactions naturelles sont primordiales pour les applications robotiques dédiées aux soins pour personnes âgées car leur expérience des dispositifs numériques peut être limitée comme ils sont généralement moins habitués à l’utilisation d’objet high tech que les nouvelles générations.

    Singapour : Ruth, un robot social prometteur

    Les universités singapouriennes proposent des solutions intéressantes dans le secteur de la robotique dédiée à l’assistance des personnes âgées. Parmi les projets les plus prometteurs : Ruth, un robot social mis au point par quatre étudiants de Nanyang Polytechnic (équipe Yuuy).

    Il s’agit du robot social le plus récent développé à Singapour. Ruth a été conçue pour agir comme un être humain.

    • Grâce a un capteur de vision avancé et une caméra intégrés à la machine, elle peut reconnaître les visages et lire leurs expressions.
    • Plusieurs moteurs disposés autour de son « corps » lui permettent de bouger la tête et les bras mais aussi de cligner des yeux. Elle est même capable de rougir.
    • Son « cerveau » est alimenté par un mini-PC Windows et configuré grâce à diverses technologies Microsoft, lui permettant de reconnaître la voix de son interlocuteur et de lui répondre avec des mots appropriés.

    Ruth pèse environ 5 kg et son développement coûte environ 10 000 SGD. Elle a été testée sur deux personnes âgées vivant seules, qui ont trouvé facile d’interagir avec elle en raison de son apparence rassurante.

    Prochain objectif : équiper de roues le robot pour qu’il puisse se déplacer et mieux détecter les chutes des personnes âgées.

    Le robot a été créé pour apporter sécurité et joie aux personnes âgées vivant seules. Un projet intéressant pour les sociétés vieillissantes comme Singapour, le Japon et la Chine.

    D’ici 2030, 900 000 personnes vivant à Singapour seront âgées de 65 ans et plus, soit 20 % de la population, contre 11,8 % en 2015. Les Singapouriens âgés vivant seuls seraient 1,7 fois plus susceptibles de mourir prématurément que ceux vivant entourés et auraient deux fois plus de risque de souffrir de dépression et de solitude, indique une étude publiée en 2015 par des chercheurs de l’Université nationale de Singapour.

    Corée du Sud : 5 questions au Pr. Park, expert en micro-robotique dans le secteur de la santé

    La Corée du Sud figure parmi les leaders dans le domaine de la robotique dédiée au secteur de la santé. L’un des marchés prometteurs pour le pays semble être celui de la micro-robotique appliquée à la chirurgie.

    Le Pr. Jong-Oh Park, directeur du Robot Research Initiative (RRI) et professeur à l’École de génie mécanique de l’Université de Chonnam, dévoile à H&TI ses projets actuels et sa vision de l’industrie.

    1. Quels dispositifs avez-vous précisément développés ?

    J’ai été surtout impliqué dans le diagnostic médical et la chirurgie robotique. J’ai notamment participé au développement du robot « colonoscope » pour améliorer le diagnostic des maladies du côlon, de la capsule endoscope passive et active pour le diagnostic des maladies du système digestif, du micro-robot intravasculaire pour améliorer la chirurgie de l’artère coronaire, du « bacteriobot » pour progresser dans le domaine de la thérapie tumorale, etc.

    La plupart des développements de nos produits sont dans un premier temps passés par des tests in-vivo dans le monde entier. Plusieurs d’entre eux ont depuis été proposés aux acteurs de l’industrie et sont déjà vendus sur le marché.

    2. Les patients sont-ils prêts à accepter l’implication de robots dans le système de soins ?

    Cela dépend. Le robot « colonoscope » et la capsule « endoscope » ont été adoptés par les praticiens sans aucun retour négatif. Les autres dispositifs pourraient faire l’objet de débats.

    Nos solutions servent à combattre les maladies humaines. La très petite taille du micro-robot médical n’en fait pas un objet intrusif, les patients ne peuvent pas communiquer avec lui comme c’est le cas avec un robot social. Ils devraient accepter assez finalement le principe de la micro-robotique.

    3. Quels aspects de vos robots voudriez-vous modifier pour les perfectionner ?

    Nous aimerions bien sûr améliorer leur fonctionnalité pour perfectionner les dispositifs existants mais aussi mieux lutter contre d’autres maladies et également gagner en fiabilité.

    Nos équipements et dispositifs médicaux sont à destination du marché global parce que leur développement prend beaucoup de temps et nécessite un investissement important, de la phase de concept jusqu’à la création du produit.

    Le montant dont nous bénéficions est assez élevé et provient principalement du gouvernement. Notre centre semble faire partie des plus grands instituts d’université dédiés à la robotique existants.

    4. Ne pensez-vous pas que le développement d’objets high tech dans le secteur de la santé exclut une partie de la population en raison de leurs coûts notamment ?

    C’est vrai, en partie. Mais, logiquement, le produit devrait devenir moins cher avec le temps et sa démocratisation. Cela signifie que nos appareils seront accessibles aux groupes les moins privilégiés de la population dans un deuxième temps.

    5. Quelle est votre vision de la robotique dans le domaine de la santé ?

    Dans un futur lointain, je pense que les opérations par l’intermédiaire de robot ne nécessiteront plus d’intervention humaine. Il n’y aura plus de chirurgie intrusive.

    Il est fortement possible que l’Asie devienne le leader mondial sur ce marché car la région montre un plus grand intérêt dans ce domaine que d’autres régions du monde.

    Le gouvernement sud-coréen, par exemple, investit dans divers domaines de la robotique, et semble actuellement plutôt concentré sur les sujets liés à la réadaptation des patients. Le pays pourrait faire partie des chefs de file dans les années à venir.

  • Thaïlande : « L’hôpital Bumrungrad utilise des systèmes numériques depuis dix ans » (S. Narasimhan)

    Sudi Narasimhan, directeur du marketing et du développement des affaires au sein du Bumrungrad International Hospital (Thaïlande), révèle à H&TI ses ambitions après la signature en 2016 d’un partenariat avec InterSystems pour mettre en place :
    – un système d’information unifié de santé : TrakCare ;
    – et une solution d’interopérabilité : HealthShare Health Connect.

    « L’annonce de l’adoption de TrakCare s’inscrit dans le cadre d’un effort accru visant à reconstruire l’ensemble de nos systèmes de technologie de l’information de façon à intégrer pleinement le numérique au sein de notre établissement, tout en ayant la capacité, la vitesse, la fiabilité et la sécurité nécessaires pour gérer les niveaux élevés de données de patients et des informations qui seront générées dans les années à venir. »

    Bumrungrad : un hôpital de renommée mondiale

    Basé à Bangkok, en Thaïlande, l’hôpital international de Bumrungrad est un hôpital multi-spécialisé accrédité par la JCI.

    Fondé en 1980, il est l’un des plus grands hôpitaux privés d’Asie du Sud-Est. Il propose des diagnostics de pointe ainsi que des soins thérapeutiques et intensifs de haute qualité via l’emploi de technologies avancées.

    L’hôpital en quelques chiffres :

    • Plus d’1,1 million de patients traités chaque année, dont plus de 520 000 provenant de plus de 190 pays ;
    • 580 lits ;
    • plus de 30 centres spécialisés ;
    • Plus de 4 800 employés, dont environ 1 300 médecins.

    L’hôpital n’a pas souhaité communiquer sur son budget et l’enveloppe allouée au projet de développement numérique de l’établissement.

    Bumrungrad est l’un des premiers hôpitaux d’Asie à s’être tourné vers le digital

    Pourquoi avez-vous décidé d’adopter les technologies TrakCare et HealthShare Health Connect ?

    Sudi Narasimhan : L’hôpital international de Bumrungrad est l’un des plus importants fournisseurs privés de soins tertiaires en Asie. Il traite chaque année environ 1,1 million de patients, dont près de la moitié provient de quelque 200 pays. Nous utilisons des systèmes numériques, tels que les dossiers médicaux électroniques et un système de communication d’archivage d’images (PACS) depuis plus d’une décennie.

    L’annonce de l’adoption de TrakCare s’inscrit dans le cadre d’un effort accru visant à reconstruire l’ensemble de nos systèmes de technologie de l’information de façon à intégrer pleinement le numérique au sein de notre établissement, tout en ayant la capacité, la vitesse, la fiabilité et la sécurité nécessaires pour gérer les niveaux élevés de données de patients et des informations qui seront générées dans les années à venir.

    L’intégration complète et l’inter-connectivité du système d’information de santé TrakCare aux autres plateformes de l’hôpital amélioreront notre efficacité, la sécurité des patients et la qualité des services, ce qui renforcera l’expérience des patients à Bumrungrad.

    Le dispositif TrakCare comprendra notamment l’accès à un dossier médical électronique sécurisé en ligne (EMR). Pour développer ce dispositif, vous êtes-vous inspirés des systèmes existants dans d’autres pays, comme Singapour, l’un des premiers pays en Asie à avoir développé un EMR ?

    En réalité, nous avons été l’un des premiers hôpitaux à développer un EMR.

    Celui dont nous disposions jusqu’à présent a bien fonctionné pour nous au cours des dernières années mais nous avons décidé de mettre en œuvre un nouveau système jouissant d’une forte interopérabilité et permettant une intégration complète avec d’autres systèmes numériques.

    Il s’agissait donc de choisir le meilleur fournisseur pour répondre à nos besoins pour le présent et dans les années à venir. La solution proposée par InterSystems nous a semblé la plus adaptée.

    Quels aspects de ces nouvelles solutions souhaiteriez-vous modifier afin d’améliorer la qualité de vos services ?

    Nous sommes déjà en train de proposer des améliorations aux services actuellement disponibles. Une fois que les nouveaux systèmes seront mis en place, cliniciens et patients s’attendront à bénéficier de ce niveau de qualité de prestation de services.

    Par exemple, les plateformes numériques de l’hôpital seront partagées en toute sécurité avec les cliniciens afin d’assurer une plus grande automatisation du travail administratif et pour que les cliniciens passent plus de temps avec les malades.

    Les patients seront également en mesure d’accéder à leurs dossiers médicaux à leur convenance à l’aide d’une application sécurisée ou un site web.

    Savez-vous déjà si vous allez développer d’autres produits high tech dans votre hôpital, en complément de TrakeCare et HealthShare Health Connect ?

    Ces plateformes d’interopérabilité nous aideront à déployer d’autres produits qui amélioreront l’expérience des patients en terme de commodité. Par exemple, nous pouvons entrer en relation avec les patients qui se connectent à notre réseau wifi et qui anticipent leurs besoins et leurs questions au cours d’une visite à l’hôpital. Nous serons en mesure d’interagir avec eux en temps réel à mesure qu’ils se déplacent dans notre établissement pendant leur parcours de soins.

    Nous avons adopté une approche globale de nos systèmes et nous nous assurons que ce choix améliore les résultats et l’expérience du patient mais aussi de nos cliniciens afin de donner l’impulsion nécessaire au déploiement des technologies les plus appropriées.

    Quelle est votre politique de confidentialité des données ?

    Nous prenons très au sérieux la confidentialité des données des patients, tout comme la sécurité des malades et la qualité de notre offre de soins.

    Les informations collectées sur les patients ne sont jamais divulguées sans leur consentement et les médecins sont tenus au secret professionnel.

    Nous avons construit une forte réputation et la confiance de nos patients est très importante pour nous. Notre réseau contient de nombreux niveaux de sécurité pour assurer la confidentialité des données recueillies.

    « Les cliniciens peuvent consulter des dossiers complets sur leurs patients (…) à n’importe quel moment du parcours de soins, sur n’importe quel dispositif connecté à Internet », a déclaré Kerry Stratton, directeur général d’InterSystems en Asie-Pacifique (Enterpriseinnovation.net).
    Le système permet-il à n’importe quel clinicien d’avoir accès à tout moment à n’importe quelles données ?

    L’accès aux données des patients est limité aux cliniciens appropriés qui s’occupent du patient. C’était également le cas quand nous travaillions avec des dossiers sur papier. Seuls les médecins appropriés pouvaient consulter le tableau des patients lors de leurs rondes.

    Ces nouveaux systèmes augmentent le niveau de sécurité des échanges entre médecins pour qu’ils puissent accéder aux données essentielles sur leurs patients quand ils en ont besoin, un point de plus en plus essentiel dans le traitement de cas critiques.

    Pourquoi avez-vous choisi d’établir un partenariat en particulier avec InterSystems, une entreprise privée américaine ?

    Nous avons effectué des recherches sur toutes les entreprises fournissant une solution de EMR. La combinaison des compétences techniques du groupe et la réputation de son service client nous ont amené à choisir InterSystems. En tant qu’hôpital privé, nous cherchions à nous associer à une entreprise réputée qui a déjà rencontré un certain succès dans ce domaine.

    Le gouvernement thaïlandais envisage-t-il la mise en place de mesures pour encourager l’intégration de solutions innovantes dans le système de santé ?

    Le gouvernement a lancé une initiative intitulée « Thailand 4.0 » centré sur le secteur des services, y compris les services de santé, dans l’optique de devenir plus compétitif dans la région. Les détails du programme sont encore en développement mais on sait que ses responsables examinent tous les aspects du système de prestation de soins.

    Prévoyez-vous d’autres partenariats dans les années à venir ?

    Dans le cadre de la reconstruction de tous nos systèmes d’information, nous avons établi des partenariats avec plusieurs organisations, dont TrakCare et Cisco Systems (une entreprise informatique américaine spécialisée dans le matériel réseau et les serveurs). Nous avons annoncé en début d’année ces collaborations et nous devrions en annoncer davantage dans les prochains mois.

    Cette modernisation de votre hôpital augmentera-t-elle le coût des services de soins aux patients ?

    Bien qu’il y ait un certain coût associé à ce déploiement, nous pensons qu’il y aura des retombées positives en terme d’efficacité puisque les cliniciens seront en mesure de consacrer plus de temps aux patients et moins de temps à la réalisation de procédures administratives.

    Cela nous permettra de fournir de meilleurs soins aux patients, en proposant des services de meilleure qualité, davantage de sécurité et une meilleure accessibilité.

    Ne pensez-vous pas que l’un des problèmes de l’e-santé est que ces nouvelles technologies, souvent coûteuses, sont susceptibles d’exclure une partie de la population ?

    Je ne suis pas d’accord. Bumrungrad a été un chef de file dans l’offre de solutions de soins et, en Thaïlande, il y a une concurrence saine entre le secteur privé et le secteur public. Ce cadre permet de proposer plus de choix aux patients.

    Nos efforts pour être pionniers [dans le domaine de l’e-santé] a conduit d’autres établissements à suivre le même chemin. L’accès aux services de soins est ouvert à une plus grande part de la population puisque toutes les institutions progressent.

    Par exemple, en 2002, Bumrungrad était le premier hôpital en Asie à être accrédité par la JCI. La JCI ou Joint Commission International est une agence basée aux États-Unis qui certifie les systèmes et les normes d’un hôpital pour assurer la sécurité des patients et le qualité des soins, ce qui se traduit par de meilleurs résultats pour le patient.

    Aujourd’hui, plus de 40 hôpitaux sont accrédités par la JCI en Thaïlande, y compris dans le secteur public.

    Cette reconnaissance a entraîné des améliorations pour les patients en Thaïlande comme de meilleurs systèmes ont été déployés. On devrait probablement connaître la même évolution avec le déploiement d’initiatives numériques dans le secteur.

    La Thaïlande, n°1 sur le marché de la santé numérique, cela vous semble-t-il envisageable ?

    À Bumrungrad, nous nous efforçons d’être l’un des leaders asiatiques dans la prestation de services médicaux dans le secteur des soins tertiaires et nous avons été reconnus comme tels par de nombreuses organisations tierces.

    L’intégration complète de nos systèmes numériques fait partie de notre stratégie pour rester l’un des chefs de file dans ce domaine.

  • « Un jour viendra où l’emploi de la robotique en santé sera une nécessité » (K. Takeda, NTT/Japon)

    « Au départ, nous nous demandions si les dispositifs high tech, comme les robots, seraient acceptés par les personnes âgées. En fait, les résultats montrent qu’ils sont généralement très bien perçus. »

    Kohei Takeda, manager au sein du groupe japonais NTT Data Corporation, dévoile à H&TI les premiers retours de la phase de démonstration de Sota, un robot humanoïde destiné à l’assistance des personnes âgées.

    L’expert estime que le Japon est en avance sur le marché asiatique et pourrait devenir le n°1 mondial dans quelques années.

    Sota : un robot connecté au cloud pour analyser les données de santé en temps réel

     

    Vous êtes l’une des plus importantes entreprises de télécommunications japonaise. Pourquoi avez-vous décidé de vous concentrer sur les robots dédiés aux soins à domicile ?

    Kohei Takeda : Le groupe NTT se compose de nombreuses sociétés, dont NTT DATA. Comme NTT DATA est une entreprise qui offre des services informatiques, l’une des missions de l’entreprise est d’utiliser l’informatique pour résoudre des problèmes sociaux.

    Les principaux défis sociaux auxquels le Japon doit faire face sont l’augmentation des coûts de la sécurité sociale et le manque de personnel infirmier en raison du vieillissement de la population et de la baisse du taux de natalité. NTT DATA pense qu’avec l’utilisation de nos technologies robotiques et de l’intelligence artificielle, nous serons capables de fournir des solutions en introduisant des services de soins à domicile. Voilà pourquoi nous nous efforçons d’investir le domaine de la robotique pour les soins à domicile.

    Comment fonctionne précisément le Sota, votre robot lancé en 2015 pour assister les personnes âgées ?

    Le Sota est connecté à une plateforme sur notre cloud. Toutes les données collectées par ses capteurs sont transmises sur cet espace virtuel pour être analysées. Lorsque les résultats indiquent qu’une certaine action doit être réalisée pour assurer l’assistance de l’utilisateur, le robot prend des mesures en contactant l’usager via une conversation vocale et/ou en coopération avec un autre appareil, comme une tablette, pour aider le patient dans son quotidien.

    Nous sommes actuellement en phase de test sur un petit nombre de sujets et évaluons encore la précision du dispositif. À l’avenir, nous allons augmenter le nombre de personnes témoins et procéder à la vérification des données collectées et analysées en coordination avec les parties concernées dans le secteur des soins médicaux et des soins infirmiers communautaires.

    Fiabilité des données : « Le diagnostic final doit être effectué par le médecin »

    Pouvez-vous garantir que les données de santé (niveaux de tension artérielle, fréquence cardiaque…) transmises aux utilisateurs sont fiables ? Un médecin valide-t-il ces informations avant que le robot ne les présente à l’usager ?

    La fiabilité des données est un sujet sur lequel nous devrons nous pencher à l’avenir. Au Japon, un robot seul n’est pas autorisé à fournir un service médical en raison de contraintes légales. Les données collectées par la machine peuvent être seulement utilisées comme information de référence. Le diagnostic final doit être effectué par le médecin.

    Certaines personnes peuvent être inquiètes à l’idée qu’une entreprise privée collecte des données de santé. Quelle est votre politique de confidentialité ?

    NTT DATA prend au sérieux les questions liées à la confidentialité. Nous menons une bonne gestion des données de santé en respectant les lois, les ordonnances, etc. La protection des renseignements personnels est un sujet traité différemment selon le pays et la région. Des enquêtes et évaluations détaillées doivent être effectuées pour chaque territoire afin de former un consensus social.

    Les personnes âgées éprouvent un sentiment de sécurité en compagnie du robot

    Vous avez commencé à tester le Sota dans des établissements de soins pour personnes âgées. Les premiers résultats sont-ils encourageants ?

    Les résultats de l’expérience de démonstration montrent que les conversations des personnes âgées ont augmenté depuis l’arrivée du robot et que le dispositif leur a donné un sentiment de sécurité. Le personnel infirmier a indiqué avoir perçu une nouvelle vision du quotidien des personnes âgées qu’ils ne connaissaient pas auparavant.

    Avez-vous obtenu des retours des plus précis des patients ? Sont-ils vraiment ouvert à ce type de nouveaux dispositifs ?

    Au départ, nous nous demandions si les dispositifs high tech, comme les robots, seraient acceptés par les personnes âgées. En fait, les résultats montrent que de tels outils sont généralement très bien perçus. D’après les retours que nous avons reçus, un robot de suivi ne donne pas l’impression aux personnes âgées d’être surveillées. Au contraire, elles se sentent davantage en sécurité.

    Ce retour d’expérience a été obtenu sur la base d’une démonstration réalisée sur un nombre limité de sujets et de cas. Des expériences à plus grande échelle doivent être effectuées pour vérifier ces premiers résultats.

    N’est-ce pas étrange pour les utilisateurs de communiquer avec une machine et non un être humain ?

    Cela dépend de la personne. Il y a des gens qui aiment être aidés par un humain, mais il y en a qui estiment qu’il est plus facile de demander à une machine de faire des petites choses pour eux. Par exemple, certains sujets de l’expérience hésitaient habituellement à appeler une infirmière parce qu’ils avaient l’impression de la déranger. Ces patients pourraient se sentir plus à l’aise de demander à un robot d’effectuer cette tâche.

    Objectif futur : améliorer la précision du robot via l’intelligence artificielle

    Quels aspects de votre robot souhaiteriez-vous modifier pour améliorer ses compétences ?

    Les points suivants sont à l’étude :

    • utiliser l’intelligence artificielle pour augmenter la précision de reconnaissance afin d’obtenir une interaction plus naturelle ;
    • améliorer la précision de l’anticipation d’une situation grâce à une analyse poussée des informations récoltées par les capteurs ;
    • fournir des services au-delà des possibilités offertes avec un seul robot par le biais d’une coopération avec divers dispositifs connectés.

    Quel est votre objectif final avec le Sota ?

    Notre but ultime est d’accélérer la transformation numérique du système social et des entreprises dans différents domaines – dont le secteur des soins, celui des « villes intelligentes », des « maisons intelligentes » et le marketing numérique – grâce à une technologie permettant la libre coopération entre les différents dispositifs IoT, comme les robots.

    Japon : une couverture sociale des robots dédiés aux soins à domicile ?

    Le Sota est moins cher que Pepper, le robot d’assistance développé par le groupe japonais SoftBank (1 600$), il coûte environ 800 $, une somme à laquelle il faut ajouter un service mensuel d’environ 30$ pour l’utilisation à domicile (contre 360$ de frais mensuels pour le Pepper).
    Ne pensez-vous pas que l’un des problèmes de l’e-santé est son accessibilité financière pour la population ?

    Le gouvernement japonais essaie justement d’éviter que seuls certains groupes de personnes puissent bénéficier du système de santé numérique. Il tente de s’assurer que l’utilisation de matériel de soins infirmiers de haute technologie soit couvert par l’assurance obligatoire.

    Avez-vous d’autres projets en tête dans le domaine des soins à domicile pour les mois ou les années à venir ?

    Il y a plusieurs projets en cours mais je ne peux pas vous en dire plus pour des raisons de confidentialité.

    La société française Aldebaran et le groupe japonais Softbank ont lancé en 2015 le robot humanoïde Pepper. On remarque que de plus en plus d’entreprises sont en train de concevoir des robots dédiés à l’assistance à domicile, en Asie mais aussi en Europe et aux États-Unis.
    Quels sont les atouts de votre robot par rapport à la concurrence ?

    Notre technologie de base n’est pas un dispositif en lui-même. Il est développé comme une plateforme qui effectue une interaction entre divers dispositifs pour offrir des services avancés. Notre force est notre capacité à adapter cette technologie afin de proposer les meilleures solutions possibles et ainsi développer des services et des systèmes adaptés pour nos entreprises clientes en formant une équipe optimale avec de nombreux fournisseurs d’appareils pouvant gérer différentes situations.

    Japan’s Robot Strategy : le plan du gouvernement japonais pour accélérer le développement de la robotique

    Le gouvernement japonais s’intéresse-t-il à l’e-santé et, plus précisément, au développement de la robotique dans ce secteur ?

    En 2015, le gouvernement japonais a lancé la « Japan’s Robot Strategy« , un plan d’action dans lequel l’utilisation de la robotique est définie comme une stratégie nationale majeure. La médecine et les soins infirmiers font partie des domaines cités.

    Un partenariat avec un organisme public serait-il possible pour vous ?

    Il est fortement possible que NTT DATA participe à des projets gouvernementaux lié à ce programme. En effet, depuis 2016, notre société est impliquée dans le projet « Robotic Devices for Nursing Care Project » (« Dispositifs robotisés pour le projet de soins infirmiers », un projet de développement subventionné), mené par l’Agence japonaise pour la Recherche et le Développement Médicaux (Japan Agency for Medical Research and Development).

    « La demande en santé numérique, y compris en robotique, augmentera de plus en plus »

    Quelle est votre vision de la robotique dans le secteur de la santé en Asie et dans le monde ?

    Le vieillissement de la population progresse rapidement dans les pays industrialisés. Parmi les pays asiatiques, le Japon progresse le plus rapidement dans ce domaine (la robotique dans le secteur de la santé). Dans vingt à trente ans, des nations très peuplées, comme la Chine et l’Inde, devraient également faire partie des sociétés vieillissantes. Nous supposons que la demande en santé numérique, y compris en robotique, augmentera de plus en plus dans le futur.

    Pensez-vous que l’Asie peut devenir le leader mondial sur le marché des robots dédiés à l’assistance à domicile ?

    Au cours des prochaines années, le leader sera probablement l’Amérique du Nord et l’Europe, où l’on compte de nombreux pays industrialisés. Toutefois, dans quelques décennies, il est fort probable que l’Asie devienne le principal marché en raison d’une population âgée grandissante et d’un taux de croissance économique de plus en plus élevé.

    Pensez-vous que le Japon pourrait alors devenir n°1 sur le marché ?

    Le Japon est le plus âgé des pays développés et déploie des technologies avancées en robotique et des dispositifs de haute technologie associés. En utilisant ces technologies, le Japon peut devenir le leader sur ce marché, non seulement en Asie, mais aussi dans le monde.

    À mesure que le vieillissement s’accélérera, le nombre de personnes participant aux services de soins infirmiers sera inférieur au nombre de personnes ayant besoin de ces services. Un jour viendra sûrement où l’emploi de technologies de pointe, comme la robotique, sera une nécessité absolue. En adéquation avec notre slogan « Global IT Innovator », NTT DATA utilisera la technologie informatique pour offrir de nouveaux services aux clients et aux utilisateurs finaux.

  • Maladies respiratoires : prévalence, coûts associés et modalités de prise en charge

    3,2 milliards d’euros, tel est le montant que les maladies respiratoires chroniques (BPCO, asthme, insuffisance respiratoire) ont coûté à l’Assurance maladie en 2014, sur un total de 155 milliards (hospitalisations comprises).

    Les innovations dans la prise en charge de ces pathologies concernent en particulier la télésurveillance des personnes souffrant d’insuffisance respiratoire : un cahier des charges a été publié au journal officiel en décembre 2016 pour en définir le cadre d’expérimentation.

    Des inhalateurs connectés pour les asthmatiques ont également été mis au point. Enfin, des projets de poumon artificiel sont à l’étude, avec de premières mises au point attendues vers 2020.

    Health&Tech Intelligence fait le point sur la prévalence et la répartition des coûts pour ces affections.

    Une prévalence forte, des ALD peu nombreuses

    Avec 3,5 millions de Français souffrant de BPCO, dont deux tiers qui l’ignorent, et 4 millions d’asthmatiques, les maladies respiratoires sont fréquentes. Les formes sévères sont toutefois moins nombreuses, avec environ 420 000 personnes en ALD pour maladie respiratoire.

    Des complications coûteuses

    La répartition des coûts de prise en charge – hospitalisation notamment – et du remboursement des dispositifs médicaux  – oxygénothérapie et ventilation assistée étant les plus prescrits et les plus remboursés – montre que ce sont les complications, en particulier l’insuffisance respiratoire chronique, qui sont les plus coûteuses.

    Médicaments : corticoïdes et bronchodilatateurs

    Pour les médicaments, ce sont les corticoïdes et les bronchodilatateurs qui sont les plus prescrits et les plus remboursés, ces classes de médicament étant utiles pour le traitement de l’asthme comme pour la BPCO.

  • « L’importance des bonnes pratiques d’e-santé », appel à contribution ( Catel)

    Le Catel a lancé le 7 mars 2017 un appel à contribution à l’enquête préliminaire sur l’importance des « bonnes pratiques d’e-santé ».

    Il s’agit de choisir 8 bonnes pratiques, parmi 40 identifiées par le CATEL, et d’évaluer leur importance. La synthèse des réponses exprimées sera présentée lors du CATEL Visio 2017 qui aura lieu le 23 mars 2017 dans 25 villes connectées.

    Vous pouvez contribuer au sondage via le lien ci-contre : Sondage

    L’inscription à la visioconférence est possible via le lien ci-contre : Inscription