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  • GHT : l’ANAP et l’ASIP lancent un dispositif d’accompagnement à la convergence des SI

    L’ANAP et l’ASIP santé ont lancé le 9 mars 2017 une plateforme dédiée à l’accompagnement de la convergence des systèmes d’information des GHT. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif national d’appui à la mise en place des GHT piloté par la DGOS.

    La mutualisation des systèmes d’information des établissements membres d’un GHT est fixée à 2018 et leur convergence à janvier 2021.

    Un guichet unique pour les relations GHT – agences nationales

    Le site si-ght mis en place par l’Asip et l’Anap permet aux acteurs de consulter la documentation disponible et de solliciter l’appui des agences nationales. Il rassemble un panel de ressources pour aborder les problématiques de la convergence des systèmes d’information.

    Un formulaire permet de poser des questions ou de soumettre des  difficultés à l’ANAP et l’ASIP. Il est prévu que les questions les plus pertinentes et structurantes fassent l’objet d’un groupe de travail dont les résultats enrichiront la plateforme. Les requêtes seront traitées par un collège d’experts composé de l’ANAP, l’ASIP et de la FHF.

    Des comités d’appui régionaux 

    Le dispositif d’appui mis en place par l’ANAP et l’ASIP prévoit également des comités régionaux, organisés par les ARS et l’ASIP deux fois par an,  et réunissant les directeurs des SI des GHT. L’objectif est d’échanger sur la convergence, les bonnes pratiques, les freins rencontrés et ainsi, d’ajuster les besoins des établissements en termes de système d’information.

    L’ANAP installe en parallèle un « réseau de pairs » pour favoriser la diffusion des bonnes pratiques et augmenter la proximité entre professionnels.

  • Cahier des charges des maisons d’accueil hospitalières

    Le cahier des charges des maisons d’accueil hospitalières a été défini dans un arrêté du 27 février 2017 publié au Journal officiel du 10 mars 2017.

    Arrêté du 21 février 2017 fixant le cahier des charges des maisons d’accueil hospitalières, prévu par l’article L. 6328-1 du code de santé publique

  • « Hôtels hospitaliers » : le cahier des charges publié au Journal officiel

    Le cahier des charges des maisons d’accueil hospitalières a été publié dans un arrêté du 27 février 2017 paru au Journal officiel du 10 mars 2017.

    La possibilité de proposer une prestation non médicalisée d’hébergement de patients a été ouverte aux établissements de santé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. Un appel à projets pour une expérimentation de trois ans a été lancé par le ministère de la Santé le 10 février 2017.

    Le cahier des charges apporte des précisions sur la définition des maisons d’accueil hospitalières et sur leur organisation :

    • les maisons d’accueil proposent un hébergement, à proximité ou dans un établissement, aux accompagnants de personnes hospitalisés, aux patients en amont ou en aval de leur prise en charge, et aux aidants de personnes âgées ou handicapées ;
    • les maisons d’accueil définissent un projet d’accueil et d’accompagnement précisant notamment les critères d’accès et les contributions financières des personnes hébergées. Elles établissent un règlement intérieur ;
    • les maisons d’accueil doivent comporter des chambres simples ou doubles disposant chacune d’une salle d’eau avec toilettes et douche et des locaux affectés à la vie collective.
  • Big data : l’AP-HP obtient l’autorisation de la CNIL pour son entrepôt de données

    L’AP-HP a indiqué, le 9 mars 2017, avoir obtenu l’autorisation de la CNIL pour son entrepôt de données de santé (EDS). En préparation depuis septembre 2016, l’EDS de l’AP-HP n’était jusqu’à présent utilisé que dans le cadre des recherches de l’équipe de soins. L’autorisation de la Cnil en élargit les possibilités d’exploitation.

    Utilisation des données dans des études non-interventionnelles

    L’autorisation de la Cnil permet l’utilisation des données personnelles de santé dans le cadre d’études non-interventionnelles dépassant le cadre des seules équipes de soins. L’objectif poursuivi par l’AP-HP est de faire progresser la connaissance médicale, améliorer l’inclusion dans des essais cliniques et renforcer le pilotage médical et stratégique. Ainsi, ces recherches seront réalisées par des professionnels de santé de l’AP-HP, éventuellement en lien avec des partenaires externes.

    Toute recherche sera soumise :

    • au cadre d’un descriptif clair de sa finalité, 
    • à la validation du protocole par le comité scientifique et éthique, 
    • à la charte d’utilisation de l’entrepôt,
    • à la signature d’une convention avec les éventuels partenaires externes.

    La CNIL précise également la durée de conservation des données, l’adéquation du dispositif de sécurité et les modalités d’information et d’opposition des patients.

    Une infrastructure de partage pour la recherche et l’innovation

    L’EDS de l’AP-HP rassemble progressivement les données de ses différents systèmes d’information cliniques de production. L’infrastructure comprend:

    • Une plateforme open source de données pseudonymisées telle que la solution i2b2 (Informatics for Integrating Biology and the Bedside); les données nominatives sont soumises à un accès restreint.
    • Un cadre réglementaire élaboré par la CNIL.
    • Des règles institutionnelles de gouvernance et d’utilisation, adoptées à l’unanimité par la Commission Médicale d’Établissement centrale de l’AP-HP (CME).

  • Données de santé : Google va mettre en place un registre basé sur la blockchain en Angleterre

    Google DeepMind Health, filiale d’Alphabet dédiée à la santé, a annoncé sur son blog le 9 mars 2017 prévoir de créer un registre sécurisé de données de santé inspiré de la blockchain en Angleterre.

    L’objectif est de permettre aux hôpitaux, au NHS et aux patients de suivre en temps réel les utilisations des données de santé.

    Google DeepMind va créer un registre numérique intitulé « Verifiable data audit », qui enregistrera automatiquement toutes les interactions avec les données des patients, de façon cryptée et vérifiable. 

    Ce registre sera inspiré de la blockchain, ce qui signifie qu’il sera uniquement possible d’y ajouter des entrées : une fois que l’utilisation d’une donnée sera enregistrée, elle ne pourra pas être effacée. De même, des tierces personnes pourront vérifier que personne n’a altéré les entrées.

    Google DeepMind précise toutefois que ce registre présentera des différences importantes avec la blockchain : la vérification ne sera pas décentralisée mais confiée aux hôpitaux et organismes nationaux. Par ailleurs, le système ne sera pas structuré selon un principe de chaînage, mais en arborescence.

    Dans un premier temps, Google DeepMind va construire une interface web qui permettra au personnel des hôpitaux partenaires de Google de suivre l’utilisation des données en temps réel et d’interroger le registre. Des alarmes seront déclenchées en cas d’anomalie.

    A plus long terme, Google DeepMind envisage de permettre à ses partenaires d’autoriser d’autres personnes, comme des patients ou des associations de patients, à vérifier son traitement de l’information.

  • Un humain virtuel capable de diagnostiquer les troubles dépressifs (Université de Bordeaux – CNRS)

    La possibilité d’utiliser des humains virtuels pour diagnostiquer des troubles mentaux comme la dépression, c’est ce que rapportent les travaux de chercheurs bordelais rendus publics le 2 mars 2017.

    Ce nouvel outil numérique prend la forme d’un agent conversationnel animé dont le développement a été basé sur des scenari médicaux mimant un entretien clinique avec des interactions empathiques.

    Les résultats de l’étude menée par les chercheurs du laboratoire Sanpsy (Sommeil-Addiction-Neuropsychiatrie; unité CNRS & Université de Bordeaux) indiquent d’une part que la capacité diagnostique de cet outil augmente en fonction du niveau de sévérité des symptômes dépressifs, et d’autre part qu’il est bien accepté par les patients.

    Selon les chercheurs, des études relatent des lacunes présentées par les agents conversationnels de type Siri face aux interrogations et attentes exprimées par des individus en souffrance psychique, notamment de par la faible capacité d’empathie d’agents vocaux dépourvus d’interactions physiques.

    Pour y pallier, l’équipe de chercheurs bordelaise a élaboré un entretien entre un humain virtuel et un patient à partir d’un référentiel médical validé (DSM-5 pour Diagnostic And Statistical Manual of Mental Disorders qui correspond au manuel qui classifie l’ensemble des troubles psychiques répertoriés, utilisé par les psychiatres du monde entier pour orienter leur diagnostic) qu’ils ont enrichi à l’aide de tournures de phrases, d’interactions gestuelles et faciales afin de favoriser l’implication du patient dans l’échange.

    Ils ont ensuite testé la performance de diagnostic pour le trouble dépressif caractérisé à travers une étude incluant 179 patients. Leur expérience était basée sur l’identification par « Julia » – l’agent conversationnel animé – de symptômes spécifiques chez des patients venus en consultation externe.

    A terme, l’objectif est de pouvoir mettre en place des entretiens cliniques standardisés en soutien des consultations médicales, afin d’assister les praticiens dans l’optique d’un diagnostic plus rapide des patients non identifiés comme dépressifs. Par la suite, un suivi médical de qualité au domicile du patient pourrait être envisagé.

    Les chercheurs précisent que leurs travaux s’inscrivent dans une idée d’hôpital numérique pour assurer un continuum de prise en charge des services hospitaliers jusqu’au domicile des patients afin d’augmenter l’autonomie de ces derniers.

    Leur étude « Virtual human as a new diagnostic tool, a proof of concept study in the field of major depressive disorders » a été publiée dans le revue Nature le 16 février 2017 et est accessible via le lien ci-contre : Publication

  • Innovation en santé : HEC Montréal appelle à mettre en place une politique de la demande (rapport)

    Le CIRANO (Centre interuniversitaire de Recherche en analyse des organisations) et le Pôle santé HEC Montréal, ont publié, le 28 février 2017, un rapport dans lequel ils font des recommandations pour améliorer la mise en place des innovations de santé. Ce rapport fait suite à un premier rapport faisant état des « Catalyseurs et freins à l’innovation en santé au Québec » publié en juin 2016.

    L’étude porte sur des juridictions similaires au système de santé Québécois : l’Australie, le Danemark, la Grande Bretagne et les Pays-bas. L’analyse a ensuite porté sur les politiques favorables à l’innovation en santé dans ces pays, qui s’inscrivent la plupart du temps dans un plan d’investissement. L’équipe de recherche s’est ensuite fondée sur les données de l’OCDE, du Commonwealth fund, de l’observatoire des systèmes et des politiques de santé européen.

    Une faille dans la chaîne de l’innovation

    Le constat est l’existence d’une faille dans la chaîne de valeur de l’innovation. En effet, l’étude pointe un décalage entre l’offre d’innovation et la demande. Originellement, les politiques visent à faciliter l’offre en finançant par exemple la recherche ou les infrastructures en favorisant:

    • la formation du capital humain,
    • le financement de la R&D.

    Les efforts des gouvernements des pays étudiés incluent les parties prenantes à l’innovation, l’écosystème et les conditions favorables à l’innovation, les facteurs qui affectent la demande et l’intervention publique.

    Seulement, le catalyseur de l’innovation, c’est la demande. Les intérêts se sont davantage tournés vers la demande et le cycle d’innovation.

    Les obstacles à l’intégration de l’innovation

    L’étude constate qu’a contrario l’obstacle vient du manque de demande en innovation de santé. Les responsables des services de santé ne sont ainsi pas incités à améliorer le système. Cela va de pair avec l’effort sur le contrôle des coûts qui empêche l’amélioration de la valeur des services et par conséquent de l’innovation. Ainsi, la productivité du système est décroissante.

    Les constats de l’étude: des politiques exhaustives et miser sur l’innovation comme levier de richesse

    Les pays, selon l’étude, qui réussissent le mieux leurs politiques d’innovation:

    • se dotent d’un plan stratégique,
    • se dotent d’une politique de formation, d’éducation et de mesures complémentaires à la R&D,
    • ont des politiques qui couvrent l’entièreté du cycle d’innovation,
    • misent sur les politiques publiques,
    • créent une synergie entre les acteurs et les usagers pour mieux répondre aux besoins,
    • soutiennent une culture de l’innovation au sein du service public.

    Le rapport conclut sur la timidité des politiques canadiennes en matière d’innovation et interpelle les acteurs et les décideurs de la santé à favoriser la mise en place d’une politique publique d’innovation.

  • Le congrès e-Health World Monaco 2017 aura lieu les 1er et 2 juin 2017

    Le congrès e-Health World Monaco tiendra sa troisième édition en Principauté les 1er et 2 juin 2017.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par Israël Nisand, Président du Forum Européen de Bioéthique de Strasbourg.

    Il s’articulera autour de débats (impression 3D – 4D, l’IA au service de la médecine, l’homme augmenté, les robots) d’ateliers (blockchain, business et économie en e-santé), de conférences (bioéthique de l’e-santé, e-santé : et l’Afrique ?) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-up.

    Les débats

    • La création de tissus, les biomatériaux au service de l’humain
    • Impression 3D, 4D
    • Les organes de synthèse
    • Le patient connecté
    • L’intelligence artificielle au service de la médecine
    • L’homme augmenté, les robots
    • La Simulation, les Serious Games, la Réalité virtuelle et l’impression 3D pour Apprendre, Enseigner, Opérer.
    • Présentations de start-ups
    • La beauté connectée en partenariat avec l’Oréal et la Samcep

    Les ateliers

    • Blockchains
    • Science et Recherche
    • Business et économie en e-santé
    • e-santé en Afrique
    • Le patient connecté en partenariat avec BeWell Connect

    Les conférences

    • Bioéthique de l’e-santé Pr Israël Nisand Directeur du Forum de Bioéthique de Strasbourg
    • e-santé : et l’Afrique ? Pr Dinard Kouassi Directeur de l’Institut National de Santé Publique de Cote d’Ivoire Samir Abdelkrim Fondateur de StartupBRICS.com

    La « nuit connectée » sera un moment d’échange entre start-uppers et partenaires et, pour les congressistes, la découverte en avant-première des innovations qui préfigurent la médecine de demain.

    La liste des conférenciers est accessible via le lien ci-contre : Conférenciers

    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • Logiciels : Pharmagest prend une participation majoritaire au sein de MultiMeds et CareMeds

    Le groupe Pharmagest a annoncé le 28 février 2017 avoir pris une participation majoritaire au sein de deux sociétés spécialisées dans le développement technologique d’applications innovantes dédiées à l’observance thérapeutique :

    • la société irlandaise MultiMeds développe une solution PDA (préparation des doses à administrer) manuelle avec un pilulier protégé par brevet;
    • la société anglaise CareMeds développe une plateforme de traçabilité du circuit du médicament par pilulier dans les maisons de retraite.

    En ce qui concerne la PDA : elle n’est pas encore réglementée en France mais des expérimentations de déconditionnement de la forme boîte à la forme déblistérisée sont en cours.
    Pour rappel depuis 2016 les autorités ont établi pour la première fois une rémunération de l’acte du pharmacien.

  • L’Odess lance un appel à candidatures international sur les projets innovants en santé

    L’Odess (Observatoire de la e-santé des pays du sud), créé par la Fondation Pierre Fabre, lance un appel à candidatures dans l’objectif d’identifier les initiatives à fort potentiel dans le domaine de la santé, selon une information du site medias24 le 24 février 2017.

    Cet appel à candidatures est ouvert aux projets pilotes ou en exploitation utilisant les technologies de l’information et de la communication pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité dans ces pays.

    Les candidats pourront également concourir aux prix de l’observatoire de la e-santé dans les pays en question qui seront décernés le 3 juillet 2017 à l’occasion de la conférence annuelle de l’Odess.

    Les cinq domaines majeurs concernés sont :

    • la formation des professionnels de santé,
    • la télémédecine (diagnostic et consultations à distance),
    • le suivi des patients et des données médicales,
    • l’information, l’éducation et le changement des comportements,
    • l’accès financier au soin, les micro-assurances.

    Pour mémoire, en 2016, parmi les 53 initiatives recensées, 9 avaient été mises à l’honneur et avaient pu bénéficier d’une dotation de 90 000 €.

    Les porteurs de projets sont invités à soumettre leur initiative via le lien ci-contre : Proposition d’initiative

    Ils peuvent remplir plusieurs questionnaires : un premier pour renseigner les caractéristiques de leur projet, un second pour être considérés pour la remise des prix de l’Observatoire.

    Les initiatives jugées pertinentes alimenteront la base de données ouverte et évolutive de l’Observatoire.