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  • 3e rencontre annuelle de l’industrie pharma digitale & connectée à Paris le 28 avril 2017

    Dans le contexte de multiples initiatives réglementaires (loi de Santé, Directive NIS, Règlements DM et DMDIV, Règlement Data Protection qui entrera en vigueur en 2018), cet événement sera articulé à travers des témoignages autour des questions suivantes :
    • Quels parcours de soins développer en 2017 ?
    • Quelles clés pour tenir le cap de la compliance tout en déployant une stratégie digitale agile ?

    Les thèmes abordés lors de la 3e rencontre annuelle de l’industrie pharmaceutique digitale et connectée qui aura lieu à Paris le 28 avril 2017 :
    • le parcours patient 2.0 (table ronde),
    • le nouveau règlement Data Protection adopté le 14/04/2016,
    • la stratégie multicanale « beyond the pills »,
    • 2 startups pour un regard innovant sur la Blockchain,
    • le pilotage de la digitalisation des organisations,
    • une Check list des toolkits et KPI à mettre en place pour booster la rentabilité de ses projets de transformation digitale en 2017.

    Cette journée réunira tous les acteurs de l’industrie pharmaceutique (laboratoires, start-up, Institut de recherche, CRO’s, Biotechs, assurances et mutuelles, GAFAMS, Autorités Publiques), avec entre autres les directeurs Innovation R&D, Marketing, Marketing Digital, Juridique, e-santé, Qualité, Cyber-risques, Stratégie, Data Protection Officers des sociétés concernées.

    Vous pouvez consulter le programme via le lien ci-contre : Programme
    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre : Inscription
    La liste des intervenants est disponible via le lien ci-contre : Intervenants

     

     

     

  • Asie du Sud-Est : l’application de collecte de données en officine mClinica lève 6,3m$

    La société Unitus Impact, basée dans la Silicon Valley, a conclu en février 2017 un tour de financement (série A) de 6,3 millions $ (5,98 M €) pour soutenir mClinica, une start-up d’e-santé fondée à Singapour.

    En pleine croissance dans le secteur de la health tech, mClinica prévoit d’investir pour développer ses opérations en Asie du Sud-Est, voire à une échelle mondiale.

    Le principe de l’application mobile : recueillir des données de santé pertinentes en Asie du Sud-Est en connectant sur une même plateforme les pharmacies afin d’aider les professionnels et les autorités de santé à mieux suivre l’évolution du marché.

    L’un des plus gros financements de série A conclu pour une entreprise d’e-santé sud-asiatique

    Le tour effectué par Unitus Impact est l’un des plus importants financements de série A mené pour une entreprise de santé numérique en Asie du Sud-Est.

    Parmi les autres investisseurs qui ont rejoint le tour de financement, on retrouve :

    • le Global Innovation Fund (Londres) ;
    • MDI Ventures (Indonésie) ;
    • Endeavour Catalyst (États-Unis) ;

    Les investisseurs déjà présents, 500 Startups (États-Unis), IMJ Investments Partners (Singapour) et Kickstart Ventures (Philippines), ont également participé.

    MClinica : numériser sur un même espace les données des pharmacies pour mieux suivre l’évolution du marché

    Fondée en 2012 à Singapour, la société mClinica connecte aujourd’hui des milliers de pharmacies sur des plateformes communes par le biais d’une application mobile.

    Les trois « missions » principales de mClinica :

    • rassembler les pharmacies sur une plateforme unique ;
    • donner un accès simple et rapide à de nouvelles sources de données ;
    • développer des programmes à partir du recueil de ces données pour améliorer l’accessibilité financière des patients à l’offre pharmaceutique et les résultats sanitaires.

    La première tâche de l’application est de suivre la liste des médicaments prescrits, distribués et achetés dans les petites officines, dont l’activité est souvent méconnue par les autres acteurs du marché car isolée et généralement non connectée.

    Une application réservée aux professionnels de l’industrie et aux acteurs publics

    • MClinica est destiné aux pharmacies.

      Le dispositif leur fournit :

      • un programme de fidélisation à destination de leurs clients, leur permettant de leur proposer des rabais (formule très intéressante dans les pays en développement où les plus pauvres ne bénéficient généralement que d’un accès limité aux médicaments) et ainsi de les inciter à partager leurs données pour leur transmettre des informations leur permettant de mieux comprendre leur état de santé et pour les inviter à venir se réapprovisionner lorsque l’offre commence à diminuer ;
      • des informations sur l’état de l’industrie ;
      • d’autres outils visant à améliorer la gestion de leur entreprise.

    Grâce à ce service, les pharmacies indépendantes, qui ont tendance à avoir des marges plus faibles que les grandes chaînes, sont en mesure d’élargir leur base de consommateurs.

    • L’application n’est pas disponible pour le grand public.

    Les clients fournissent simplement leur numéro de téléphone mobile au pharmacien au moment de leur inscription et au comptoir lors de futurs achats afin de réclamer des points de fidélité et des remises. Les informations relatives à leurs achats sont recueillies par la pharmacie et envoyées sur la plateforme mClinica pour obtenir un remboursement des groupes pharmaceutiques.

    Toutes les données sont « désensibilisées » afin de préserver la vie privée des consommateurs, précise l’entreprise singapourienne.

    Une fois analysées, les informations récoltées sont utilisées pour établir des rapports qui peuvent être vendus à des sociétés pharmaceutiques, pour qu’elles puissent concevoir des programmes visant à améliorer la santé des patients tout en stimulant leurs ventes, mais aussi à des acteurs du secteur public souhaitant en savoir davantage sur l’état général du secteur en Asie du Sud-Est.

    Rendre accessibles des millions de données de santé pour un marché plus transparent

    « Des billions de dollars sont dépensés par le secteur public et le secteur privé de la santé et, souvent, ils ne disposent pas de données [suffisantes] pour guider (…) leurs décisions [commerciales ou] politiques, a déclaré Farouk Meralli, le P.-D.G. de la start-up singapourienne. À mClinica, nous mettons en relation des pharmacies autrefois fragmentées sur une plateforme commune fournissant un ensemble unifié de données sur la santé mondiale qui n’a jamais été disponible auparavant. Notre objectif est de transformer rapidement la disponibilité et la qualité des données mondiales sur la santé en quelques mois, et non des décennies. »

    M. Meralli explique que la région ASEAN n’a actuellement pas accès à la majeure partie des données de santé disponibles dans le secteur parce que le marché est essentiellement composé de petites officines de proximité (97 % de toutes les pharmacies en Indonésie, selon M. Meralli – source : TechCrunch) :

    • Les entreprises pharmaceutiques souhaitent en savoir plus sur leurs activités, la chaîne d’approvisionnement, etc., afin de prendre des décisions commerciales plus adaptées.
    • Les gouvernements et les ONG aimeraient accéder à davantage de données pertinentes en temps quasi réel pour conduire des politiques de santé plus éclairées.
    • Pour les consommateurs, ce manque de visibilité influe sur les prix des médicaments, élevés et croissant à un rythme plus rapide par rapport à leurs revenus. Partager leurs données permettrait de gagner en transparence et donc d’encourager la mise en place de tarifs plus compétitifs.

    MClinica prévoit de se développer rapidement dans toute l’Asie du Sud-Est et peut-être à l’international

    Le nombre d’utilisateurs précis du dispositif mClinica n’a pas été révélé par la société. Farouk Meralli indique simplement que le service a une portée potentielle de 70 millions de patients à travers les plus de 5 000 pharmacies avec lesquelles l’entreprise collabore.

    La start-up prévoit d’utiliser ses nouveaux fonds pour augmenter sa portée en utilisant des méthodes de communication hors ligne (publicités dans les marchés par exemple), associées à des campagnes numériques, notamment sur les réseaux sociaux, afin d’atteindre davantage de pharmacies.

    Un lancement imminent en Malaisie et en Thaïlande

    En plus de ses bureaux à Singapour, l’entreprise a aujourd’hui un siège dans trois grands marchés d’Asie du Sud-Est : les Philippines, l’Indonésie et le Vietnam. Elle souhaite s’étendre en Malaisie et en Thaïlande avant la fin de l’année 2017. Le Cambodge, le Laos et le Myanmar sont également sur la liste des pays dans lesquels envisage de s’implanter la société.

    À l’origine, mClinica avait été conçu pour des marchés puissants, comme l’Inde et le Brésil, mais ce sont finalement les Philippines qui avait été sélectionnées pour un premier pilote à la suite d’une demande d’un potentiel client. Depuis, l’entreprise se concentre sur l’Asie du Sud-Est mais laisse envisager un éventuel déploiement dans d’autres régions du monde.

    Une entreprise capable de « changer le système »

    Depuis son lancement en 2014, l’application n’a cessé d’accroître son réseau de pharmacies. La start-up a remporté plusieurs concours internationaux et a acquis en 2015 une participation dans Medix, une entreprise de santé et de SaaS philippine.

    Beau Seil, partenaire de l’agence Unitus Impact, estime que mClinica est une entreprise capable de « changer le système » en faisant évoluer en profondeur l’industrie de santé dans les pays en développement.

  • « Le pharmacien, premier recours de soins des patients » (Avenir Pharmacie)

    A l’occasion de PharmagoraPlus, qui s’est tenu les 11 et 12 mars 2017 à Paris, Satispharma et Opinionway ont réalisé une étude intitulée « Avenir Pharmacie », qui s’intéresse à la pharmacie comme centre des services de santé de demain à travers quatre thématiques :

    • Observance et bon usage
    • Interprofessionnalité
    • Spécialisation
    • Services quotidiens

    Cette enquête, menée auprès d’équipes officinales et de leurs patients, a été réalisée entre le 20 janvier et le 16 février 2017 et a été publiée le 1er mars 2017.

    L’objectif était de comprendre ce que les patients attendent de leurs pharmaciens et d’appréhender les enjeux de la pharmacie du futur. Xavie Pavie, Pr à l’ESSEC Business School et parrain académique de cette étude, estime que « nous disposons du chemin à prendre pour construire le métier du pharmacien du 21e siècle et qui à l’évidence sera l’acteur de santé prioritaire ».

    Le pharmacien : un rôle clef avec le patient et les autres professionnels de santé

    Le pharmacien d’officine, professionnel de santé de proximité de confiance

    • 99 % des patients chroniques interrogés font confiance à leur pharmacien pour les aider à bien prendre leur traitement, mais deux tiers d’entre eux souhaiteraient un entretien de 15 minutes avec leur professionnel de santé à ce sujet.
    • 38 % des patients désireraient que leurs piluliers soient préparés par le pharmacien chaque semaine, et près d’un quart d’entre eux seraient même prêts à payer pour ce service.
    • En cas d’hospitalisation prévue, 68 % des patients interrogés trouveraient utile se s’entretenir durant 15 minutes avec leur pharmacien pour répondre à leurs questions et préparer leur retour à domicile.
    • 96 % des patients estiment qu’avoir une pharmacie à proximité de leur domicile est indispensable mais 53 % d’entre eux indiquent être prêts à changer de pharmacie pour bénéficier de conseils spécialisés en cas de maladie grave, tout en faisant à 94 % confiance aux-dits pharmaciens pour leurs conseils dans cette situation.

    Le pharmacien coordonnateur des professionnels de santé

    • 49 % des patients seraient intéressés par la possibilité de confier à sa pharmacie la prise de rendez-vous avec les autres professionnels de santé qui les suivent (médecins généralistes, infirmiers, spécialistes etc.).

    De nouvelles missions pour le pharmacien d’officine ?

    • Avant la précision du prix, 54% des patients seraient intéressés par la livraison des médicaments à domicile et 62 % souhaiteraient envoyer leurs ordonnances par Internet.
    • 39 % des patients seraient favorables à l’autorisation de la vente d’assurances santé en pharmacie.
    • Quant à la fixation des prix des médicaments non remboursés 78 % des patients et 64 % des pharmaciens y seraient favorables.
    • 96 % des pharmaciens interrogés seraient favorables à leur autorisation de prolonger certaines ordonnances et 66 % d’entre eux à l’autorisation de prescrire et interpréter les analyses de laboratoires.

  • Téléophtalmologie : 30 000 € d’amende pour E-Ophta pour exercice illégal de la médecine

    30 000 €, tel est le montant de l’amende à laquelle a été condamnée l’entreprise Ophta City, par le tribunal correctionnel de Dunkerque le 27 février 2017 pour exercice illégal de la médecine entre 2012 et 2015, d’après une information du site communautaire des opticiens « Acuité » en date du 28 février 2017.

    Lancé par l’entreprise Ophta City, E-Ophta faisait l’objet de poursuites par l’Ordre des médecins, l’ARS des Hauts-de-France, la caisse primaire d’assurance maladie du Nord et le Syndicat national des ophtalmologistes de France. Ces derniers reprochent à l’entreprise d’avoir réalisé des prestations relevant de l’ophtalmologie.

    Ophta City a été créée en 2012 par deux optométristes dans l’optique de pallier aux délais d’attente pour un rendez-vous en ophtalmologie, de plus d’un an à Dunkerque. Les examens sont réalisés par les optométristes, qui transmettent les résultats à des praticiens exerçant à Dunkerque ou à distance en Belgique ou en Espagne. Le coût du service s’éleve à 25 € de frais d’expertises remboursables par l’Assurance maladie, additionnés à 35 € de « frais techniques », déduits du prix des lunettes si la personne décidait de les acheter chez Ophta City.

    80 000 € d’amende avaient été requis lors du procès en septembre 2016, ainsi qu’un an d’interdiction d’exercice. Par ailleurs, la société devra verser 17 600 € à la caisse primaire du Nord, 1€ de dommages et intérêts aux syndicat des ophtalmologistes et au Cnom. 3000 € devront également être versés pour les frais de procédure engagés par les trois parties civiles.

    La société a d’ores et déjà indiqué avoir l’intention de faire appel de cette décision. L’affaire sera prochainement portée devant la cour d’appel de Douai.

  • Télémédecine : Imalink Medical lève 1 million d’euros

    1 million d’euros, c’est le montant de la levée de fonds finalisée par Imalink Medical début mars 2017. Fondée en 2014, l’entreprise propose des solutions métier de télémédecine pour différentes spécialités médicales.

    Les fonds ont été levés auprès de la société d’investissement Simba Santé. A cette occasion, Sham est entré au capital de Simba Santé pour soutenir l’opération.

    Imalink Medical précise que cette levée de fonds lui permettra d’accélérer son développement, en France et à l’international.

  • SI : 12 logiciels labellisés par l’Asip pour les maisons et centres de santé

    L’Asip Santé a indiqué le 9 mars 2017 avoir labellisé 12 logiciels pluri-professionnels destinés aux maisons, pôles et centres de santé à l’issue du processus de renouvellement des labels V1 en labels V2 du référentiel fonctionnel. Les labels obtenus sous la V1 du référentiel ne sont plus valables.

    Une visite sur site sera réalisée courant 2017 pour chacun des logiciels labellisés.

    Les logiciels labellisés sont :

    • HYPERMED de MEDASSIST SAS
    • AxiSanté MSP de CompuGroup Medical Solutions
    • Maidis-Amies de MAIDIS
    • Chorus de ICT
    • Médimust de MEDIMUST
    • Crossway-Galaxie de Cegedim Logiciels Medicaux
    • monLogicielMédical.com de Cegedim Logiciels médicaux
    • éO de SILK Informatique
    • Mon Premier Chorus de ICT
    • Hellodoc de Imagine Edition
    • Weda de WEDA
  • IA : Fujitsu investit 50 M€ dans la création d’un centre de recherche à Polytechnique

    Fujitsu a annoncé, le 9 mars 2017, un investissement de 50 millions d’euros pour créer un centre d’excellence consacré à l’intelligence artificielle à l’école Polytechnique. Futjisu travaillera en collaboration avec les laboratoires de l’école et les start-up hébergées dans La Fibre Entrepreneur – Drahi X Novation Center, l’incubateur de l’école.

    Développant des solutions sectorielles en santé, Futjisu a l’intention de développer de nouveaux services et d’acquérir de nouvelles technologies principalement dans les domaines du machine learning, du deep learning et du Natural Language Processing.

  • E-santé et éducation thérapeutique : la start-up Santé sport et recherche primée à Bourges

    La start-up Santé sport et recherche a été désignée vainqueur dans la catégorie numérique pour son projet e-santé baptisé « Lysie » lors de la deuxième édition des trophées des entreprises Créateurs d’avenir le 9 mars 2017 à Bourges.

    Lysie est un logiciel web d’éducation thérapeutique permettant d’envoyer aux patients des préconisations d’exercices de kinésithérapie à faire à domicile sous forme de protocole thérapeutique en vidéos.

    Conçue par des professionnels de santé et du sport, cette solution logicielle est constituée de vidéos, enrichies de commentaires, et comprend 150 exercices d’étirements, de musculation, de gainages et renforcement : l’objectif est de permettre aux patients de travailler quotidiennement à domicile en augmentant le temps consacré nécessaire à la guérison tout en limitant le nombre de déplacements chez le praticien de santé.

    La start-up souhaite aujourd’hui commercialiser son outil auprès des kinésithérapeutes et d’autres praticiens comme les médecins ou les diététiciens. L’abonnement annuel envisagé serait de 100 €.

  • Paerpa : 27 % des professionnels de santé ayant pris part au dispositif ont abandonné (Sondage UNPS)

    Le modèle Paerpa ne fait pas ses preuves auprès des professionnels de santé libéraux, telle est la conclusion du sondage de l’Union Nationale des Professionnels de santé (UNPS), diffusé le 8 mars 2017. Lancé à l’été 2016, le sondage a recueilli les expériences Paerpa de 1444 professionnels de santé.

    Un grand nombre d’abandons et un manque de coordination

    Le sondage dévoile deux aspects du modèle Paerpa qui ne font pas leurs preuves, selon l’UNPS:

    • Sur un total de 1444 professionnels de santé (PS) interrogés, 127 exercent sur un territoire PAERPA et seulement 72 annoncent avoir participé au dispositif.
      • Sur ces 72 professionnels de santé ayant pris part au dispositif, 20 (dont 13 médecins généralistes, 3 infirmières, 1 pharmacien et 3 masseurs-kinésithérapeutes) ont abandonné, soit 27% d’abandon.
      • Les causes énoncées sont:
        • Une mise en concurrence avec les structures sanitaires et médico-sociales (SSIAD, HAD, réseaux de santé, etc…). 
        • Une lourdeur du dispositif, « son inutilité et ses modalités irréalistes ».
    • Deuxièmement, les professionnels interrogés pensent que le cahier des charges « ne génère pas davantage de concertation pluriprofessionnelle ni de réels échanges d’informations sur le patient », engendrant de fait une mauvaise coordination. Les missions et responsabilités des professionnels de santé sont insuffisamment définies et rémunérées. Enfin, il est également pointé que le modèle Paerpa souffre de l’absence de logiciel interprofessionnel opérationnel commun.

    Les volontés exprimées par l’UNPS

    L’UNPS évoque deux principales volontés:

    • Premièrement, elle veut « revoir le modèle pour qu’il réponde aux besoins de coordination des professionnels de santé libéraux sur lesquels repose l’enjeu du virage ambulatoire ».
    • Deuxièmement, définir avec les professionnels de santé libéraux dans le cadre du dialogue conventionnel les outils et le modèle de coordination pour qu’ils correspondent à l’exercice professionnel de terrain pour une prise en charge efficiente et adaptée des patients pour un maintien à domicile renforcé.
  • Implants : « Chercheurs et industriels doivent se rapprocher pour soutenir l’innovation » (Pr Mondain)

    L’implant cochléaire a 40 ans. Le brevet a été déposé le 16 mars 1977. A cette occasion, Health&Tech Intelligence a interrogé le Pr Michel Mondain, responsable de l’équipe médicale ORL et audiologie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier, qui met en évidence le rythme d’innovation soutenu de ce secteur.

    La première implantation d’un implant cochléaire a eu lieu en France. A quoi ressemblait ce 1er implant électronique ?

    Au tout début, l’appareil n’était doté que d’une électrode, l’implant était réservé aux adultes, souffrant d’une surdité profonde. Dans les années 1980/1990, les électrodes et le matériel se sont miniaturisés, les stratégies de codage du son se sont sophistiquées, les batteries sont devenues plus autonomes. Progressivement, nous avons pu implanter des enfants présentant une surdité congénitale, à partir de 2 ans au début, puis aujourd’hui dès 9 mois. Dans les années 2000, nous avions suffisamment de recul pour démontrer que l’implant cochléaire donnait de très bons résultats auditifs. La parole peut être reconnue facilement dans le silence.

    Grâce à cela, l’extension d’indication à des surdités incomplètes est devenue possible. D’autant que parallèlement, la chirurgie a elle aussi progressé. Le travail sur le design des électrodes et bientôt le recours à des robots chirurgicaux permettent de réaliser des actes moins agressifs. La pose d’un implant cochléaire chez une personne sourde d’une seule oreille, qui n’est pas totalement handicapée, est maintenant en cours de diffusion.

     Aujourd’hui, les implants cochléaires sont des objets connectés. Est-ce un gadget ou un vrai plus pour le patient ?

    Bien sûr, être capable de fournir au cerveau un signal sonore le plus proche possible de la réalité, c’est l’essence de la recherche. Mais nous devons aussi favoriser le confort du patient et répondre à ses besoins. Un implant relié à un smartphone en bluetooth permet d’écouter de la musique. Pour les personnes âgées, un implant communicant présente aussi des avantages : il devient possible de réaliser des réglages à distance, par des systèmes de télé-audiologie.

    Par ailleurs, recueillir des « data » via l’implant fait l’objet de développements intéressants. En effet, le succès de l’appareillage repose sur le réglage des paramètres de stimulation. Pour cela, un examen s’impose : le recueil des potentiels évoqués auditifs. Si nous sommes capables de les réaliser en continu, nous pourrons affiner le réglage et faire du sur-mesure.

    La France a été pionnière dans l’implant cochléaire. A-t-elle réussi à maintenir son avance ?

    Nous avons des scientifiques, des structures de recherche et des cliniciens de renommée internationale. Mais, quand vous allez en Allemagne; en Australie, ou aux États-Unis – des pays en pointe dans le secteur -, vous vous rendez compte que les industriels et les chercheurs travaillent vraiment ensemble. Les moyens financiers des industriels arrivent directement. En France, ce rapprochement est en train de s’opérer mais il n’est pas encore optimal. C’est un handicap pour notre développement industriel. Si nous voulons accélérer les phases de développement et accéder plus rapidement au marché, nous devons améliorer l’interpénétration des mondes universitaire et industriel.

    Dans le secteur du dispositif médical, la majorité des entreprises sont des PME. Est-ce le cas dans l’audition et est-ce un handicap pour soutenir l’innovation ?

    Les compagnies qui fabriquent des implants cochléaires pèsent lourd. Par ailleurs, le marché est en train de se restructurer. Depuis quelques années, nous assistons à des rachats d’entreprises qui modifient le paysage économique. Il y a eu la fusion de Phonak et d’Advanced Bionics puis en 2013, la PME française Neurelec, spécialiste de l’implant cochléaire, a été rachetée par le groupe danois William Demant, qui fabrique des aides auditives. Ces rapprochements de professionnels de la restauration auditive permettent des convergences de compétences, de mieux valoriser l’innovation et de proposer un éventail de solutions plus large, allant de la simple déficience auditive à la surdité profonde.  Enfin, des regroupements vont peut-être « booster » la phase de développement industriel.