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  • Dossier patient en Suisse : état des lieux et création d’une plateforme de e-santé suprarégionale

    Les cantons suisses de Berne et de Zurich ont annoncé le 16 mars 2017 étudier la mise en place d’une plateforme de cybersanté via un organisme commun.

    Tous deux dotés d’hôpitaux universitaires et aspirant à une approche commune quant au dossier électronique du patient, ils souhaitent collaborer et exploiter les synergies en vue de l’application de la loi fédérale sur ce sujet.

    Une première étape consiste à la mise en place d’une plateforme de cybersanté suprarégionale, afin de simplifier les échanges d’informations dans l’optique d’améliorer la qualité de la prise en charge et de renforcer le pouvoir de décision des patients. L’objectif est d’aboutir à une solution ouverte également à d’autres cantons.

    Le DMP suisse doit entrer en vigueur en 2017

    Le Conseil fédéral a adopté la stratégie « Cybersanté Suisse » en 2007. La loi fédérale sur le dossier électronique du patient (LDEP) a été adoptée le 19 juin 2015 et doit être appliquée en 2017.

    La loi ne donne pas de définition exhaustive des « informations pertinentes pour le traitement ». C’est au patient et à son médecin de décider ce qui l’est et doit donc être accessible aux autres professionnels de la santé.

    La loi précise que chaque patient peut choisir librement d’ouvrir un dossier électronique. Chacun décide aussi ce qu’il veut voir apparaître dans le dossier et qui peut utiliser ces données. Chacun a, en outre, la possibilité d’enregistrer lui-même des données dans son dossier électronique et de les mettre à disposition de professionnels de la santé.

    Autorisation de consultation : le patient décide des autorisations d’accès
    Seul le patient et les professionnels de la santé auxquels il aura donné son autorisation pourront accéder au dossier électronique. Le patient pourra révoquer son consentement en tout temps et sans motif. Il peut en tout temps consulter les historiques et contrôler qui a accédé à quel moment à son dossier électronique. Assureurs et employeurs n’auront aucun droit de regard sur le dossier.

    Sécurité des données
    La protection des données est strictement réglementée. Un numéro spécifique est attribué à chaque patient, ce qui lui permet d’accéder à son dossier électronique via un portail Internet sécurisé.

    Il n’y a aucune banque nationale de données, l’enregistrement des informations a lieu de manière décentralisée. Les prestataires de soins autorisés seront identifiés de façon sécurisée sur le réseau grâce à une clé personnelle.

    Etat des lieux

    Tous les cantons n’en sont pas au même point. Une dizaine a déjà développé des projets à l’échelle locale avant même l’adoption de la stratégie « Cybersanté Suisse » par le Conseil fédéral en 2007.

    Vaud : un dossier ciblé sur les patients chroniques

    Depuis 2012, le canton s’est doté d’une stratégie eHealth qui se trouve en phase pilote. Le service de la santé publique vaudois a pris l’option de cibler les patients souffrant de maladies chroniques. L’idée est surtout de connecter médecins et pharmaciens. Un projet pilote mené dans le Nord-Vaudois implique une cohorte de patients. Ceux-ci n’ont pas encore un accès direct à leur e-dossier mais ils peuvent le consulter en s’adressant à leur médecin ou leur pharmacien. Un autre projet pilote est en cours dans l’Est vaudois pour améliorer la prise en charge des diabétiques.

    Genève : un dossier cantonal

    En 2013, Genève a joué un rôle pionnier en élargissant à l’échelle cantonale un projet pilote initialement limité aux communes de Lancy, Onex, Bernex et Confignon. Le système sécurisé de dossier médical partagé en ligne s’appelle MonDossierMedical.ch. Il est à disposition de tous les patients et prestataires de soins du canton de Genève. Fin 2016, ce dossier concernait 1200 professionnels de santé et 16 000  patients.

    Jura : un pilote démarré en 2016

    Le canton du Jura a débuté en2016 un projet de « cybersanté ». La première étape a consisté à sélectionner une solution technique, puis à la tester dans le cadre d’un projet pilote.

    Neuchâtel : au stade d’étude en 2016

    La politique sanitaire cantonale 2015-2022 prévoit l’élaboration d’une stratégie cantonale de cybersanté. Le canton procède actuellement à une pré-étude des besoins et ressources.

    Fribourg : du dossier pharmaceutique au dossier patient

    Dès 2014,le canton a commencé par développer un dossier pharmaceutique qui contient l’ensemble des médicaments prescrits dans le but d’éviter des prescriptions à double ou des interactions dangereuses. Dans le cadre de la stratégie cybersanté 2016-2020, une version plus vaste est en train d’être lancée.

    Valais : le dossier infomed réservé aux professionnels de santé

    Initié en 2014,  le dossier médical électronique valaisan Infomed est accessible à 130 médecins du canton. Le projet d’accès aux patients a été suspendu en août 2015 pour des raisons de failles de sécurité. Après plusieurs audits, l’agence e-santé du Valais a confirmé en février 2017 maintenir Infomed pour les professionnels de santé et rejoindre la réflexion intercantonale pour le dossier patient.

    Calendrier : 2020 pour les hôpitaux, 2022 pour le médico-social, 2027 pour l’ambulatoire.

    Le délai de mise en oeuvre a été fixé à trois ans pour les hôpitaux à compter de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation prévue en 2017. Les EMS et les maisons de naissance disposeront d’un délai de cinq ans. Le domaine ambulatoire aura dix ans. Les médecins ne seront pas soumis à cette obligation. Les patients resteront libres de disposer ou non d’un dossier électronique

  • Un ordinateur ADN, une nouvelle avancée vers les médicaments « intelligents » (Eindhoven University)

    Des chercheurs de l’Université de Technologie d’Eindhoven ont élaboré une méthode visant à permettre l’administration contrôlée de médicaments dans la circulation sanguine à l’aide d’ « ordinateurs ADN ».

    Une des applications potentielles du système élaboré par les chercheurs serait de mesurer la quantité d’anticorps thérapeutiques présents dans le sang et de décider s’il est nécessaire d’administrer tout médicament supplémentaire.

    Or, l’utilisation d’anticorps thérapeutiques, notamment monoclonaux, s’applique à de nombreux domaines dans le cadre de thérapies ciblées : pathologies auto-immunes (SEP, polyarthrite rhumatoïde, lupus), pathologies tumorales (oncologie – cancer colorectal, hématologie – lymphome, pathologies infectieuses, les maladies inflammatoires ou encore le rejet de greffe.

    L’étude « Antibody-controlled actuation of DNA-based molecular circuits » relatant les travaux des chercheurs a été publiée dans Nature Communications le 17 février 2017.

    L’ADN, système intelligent distributeur de médicaments

    Connu pour son rôle de support de l’information génétique, l’ADN est une molécule également appropriée pour effectuer des « calculs moléculaires » : les chercheurs expliquent que la séquence au sein d’une molécule d’ADN détermine avec quelles autres molécules d’ADN elle peut réagir, ce qui permet aux scientifiques de programmer les circuits de réaction désirés.

    La méthode développée par les chercheurs repose sur un « ordinateur » ADN capable de détecter plusieurs anticorps dans le sang et d’effectuer des calculs en conséquence.

    Afin d’expliquer ce nouveau concept, les chercheurs s’appuient sur l’analogie d’un système de sécurité ouvrant une porte en fonction de la personne qui s’y présente : si la personne est reconnue par le système de sécurité, la porte se déverrouille. Maarten Merkx l’ingénieur biomédical dirigeant l’équipe de chercheurs, explique que « la recherche sur les tests diagnostiques tend à se concentrer sur la ‘reconnaissance“, mais ce qui est spécial dans ce système c’est qu’il peut penser et être connecté à l’actionnement comme la délivrance de médicaments. »

    Pour mémoire, le diagnostic de certaines pathologies repose sur la détection et la mesure de la concentration d’anticorps spécifiques, produits par notre système immunitaire lorsque nous sommes malades. Or, le système mis au point par les chercheurs pourrait contrôler l’activité d’un anticorps thérapeutique. Par ailleurs, face à des pathologies chroniques comme la maladie de Crohn, ces anticorps sont utilisés comme traitement médicamenteux.

    Le procédé élaboré permet de traduire la présence de chaque anticorps en un seul élément ADN : « l’ordinateur ADN » décide ensuite, en fonction de la présence d’un ou plusieurs anticorps si l’administration de médicament est nécessaire. L’étudiant doctorant auteur principal de l’étude indique que « la présence d’une molécule d’ADN particulière provoque une série de réactions conduisant à l’exécution par l’ordinateur ADN de divers programmes ».

    Une des applications potentielles du système élaboré par les chercheurs serait de mesurer la quantité d’anticorps thérapeutiques présents dans le sang et de décider s’il est nécessaire d’administrer tout médicament supplémentaire.

    Maarten Merkx précise qu’ « en liant directement la mesure des anticorps au traitement de la maladie, nous pouvons être en mesure d’éviter les effets secondaires et de réduire les coûts à l’avenir. »

  • MIPIM

    marché international des professionnels de l’immobiliernull

  • Télémédecine : la start-up MesDocteurs autorisée à pratiquer la téléconsultation

    La Start-up parisienne MesDocteurs a annoncé, le 17 mars 2017, que ses 270 médecins pouvaient dorénavant poser des diagnostics et délivrer une ordonnance, après avoir obtenu un accord d’une ARS. Ainsi, l’entreprise est passée du simple téléconseil à la téléconsultation.

    Les adhérents des mutuelles partenaires de MesDocteurs pourront maintenant bénéficier de télé-consultations, ce qui représente une consolidation importante dans son offre de soins dans une vingtaine de spécialités différentes.

    La plateforme de la start-up est hébergée par Numergy, un hébergeur Agréé en Données de Santé (HADS).

  • Télésurveillance : Elivie se lance dans le télé-suivi des traitements de l’apnée du sommeil

    C’est dans le cadre de la Journée internationale du Sommeil, le 17 mars 2017, qu’ Elivie a annoncé s’engager en faveur d’une meilleure observance de leur traitement par les personnes souffrant d’apnée du sommeil avec le lancement d’une solution de télé-suivi.

    Elivie vise un taux d’équipement des patients en modems de 95 % d’ici à la fin septembre 2017, après avoir recueilli l’accord de chaque patient : la télétransmission des données mesurées par les dispositifs médicaux est en effet autorisée si le patient ne s’y oppose pas.

    Œuvrer pour une meilleure observance des traitements: un enjeu crucial de l’apnée du sommeil

    En France, selon l’enquête « santé et protection sociale » de l’IRDES, 600 000 personnes ont recours à un appareil à Pression Positive Continue (PPC) pour traiter leur apnée du sommeil. Or, selon l’IGAS, entre 15 et 20 % des patients ne respecteraient pas leur prescription médicale.

    Cette non-observance engendre un coup économique et social. L’objectif d’Elivie est d’atteindre 90% d’observance chez les patients traités en PPC.

    Selon Elivie, la production et le partage d’information via le télé-suivi doit permettre d’identifier les difficultés auxquelles les patients sont confrontés afin de les résoudre plus rapidement.

    Elivie indique souhaiter à terme étendre le télésuivi à d’autres pathologies.

  • Partenariat entre la CSMF et MonRemplacement pour faciliter l’organisation des remplacements

    La CSMF a annoncé le 10 mars 2017 un partenariat avec MonRemplacement.com. Cette start-up propose des services de mise en relation pour les professionnels de santé afin de faciliter les remplacements, et sortira en avril 2017 une application mobile.

    Réponse à une demande actuelle

    Selon la CSMF, l’entreprise, portée par des jeunes trentenaires, apporte une réponse  utile à la demande des professionnels de santé en facilitant la mise en relation entre offre et demande. L’application, 100% gratuite et dénuée de publicité, s’ancre dans « un monde où l’éthique doit être valorisée et au cœur de nos préoccupation » note le syndicat.

    Fonctionnement de l’application

    Quand on cherche un remplaçant ou à remplacer

    Lorsqu’un professionnel de santé cherche un remplaçant ou à remplacer, il doit :

    • S’inscrire sur le site
    • Poster une annonce de remplacement ou de disponibilité

    Il peut également ajouter des collaborateurs afin de connaître leurs actualités et contacter directement les remplaçants potentiels. 

    Confidentialité et véracité des qualifications

    L’application proposera des mises à jour quotidiennes et une sécurisation des données. La vérification des informations et des qualifications des médecins est faite au moment de l’inscription.

  • Endonov : le petit poucet de l’endoprothèse aux portes de la commercialisation

    « Nous avons l’ambition d’être le n°1 de la technologie vasculaire en France, » affirme le Pr Fabien Koskas, co-fondateur de la start-up Endonov. Alors que sa première endoprothèse doit être commercialisée le mois prochain, le chef du service de chirurgie vasculaire à l’hôpital de la Pitié–Salpêtrière mesure malgré tout le chemin qu’il reste à parcourir.

    L’endoprothèse conçue pour lutter contre l’anévrisme de l’aorte sous-rénale (voir encadré) n’est pas encore remboursée par l’Assurance Maladie. « Nous avons déposé le dossier auprès de la HAS mais il va encore falloir attendre entre 12 et 18 mois avant d’avoir une réponse », prévient Fabien Koskas.

    Le chirurgien reste confiant parce que son endoprothèse représente une vraie innovation grâce à son caractère « morpho-ajusté ». Concrètement, l’implant s’adapte à la forme de l’anévrisme. Le manchon taillé sur mesure permet de n’enregistrer qu’un taux de fuite de 5%. Avec les endoprothèses industrielles présentes sur le marché, « il faut procéder à une nouvelle opération dans 15 à 20% des cas à cause de fuites », indique le Pr Koskas. En outre, l’implant d’Endonov coûte entre 1000 et 1500 euros contre 5000 pour les endoprothèses industrielles.

    Un temps de développement important

    Des atouts indéniables qui n’ont pas empêché que le développement de ce dispositif médical prenne du temps. Entre 1996 et 2000, l’équipe de Fabien Koskas a fabriqué artisanalement ses endoprothèses dans le service. « Et comme nous n’avons pas été soutenus par l’hôpital, nous avons décidé de créer une entreprise ». S’en sont suivies de longues négociations avec l’APHP et  l’Office de transfert de technologie et des transferts (OTTPI), la phase de création de la start-up,  les premières levées de fonds auprès de business angels, le démarrage de la production… et finalement le marquage CE obtenu à l’été 2016. La route a été longue mais Endonov a pu présenter à la HAS une cohorte de 400 patients implantés.

    Des ambitions à l’international

    Pour poursuivre son développement, Endonov va maintenant se lancer dans une levée de fonds de plus grande envergure. La start-up a besoin de 3 à 5 millions d’euros pour faire la preuve de concept de son premier dispositif médical et lancer les expérimentations des deux autres endoprothèses (pour la bifurcation aortique et la crosse aortique) destinées au marché américain. « Pour une prothèse aortique, c’est vraiment le minimum. Nous faisons figure de Petit Poucet face aux géants de l’endoprothèse, » déclare Bernard D’Oriano, le président d’Endonov. Ensuite, si la FDA approuve les dispositifs d’Endonov, ce sera alors une autre histoire. Le marché est porteur mais développer un réseau commercial demande des moyens bien supérieurs.

  • Publication des cahiers des charges pour l’expérimentation sur l’insuffisance rénale chronique

    Les cahiers des charges de l’expérimentation de l’amélioration des parcours de soins pour les patients atteints d’insuffisance rénale chronique ont été publiés au Journal officiel du 16 mars 2017.

    Six régions avaient été sélectionnées pour participer à cette expérimentation en mai 2016 :
    – Grand Est ;
    – Nouvelle-Aquitaine ;
    – Auvergne-Rhône-Alpes ;
    – Occitanie ;
    – Pays de Loire ;
    – La Réunion.

    D’une durée de 4 ans, l’expérimentation doit permettre d’augmenter le nombre de greffes rénales par rapport aux dialyses.

    Les cahiers des charges précisent pour chaque région le périmètre de l’expérimentation ainsi que les objectifs d’amélioration du parcours recherchés.

  • La Mecss publie un rapport sur les données médicales personnelles versées au Sniiram puis au SNDS

    • L’ambition d’approfondir la démocratie sanitaire,
    • une ouverture contrôlée des bases de données,
    • les questions en suspens pour la construction du futur SNDS,
    • la confusion des textes fragilisant son socle juridique,
    • sa gouvernance encore imprécise,
    • l’absence d’un modèle économique,

    tels sont les points essentiels du rapport d’information sur les données médicales personnelles inter-régimes détenues par l’assurance maladie, versées au Sniiram puis au Système national des données de santé (SNDS), adopté à l’unanimité par la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale, lors de sa réunion du 21 février 2017.

    Ce rapport a été rendu public le 28 février 2017 sur le site de l’Assemblée nationale.

    Dans le cadre de l’ambitieux projet d’ouverture des bases de données médico-administratives informatisées,la Mecss n’a pas formulé de propositions ou de recommandations, faisant le choix d’établir un rapport d’étape, le traitement intégral du sujet étant renvoyé à la prochaine législature.

  • Un « milli-robot » à résonnance magnétique pour délivrer des thérapies ciblées

    Des dizaines voire des milliers de robots d’une taille de quelques millimètres parcourant le système veineux de l’organisme afin de délivrer des médicaments ou un outil d’intervention auto-assemblé, c’est ce que développent des chercheurs de l’Université et du Methodist Hospital d’Houston, dont les travaux sont relatés dans la revue de l’université le 7 mars 2017.

    L’IRM : du diagnostic non invasif à l’outil de délivrance de traitement non invasif ou peu invasif

    Afin d’éviter les graves complications des chirurgies à cœur ouvert ou les grandes incisions nécessaires à l’observation de certaines tumeurs intra abdominales nécessitant un très long temps de guérison, des chercheurs de l’Université et du Methodist Hospital de Houston développent des algorithmes de contrôle, des technologies d’imagerie, des méthodes informatiques ultra-rapides et des méthodes d’immersion homme-machine afin de mettre au point des prototypes de robots miniatures.

    En exploitant la puissance d’un scanner d’imagerie magnétique (IRM) ces robots miniatures pourraient parcourir le système veineux du corps afin de délivrer des médicaments ou un outil d’intervention auto-assemblé.

    Les modèles actuels développés par les chercheurs mesurent 2 centimètres, l’objectif est de fabriquer des robots mesurant de 0,5 à 2 millimètres. En comparaison, un cheveu humain mesure 0,08 millimètre de largeur.

    L’IRM fournissant suffisamment de force magnétique pour acheminer les robots à travers les vaisseaux sanguins du corps, l’obstacle réside notamment dans la pénétration de la tumeur ou d’autres tissus.

    Par ailleurs, se pose la question du contrôle en temps réel : il s’avère nécessaire de pouvoir observer l’anatomie interne de l’organisme ainsi que le robot qui s’y déplace. Or, même les analyses d’IRM les plus rapides comprennent un délai avant que l’information soit disponible.

    Aaron Becker, professeur adjoint de génie électrique et informatique et chercheur principal sur ce projet, explique que l’objectif est d’utiliser la puissance d’une IRM pour diriger un grand nombre de robots à travers l’organisme entier. En effet un milli-robot pourrait cibler une seule lésion, administrer une chimiothérapie, mais ne suffirait pas dans un cas de cancer à un stade avancé présentant des métastases disséminées à travers l’organisme entier.

    Le Pr Becker précise que son objectif est de cibler l’administration à l’aide de dizaines de micro-chirurgiens, ces derniers seraient des robots, guidés par un médecin.

    Ce projet bénéficie du financement par le biais du prix « Synergy » doté de 608 000 $ (environ 566 976 euros) attribué par la National Science Foundation. La prochaine étape consiste à concevoir un prototype adapté aux essais sur les animaux.