Articles

  • Lancement de l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS)

    L’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS), dont la création était prévue par la loi de modernisation du système de santé, a officiellement été installée le 21 mars 2017 par Marisol Touraine, ministre de la Santé. Une centaine d’associations ont participé à son assemblée constituante.

    Le président, le bureau et le conseil d’administration de l’UNAAS seront désignés d’ici la fin du mois de mai 2017.

    L’UNAASS a pour missions :

    • de donner des avis aux pouvoirs publics sur les politiques de santé
    • d’animer un réseau associatif sur le territoire
    • d’agir en justice pour défendre les intérêts des citoyens
    • de représenter les usagers auprès des pouvoirs publics et de proposer à la ministre en charge de la santé une liste d’associations agréées pour la formation des représentants des usagers du système de santé.

    Des délégations territoriales, qui seront prochainement créées, réuniront les représentants des associations agréées au niveau national et régional, pour

    • travailler avec les Agences régionales de santé ;
    • animer le tissu régional associatif.

    L’UNAASS sera financée par le fonds national pour la démocratie sanitaire de la CNAMTS, les cotisations de ses membres, des subventions publiques, les financements conventionnels privés, et des dons et legs.

    Un bureau transitoire pour préparer l’élection du Conseil d’administration autour de 8 collèges

    Un bureau transitoire de 13 membres a été désigné parmi les représentants des associations signataires avec mission de préparer l’élection du premier Conseil d’administration de l’Union. Ce bureau est présidé par Edouard Couty, en charge de la création de l’Unaass.

    Le Conseil d’administration devrait être installé par un vote en assemblée générale ordinaire d’ici la fin mai 2017.

     

  • IoT

    Internet of Thingsnull

  • AI

    Artificial Intelligencenull

  • Les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé désignés

    – Anne-Marie Armanteras de Saxcé, directrice générale de l’offre de soins,
    – Christian Thuillez, conseiller recherche et enseignement auprès de la DGOS
    – Gérard Pouvourville, professeur d’économie à l’Essec
    – Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’Ordre des Pharmaciens
    – Elisabeth Bouvet, infectiologue à l’hôpital Bichat
    – Cédric Grouchka, déjà membre du collège,

    Sont les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé, dont la composition a été divulguée lundi 20 mars 2017. Ils entreront en fonction début avril 2017.

    Le Collège est responsable des orientations stratégiques, de la programmation et de la mise en œuvre des missions assignées à la HAS. Il délibère notamment sur les avis, recommandations et décisions de certification, la procédure de certification des établissements de santé.

    Le collège de la HAS était précédemment composé de 8 membres, désignés par le président de la République (2), le président du Sénat (2), le président de l’Assemblée nationale (2), et le président du CESE (2).

    Il est désormais composé de 6 membres. Trois ont été désignés par Marisol Touraine, ministre de la Santé : Anne-Marie Armenteras de Saxcé, Christian Thuillez et Gérard de Pouvourville. Isabelle Adenot a été proposée par le président du Cese, Elisabeth Bouvet par le président de l’Assemblée nationale, et Cédric Grouchka par le président du Sénat.

    La CSMF a réagi à cette composition en regrettant l’absence de médecins libéraux parmi les membres du Collège.

  • #FranceIA : la filière santé doit établir sa stratégie sectorielle en IA avant fin 2017

    • Une cinquantaine de propositions issues du rapport élaboré par les groupes de travail thématiques mobilisés entre janvier et mars 2017,
    • Une liste d’actions qui seront engagées en 2017,
    • Une cartographie des entreprises françaises de l’IA, des formations et des équipes de recherche,
    et 250 millions d’€ d’investissements dans des startups françaises sur 5 ans,

    Telles sont les orientations présentées le 21 mars 2017 par France Stratégie en présence du Président de la République, François Hollande.

    Lancée le 20 janvier 2017, #FranceIA visait à mobiliser la communauté française de l’intelligence artificielle pour valoriser ses capacités et élaborer une stratégie nationale en la matière. La santé fait partie des secteurs à haut potentiel ciblés par la démarche.

    Les grandes recommandations issues du rapport

    • Affirmer l’excellence de la recherche française en préservant sa diversité, en développant l’interdisciplinarité, et en valorisant les talents.
    • Améliorer l’environnement et l’appropriation des questions d’IA dans la société, pour permettre la compréhension des enjeux de l’IA et créer des vocations, susciter l’envie d’innover, et pour former à des métiers transformés en continu.
    • Permettre un transfert efficace de la recherche vers les applications industrielles et économiques.
    • Développer une stratégie industrielle fondée sur les écosystèmes d’innovation et une «verticalisation » de l’IA dans chaque filière.
    • Poursuivre le débat public sur l’IA et développer des outils en facilitant la compréhension.

    Les mesures engagées en 2017

    • Mise en place d’un comité stratégique FranceIA, rassemblant sphère académique, scientifique, économique et société civile, pour mettre en œuvre les recommandations des groupes de travail.
    • Candidature à un « projet phare de technologie émergente » (« FET flagship ») sur l’IA, co-financé par l’Union européenne (1 milliard d’euros).
    • Lancement d’un nouveau programme mobilisant les institutions de recherche pour identifier, attirer et retenir les meilleurs talents en IA, dans le cadre de l’action Programmes prioritaires de recherche du PIA3.
    • Financement d’une infrastructure mutualisée pour la recherche.
    • Constitution d’un consortium public-privé en vue de l’identification ou de la création d’un centre interdisciplinaire pour l’intelligence artificielle.
    • Inclusion systématique, d’ici fin 2017, de l’IA dans les priorités de l’ensemble des dispositifs publics de soutien à l’innovation.
    • Mobilisation des ressources publiques (Bpifrance, PIA) et privées pour atteindre l’objectif d’ici 5 ans d’investir dans 10 start-ups françaises pour plus de 25 M€ chacune.
    • Mobilisation des filières automobile, relation client, finances, santé et transport ferroviaire pour que chaque filière définisse une stratégie sectorielle IA d’ici fin 2017.
    • Lancement d’un appel à projets pour des plateformes sectorielles de partage de données pour 3 à 6 secteurs, d’ici la fin 2017.
    • Conclusion du débat éthique sur les « algorithmes » animé par la CNIL en octobre 2017
    • Lancement d’ici l’été d’une concertation de France Stratégie sur la question des effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi.

    Les principaux points de la cartographie de l’IA

    La cartographie de l’IA réalisée dans le cadre du rapport permet de dégager les points suivants :

    • 270 start-up dans l’IA ont été créées entre 2000 et 2016, dont 25 dans la santé ;
    • 80 ETI et PME spécialisées dans l’IA en France, dont, 5 PME et ETI pour la santé : Arcan, Medasys, H2AD, Carestream et Synovo.
    • Environ 250 équipes de recherche en intelligence artificielle pure mais aussi en sciences humaines et sociales.
    • La France compte parmi les 4 premiers pays au monde pour la production mondiale d’articles sur l’intelligence artificielle, avec la Chine, les Etats-Unis, et le Royaume-Uni.
  • IA : des « manquements inexcusables » dans l’accord DeepMind/Royal Free Hospital (Health. tech review)

    L’accord conclu en septembre 2015 entre Google DeepMind et le Royal Free Hospital de Londres sur le diagnostic de l’insuffisance rénale aiguë (IRA) comportait des « manquements inexcusables » en termes d’utilisation des données et d’information des patients : telle est la conclusion sévère de l’article « Google DeepMind and healthcare in an age of algorithms » publié dans la revue scientifique « Health Tech Review » le 16 mars 2017.

    L’accord entre DeepMind et le Royal Free Hospital avait été suspendu à l’été 2016 à la suite de la parution d’une enquête dans le New Scientist en avril 2016 révélant l’étendue des données transmises à l’entreprise. Un nouvel accord a été signé en novembre 2016.

    Les auteurs de l’article appellent à tirer les enseignements de cet « exemple édifiant ».

    Un partenariat « édifiant »

    Une communication trompeuse

    Le partenariat conclu entre DeepMind et le Royal Free Hospital en septembre 2015 visait à développer une application médicale d’alerte en cas d’insuffisance rénale aiguë. Dans sa communication auprès du public, DeepMind affirmait que l’app n’utiliserait ni machine learning ni intelligence artificielle.

    Or, l’accord conclu entre les deux structures (information sharing agreement), rendu public en octobre 2016, indique que DeepMind pouvait élaborer « des outils d’analyse clinique, d’aide au diagnostic et à la décision » pour tout « un éventail de pathologies et d’organes ».

    Une utilisation des données non conforme à la réglementation

    Les auteurs de l’article critiquent le cadre d’utilisation des données des patients par DeepMind :

    • les bases de données transmises à DeepMind étaient plus larges que nécessaire pour le développement de l’app sur l’insuffisance rénale aiguë : elles incluaient toutes les admissions, sorties et transferts de patients du Royal Free depuis 2010, alors que 80 % des patients concernés n’étaient pas susceptibles de souffrir de cette pathologie ;
    • les données des patients n’étaient pas anonymisées ;
    • le consentement des patients n’avait pas été recueilli ;
    • DeepMind n’avait pas sollicité les autorisations nécessaires auprès des instances de régulation compétentes, qu’il s’agisse de protection des données, de recherche ou d’encadrement des dispositifs médicaux.

    Ils concluent qu’il est « impossible de savoir ce que Google et DeepMind font réellement des données des patients du NHS, ni l’étendue du contrôle exercé par le Royal Free Hospital sur ce que font Google et DeepMind ».

    Les leçons à en tirer

    Les auteurs tirent plusieurs enseignements de l’analyse de ce partenariat :

    • il est nécessaire pour les promoteurs d’avoir une communication transparente sur les détails du partenariat et sur les autorisations obtenues ;
    • il faut définir clairement, dans le cadre de la législation sur la protection des données, qui est responsable du traitement des données (data controller) et qui est sous-traitant (data processor) ;
    • il faut obtenir le consentement des patients au partage de leurs données ;
    • il faut considérer les bases de données patients comme une ressource publique afin de ne pas privilégier indûment une entreprise privée par rapport à une autre.

  • Adista obtient l’agrément hébergeur de données de santé et annonce une offre dédiée santé

    ADISTA a annoncé, le 20 mars 2017, avoir obtenu l’agrément « Hébergeur de Données de Santé » et lancer une offre santé. Dénommée Oppidom, cette offre propose à ses clients du secteur santé (hôpitaux, cliniques, EHPAD…) des solutions et des services identiques à ceux de ses clients entreprises et collectivités, en matière d’hébergement de systèmes d’information, à partir de ses propres datacenter situés en France.

    Adista indique proposer aux établissements une offre santé permettant le partage des données entre professionnels tout en assurant un certain niveau de protection via des technologies d’accès et des réseaux hybrides.

  • DMP : la CNAMTS publie l’appel d’offres pour l’hébergement, l’exploitation et la maintenance du DMP

    La Cnamts a publié le 18 mars 2017 l’appel d’offres pour l’hébergement national, l’infrastructure, l’exploitation et la tierce maintenance administrative du système du dossier médical partagé (DMP).

    Estimé à une valeur de 33,5 millions d’€, le marché sera conclu pour une durée de 36 mois non renouvelables. Il n’est pas divisé en lots. La valeur technique de l’offre et son coût compteront respectivement pour 50 % des critères d’attribution.

    Les dossiers doivent être remis avant le 25 avril 2017 à 12h00.

    La CNAMTS indique se réserver « le droit de passer un marché sans publicité ni mise en concurrence préalables, ayant pour objet la réalisation de prestations similaires ».

    En 2010, un premier appel d’offres pour l’hébergement du DMP, lancé par l’Asip Santé, alors en charge du dossier, avait été remporté par un consortium mené par Atos et La Poste. Le marché avait été évalué à 40 millions d’euros.

  • Le GCS e-santé Picardie annonce son attribution de marché pour Comedi-e 2.0

    Le GCS e-santé Picardie a annoncé, le 20 mars 2017, l’attribution de marché pour Comedi-e 2.0. Ce marché a vocation de trouver une solution pour garantir la continuité des services déjà utilisés tels que la télémédecine et la prise en charge de patients en cancérologie, de répondre aux besoins de coordination transverses des différents professionnels de santé et aux exigences d’outillage des nouvelles organisations aussi bien à l’échelle locale, qu’à l’échelle d’un territoire avec les GHT.

    Comedi-e: COopération MEDicale Innovante en e-Santé

    L’objectif de Comedi-e est de proposer aux acteurs de la santé des solutions pour favoriser la mise en place de la télémédecine et améliorer le maillage régional de l’offre de soins.

    Débutée en 2011 sous l’impulsion de l’ARS pour développer la télémédecine en fonction des différentes spécialités médicales, la plateforme Comedi-e était notamment opérée par Inovelan, Spie et le Mipih.

    Le marché attribué en mars 2017 vise à garantir la continuité des services via l’établissement de la seconde génération de la plateforme Comedi-e utilisée par une trentaine de membre du GCS.

    Quatre industriels pour Comedi-e

    Quatre industriels se partagent sept lots composant le marché :

    • OSPITEL (composé de société SPIE ICS, société Inovelan, GIP MIPIH, PARSYS Télémédecine, MEDIANTEC et CGTR):
      • partage temporaire des données patients
      • workflows de télémédecine et de RCP
      • coordination des acteurs sanitaires, médicaux sociaux et sociaux
      • fournir les chariots de télémédecine, les valises de télémédecine et les dispositifs biomédicaux
    • le Groupement d’Intérêt Public e-SiS59/62, hébergeur de données de santé:
      • outils des dispositifs d’échange et de partage temporaire d’imageries médicales
    • La Compagnie Générale de TéléRadiologie (CGTR):
      • services liées spécifiquement aux activités de Téléradiologie.
    • La société CAP VISIO:
      • fourniture des dispositifs de visio-conférence d’extrémité.
  • Japon : la start up Welby développe une application pour améliorer l’observance avec Janssen

    L’entreprise japonaise de santé numérique Welby a dévoilé en mars 2017 s’être associée à Janssen, division pharmaceutique du groupe US Johnson & Johnson, dans le but de développer une application mobile pour les personnes atteintes du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

    Appelée Aozora, l’application créée par Welby sera disponible au Japon sur iOS et Android et distribuée par Janssen aux personnes atteintes de TDAH sous traitement médicamenteux. La start up Welby a commencé par déployer une plateforme de collecte de données patients pour les autorités nippones avant d’enrichir son offre de solutions e-santé avec les indutriels.

    Une application pour améliorer l’observance thérapeutique des personnes atteintes de TDAH

    L’outil envoie des notifications aux utilisateurs pour leur rappeler de prendre leurs médicaments et propose la mise en place d’objectifs pour les encourager à changer certaines de leurs attitudes et à progresser jour après jour.

    Si la réduction des comportements problématiques est l’un des objectifs de Welby, le principal but de l’application est avant tout d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Welby compte actuellement dix clients pharmaceutiques, dont Janssen et AstraZeneca. L’entreprise japonaise fabrique des applications et des plateformes ouvertes de collecte et d’agrégation de données pour les médecins, les systèmes de santé et les groupes pharmaceutiques afin de gérer directement des maladies.

    L’application fait partie du programme Janssen’s Healthy Mind, une initiative visant à combattre la stigmatisation des personnes souffrant d’une maladie mentale dans la région Asie-Pacifique. La société américaine a auparavant développé des applications avec Welby à destination des patients atteints de cancer de la prostate et de douleur chronique, et cherche à élargir son activité dans davantage de domaines thérapeutiques.

    Welby a créé une plateforme ouverte pour centraliser les données des patients

    L’action de Welby et l’utilisation de son application sont limitées à l’Asie-Pacifique mais leur impact est important. La société a mis en place une approche unique des outils de santé numérique en travaillant directement avec de grandes sociétés pharmaceutiques mondiales pour la distribution du dispositif au Japon.

    Fondé en 2011, Welby est reconnu comme entreprise de dispositifs médicaux mais a également été impliquée dans différents domaines du secteur des technologies de la santé. La start-up a développé une plateforme ouverte pour centraliser les dossiers de santé personnels des patients et les diverses données de santé. L’espace de stockage peut se connecter à des dispositifs médicaux, des traqueurs d’activité et des systèmes agrégeant manuellement des données recueillies à partir de tests effectués en laboratoire ou à partir de prescriptions.

    L’utilisation d’applications mobiles dans le domaine de la santé est encore marginale au Japon

    « La situation au Japon est différente de celle des États-Unis, en particulier [en ce qui concerne le marché des technologies mobiles], a déclaré Hideki Inoue, directeur général de l’unité de solution médicale de Welby (source : MobiHealthNews.com). Nous travaillons avec la plupart des groupes pharmaceutiques étrangers. Une majeure partie d’entre eux cherche à développer une application mobile au Japon mais il y a très peu d’entreprises capables de le faire. »

    De plus, l’interopérabilité entre les systèmes d’information n’est pas aussi avancée au Japon qu’aux États-Unis, raison pour laquelle l’utilisation de la plateforme mis au point par Welby n’est pas encore très importante. « Par le biais de [notre] application utilisable au quotidien, [notre] objectif est d’améliorer (…) l’engagement et l’adhésion des patients en leur permettant de transmettre clairement leurs symptômes [aux professionnels de la santé] et de les enregistrer, un processus (…) difficile à suivre lorsque l’on ne dispose que d’un rendez-vous de suivi de cinq minutes chaque semaine », explique M. Inoue.

    Prochaine étape :  développer des partenariats en recherche clinique

    L’entreprise a commencé à vendre ses produits aux systèmes de santé du Japon afin de former des dossiers médicaux de patients plus complets. Elle a ensuite étendu ses ventes aux sociétés pharmaceutiques du pays au cours des deux dernières années.

    Prochaine étape : développer son réseau de partenariats en recherche clinique. Welby n’envisage pas pour l’instant une expansion en dehors du Japon mais souhaite étendre son rôle dans l’ensemble du secteur des soins de santé.

    « Une fois que nous aurons démontré l’efficacité de nos solutions pour répondre à certains [des] plus grands problèmes de santé au Japon, comme le vieillissement de la population, nous [réfléchirons à une application] dans d’autres pays. »