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  • IBM Heaths Corp. s’engage avec Taïwan et le Panama pour lutter contre la dengue et le virus zika

    IBM va apporter son soutien aux organismes de santé publique du Panama et de Taïwan pour lutter contre la dengue et le virus zika, deux maladies transmises à l’homme par les moustiques, très présentes dans les régions tropicales et subtropicales.

    Ces collaborations sont réalisées dans le cadre de l’initiative IBM Health Corps, un programme de conseil pro bono visant à améliorer la santé publique à travers le monde lancé en 2016.

    Taïwan : des technologies pour analyser l’impact des solutions développées pour lutter contre la dengue

    IBM va aider les Centers for Disease Control (CDC) de Taiwan à créer des modèles informatiques permettant de prédire l’effet des systèmes de lutte contre la dengue, l’une des principales causes de décès dans les régions tropicales et subtropicales.

    La dengue est le virus propagé par les moustiques qui s’est le plus rapidement répandu : le nombre de cas à été multiplié par trente dans le monde au cours des cinquante dernières années. À Taïwan, un peu moins de 2 000 cas annuels ont été recensés entre 2003 et 2013. Ces dernières années, des dizaines de milliers de nouveaux cas ont été enregistrés.

    • L’une des stratégies à l’étude par les CDC taïwanais est d’utiliser la bactérie Wolbachia pour rendre plus difficile le transport du virus par les moustiques. Des modèles informatiques développés par IBM vont pouvoir simuler l’impact de cette solution sur la population de moustiques et sur le nombre de cas de dengue humaine.
    • IBM a également mis au point des modèles qui analysent les corrélations entre divers facteurs, tels que la relation entre le niveau d’éducation d’un village et le nombre d’œufs de moustiques porteurs du virus repérés dans la région ou la relation entre la température d’une zone donnée et le nombre de larves recensées.

    À travers le déploiement de ces solutions, l’objectif est de permettre aux CDC de prendre des décisions plus éclairées pour lutter contre la maladie.

    « L’équipe de Health Corps que nous avons accueillie à l’automne [2016] a non seulement amélioré la capacité d’analyse des données de mon organisme mais a également encouragé mon personnel à utiliser des systèmes analytiques pour accélérer la lutte contre la menace de maladies infectieuses émergentes et réémergentes », explique le Dr. Jih-Haw Chou, directeur général des Centers for Disease Control de Taïwan.

    Panama : un système de surveillance pour mieux observer les sites de reproduction des moustiques

    Au Panama, en collaboration avec l’Instituto Conmemorativo Gorgas, IBM a mis au point en février 2017 un système de surveillance ainsi qu’une application mobile pour transmettre des informations sensibles en temps réel aux chercheurs sur le terrain, aux responsables de la santé et aux décideurs politiques.

    Les scientifiques des organismes de santé publique commencent à utiliser l’application pour recueillir des informations plus précises sur les foyers de maladies et les sites de reproduction des moustiques vecteurs de la dengue et du virus zika.

    Ils transmettront dans un deuxième temps ces informations au ministère de la Santé du pays afin de faciliter une prise de décision des acteurs politiques plus rapide et plus efficace pour lutter contre les maladies infectieuses.

    Le Panama va procéder à des essais pilotes de l’application dans trois cantons au cours des six prochains mois et prévoit un déploiement à l’échelle du pays d’ici avril 2018.

    « Cet outil permettra une collecte plus précise, géo-référencée et opportune des informations sur les sites de reproduction des moustiques qui (…) entraînera une réponse plus rapide [de la part des équipes luttant contre la propagation du virus] et un meilleur contrôle des éclosions », a déclaré le Dr. Nestor Sosa, directeur général de l’Instituto Conmemorativo Gorgas.

    IBM Health Corps lutte contre les inégalités d’accès aux soins

    Le lancement d’IBM Health Corps a été annoncé en 2016. Il s’agit de l’exemple le plus récent de services de conseil et de technologie pro bono d’IBM centrés sur la résolution de problèmes dans l’entreprise.

    Health Corps déploie des équipes interdisciplinaires qui s’appuient sur les capacités d’IBM en matière d’analyse de données, d’informatique cognitive et de cloud computing mais aussi de développement d’applications mobiles, d’IoT et de conseils en matière de santé et de météorologie pour concevoir des stratégies qui aident les collectivités à améliorer un aspect donné de la santé publique.

    L’objectif est de remédier aux disparités en matière d’accès aux soins de santé, d’améliorer les services du secteur et d’accroître l’impact des solutions développées dans l’industrie.

  • Colloque de la mission Service Public d’information en santé le 27 mars 2017

    « Quelles attentes des citoyens de l’information publique de santé ? », tel sera le thème du premier colloque de la mission Service Publique d’Information en santé qui aura lieu le 27 mars 2017 au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé à Paris.

    L’objectif de ce colloque est de permettre de poser la problématique des attentes des citoyens en matière d’information en santé.

    Le colloque sera l’occasion d’une table ronde autour de la problématique ainsi que d’une démonstration du site sante.fr

    Programme

    • 9h00 – 9h30 Accueil des participants
    • 9h30 – 9h40 Ouverture du colloque 
      • Pierre Ricordeau – secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales
    • 9h40 – 10h40 Table ronde « Quelles attentes des citoyens de l’information publique de santé? ».
      • Modération : Claire Compagnon – Inspectrice générale des affaires sociale (sous réserve)
    • Intervenants : 
      • Franck Chauvin – Vice-président du HCSP, vice-président de la Ligue contre le cancer
      • Geneviève Gueydan – Directrice de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
      • Yannick Le Guen – Directeur de la Stratégie – ARS Ile de France
      • Christian Saout – Magistrat administratif
    • 10h40 – 10h50  Démonstration de l’outil Santé.fr
      • Giovanna Marsico, déléguée au Service Public d’information en santé
    • 10h50 – 11h20 Temps d’échange avec la salle
    • 11h20 – 11h30 Conclusion
      • Claire Compagnon – Inspectrice générale des affaires sociale (sous réserve)

    L’inscription est possible via le lien ci-contre : inscription au colloque de la mission du SPIS

  • Présidentielle : ce que proposent les candidats en matière de e-santé et d’innovation

    A cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle et dans la lignée du débat télévisé, Health&Tech Intelligence propose un récapitulatif des propositions des candidats en matière de e-santé et d’innovation en santé.

    E-santé

    François Fillon

    • Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire d’ici 2022
    • Permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’Assurance maladie
    • Mettre en place le dossier médical partagé pour faciliter et sécuriser le parcours de soins

    Benoît Hamon

    • Développer le numérique à l’hôpital avec un plan « Hôpital digital 2022 »

    Marine Le Pen

    • Investir dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables
    • Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé

    Emmanuel Macron

    • Déverrouiller massivement la télémédecine
    • Aider financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques

    Innovation

    François Fillon

    • Faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé.
    • Conclure un « contrat de mandature » avec les industriels de santé pour leur donner la visibilité nécessaire pour investir et développer leur activité en France.
    • Faire de la France un leader dans le domaine des biotechs.
    • Créer un label « Hôpital France » pour valoriser et mieux exporter l’ensemble des savoir-faire hospitaliers français : expertise clinique, formation, compétence dans le domaine du numérique, qualité de gestion

    Marine Le Pen 

    • Créer un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques rattaché au ministère des Finances afin d’anticiper les évolutions des formes de travail liées aux nouvelles technologies (ubérisation, robotisation, économie du partage…)

    Emmanuel Macron

    • Assurer des autorisations plus rapides de mise sur le marché
    • Mise en place d’un plan d’investissements de 5 milliards d’euros en soins primaires, dans l’innovation en santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain

    Jean-Luc Mélenchon

    • Mettre en place une stratégie nationale de santé quinquennale

    Organisation des soins

    François Fillon

    • Territorialiser le numerus clausus
    • Faciliter la création des maisons de santé pluridisciplinaires
    • Transformer les groupements hospitaliers de territoire (GHT) en groupements de santé de territoire (GST) pour les ouvrir aux cliniques privées et aux médecins libéraux

    Benoît Hamon

    • Développer les maisons de santé pluridisciplinaires

    Marine Le Pen

    • Maintenir les hôpitaux de proximité
    • Développer les maisons de santé pluridisiciplinaires

    Emmanuel Macron

    • Développer les GHT pour y inclure les établissements privés
    • Doubler le nombre de maisons de santé pluridisciplinaires d’ici 2022
    • Déconcentrer le pouvoir des Agences régionales de santé

    Jean-Luc Mélenchon

    • Développer massivement les centres de santé pluriprofessionnels

    Financement

    François Fillon

    • Progression de l’Ondam inférieure à 2% par an
    • Suppression du tiers-payant généralisé
    • Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Mds€ d’économies en 5 ans

    Benoît Hamon

    • Révision de la T2A
    • Suppression des franchises médicales

    Marine Le Pen

    • Création d’un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance
    • Suppression de l’Aide Médicale d’État

    Emmanuel Macron

    • Plafonnement à 50% de la T2A
    • Tiers-payant généralisable et non généralisé
    • Progression de l’ONDAM de 2,3% par an
    • 15 milliards d’euros d’économies sur 5 ans

    Jean-Luc Mélenchon

    • Revenir sur la T2A
    • Supprimer les dépassements d’honoraires
  • Standards d’interopérabilité dans la e-santé : appel à réactions de l’Union européenne

    La DG CONNECT de la Commission européenne a diffusé le 16 mars 2017 un appel à contributions sur l’interopérabilité dans la e-santé. Les parties prenantes sont invitées à réagir à un rapport sur l’efficacité de l’interopérabilité dans la e-santé en termes de coûts lorsqu’elle est conçue à partir de standards, avant le 31 mars 2017.

    Le rapport a été élaboré dans le cadre du projet eStandards, qui travaille à une feuille de route pour élaborer des standards de façon collaborative, en s’appuyant sur les preuves et les retours d’expérience.

    Le rapport, « Cost effectiveness of the use of standards-driven toolsets for designing, developing and deploying interoperable solutions or products », fait état d’un accord général parmi les participants sur le rôle des outils élaborés à partir de standards dans le renforcement de la qualité des produits et des services de e-santé, grâce à l’amélioration constante des spécifications.

    D’un point de vue économique, les parties prenantes indiquent que le recours à des standards permet de diminuer le temps d’accès au marché, lorsqu’ils sont clairs et de bonne qualité.

    Les réactions au rapport peuvent être transmises à la DG Connect via le lien suivant, avant le 31 mars 2017.

  • Diabète : Livongo lève 52,5 millions de dollars (48,8M€)

    L’entreprise californienne Livongo, spécialisée dans les solutions numériques de suivi du diabète, a finalisé une levée de fonds de 52,5 millions de dollars (48,8 million d’euros) auprès de plusieurs investisseurs le 16 mars 2017. Cette levée de fonds a pour but de développer les services d’accompagnement des patients au-delà du seul suivi du diabète ainsi que de se développer à l’international.

    Livongo a conclu en février 2017 un partenariat avec Insulia de Voluntis.

    Une stratégie de diversification et d’internationalisation

    Proposant actuellement un accompagnement des patients diabétiques aux Etats-Unis (glucomètre connecté et plateforme de suivi personnalisé), Livongo indique que cette levée de fonds vise à étendre ses services à d’autres maladies chroniques liées au diabètes, telles que l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie. L’entreprise a également l’ambition de pénétrer de nouveaux marchés à l’international.

    La levée de fonds a été menée par General Catalyst et l’investisseur international Kinnevik. A ces entreprises s’ajoutent EDBI (Singapour), American Investment Holdings LLC et Microsoft Ventures. 

    Il s’agit de la troisième levée de fonds de Livongo. L’entreprise avait déjà levé 33 millions de dollars (30,6 M€) et 44,5M$ (41,3M€) en 2016 auprès de Kleiner Perkins ou encore le fonds d’investissement du laboratoire pharmaceutique Merck.

  • Téléconsultation : ViviDoctor propose des « appels illimités » aux généralistes pour 24,99 €/mois

    ViviDoctor est une entreprise de télémedecine qui déploie son offre en Belgique.L’entreprise propose aux patients de bénéficier d’une consultation courte – 10 mn – sur un champs de pathologies courantes déterminées. Le paiement de la consultation se fait en ligne sur la plateforme, soit à la consultation soit sur un abonnement mensuel. La start up propose aussi un abonnement familial : pour 24,99€ par mois, une famille de 4 personnes bénéficie d’appels illimités auprès des médecins généralistes de la plateforme.

    La plateforme ViviDoctor : médecine générale et santé mentale

    La start-up a défini son spectre d’expertise autour de divers troubles:

    • rhume, grippe et refroidissement, 
    • soins dermatologiques et éruptions cutanées,
    • diarrhée, nausée et vomissement,
    • fatigue,
    • lactation, grossesse et soins périnataux,
    • tri pédiatrique, addiction tabagique, blessures sportives et soins des plaies.

    Les offres sont structurées par type :

    • Médecine générale
    • Psychothérapie et santé mentale

    Les patients inscrivent sur la plateforme les symptômes et leurs renseignements de base pour ensuite débuter une consultation d’environ dix minutes. Le patient peut choisir son médecin que la plateforme a certifié. La téléconsutlation vidéo se déroule sur RDV ou immédiatement.

    Le patient peut recevoir une prescription et peut accéder à tout moment à son dossier médical constitué sur la plateforme.

    Offre commerciale et stratégie de développement calquées sur la téléphonie

    L’offre initiale est une consultation en médecine générale unique facturée à 19,99€, un abonnement pour un mois à 14,99 €  ou un abonnement annuel à 9,99€ par mois pour bénéficier d’appels illimités vers un médecin généraliste.

    Depuis février, la start-up a mis en place une offre familiale pour 4 personnes à 24,99€ par mois. Cette offre pourra être étendue aux consultations en entreprise.

    Les consultations de santé mentale sont proposées au tarif de

    ViviDoctor tend à multiplier ses partenariats avec les hôpitaux tels que le CHU de Liège pour le suivi en ambulatoire en oncologie afin de pouvoir prétendre à un remboursement de ses services au niveau fédéral. 

  • Adoption des innovations : l’institut du Québec recommande un système fondé sur la valeur (rapport)

    Explorer les lacunes du système de santé québécois dans l’adoption des innovations et de la mise en place de mesures qui permettraient de réduire l’augmentation des coûts de santé, telle est l’ambition du rapport de l’Institut du Québec, publié le 15 mars 2017. En s’appuyant sur les expériences de l’Australie, du Danemark, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, le rapport vise à favoriser l’intégration de l’innovation dans le système de santé en termes de méthodes d’achats et de financements.

    D’un système fondé sur les coûts à un système d’approvisionnement fondé sur la valeur

    L’institut du Québec pointe le fait que le système d’approvisionnement fondé sur la valeur a déjà été mis en place dans certains pays. Il s’agit d’une approche centrée sur le patient et sur l’intégration du système mettant l’accent sur la qualité de l’approvisionnement plutôt que sur la minimisation de ses coûts et sa quantification. Ces solutions sont notamment des:

    • paiements groupés pour l’ensemble de l’épisode de soins;
    • définition d’un appel de solutions par la présentation d’un cas hypothétique – exemple d’appels d’offre en Suède fondé sur l’évaluation de coûts de traitements pour des plaies;
    • essais préalables de produits avant de procéder aux appels d’offres;
    • ententes de partage de risques;
    • évaluation globale des coûts-bénéfices;
    • mise en place de registres de patients dont les données sont accessibles pour favoriser la transparence de l’efficacité des prises en charge;
    • ouverture au dialogue avec les entreprises avant les appels d’offres

    Le constat posé par l’IdQ est que la réalité économique du pays vis-à-vis de l’innovation fait face à une croissance faible et à une baisse de l’investissement. Parallèlement, le vieillissement de la population va exercer des pressions certaines sur les coûts.

    Les définitions de la valeur varie en fonction des acteurs. Pour les patients, par exemple, « elle peut signifier des soins accessibles qui les aident à rester en bonne santé et à améliorer leur qualité de vie ». Ainsi, les méthodes d’approvisionnement fondés sur la valeur donne « une perspective plus globale de l’approvisionnement qui prend en compte la qualité, les coûts totaux qui s’étendent sur l’ensemble du cycle de vie du produit, et des considérations socio-économiques plus larges lors de l’achat de produits de medtech ».

    Selon l’IdQ, ces méthodes sont avantageuses pour:

    • Les patients: modèles sont davantage axés sur la prévention plutôt que sur le traitement;
    • Les parties prenantes:
      • Les professionnels de la santé: méthodes plus sûres et efficaces, qui offrent un meilleur rendement en matière de prestation des soins;
      • Les systèmes de santé: améliore la transparence qui encourage les améliorations cliniques;
      • Les fournisseurs: intégration de leurs activités en aval et à la construction d’un modèle holistique des soins (exemple de la dialyse en Allemagne par Fresenius Medical Care)

    Recommandations pour le gouvernement du Québec

    • Coordination des groupements d’achats: mettre l’accent sur « une compréhension commune de la valeur et de la perspective de l’utilisateur quant à la création de la valeur, plutôt que sur une vision traditionnelle axée sur la livraison de résultats »
    • Mise en place d’appels de solutions: élaborer des contrats d’approvisionnement axés sur les résultats
    • Transparence des données: partager des données sur les résultats en matière de santé afin de mesurer et à communiquer les informations pertinentes tout en respectant la vie privée; 
    • Mesures facilement applicables dès maintenant: redéfinir des ententes de partage de risques
  • Métropole de Lyon : Un îlot dédié à la santé dans le projet de ville intelligente

    Un projet immobilier de ville intelligente et durable comprenant un îlot entièrement dédié à la santé avec la mise en place d’une maison de santé et de prévention en réseau avec les professionnels locaux, c’est ce qu’ont annoncé le 15 mars 2017 Lyon Confluence, la Métropole de Lyon, Bouygues Immobilier et Linkcity à l’occasion du MIPIM.

    Étape majeure de la phase 2 de La Confluence, quartier lyonnais voué à de profondes mutations, cette opération de 31 500 m² accueillera les innovations portées par Lyon Living Lab Confluence.

    L’enjeu est de faire émerger une ville intelligente qui prend soin de ses habitants en faisant de leur santé une priorité.

    Le début des travaux est prévu pour 2018, la livraison des bâtiments sera échelonnée entre 2020 et 2021.

    Un îlot immobilier consacré à la santé

    Avec Lyon Living Lab Confluence, Lyon Confluence développe, aux côtés du groupe Bouygues Immobilier et d’une soixantaine de partenaires, start-up et laboratoires de recherche, un opérateur global de services urbains. L’enjeu : faire émerger une ville intelligente qui prend soin de ses habitants, fait de leur confort et de leur santé une priorité.

    Chacun des 3 îlots portera une thématique forte, traduisant les principes conducteurs du Lyon Living Lab Confluence – l’efficience environnementale, la ville expérientielle saine : l’îlot A1 Sud, programme mixte de logements et bureaux, sera dédié à la santé et au bien-être, avec la mise en place d’une maison de santé et de prévention en réseau avec les professionnels locaux et d’un jardin zen.

    Une plate-forme e-santé collectera les données de capteurs installés dans cinq logements pilotes habités par des personnes âgées. L’objectif est de mesurer l’activité de ces dernières dans leur logement et de mettre en place un système d’alerte en cas de recueil de données «anormales».

  • Télémédecine : déclarer son activité en ligne, une première en France (GCS e-santé Pays de la Loire)

    Déclarer son activité de télémédecine grâce à un service en ligne, c’est ce que proposent l’ARS et le GCS e-santé des Pays de la Loire dans l’optique d’un gain de temps et d’efficacité.

    Dans ce contexte, le programme national ETAPES (expérimentation de télémédecine pour l’amélioration du parcours en santé) avait été mis en place dans l’objectif de fixer une tarification préfiguratrice des actes concernés.

    En pratique le professionnel doit simplement s’inscrire en ligne, à l’aide de sa carte de professionnel de santé, sur l’Espace Numérique Régional de Santé. Un bureau virtuel et une plateforme régionale de télémédecine sont d’ores et déjà fonctionnels.

    Dans le cadre de l’expérimentation du financement des actes de télémédecine, les professionnels de santé réalisant des actes de télé-expertise, téléconsultation et télésurveillance des patients en médecine de ville (patients présentant une ou plusieurs affections de longue durée) ou en structures médico-sociales, peuvent bénéficier d’une rémunération, en le déclarant notamment auprès de l’ARS.

    Pour ce faire, le programme national ETAPES (expérimentation de télémédecine pour l’amélioration du parcours en santé recouvrant l’ensemble des expérimentations issues de l’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale) a été mis en place dans l’objectif de fixer une tarification préfiguratrice des actes de télémédecine.

    Les équipes de l’ARS et du GCS e-santé des Pays de la Loire ont travaillé sur des modèles de déclaration d’activité et lettre d’engagement pour faciliter cette démarche. Ces documents ligériens ont été partagés et utilisés par de nombreuses régions.

    Dématérialisation de la déclaration : un gain d’efficacité

    Chantal Boudet, responsable du département des systèmes d’information partagée à l’ARS Pays de la Loire, précise les changements concrets impliqués par la simplification et dématérialisation des procédures de déclaration : « Jusqu’ici, les professionnels devaient remplir la déclaration d’activité et pour les actes de télé-expertise, la lettre d’engagement sur papier, puis les transmettre par courriers aux différentes autorités concernées. Aujourd’hui, grâce à l’outil numérique, les professionnels réalisent en quelques clics leurs démarches. Cet outil sécurisé inclut un processus de validation avec notifications en s’appuyant sur l’annuaire régional des professionnels de santé. Les déclarations sont directement prises en compte et accessibles aux institutions. Lorsque de nouveaux professionnels souhaitent se rattacher aux activités de télémédecine, la demande est facilitée ».

    En pratique le professionnel s’inscrit en ligne, à l’aide de sa Carte de professionnel de santé (CPS), sur l’Espace Numérique Régional de Santé (www.qimed.fr). Avec ses codes d’accès, il peut ensuite réaliser sa déclaration en ligne.

    « Mon bureau virtuel »

    C’est un portail de l’Espace Numérique Régional de Santé des Pays de la Loire dans lequel les professionnels de santé et du médico-social ont notamment accès :

    • au kiosque des applications auxquelles ils ont souscrit (l’outil de déclaration pour la tarification des actes de télémédecine par exemple),
    • à des espaces collaboratifs sécurisés.

    Les services de télémédecine QIMED – www.qimed.fr

    Intégrée dans le bureau virtuel, QIMED la plateforme régionale de télémédecine répond aux différentes spécialités médicales : plaies, gériatrie, dermatologie (en mobilité) et cardiologie constituent les usages disponibles.

    Le GCS e-santé indique proposer très prochainement un nouveau service autour de l’AVC.

     

  • Robot chirurgical gynécologique : première opération télé-assistée en France

    L’opération, une hystérectomie, annoncée le 8 mars 2017, a eu lieu au CHU de Saint Etienne en février 2017, sous la direction du Pr. Cécile Chauleur. La technologie SenHance a été utilisée pour cette intervention dans le cadre d’une pathologie cancéreuse.

    Le CHU de Saint-Etienne pionnier des robots chirurgicaux en France

    L’hôpital stéphanois est le seul CHU en France à disposer de deux robots chirurgicaux:

    • le robot chirurgical Da Vinci Xi acquis en octobre 2016 : assistant chirurgical pour réaliser des actes, doté d’une double console et d’un module de simulation pour la formation des chirurgiens;
    • la technologie SenHance acquise en décembre 2016 : inspirée de la cœlioscopie et intégrant des technologies de pointes:
      • retour de force pour appréhender la résistance et augmenter la sécurité du geste,
      • colonne vidéo avec caméra 3D et fluorescence X,
      • système d’eye-tracking suivant le mouvement des yeux du chirurgien;
      • instruments spécifiques.

    Ce type d’équipement permet de réduire la durée de l’intervention et d’augmenter la sécurité lors de gestes complexes, etc. Le Pr Céline Chauleur est le premier chirurgien en France à utiliser ce robot.  Cette machine restitue une notion tactile au médecin qui tient les manettes. Le praticien guide la caméra en déplaçant son regard sur l’écran de l’ordinateur, l’image est restituée en 3 dimensions.

    L’usage de cette technologie va s’étendre à la chirurgie thoracique et chirurgie générale.

    Le CHU de Saint-Etienne s’inscrit dans la mouvance internationale de développement des robots chirurgicaux et consolide sa place d’établissement de référence au sein de la région.