La société Medtronic a annoncé le 13 mars 2017 avoir reçu l’autorisation de la FDA pour commercialiser la nouvelle version de son dispositif de surveillance cardiaque implantable.
L’intégration d’algorithmes re-designés permet à ce dernier de rationaliser l’examen des données collectées et d’obtenir une diminution de la détection d’épisodes faux positifs d’arythmie.
Une identification plus précise des troubles du rythmes cardiaques
En collaborant avec des centaines de cliniciens et après avoir étudié 50 000 ECG, Medtronic explique avoir déterminé comment redéfinir les algorithmes intégrés au dispositif afin de rationaliser l’analyse des données collectées; l’objectif étant de parfaire la spécificité de détection sans en compromettre la sensibilité.
La nouvelle version de cet algorithme permet de minimiser la détection d’épisodes « faux positifs »:
- une diminution de 95% des épisodes de bradycardie – ralentissement du rythme des battements cardiaques – (95%)
- une diminution de 47 % des épisodes de « fausses pauses » (brève absence d’activité cardiaque)
Par ailleurs une nouvelle fonctionnalité a été intégrée au dispositif à l’aide d’un algorithme capable d’auto-apprentissage quant à la fibrillation atriale (ou auriculaire : arythmie responsable d’une fréquence cardiaque irrégulière et souvent très rapide) : ce dernier apprend à s’adapter au rythme cardiaque du patient au fil du temps.
En effet les épisodes de fibrillation auriculaire sont les plus à même de déclencher la détection de « faux positifs » : une diminution de 49% de fausses détections a été observée par rapport à la version précédente de moniteur cardiaque.
Pour mémoire le dispositif communique sans fil avec un moniteur placé au lit du patient qui télécharge les données sur le réseau Medtronic « Carelink » pouvant être ainsi analysées à distance par un médecin; les patients peuvent tout de même subir des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) si nécessaire.