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  • Labellisation des applications et objets connectés : état des lieux des initiatives internationales

    Le nombre grandissant d’applications et objets connectés de santé soulève des questions en matière d’évaluation et de réglementation. Les enjeux pour de nombreux pays sont de développer la confiance envers ces solutions de la part des patients et des professionnels de santé et à terme, de pouvoir prendre en compte ces applications et objets connectés dans le système de remboursement, ce qui suppose d’en garantir la qualité, la fiabilité et la sécurité.

    Plusieurs initiatives, en France mais aussi à l’international, sont déjà en cours d’expérimentation ou de déploiement. Health&Tech Intelligence a réalisé un indicateur proposant un premier état des lieux de la labellisation en Belgique, Allemagne, Angleterre et USA. Cet indicateur sera progressivement complété sur l’Europe.

    A l’international, une labellisation majoritairement portée par le secteur public 

    La labellisation des applications et objets connectés de santé à l’international est plus ou moins avancée selon les pays. La labellisation est bien souvent la deuxième étape d’un processus d’évaluation qui passe d’abord par l’établissement de critères et de bonnes pratiques à respecter, comme c’est le cas aux États-Unis ou en Belgique par exemple. 

    États-Unis mis à part, où c’est une entité privée qui met en place cette certification, ce sont majoritairement des institutions publiques qui portent les projets de labellisation.

    La mise en place de ces labels étant récente, il est difficile de connaître l’impact induit sur le développement du marché des objets connectés et des applications.

    La labellisation en France, des initiatives privées à la prise en main institutionnelle

    En France, l’idée d’une labellisation pour les applications et objets connectés de santé fait également son chemin. Plusieurs initiatives privées existent déjà : mHealth Quality, label lancé en 2015 par Dmd santé (plateforme d’évaluation collaborative des applications de santé) et le label de Medappcare, une start-up qui labellise les applications mobiles en santé en utilisant un référentiel d’évaluation multicritères. 

    En 2016, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un référentiel de bonnes pratiques à l’attention des industriels et des évaluateurs qui a pour objectif de guider, promouvoir l’usage et renforcer la confiance dans les applications de santé et objets connectés en 101 bonnes pratiques. 

    Le groupe de travail 28 (GT28) du Comité Stratégique de Filière (CSF) Santé, constitué des industriels du secteur et des représentants des professionnels de santé et des pouvoirs publics, s’est rassemblé de septembre 2015 à août 2016 afin de réfléchir aux « conditions d’un développement vertueux des objets connectés et des applications mobiles de santé » qui ne relèvent pas du champ des dispositifs médicaux.Une des préconisations du GT28 est de mettre en place un dispositif de « mise en conformité volontaire » des objets connectés et applications de santé. Cette mise en conformité serait en fait un label, garantissant le respect de trois axes : fiabilité médicale, protection des données et cybersécurité, qui prendrait pour guide le référentiel de bonnes pratiques de la HAS.

    Devenu GT3-4, le groupe travaille à la recherche du modèle de portage du label et à son modèle économique. Il réalise pour cela des auditions de structures portant des labels d’autres secteurs. Le groupe souhaite parvenir à un consensus sur la structure, sa composition, sa gouvernance et son mode de financement avant l’été. D’ores et déjà, les portages par la HAS ou par l’Asip Santé ont été écartés des solutions possibles.

  • 64,75 M€ pour le nouveau fonds d’amorçage Advent France Biotechnology

    64,75 M€, tel est le montant du closing du premier fonds d’amorçage en Sciences de la Vie lancé par Advent France Biotechnology le 20 avril 2017.

    Souscrit par le Fonds National d’Amorçage géré par Bpifrance dans le cadre du PIA, l’initiative « InnovFin – Financement européen de l’innovation » et le Fonds européen d’investissement, ce fonds AFBSF I (Advent France Biotechnology Seed-Fund I) a pour vocation d’investir en phase d’amorçage dans des sociétés innovantes en Sciences de la Vie issues des laboratoires, universités et centres de recherche académiques en France dans l’objectif d’accompagner leur développement.

    Advent France Biotechnology Seed-Fund I travaillera en étroite collaboration avec les services de transfert technologiques des organismes de recherche et soutiendra des jeunes entreprises développant des produits innovants « first » et « best in class » pour des besoins médicaux non satisfaits.

  • Télémédecine : l’ARS Normandie lance un appel à projets pour son déploiement dans les EHPAD

    L’Agence Régionale de Santé Normandie a ouvert un appel à projets sur le développement de la télémédecine dans les EHPAD de Normandie le 20 avril 2017. Il s’adresse aux établissements de santé et établissements sociaux et médico-sociaux.
    Les candidatures sont à déposer au plus tard le 12 Juillet 2017 à 12 heures.

    Éléments attendus du projet 

    Pour les patients, le projet devra répondre à la problématique de la couverture médicale des EHPAD de Normandie dans son offre de services de télémédecine généraliste et spécialisée. La prise en charge des personnes âgées devra être réalisée dans le but de maintenir ou préserver son autonomie. La télémédecine doit favoriser la diminution du nombre d’hospitalisation, les transports pour les personnes fragiles et faciliter l’accès aux soins d’une manière générale. 

    Concernant les professionnels de santé, il s’agira pour le projet d’améliorer le parcours de santé du patients et de faciliter les liens entre les acteurs du parcours de santé, en incluant les professionnels travaillant en EHPAD. 

    Conditions de candidature 

    Le marché est réservé aux établissements de santé publics et privés, aux groupements de coopération sanitaire, aux groupements de coopération sanitaire médico-sociaux, aux associations porteuses de projet, aux pôles, centres ou maisons de santé, et aux établissements médico-sociaux. 

    Critères de sélection 

    La Direction de l’Appui à la Performance de l’ARS, en collaboration avec la Direction de l’Offre de Soins et la Direction de l’Autonomie sélectionnera les dossiers sur les critères suivants : 

    • clarté de présentation du dossier de candidature,
    • prise en compte de l’état de l’art (bibliographie, recommandations professionnelles…),
    • maturité du projet,
    • pertinence de la stratégie de déploiement de l’activité de télémédecine,
    • crédibilité du modèle économique,
    • prise en compte de l’acceptabilité des pratiques de télémédecine par les professionnels,
    • aspects coopératifs du projet (pluri-professionnels, public/privé, etc.),
    • cohérence de la gouvernance du projet.

    L’ARS pourra subventionner jusqu’à 80% du projet. La part restante pourra être financée par les autres partenaires, publics ou privés. 

    Modalités du dépôt du dossier de candidature 

    Le dossier de candidature doit être transmis au plus tard le 12 juillet 2017 à 12h:

    • par courrier électronique à l’adresse suivante :
      ars-normandie-direction-appui-performance@ars.sante.fr

    ET                             

    • par courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre à l’adresse suivante :
      Agence Régionale de Santé de Normandie « Appel à projets Télémédecine en EHPAD » A l’attention de Gilles CHAMBERLAND Direction de l’Appui à la Performance Espace Claude Monet 2, Place Jean NOUZILLE CS 55035 14050 CAEN Cedex 4
      Ce dossier devra être constitué de 3 exemplaires (version papier) et 1 exemplaire en version informatique sur clé USB ou CD-ROM, en plus de la transmission par courrier électronique indiquée ci-dessus. 
  • Dispositifs médicaux : « la e-santé est émergente mais irrigue tout le secteur » (S. Regnault, Snitem)

    28 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 8 milliards à l’export, tel est le poids des 1 350 entreprises du dispositif médical en France, selon l’étude présentée par le Snitem le 20 avril 2017. La e-santé y est encore émergente en l’absence de remboursement, mais irrigue l’ensemble du secteur.

    Actualisant une étude réalisée en 2011 par le Pipame, l’étude du Snitem identifie trois nouvelles caractéristiques du secteur du dispositif médical :
    • un modèle de développement des entreprises spécifique au secteur ;
    • une importance de la croissance externe dans le développement des entreprises ;
    • l’émergence de nouvelles solutions de santé.

    Le DM en France aujourd’hui

    Petites PME et marchés de niche

    Le secteur du dispositif médical est presque uniquement composé de PME, ces dernières représentant 92 % des entreprises présentes en France.

    Employant 85 000 personnes, ces entreprises sont situées à différentes étapes de la chaîne de valeur :

    • un tiers ont une activité de R&D, de production et de commercialisation ;
    • 60 % ont une activité de production ;
    • 50 % ont une activité de R&D, dont 13 % dont c’est l’unique activité ;
    • 16 % ont uniquement une activité de commercialisation.

    Si 80 % des entreprises du dispositif médical sont françaises ou européennes, les entreprises étrangères implantées en France représentent deux tiers du chiffre d’affaires et emploient 40 000 personnes : elles sont donc en moyenne de taille plus importante que les entreprises françaises.

    Le taux de croissance annuel moyen des entreprises du dispositif médical (sur un échantillon de 600 entreprises) est de 4 %, tiré par l’export.

    Enfin, les entreprises du dispositif médical sont majoritairement implantées en Île-de-France (50 %), Rhône-Alpes, PACA et Alsace, avec une présence importante de sous-traitants dans le Grand Est.

    Un modèle de développement fondé sur un triptyque : innovation, internationalisation et rachats

    Une étude de cas effectuée sur 10 ETI permet au Snitem d’identifier un modèle de développement propre au secteur et reposant sur :

    • une innovation « raisonnée », avec environ 5% à 10 % du CA consacrés à la R&D ;
    • une forte ouverture à l’international, avec un CA moyen à l’international de 65 % ;
    • une croissance externe, via des rachats ciblés qui permettent à ces entreprises d’élargir leur portefeuille ou d’accéder à des marchés étrangers.

    Des solutions innovantes, une absence de financement

    Une place importante de l’innovation incrémentale

    Selon Eric Le Roy, directeur général du Snitem, l’innovation incrémentale est importante dans le secteur du dispositif médical, avec des améliorations de produits en moyenne tous les deux à quatre ans. Mais cette innovation n’est pas prise en compte dans le remboursement des dispositifs médicaux, avec des tarifs orientés à la baisse.

    Un champ d’innovations potentielles dans la e-santé

    Pompes à insuline, aérosols, cathéters… sont des sources de solutions innovantes dans la e-santé, tout comme les pansements connectés ou les vêtements intelligents.

    Mais le Snitem voit une « distorsion » entre l’innovation et le business, en l’absence de financement pérenne de la e-santé, alors qu’il faudrait « accélérer le processus, mesurer les économies permises par la e-santé et en partager les fruits entre le système de santé et les industriels ».

    « Un choc de culture nécessaire » pour intégrer l’innovation

    Estimant que les prises de décision des pouvoirs publics sont « tétanisées » par la peur, Stéphane Regnault appelle à un « choc de culture », et à cesser d’appliquer au secteur du dispositif médical le standard du double aveugle, auquel il n’est pas adapté.

    Le défi de la nouvelle réglementation européenne

    Interrogé sur la nouvelle réglementation européenne sur le dispositif médical, votée par le Parlement européen en avril 2017, Stéphane Regnault estime qu’elle représente « un pas très important pour les entreprises ».

    En effet, les dossiers de l’ensemble des produits déjà présents sur le marché vont devoir être révisés, ce qui pose plusieurs difficultés :

    • le nombre important de références sur le marché, estimé entre 800 000 et 2 millions ;
    • la diminution du nombre d’organismes notifiés [NLDR : habilités à délivrer le marquage CE], et leur recertification, qui va compliquer pour les entreprises la réévaluation de l’ensemble de leurs produits ;
    • le coût de la recertification, estimé à plusieurs milliards d’euros au total au niveau européen par MedTech Europe ;
    • la taille des entreprises françaises du dispositif médical, avec beaucoup de petites PME qui n’ont pas les ressources nécessaires en interne.

    Stéphane Regnault attire également l’attention sur l’interprétation du règlement qui sera faite par les autorités nationales, par exemple en matière de réutilisation des dispositifs médicaux à usage unique, introduite par le nouveau règlement européen.

    Dans ce contexte, le Snitem a prévu de mettre en place un accompagnement renforcé de ses adhérents.

  • PAM

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  • Wallix choisi par Claranet pour sécuriser l’accès aux données de ses clients e-santé

    Éditeur de solutions logicielles de cybersécurité et de gouvernance des accès aux SI (PAM), le groupe Wallix a annoncé le 19 avril 2017 avoir été choisi par Claranet e-Santé pour sécuriser l’accès aux données de ses clients et être en conformité avec l’agrément HDS.

    Wallix vise à garantir la sécurisation des accès aux environnements de type Cloud hybride, privé et public, par les équipes d’administration et les utilisateurs. pour Claranet e-Santé, cela représente aujourd’hui environ 700 serveurs, 500 utilisateurs, 120 clients et 70 connexions simultanées. Par ailleurs il est également question de sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de protection des données et de faciliter la gouvernance des SI.

    Il est envisagé que cette solution logicielle s’étende à la practice « Claranet Web » puis à l’ensemble du parc.

  • AI

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  • Pour un système de soins basé sur la valeur – Laurence Comte-Arassus, Medtronic France

    La corrélation entre la valeur et le prix des produits et des services de santé, tel était le sujet de la carte blanche donnée à Laurence Comte-Arassus, présidente de Medtronic France lors du Café Nile organisé le 19 avril 2017 à Paris.

    Replacer le critère de la valeur au cœur du système des soins pour le voir se refléter sur le prix des soins et des produits de santé fournis passe par l’abolissement des clivages entre les différents acteurs de la santé et les parties prenantes, mais surtout par un recentrage sur le patient et ses bénéfices en terme de confort sanitaire. Pour y arriver, les besoins et les attentes des patients doivent être mieux évalués et les soins prodigués mieux coordonnés dans des parcours de soins adaptés. La définition du rôle du patient est aussi primordiale, car il peut être un acteur actif et mis à contribution, notamment dans la phase de prévention ou, à défaut, de suivi.

    Medtronic prend des initiatives dans ce sens avec ses technologies nouvelles dans le cadre de la chirurgie mini-invasive afin de permettre une meilleure récupération post-opératoire, bénéfique à tous les acteurs.

    Créer de nouvelles synergies

    Travailler en mode collaboratif transversal en réunissant l’ensemble des acteurs de la santé — médecins, établissement de santé avec leur direction et les directions des achats, représentants de pouvoirs publics tout comme payeurs — mais aussi de façon verticale, au sein d’une organisation en impliquant tous les intervenants de la chaîne, notamment en formant correctement et en responsabilisant chaque acteur. Briser les clivages qui caractérisent le secteur est impératif pour générer de la valeur à tous les niveaux. Les investissements dans la recherche et l’innovation doivent également être faits dans l’optique de créer de la valeur pour le patient, ce qui à terme débouchera sur une meilleure articulation entre la valeur et le prix final.

    Replacer le patient au cœur de la révolution qualitative

    Alors que l’industriel se structure autour du coût, les acteurs publics, tels le régulateur et le payeur, autour du prix, la valeur d’un service médical ou d’un produit de santé est le référentiel du patient.

    En santé, la valeur est finalement le rapport entre les bénéfices qualitatifs engendrés pour le patient et le coût pour générer ces mêmes bénéfices.

    Des retours d’expériences internationaux :

    • Diagnostiquer les besoins et les attentes du patient avant d’aller plus loin. Un problème de santé peut avoir plusieurs solutions en fonction des attentes personnelles du patient. Par exemple, l’acte chirurgical et notamment la chirurgie bariatrique, avec toutes ses implications et le coût engendré pesant sur le système de santé, n’est pas la réponse unique à l’obésité avancée. Aux Pays-Bas, on mise sur la prise en charge du patient en amont de l’acte chirurgical en proposant un accompagnement avec notamment des consultations auprès de psychologues et diététiciens.
    • Le parcours de soins est un levier sur lequel on peut agir facilement en sortant du modèle unique pour coller au mieux aux besoins de chaque patient. Le programme Orthochoice, mis en œuvre en Suède en est un exemple probant. Il implique un paiement forfaitaire, avec un certain nombre de critères de performance, pour la pose de prothèse de hanche ou de genou pour un groupe de patients et couvre des soins pré-hospitaliers, le séjour hospitalier et les soins afférents, la rééducation ainsi que le suivi et soins de ville jusqu’à rétablissement complet.

    Ces approches permettent de sortir de la relation « produit-prix » et de réfléchir en termes de service rendu. En France, la fongibilité des enveloppes de financement des soins de ville et de l’hôpital est un moyen pour laisser de la place à ce type d’initiatives.

    Au-delà de cela, il ne faut pas négliger la méthode pédagogique comme meilleur moyen de prévention et a fortiori d’économies, le patient pouvant être un acteur actif de sa santé. Dans un second temps, une fois le traitement défini, l’éducation thérapeutique est une façon de responsabiliser le patient et d’accroître les chances de pérenniser les bénéfices du traitement.

    Les initiatives de Medtronic

    • Medtronic a mis en place un partenariat avec l’hôpital Marie-Lannelongue du Plessis-Robinson générant 17 millions d’euros d’économie sur une période de 5 ans. Dans le centre chirurgical, on procède à l’implantation des valves percutanées, technique moins traumatisante se substituant à la chirurgie à cœur ouvert, permettant une récupération rapide et le retour du patient à son domicile deux jours après l’intervention.
    • L’animation de groupes à caractère associatif, réunis autour de la valeur dans la santé, mais en premier lieu de la valeur pour le patient visant à remettre le patient au cœur du système de santé fait aussi partie des initiatives de Medtronic.
    • Enfin pour être efficace et promouvoir la valeur au sein du système de santé, l’association avec des start-up est indispensable. Il est impératif de leurs laisser de la place sur le marché de la santé traditionnel.

    Ainsi, selon Laurence Comte-Arassus, la valeur est le gage d’un système de santé solidaire et pérenne durable, mais qui doit être promue comme telle.

    Cette prise de position intervient dans un contexte de cession de l’entité de production de matériel médical de Medtronic à Cardinal Health pour une somme de 6,1 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros). Les activités cédées concernent :

    – les soins du patient

    – la thrombose veineuse profonde et

    – l’insuffisance alimentaire,

    regroupant 23 catégories de produits, parmi lesquelles on trouve les marques telles Curity, Kendal, Dover, Argyle ou Kangaroo. Cette vente s’inscrit dans une stratégie de « dégraissage » de ses actifs pour mieux se concentrer sur des niches du marché du dispositif médical, terrain actuellement occupé par de plus petites sociétés.

  • Japan: an electronic skin to track patients’ health

    Researchers from the University of Tokyo have developed an electronic skin composed of flexible electronics that can be worn on the human body. The tool is ten times thinner than a skin cell and lightweight.

    Equipped with red, green and blue polymer LEDs and micro-electronics devices, the E-skin offers many features, including accurate tracking of the user’s health.

    A second skin which can measure pulse rate and blood oxygen levels in real time

    The adhesive and flexible film developed by researchers of the Someya Group Organic Transistor Lab at the University of Tokyo can be used as a removable tattoo to display information on a screen on the back of the user’s hand.

    The idea is to eventually replace mobile phones by detailed LED screens. But the E-skin especially attracts health sector stakeholders because of its sophisticated tracking capabilities: composed of highly accurate sensors, it can measure pulse rate and blood oxygen levels of the user.

    A sensor connected to the E-skin

    To develop this functionality, the scientists behind the product have created a sensor that can be attached to a finger tip in order to measure pulse rate and blood oxygen levels of the user. The tool is connected to a flexible display on which the results can be shown (see picture above).

    By measuring the changes in the color of light passing through the skin, the device could determine the blood oxygen levels. According to the designers, this technology could also be used to measure pulse rate and other physical activities.

    A tool to facilitate monitoring of patients during and after surgery

    This noninvasive technology could be useful for both athletes, who would be able to monitor in real time their heart rate, insulin level or work rate, and also medical teams, who could monitor the patients’ health during and after surgery without intervention.

    E-skin: a more flexible and resistant technology

    « What would the world be like if we had displays that could adhere to our bodies and even show our emotions or level of stress or unease? In addition to not having to carry a device with us at all times, they might enhance the way we interact with those around us or add a whole new dimension to how we communicate, » said Prof. Takao Someya, head of the research group working on this project at the University of Tokyo’s Graduate School of Engineering.

    A very flexible system to follow the movements of the body

    To design the E-skin, the Pr. Someya’s team has developed a protective film that is less than two micrometers thick, a material about fifty times thinner than a human hair.

    The researchers embedded indium tin oxide electrodes into it in order to create highly flexible polymer light-emitting diodes (LEDs) and organic photo-detectors which are thin enough to distort in response to body movement.

    Wearable electronics: towards a new generation of devices?

    Wearable electronics aren’t a new area. Among the most famous products in this sector, there is Google Glasses, launched in 2013 by the US giant.

    The E-skin stands out in the market because of its resistance. Most flexible electronic devices are not as flexible as the E-skin, so they tend to be more fragile and they don’t retain their characteristics for long in the open air or in damp conditions. Initial tests showed the electronic skin developed by the Someya’s team could last for several days when attached to skin while the currently available devices generally have a life expectancy of only a few hours.

    The next question is whether the product will be sufficiently attractive to consider international development.

  • Japon : une peau électronique pour surveiller la santé des patients

    Des chercheurs de l’Université de Tokyo (The University of Tokyo) viennent de mettre au point une peau électronique composée de matériaux flexibles pouvait être portée sur le corps humain. L’outil est dix fois plus mince qu’une cellule de peau et ultra léger.

    Équipée de diodes électroluminescentes rouges, vertes et bleues et de micro appareils électroniques, l’E-skin offre de multiples fonctionnalités, dont un suivi précis de l’état de santé de l’utilisateur.

    Une seconde peau capable de mesurer le pouls et le niveau d’oxygène en temps réel

      

    Le film adhésif et flexible mis au point par les chercheurs du Someya Group Organic Transistor Lab de l’Université de Tokyo peut être utilisé comme un tatouage amovible pour afficher une image sur la main de l’utilisateur.

    L’idée serait, à terme, de remplacer le téléphone mobile par cette peau intelligente. Mais l’E-skin intéresse surtout les acteurs de l’industrie de santé pour ses capacités pointues de suivi : composée de capteurs ultra précis, elle peut notamment mesurer le pouls et le niveau d’oxygène dans le sang de la personne qui la porte.

    Un capteur relié à l’E-skin

    Pour cela, les scientifiques à l’origine du produit ont élaboré un capteur pouvant être attaché au bout d’un doigt afin de mesurer les pulsations cardiaques et le niveau d’oxygène dans le sang de l’usager. L’outil est relié à un écran souple sur lequel les résultats peuvent être affichés (voir photo ci-dessus).

    En mesurant les changements de couleur de la lumière passant par la peau, l’appareil est à même de déterminer le niveau d’oxygène dans le sang. Selon les concepteurs, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour mesurer le pouls et d’autres activités physiques.

    Un outil facilitant le suivi des patients pendant et après une opération

    Non invasive, cette technologie pourrait s’avérer utile aussi bien pour les athlètes, qui seraient capables de contrôler en temps réel leur rythme cardiaque, leur taux d’insuline ou encore leur vitesse moyenne, que pour les équipes médicales, qui pourraient suivre sans intervention l’état de santé des patients pendant et après une opération chirurgicale.

    E-skin : une technologie plus flexible et plus résistante

    « Comment serait le monde si nous disposions d’appareils d’affichages capables d’adhérer à notre corps et même de montrer nos émotions, notre niveau de stress ou de malaise ? Non seulement nous n’aurions pas à transporter un périphérique avec nous à chaque instant mais en plus ils pourraient améliorer la façon dont nous interagissons avec ceux qui nous entourent ou ajouter une toute nouvelle dimension à la façon dont nous communiquons », commente le Pr. Takao Someya, responsable du groupe de recherche travaillant sur ce projet à l’École supérieur d’ingénierie (Graduate School of Engineering) de l’Université de Tokyo.

    Un système très souple pour suivre les mouvements du corps

    Pour concevoir l’E-skin, l’équipe du Pr. Someya a mis au point un film protecteur de moins de deux micromètres d’épaisseurs, soit un matériel cinquante fois plus fin qu’un cheveu humain.

    Elle y a intégré des électrodes transparentes d’oxyde d’indium-étain afin de concevoir des diodes électroluminescentes (LEDs) assez puissantes ainsi que des photodétecteurs organiques suffisamment fins pour se plier sans être altérés par les mouvements du corps.

    Électronique portative : vers une nouvelle génération d’appareils ?

    L’électronique portative n’est pas une nouveauté. Parmi les produits les plus célèbres dans ce secteur : les Google Glass, proposées dès 2013 par le géant américain.

    L’E-skin se démarque sur le marché en raison de sa résistance. La plupart des dispositifs électroniques flexibles ne sont pas aussi souples, ils ont donc tendance à être plus fragiles, et ils ne fonctionnent pas aussi longtemps lorsqu’ils sont exposés à l’air libre ou à l’humidité. Les premiers tests ont montré que la peau électronique conçue par les chercheurs de l’Université de Tokyo pouvait fonctionner pendant plusieurs jours lorsqu’elle était posée sur la peau alors que les appareils actuellement disponibles ont en général une espérance de vie de seulement quelques heures.

    Reste à savoir si l’adhésion du public sera suffisamment importante pour envisager un développement à échelle internationale.