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  • IA, e-santé : le Japon cible sa candidature à l’Exposition universelle 2025 pour concurrencer Paris

    « Designing future society for our lives » (« concevoir une société future pour nos vies »), tel est le thème sur lequel sera concentrera la candidature d’Osaka (Japon) pour l’organisation de l’Exposition universelle 2025. Un premier dossier devait être déposé au plus tard le 24 avril 2017 au Bureau International des Expositions (BIE).

    Selon la presse japonaise, il sera centré sur les technologies liées à la médecine régénératrice et à l’intelligence artificielle (IA). La thématique initiale retenue par Osaka était également axée sur la santé (« Our Health Our Future », « Notre santé notre avenir ») mais trop focalisée sur le vieillissement de la population selon l’équipe organisatrice japonaise.

    Un changement de thématique pour mieux concurrencer Paris

    Le gouvernement central décide de soutenir l’offre d’Osaka

    Début avril, le gouvernement du Premier ministre Shinzō Abe a décidé d’appuyer la candidature d’Osaka pour accueillir l’Exposition universelle de 2025.

    Cette décision aurait été encouragée en raison d’inquiétudes grandissantes à l’égard de l’offre attractive proposée par Paris, également candidate, et de la répartition des frais relatifs aux projets d’infrastructure.

    Malgré ces préoccupations, le soutien du gouvernement central était attendu. Shinzō Abe est en effet proche du gouverneur d’Osaka, Ichiro Matsui, qui dirige le parti d’opposition Nippon Ishin no Kai. Et les deux hommes partagent des points de vue similaires sur de nombreuses questions politiques.

    Un premier thème sur le vieillissement de la population abandonné

    Le thème original de la candidature d’Osaka était « Our Health Our Future » (« Notre santé notre avenir »). Il était centré sur les nouvelles technologies médicales, les produits et les services répondant aux préoccupations majeures de l’industrie de santé et au mode de vie des sociétés vieillissantes, des sujets primordiaux dans un pays où la population vieillit rapidement alors même qu’elle diminue.

    En 2025, selon un calcul de l’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale, 30 % de la population japonaise atteindra 65 ans ou plus, contre 26,6 % en 2015. D’ici 2065, la population nationale, qui atteignait un peu plus de 127 millions d’habitants en 2015, diminuerait à 88 millions d’habitants, dont 38,4 % auraient plus de 65 ans.

    Les technologies dans les secteurs de l’e-santé et de l’IA à l’honneur dans le nouveau projet

    Cependant, les chefs d’entreprise et le gouvernement central, dirigé par le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, ont finalement décidé de recentrer le dossier d’Osaka sur des préoccupations mondiales plus larges, inquiets par rapport au projet présenté par Paris.

    La thématique de la candidature est ainsi devenue « Designing future society for our lives » (« Concevoir une société future pour nos vies ») et a été élargie.

    Les sujets abordés se concentrent ainsi désormais sur les solutions possibles à déployer pour répondre aux menaces pesant sur la survie future de l’être humain et sur les moyens permettant de réduire les maladies, les pandémies, les pénuries alimentaires ou encore les catastrophes naturelles.

    Les technologies relatives à la médecine régénératrice et à l’intelligence artificielle (IA) devraient faire partie des principales innovations présentées.

    La France a de son côté choisi le thème « Au cœur des territoires, s’ouvre celui des Hommes », qui s’articule autour d’un village global basé en Île-de-France et de forums thématiques répartis dans différentes métropoles, dont un dédié à la santé.

    Candidature d’Osaka : un projet estimé à 1 milliard d’euros

    Le BIE, composé de représentants de 168 pays, sélectionnera l’hôte de l’Exposition universelle de 2025 par un vote à l’occasion d’une assemblée générale qui se tiendra en novembre 2018.

    Si le dossier d’Osaka est retenu, il s’agira de la sixième Exposition universelle organisée au Japon (la dernière étant celle d’Aichi, en 2005) et de la deuxième édition à Osaka. Le rendez-vous de 1970 avait alors attiré environ 64 millions de personnes, l’une des plus belles réussites de l’événement jusqu’ici en terme d’affluence.

    L’exposition aurait cette fois lieu sur l’île artificielle de Yumeshima, un district de Kōtō établi au large de la baie d’Osaka, de mai à novembre 2025.

    Des frais répartis à égalité entre l’État, les collectivités locales et le secteur privé

    Le coût total du projet est estimé pour l’instant à 125 milliards de JPY (1 Mds € ; 1,15 Mds $US), une somme partagée à parts égales entre l’État, les collectivités locales et le secteur privé, à la demande du gouvernement central. Cependant, les politiciens et les chefs d’entreprise d’Osaka demandent également le soutien du gouvernement pour la mise en œuvre des travaux relatifs aux transport locaux, nécessaires à l’organisation de l’événement.

    28 à 30 millions de visiteurs sont attendus pour ce rendez-vous majeur organisé tous les cinq ans, soit un impact total d’environ 1,9 billion de JPY (16 Mds € ; 17 Mds $US).

  • Diabète : accord entre Abbott et les pouvoirs publics sur le remboursement de FreeStyle Libre

    Le laboratoire Abbott a annoncé le 21 avril 2017 avoir obtenu un accord avec les pouvoirs publics pour le remboursement du lecteur de glycémie FreeStyle Libre avec une marge encadrée.

    Le système FreeStyle Libre se compose d’un capteur rond d’une durée de 14 jours sans calibration qui se pose derrière le haut du bras. Pour obtenir rapidement la mesure de son taux de glucose, l’utilisateur passe le lecteur FreeStyle Libre au-dessus de ce capteur.

    La Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) de la Haute Autorité de Santé s’était prononcée à l’été 2016 en faveur du remboursement de FreeStyle Libre, ainsi que de l’appli Diabeo (Sanofi).

    Le remboursement des appareils permettant la mesure du glucose en continu est demandé depuis longtemps par les associations de patients diabétiques. La Fédération française des diabétiques a salué le remboursement de cette « innovation de rupture, qui permettra aux personnes atteintes de diabète de pouvoir mieux se suivre et mieux vivre ».

  • MoU

    Memorandum of Understandingnull

  • Start-up : Pharmarket lève 1 million d’euros

    La plateforme de vente de médicaments sans ordonnance et de produits de parapharmacie Pharmarket a annoncé le 20 avril 2017 avoir levé 1 million d’euros.

    Cette levée de fonds a été réalisée auprès d’investisseurs privés et vise à accélérer la croissance de la start-up en France.

    Selon Pharmarket, la vente en ligne de médicaments sans ordonnance et de produits de parapharmacie ne représente aujourd’hui que 100 millions d’euros, or la start-up évalue le marché potentiel à 10 milliards d’euros et entend contribuer à rattraper le retard français en la matière.

    La plateforme vise à permettre d’acheter ses produits de parapharmacie ou médicaments sans ordonnance en ligne et de se faire livrer en 30 minutes à Paris et le lendemain dans le reste de la France.

    La start-up lors de cette première levée de fonds a fait entrer à son capital trois entrepreneurs : Jean-Claude Labrune (fondateur de Cegedim), Laurent de Clergerie (fondateur de LDLC), Régis Fabre (associé du cabinet Baker McKenzie) et le basketteur français Tony Parker.

  • Données de santé : Enovacom plaide pour une gestion de « bout en bout » (livre blanc)

    • Se concentrer sur le parcours de soins à l’hôpital,
    • Augmenter l’interopérabilité en faisant communiquer les systèmes de production de données issues des dispositifs médicaux entre eux et dépasser les frontières de l’hôpital,
    telles sont les priorités pour faciliter la compréhension et le partage des données de santé énoncées par la société Enovacom, spécialisée dans les solutions d’interopérabilité, dans son livre blanc publié le 21 avril 2017.

    Pour publier ce positionnement, l’industriel Enovacom s’appuie sur le point de vue d’experts du secteur, d’études et des sources nationales et internationales, ainsi que sur deux études de cas dans des établissements de santé.

    Dans ce livre blanc, Enovacom s’appuie sur des points de vue d’experts du secteur de la e-santé, tels que:

    • Yannick Michel, Directeur Organisation et Système d’Information, Hôpital Privé Confluent (Groupe Confluent)
    • Stéphane Kirche, Responsable de la Direction de l’ingénierie biomédicale de territoire Nord-Saône Loire Bresse Morvan
    • Nelly Mazet-Lacombe, Cadre de santé, Centre Hospitalier de Bagnols-sur-Cèze
    • William Rolland, Responsable eSanté, SNITEM (Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales)
    • Jean-Baptiste Michon, Product Marketing Manager, Expert interopérabilité biomédicale, Enovacom
    • Mélanie Dufrou, Marketing & Communication, Enovacom,

    sur diverses études, nationales et internationales, ainsi que sur deux études de cas dans le Centre Hospitalier de Bagnols-sur Cèze et la Clinique Saint Paul de Fort-de-France en Martinique.

    Etat des lieux des données de santé produites par les dispositifs médicaux : entre diversité de pratiques et insuffisante généralisation de la connexion

    La première analyse avancée par  la société Enovacom dans son livre blanc illustre une trop grande diversité des pratiques d’utilisation et une insuffisante généralisation des données patients.

    Des normes, des protocoles et des formats divers

    « Comment améliorer l’interopérabilité quand près de 200 éditeurs de données de santé appliquent des normes, des protocoles et des formats d’échanges différents? » s’interroge Enovacom. La multiplication des interfaces induisant une multiplication des fonctionnalités engendre un véritable frein à l’établissement d’une interopérabilité efficace et à celui d’un dossier patient exhaustif centralisant l’ensemble de ses données.

    Une généralisation insuffisante de la connexion des dispositifs médicaux

    Les dispositifs médicaux sont une source très importante de données de santé comme par exemple:

    • l’électrocardiogramme connecté au Centre Hospitalier de Bagnols-sur-Cèze,
    • l’alimentation automatique du dossier patient informatisé en récupérant les données des dispositifs médicaux de la clinique Saint-Paul.

    Enovacom constate que l’insuffisante connexion des dispositifs médicaux au dossier patient informatisé rend le partage des données difficile. Cela engendre une diversité des modes de centralisation pouvant mener à :

    • une nécessité de ressaisie, responsable d’une réelle perte de temps,
    • une éventuelle perte de données qui ne seront pas exploitées,
    • un risque non négligeable d’erreur,
    • un problème d’identito-vigilance.

    L’implication des équipes de soins en est impactée. Ces dernières critiquent un « outil imposé plus que souhaité, une surcharge de travail due au traitement automatisé de l’information et une complexité d’utilisation ».

    Un rôle prépondérant des dispositifs médicaux dans la production de données

    Selon Enovacom, il y a un réel déficit, en Europe et aux États-Unis, dans la connexion des dispositifs médicaux au dossier patient alors qu’ils produisent des données pouvant alimenter ce dernier. Pour le moment, aucune étude n’a été réalisée en France quant à ce taux de connexion des dispositifs médicaux au dossier patient contrairement aux États-Unis qui présentent un taux de connexion des dispositifs médicaux de :

    • 24% pour les dispositifs de surveillance,
    • 19% pour les dispositifs de mesure d’activité fœtale,
    • 15,1% pour les électrocardiogrammes,
    • 9,3% pour les ventilateurs.

    Il y a ainsi en France, une très grande proportion de la production de données qui demeure inexploitée et/ou nécessite une saisie manuelle.

    Développer l’interopérabilité au-delà de l’hôpital

    Une fois que la compréhension, en termes d’utilisation et d’exploitation, et le partage de données sera facilité à l’hôpital, Enovacom plaide pour « dépasser les frontières de l’hôpital » pour développer le parcours de soins grâce à la télémédecine et aux objets médicaux connectés (IoMT).

  • Appel à candidatures : l’Anap lance un « réseau de professionnels du numérique en santé »

    L’Anap a lancé le 4 avril 2017 un appel à candidatures en proposant aux professionnels du secteur sanitaire et médico-social de contribuer au développement des usages du numérique en santé en intégrant le « réseau des professionnels du numérique en santé ».

    Ce réseau vise à permettre aux professionnels du numérique en santé de partager et mettre leurs expériences à disposition de leurs pairs, dans l’objectif de développer les usages sur le terrain.

    Professionnel du réseau et réseau de professionnels

    En intégrant ce réseau, le professionnel a pour mission de mettre son expérience à profit pour contribuer au développement des usages numériques dans les pratiques en :

    • produisant de la documentation, des outils et méthodes en réponse à une problématique SI,
    • participant au forum de discussions,
    • proposant leurs services et répondant aux sollicitations de leurs pairs, lors d’un échange téléphonique ou encore une visite auprès du professionnel demandeur si le sujet le nécessite,
    • diffusant les connaissances du réseau via l’animation d’ateliers, la participation à des séminaires ou l’enseignement,
    • participant à la communauté de pratiques.

    Les membres du réseau sont des professionnels issus du secteur sanitaire et médico-social, exerçant en ville ou en établissement : soignants, médecins, pharmaciens, administratifs, informaticiens…Ils doivent avoir été impliqués dans un projet d’informatisation et être toujours en fonction.

    Ils doivent s’engager à :

    • se rendre disponibles pour les sessions de montée en compétences, les journées du réseau de professionnels et les journées de la communauté de pratiques,
    • participer aux échanges dans le cadre du forum,
    • intégrer la communauté de pratiques en participant à un groupe thématique,
    • répondre aux sollicitations des acteurs de la région,

    ce qui nécessite de mobiliser environ 1 jour par mois.

    Ainsi tout professionnel intégrant le réseau bénéficie d’une montée en compétence sur la documentation, les outils et méthodes Anap ainsi que sur les techniques d’animation de groupes, d’une mise en réseau, d’une visibilité nationale et régionale.

    En contrepartie l’Anap organise la montée en compétences, anime le réseau de professionnels et prend en charge les frais de mission.

    Vous pouvez proposer votre candidature sur la plateforme numerique.anap.fr


  • RSI

    Régime social des indépendantsnull

  • CCMSA

    Caisse centrale de la Mutualité sociale agricolenull

  • ASEAN

    The Association of Southeast Asian Nationsnull