Articles

  • Télémédecine : une échographie réalisée depuis la station spatiale internationale par Thomas Pesquet

    ECHO, tel est le nom de la nouvelle génération d’échographe testé par les équipes scientifiques du Centre national d’études spatiales de Toulouse et Thomas Pesquet depuis la station spatiale internationale, le 18 avril 2017.

    Développé dans le cadre de la mission Proxima, cet échographe vise à permettre aux médecins de prendre la main à distance, depuis le sol, sur le matériel installé à bord de la station spatiale internationale.

    Ce système permettant d’imager entre autres les artères, les veines, les muscles, le cœur, l’œil et la thyroïde sera par la suite utilisé par plusieurs autres astronautes, pendant 5 ans, dans le cadre de l’expérience Vascular Echo de l’Agence spatiale canadienne (déjà en opération à bord de l’ISS avec l’échographe NASA).

    D’ores et déjà testé avec succès en France métropolitaine, en Guyane et en Espagne, l’enjeu sur la terre de cet échographe télé-opéré est important pour l’accès aux soins médicaux en zones isolées (zones rurales françaises par exemple voire dans certains pays en voie de développement).

    Une expérience de télémédecine depuis l’espace

    Le fait d’être exposé pendant une longue durée à la micro-pesanteur provoque des modifications cardiaques et fonctionnelles chez les astronautes. L’échographe vise à étudier ces dernières chez les spationautes, en permettant que l’examen soit effectué comme si l’astronaute se trouvait à côté de l’échographiste.

    L’astronaute est guidé par la voix d’experts en imagerie sur la base d’images reçues en direct depuis le centre de contrôle terrien au cours de l’utilisation d’une expérience scientifique ou d’une consultation médicale.

    En pratique, l’astronaute place la sonde d’échographie sur la partie du corps à analyser et l’expert à distance optimise la position de la tête de la sonde robotisée. Le télé-expert fait réaliser des mouvements à la sonde fictive connectée à son ordinateur en salle de contrôle, ces derniers sont transmis et reproduits au niveau de la tête de la sonde placée sur l’astronaute. Depuis son ordinateur, l’expert peut également, à distance modifier les réglages de l’échographe et sélectionner les fonctions nécessaires pour l’examen.

    Thomas Pesquet a conduit l’expérience à l’aide d’un échographe mis au point par le professeur de biophysique Philippe Arbeille : ce dernier a pu contrôler la veine porte, la thyroïde et la carotide de Thomas Pesquet grâce à plusieurs sondes.

  • Chatbots médicaux : Babylon Health lève 60 millions de dollars (55 millions d’euros)

    Babylon Health a annoncé le 25 avril 2017 avoir levé 60 millions de dollars (55 millions d’euros). La start-up avait déjà levé 25 millions de dollars (environ 17 millions d’euros) en janvier 2016.

    Babylon Health a notamment développé une application permettant des téléconsultations par vidéo et SMS. Elle a également conçu un service de chat basé sur un algorithme qui permet d’orienter les patients vers la bonne prise en charge (médecin traitant, pharmacie ou hôpital) en fonction de leurs symptômes.

    Ce chatbot est actuellement testé pour 6 mois, en partenariat avec le NHS, dans le nord de Londres, auprès d’une population potentiellement concernée de 1,2 millions d’habitants.

    Babylon Health indique envisager de déployer une offre de diagnostic par intelligence artificielle, plus poussée que son chatbot actuel, au cours de l’année 2017.

  • Les CHU baissent leurs investissements de 7 % en 2016 au profit de la réduction de leur déficit

    Les 32 CHU ont réduit leur déficit de plus de la moitié en 2016. La Conférence des directeurs généraux de CHU a publié un communiqué le 24 avril 2017 déclarant que cette opération a eu un impact direct sur l’investissement de ces établissements qui enregistre une baisse de 7%.
    Néanmoins, le président de la Conférence, Jean-Pierre Dewitte, se félicite de voir la CAF (capacité d’autofinancement) des CHU se stabiliser et atteindre 1,196 M€ en 2016, après quatre années de baisse continue.
    La Conférence rappelle également les priorités des CHU pour 2017 : le développement de l’investissement, la recherche et la maîtrise et le financement de la masse salariale.

    Investissement en forte baisse

    Le bilan de l’année 2016 fait état d’une baisse de plus de 50% du déficit des 32 centres hospitaliers universitaires de France. Cela fait trois ans que le déficit se maintenait au même niveau (209 M€ en 2015). Il atteint 95 M€ en 2016, après une campagne d’austérité particulièrement forte.

    L’effet direct sur l’investissement de 2016 de ces mêmes établissements est une baisse de 7%, soit de 123 M€ pour atteindre 1,587 M€. La Conférence regrette que l’effort d’investissement des CHU s’élève à 5% seulement, ciblé sur des réorganisations internes, la mise en œuvre de nouvelles normes et l’intégration d’innovations médicales, technique, numériques, etc.

    Points positifs: stabilisation de l’autofinancement et réduction de la dette

    L’effet positif de cette campagne de réduction du déficit se répercute sur la capacité d’autofinancement (CAF) des CHU. Au bout de 4 ans d’efforts, elle se stabilise pour atteindre 4% – on passe de 1,479 M€ en 2013 à 1,196 M€ en 2016.

    Parallèlement, la dette financière a été réduite d’un point, pour arriver à 37%.

    Priorités financières des CHU

    Pour 2017, parmi les principaux objectifs on peut citer:

    – le développement des investissements;

    – le maintien du financement de la recherche et

    – la maîtrise  et le financement de la masse salariale, déjà entamée en 2016.

  • Diabète : un partenariat pour Diagnos au Bangladesh avec Eyes for All autour de l’imagerie et de l’IA

    Déployer CARA, une plateforme de télé-ophtalmologie combinant la technologie de pointe de l’imagerie rétinienne et les interprétations en clinique des images effectuées par un réseau d’ophtalmologistes, au Bangladesh, tel est l’objectif visé au travers du partenariat, annoncé le 24 avril 2017, entre Diagnos et Eyes for All. La finalité de ce partenariat étant le dépistage de la rétinopathie diabétique.
    Le Bangladesh est le quinzième pays à bénéficier de la solution de Diagnos.

    Le dépistage du diabète mis en place en partenariat

    Le diabète est une des causes de la rétinopathie. Selon l’OMS, 8,4% des adultes bangladais sont diabétiques. Le pays présente 10 millions de personnes touchées par des maladie des yeux liées au diabète.

    Eyes for All, une société de conseil en technologie de la santé est en relation avec des ONG, des instituts de recherche et un réseau des hôpitaux locaux, sera responsable, dans le cadre du partenariat, de promouvoir le dépistage de la rétinopathie diabétique. Il s’agit d’une approche indirecte de la promotion de CARA auprès du gouvernement et de la population.

    Diagnos intègre ainsi EFA dans son écosystème de partenaires locaux, assurant ainsi le rôle d’exploitant de la plateforme accélérant ainsi le déploiement de CARA au Bangladesh. 

    Le fonctionnement de la plateforme CARA

    La plateforme CARA tire des enseignements d’images rehaussées de la rétine, afin d’aider les professionnels de la santé à effectuer un dépistage précoce de la rétinopathie diabétique. Sur la base d’un algorithme, la plateforme identifie des anomalies dans une grande quantité de données complexes. CARA est une plateforme de télé-ophtalmologie qui combine la technologie de l’intelligence artificielle, l’imagerie et les services d’interprétation par un réseau d’ophtalmologistes.

  • Labellisation des applications et objets connectés à l’international : suite de l’état des lieux

    Après un premier état des lieux de plusieurs initiatives internationales de labellisation des applications et objets connectés de santé, Health&Tech Intelligence compléte l’indicateur avec le Danemark, l’Espagne et l’Union Européenne.

     

    Un constat identique : des initiatives portées par le secteur public

    Les initiatives espagnoles et danoises sont publiques. La démarche espagnole de labellisation est portée par la région andalouse. Pour autant, toutes les applications espagnoles et étrangères peuvent être soumises à évaluation. 

    Des bibliothèques d’applications qui ne s’exportent pas encore 

    Si le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne ont développé un système de référencement des applications de santé dans une bibliothèque publiquement consultable, l’étude de ces catalogues n’a pas révélé de correspondance entre les différentes applications répertoriées. En effet, aucune application n’est pour l’instant répertoriée dans plusieurs bibliothèques nationales. 

    Les thématiques les plus sujettes à la labellisation:

    Le Royaume-Uni répertorie 25 applications de santé,

    • dont 1/3 en maladie mentale,
    • 1/3 en bien-être
    • 1/3 dans les autres pathologies (diabète, cancer…).
    • Seules trois applications sont « labellisées » en tant qu’approuvées ou testées par le NHS pour le moment, dont 2 sont des applications d’accompagnement de la santé mentale. 

    L’Espagne œuvre majoritairement dans le bien-être et les plateformes d’information de santé.

    L’Allemagne répertorie 69 applications sur les pathologies chroniques telles que le diabète, l’asthme, la démence, les maladies cardio-vasculaires. 

    La labellisation européenne semble encore lointaine 

    Après la communication du plan de standardisation des TIC en 2016, la Commission Européenne n’a pas fait état de l’avancement du projet, malgré une mission en cours de mise en place d’un référentiel européen sur la santé connectée.

  • Start-up : DAMAE Medical lève 2 millions d’euros

    DAMAE medical, une start-up spécialisée dans le diagnostic du cancer de la peau grâce à sa technologie non-invasive, annonce le 19 avril 2017 une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de Kurma Partners, Idinvest Partners, News Invest, Paris-Saclay Seed Fund et d’investisseurs privés.

    DAMAE Medical est une start-up qui a pour but de développer le diagnostic non-invasif du cancer de la peau grâce à l’interférométrie optique. 

    Le principe consiste à capturer et mesure à l’aide d’une caméra, les interférences résultant de la superposition d’un faisceau lumineux avec la lumière réfléchie par les micro-structures du tissu que l’on souhaite analyser. Cette technique innovante permet d’obtenir une coupe optique perpendiculaire à la surface du tissu biologique, avec une résolution cellulaire et une profondeur de pénétration de l’ordre du millimètre.

    DAMAE Medical a exploité cette technologie pour son appareil OCTAV® dont les tests sont en cours au CHU de Saint-Etienne (essais cliniques sur 200 personnes). Brevetée en 2013, cette technologie a été inventée par un des co-fondateurs, Arnaud Dubois, issu d’une unité mixte de recherche entre l’Institut d’Optique et le CNRS. 

    Depuis sa création, plus d’un million d’euros ont été investis dans le projet par Bpifrance et d’autres acteurs européens. 

    L’objectif de cette levée de fonds privés est de financer l’industrialisation de la solution, jusqu’à l’obtention du marquage CE, prévue pour la mi-2018. DAMAE Medical entend étendre sa technologie à l’international et, également, au diagnostic d’autres formes de cancer comme le cancer du sein. 

     

  • #FASN 2017 : les 36 Heures Chrono Antilles-Guyane auront lieu à Fort-de-France le 21 juin 2017

    La 9e étape régionale dédiée à l’innovation en santé organisée par la campagne « Faire avancer la santé numérique » se tiendra à Fort-de-France le 21 juin 2017.

    Cet événement s’articulera autour d’une agora « Numérique et Santé : enjeux et spécificités de l’Outre-Mer », de six ateliers d’experts autour des thématiques suivantes : coordination des soins, hôpital numérique, prévention et éducation en santé, télémédecine, parcours de la personne âgée, plateforme de services en imagerie médicale Antilles-Guyane (IMAG); d’un challenge start-up et de Minutes de l’Innovation.

    Interviendront notamment :

    • Patrick Houssel, Directeur général de l’ARS Martinique,
    • le Professeur Régis Duvauferrier, Président de Commission médicale d’établissement du CHU de Fort-de-France,
    • Yvon Pacquit, Président du conseil de surveillance du CHU de Fort-de-France et Président de la FHF Martinique.

    Vous pouvez consulter le programme via le lien ci-contre : Programme
    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : Inscription

  • Silver économie : Café économique de Bercy le 11 mai 2017 au Café Fluctuat Nec Mergitur

    Le ministère de l’Économie et des Finances organise son Café économique de Bercy sur la silver économie le 11 mai 2017 au Café Fluctuat Nec Mergitur.

    L’objectif fixé – faire un tour d’horizon des potentialités de développement économique de la Silver économie, entre innovations technologiques et sociales, en abordant les aspects suivants:
    – accompagner les entreprises innovantes dans l’accès au marché de l’économie du vieillissement;
    – faire du vieillissement une opportunité industrielle et économique en matière de création d’entreprises (startups) et d’emploi (nouveaux métiers)
    – faire cohabiter innovation technologique (objets connectés, big data) et innovation sociale (enjeux/rôle des acteurs de l’économie sociale et solidaire, impacts pour les territoires / opportunités pour l’économie de proximité et le secteur des services à la personne).

    Pour le programme détaillé ainsi que les modalités d’inscription, consulter cette page.

    Organisés par le ministère de l’Économie et des Finances, les Cafés économiques de Bercy sont des rendez-vous informels et interactifs permettant de croiser les regards d’experts de la sphère publique et privée autour des enjeux des politiques publiques et des thématiques économiques au travers des débats avec les participants.

    Le café économique est articulé autour de prises de parole successives de 4 à 5 intervenants de 2 heures entrecoupées de session de questions-réponses avec les participants.

  • Canada : inauguration de l’Institut TransMedTech, écosystème d’open innovation

    L’Institut TransMedTech, qui à vocation à réunir chercheurs, médecins, ingénieurs, patients, étudiants, fournisseurs d’équipements et acteurs du système de santé public afin d’inventer les technologies médicales de l’avenir a été inauguré le 24 avril 2017 à Montréal.

    Plusieurs protagonistes sont à l’origine de la fondation de cet institut : Polytechnique Montréal, l’Université de Montréal, le CHU Sainte-Justine, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal, l’Hôpital général juif de Montréal ainsi que plusieurs partenaires académiques, gouvernementaux, socio-économiques et industriels.

    Soutenu à hauteur de 60 M$ (environ 40,52 M€) par ses partenaires et de 35,6 M$ (environ 24 M€) par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada du gouvernement fédéral, ce projet vise à concevoir, développer et mettre rapidement en œuvre des solutions novatrices pour le diagnostic et le traitement des trois domaines pathologiques les plus menaçant pour la santé des Canadiens : cancers, maladies cardiovasculaires et maladies musculo-squelettiques.

    Une démarche d’open innovation pour accélérer l’émergence de nouveaux concepts de solution et l’utilisation en milieu médical du produit commercialisé

    Basé sur un écosystème d’open innovation prenant place au CHU Sainte-Justine, TransMedTech a pour objet de décloisonner la recherche, la médecine, la R&D industrielle et l’application des soins de santé afin réduire la durée des cycles de développement, de validation, de transfert vers le système de santé et d’utilisation par les usagers, ce qui est permis par la démarche d’open innovation.

    Pour ce faire, l’Institut TransMedTech compte s’appuyer sur l’expertise des équipes de recherche rassemblées en son sein pour favoriser les percées technologiques attendues : outils de dépistage, de diagnostic et de pronostic, outils d’intervention et de soins minimalement invasifs, outils de navigation en temps réel assistés par la réalité augmentée, biomatériaux, matériaux intelligents, technologies d’assistance personnalisée à la réadaptation, etc.

    L’objectif est de propulser Montréal et le Québec à l’avant-scène mondiale de l’innovation biomédicale, avec des effets structurants sur l’industrie, de par la convergence de cet institut avec deux autres écosystèmes technologiques mis en place récemment à Montréal : l’Institut de valorisation des données (IVADO) et le pôle de neurosciences de l’Université McGill, donnant lieu à un puissant potentiel de synergies.

    Il est également question de permettre aux décideurs publics d’acquérir une meilleure connaissance des besoins des patients et des professionnels de santé sur le territoire.