Articles

  • HIT17 : codification du parcours patient par un algorithme (Sancare)

    Thomas Duval, fondateur de Sancare, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence dans le cadre de la Paris Healthcare Week, sur le logiciel de codification du parcours patient développé par la start-up.

    Quelle innovation porte votre start-up ?

    Nous faisons du machine learning, avec des modèles probabilistes qui apprennent des données où il y a à la fois les input et les résultats. Ils apprennent autour de cela et ensuite ils sont capables de prédire le résultat à partir uniquement des input. Donc c’est tout ce qu’on appelle le deep learning, le machine learning ou l’IA, cela regroupe toutes ces techniques. On les applique aux processus de facturation des hôpitaux : en pratique, un hôpital doit envoyer à l’assurance-maladie des codes qui décrivent le séjour du patient, décrire ce qui s’est passé, quel diagnostic a été établi, et en fonction de cela l’Assurance-maladie va déterminer un tarif et payer l’hôpital. 

    Donc si l’hôpital veut être payé par rapport à ce qu’il a réellement effectué, il faut qu’il fournisse les bons codes. Actuellement, c’est un processus qui ne fonctionne pas très bien car ce sont les médecins qui rentrent ces codes et en oublient ou ne les rentrent pas correctement.

    C’est pourquoi nous proposons d’automatiser en partie ce processus : nous allons prédire avec le machine learning en lisant le dossier patient quels sont les codes à envoyer à l’Assurance-maladie.

     Vous codifiez donc le parcours du patient ? 

    On peut modifier légèrement la tarification qu’a réalisé le médecin : la différence entre l’humain et la machine réside dans le fait que la machine n’oublie rien et donc il peut y avoir des éléments en plus que la machine voit que l’humain n’aurait pas vus.

    Quel est votre business model ?

    Notre produit est à destination des hôpitaux et des cliniques, publics et privés. C’est en réalité un paiement à l’usage: du SaaS, un paiement au service, proportionnel au nombre de séjours que l’hôpital réalise.

    Êtes-vous les seuls sur le marché français ?

    A priori, il existe une autre start-up mais les autres proposent de « vieilles technologies » utilisant un moteur de règles donc pas du tout un modèle probabiliste. Un moteur de règles en pratique c’est « si j’ai ça, ça ça, alors c’est tel code », donc ce sont des éléments que l’humain a pensé puis rentré dans la machine, tandis que nous, nous utilisons un modèle probabiliste. On ne lui dit rien et la machine elle-même recrée ses combinaisons. Or, il existe une énorme différence entre l’humain et la machine : l’humain a une capacité finie de compréhension des interactions donc il va forcément en oublier ou ne pas voir certaines, notamment celles qui sont peu fréquentes, alors que la machine va voir toutes les corrélations possibles. Donc la machine perçoit forcément beaucoup plus de choses que l’humain.

    Votre start-up est donc responsable de l’algorithme si un jour il existe une erreur dans la codification du parcours ? 

    Nous en fait nous réalisons une proposition et ensuite les départements d’information médicale (DIM) qui traitent les données médicales valident ou pas cette proposition. Donc cela demeure un outil d’assistance.

    Est-ce que les DIM peuvent paramétrer votre solution ou c’est réellement un produit fini ?

    Les DIM ne peuvent pas la paramétrer car d’un point de vue méthodologique on ne donne aucune information à l’algorithme. En revanche l’algorithme se nourrit des choix que font les DIM. En pratique, les DIM vont décider que la codification est correcte ou ne l’est pas. Et si ce n’est pas correct le DIM va rentrer le bon code, l’algorithme va alors intégrer cette information-là et utiliser cette dernière pour les fois suivantes. Donc plus l’algorithme est utilisé, plus il tend à s’améliorer.

    L’algorithme ne peut donc que s’améliorer ?

    En fait, il s’améliore rapport à ce que l’humain fait. Si l’humain fait n’importe quoi, l’algorithme fera n’importe quoi.

    Il subsiste donc une subtile composante humain-dépendant ?

    Tout dépend de l’apprentissage que l’on fournit à l’algorithme.

    Qu’en est-il de votre position en Europe ?

    Pour l’instant, nous ne sommes que sur le marché français. En revanche, la problématique de la tarification à l’activité touche plusieurs pays d’Europe (et de l’OCDE), presque la totalité excepté l’Espagne et l’Italie, dans les grands pays. Donc ils sont forcément confrontés à cette problématique qui consiste à donner à un payeur quel qu’il soit, public ou privé, les codes, d’autant plus que la classification est assez internationale donc souvent ils utilisent la même ou quelque chose d’assez proche et seront donc également confrontés à cette problématique d’automatisation. Donc c’est une solution qui devrait s’avérer facilement exportable.

    Comment avez-vous été financés ? Avez-vous été incubés ?

    Nous sommes en phase d’incubation chez Paris Biotech Santé, nous sommes dans le processus de sélection pour être incubés. Au départ nous nous sommes financés nous-mêmes et actuellement nous réalisons une levée de fonds.

    Avez-vous travaillé en partenariat avec les hôpitaux ou les cliniques ?

    Tout à fait, nous avons 3 hôpitaux et cliniques partenaires pour l’instant. Nous avons développé le produit avec eux. Actuellement nous travaillons avec de plus en plus de cliniques et d’hôpitaux.

    Votre produit ayant déjà été testé, quels sont les retours des professionnels de santé en termes de changements de pratiques professionnelles ? 

    Ils sont intéressés par nos résultats, il existe donc un véritable attrait pour ce que nous proposons. Cela leur procure un gain de temps mais il est pour l’instant trop tôt pour l’évaluer, il faut tout d’abord que l’humain fasse confiance à la machine. Or cette confiance se construit. Donc ce que l’on fait c’est qu’on montre à l’humain les éléments du texte qui ont entraîné la prédiction. Donc nous l’aidons : plutôt de se retrouver face à une boîte noire renfermant code dont on ignore l’origine, on lui présente telle phrase, tel élément, sur lequel l’algorithme s’est basé pour élaborer sa prédiction. Ainsi l’humain peut contrôler plus facilement le code. Je pense que plus l’humain va utiliser l’algorithme plus il va se rendre compte que lorsque l’algorithme dit que le résultat est correct, il l’est, et que lorsqu’il ne sait pas, il dit qu’il ne sait pas. Progressivement un changement va s’opérer et l’humain ne relira plus la machine et lui fera confiance. Cela nécessite encore un peu de temps.

     Excepté ce frein humain, en avez-vous identifié d’autres ?

    Non, seulement les classiques; il existe des contraintes sur les données de santé mais on les respecte, la question ne se pose pas. Peut-être concernant la capacité à aller voir les hôpitaux et à ce que l’on soit écouté, ce qui concerne toutes les start-up. Nous ne sommes confrontés qu’aux freins traditionnels auxquels font face toutes les start-up.

    Personne ne vous a confronté à une problématique d’éthique ? 

    Non, car notre solution n’est pas à visée médicale. Notre logiciel n’est pas à but médical, on ne prend aucune décision pour un patient, c’est purement administratif. De ce point de vue là, toute la partie éthique disparaît presque instantanément à partir du moment où nous n’avons pas cette application médicale. C’est un outil automatique qui représente un gain de temps donc il y aura peut être besoin d’un peu moins de personnel au niveau du DIM. Mais il faut d’abord que les gens fassent préalablement confiance à l’outil.

    La formation des praticiens à votre outil est-elle prévue ?

    La formation est assez simple, de même pour l’outil. On peut plus parler d’une phase d’explications afin qu’ils comprennent comment cela fonctionne plutôt qu’une formation, car l’outil est plutôt intuitif en termes d’utilisation

     

  • Données de santé : l’accord entre Deepmind et le NHS « sans base juridique » (National Data Guardian )

    L’accord entre Google Deepmind et le Royal Free Hospital de Londres, permettant à l’entreprise d’accéder aux dossiers médicaux des patients de cet hôpital, n’avait pas de « base juridique valable » : tel est le jugement sévère porté par la présidente du « National Data Guardian », organisme gouvernemental chargé de veiller sur les données de santé, dans une lettre au directeur médical du Royal Free Hospital rendu publique par Sky News le 15 mai 2017.

    Le National Data Guardian estime que l’argument avancé par l’hôpital et DeepMind, selon lequel les patients avaient donné leur consentement implicite, ne tient pas. En effet, le consentement est considéré comme implicite si les données partagées peuvent permettre d’apporter des soins directs au patient. Or, le National Data Guardian considère que Streams, l’application de Deepmind, était encore en phase de test lorsque les données des patients ont été transmises à l’entreprise, et ne pouvait donc pas apporter de soins directs aux patients.

    Streams, dont le développement est achevé, est désormais déployé au Royal Free Hospital, dans le cadre d’un nouvel accord de partage des données entre l’hôpital et Deepmind.

    Des « manquements inexcusables » en termes d’utilisation des données et d’information des patients avaient déjà été soulignés dans l’article « Google DeepMind and healthcare in an age of algorithms » publié dans la revue scientifique  » Health Tech Review » le 16 mars 2017.

  • China: Ping An launches a fund to expand its e-health market

    Ping An Insurance Group, one of the biggest Chinese insurer, is launching its first overseas fund to expand its financial technology (fintech) and healthcare technology business.

    Managed from Hong Kong, the fund (US$ 1 billion; €899 million) will be used in particular to invest in healthcare tech start-ups as well as in healthcare technologies around the world, according to a statement released in May 2017.

    E-health: Ping An wants to expand beyond China

    Named « Global Voyager, » the new fund will be headed by Jonathan Larsen, a former employee of the US multinational investment banking corporation Citigroup, who also joins the Chinese group as chief innovation officer.

    Ping An plans to invest in the fund over the next three to four years with a view to strengthening its expertise in the fintech and health care monitoring tech arenas.

    This project is part of the company’s strategy to expand the company’s business beyond China and to target overseas growth as China’s economy slows.

    An unfavorable context

    The new Ping An fund is launched at a critical time as some investors have recently begun to doubt the profitability of health mobile applications. « There is froth and it’s not unique to China, » said Mr Larsen. It means we need to be very purposeful in the targets we pursue and how we allocate money. »

    Health tech: Ping An gains credibility

    Good Doctor, best app of the Chinese group

    The Chinese insurer has built a reputation over the years in various fields, especially in the healthcare sector. In particular, the company has developed the telemedicine application Good Doctor, which raised about $500 million (€ 450 million) in its maiden financing round in 2016, valuing the fast-growing start-up at $3 billion (€ 2.7 billion).

    In April 2017, the company reported first-quarter profits of 23 billion yuan (US$ 3.3 billion; €3 billion), up 11% from the same period last year, and a customer base of 138 million.

    Peter Ma joins the circle of businessmen who rely on the e-health market

    Ping An employs more than 20,000 technology developers in its 275,000-strong workforce.

    Peter Ma, founder and chief executive of the group, has been referred to as the « third Ma » of the country, just behind Jack Ma, CEO of Internet giant Alibaba – eHealth market leader in China – and Pony Ma, CEO of Tencent, one of the local leaders of the communication sector, also very active in the field of digital health.

  • Singapore: mobile health applications flood the market

    There are currently more than 165,000 healthcare applications available in the Singapore market, according to a recent study made by the US research firm IMS Institute for Healthcare Informatics.

    In the city-state, one in five smartphones users have one or more health applications on their mobile devices. Nevertheless, experts urge consumers to be vigilant: these digital services must be supported by a health professional and employed in addition to medical follow-up.

    Health applications facilitate contact between patients and doctors

    These popular health applications in Singapore offer everyday advice on wellness, diet, lifestyle, weight and sleep patterns, some of them are even focus on medical care.

    Those ones « measure and monitor the user’s disease symptoms and treatment, and some even allow users to access their doctors remotely, » said to the press Dr. Winston Ho, medical director of Parkway Shenton, city-state’s premier primary healthcare solutions provider.

    The IMS study shows that approximately one in ten applications allows users to connect to a device, such as a heart rate monitor, giving them the opportunity to send their feedback and questions to health professional.

    Top 3 new health applications in Singapore

    This year, several sophisticated mobile apps that help patients monitor their health have been launched in Singapore:

    • Breatherite, for example, developed by the leader of the Singaporean pharmaceutical industry Mundipharma, uses an augmented-reality system to address errors in asthma inhaler use, quite frequent.
    • The device Zero Bleeds, developed by the company of the same name, helps hemophilia sufferers to better manage their condition.
    • There is also nBuddy (Nutritionist Buddy), a nutrition application that allows overweight or obese people in Singapore to manage their meals, calorie intake and physical activity levels. It has been developed by a dietitian of the National University Hospital (NUH).
      There is also nBuddy Diabetes, another nutrition app dedicated to people with prediabetes or Type 2 diabetes.

    Health tech: More and more Singapore start-ups are investing in the market

    In parallel with the proliferation of mobile health applications in recent years, many companies have grown in the field of health tech in Singapore.

    One of them is Holmusk, a local digital healthcare company whose goal is to propose solutions to complex problems encountered in the care sector.

    It creates digital behavior change programs and advanced predictive algorithms that cutting-edge clinical research and technology to encourage consumers to adopt a healthier lifestyle and offer actionable insights for personalized care and population health management.

    M-health, a useful sector to overcome a shortage of doctors

    There remains a significant gap in post-screening intervention programs, said Lim Lin Su, NUH’s chief dietitian, who conceptualized nBuddy and nBuddy Diabetes. The fact is that there will never be enough doctors or dieticians to provide the intensive follow-up diet and lifestyle advice that some patients need.

    It is in this context that mobile health applications prove useful. They give patients quick access to the information they need. In particular, they help people with diabetes to monitor their blood sugar and blood pressure, and to make make small adjustments in their lifestyle and treatment with the help of their doctors, said Dr. Ho, quoted by the Singapore’s daily newspaper Today.

    « These [tools] also help overcome traditional barriers like accessibility for wheelchair users and may even allow them to contact their healthcare team outside regular clinic hours. All these will result in better compliance to medical care and allow timely intervention during adverse events, » he added.

    The NUH is currently running a three-month weight-management program, during which participants are supported by dieticians using the application nBuddy. A pilot trial conducted by the hospital revealed that almost all of its 40 participants lost between 3 and 5 kilos at the end of the three months following the start of the program.

    Medical applications: the intervention of a health professional remains essential

    Some experts, however, warn users of mobile health apps. Indeed, medical applications may pose risks when used incorrectly or without support from healthcare professionals.

    A study published in December 2016 in the US journal Health Affairs examined 137 of the most highly rated apps targeting people with significant medical needs.

    While almost all the applications allow users to store their health data, such as their blood pressure, only about a fifth reacted appropriately when reviewers entered a « red flag » symptom (high alert), such as a dangerously high blood-pressure or blood-glucose level.

    « If a pedometer inaccurately measures the number of steps taken, the impact is harmless. But that cannot be said for an app that uses an algorithm to diagnose skin cancer by way of photos taken with a smartphone, » warned Dr. Ho.

    Singapore: authorities control part of health applications

    In Singapore, mobile applications intended for medical purposes, such as those that help diagnose a disease or provide personalized treatment, are currently regulated as medical devices. They are subjected to regulatory controls by the Health Sciences Authority (HSA). This is not the case for those focused on well-being or general purposes. The new applications, such as nBuddy, belong to this second category.

    Users should always consult a healthcare professional for medical advice and information related to the management of their medical conditions, an HSA spokesman said. Experts pointed out that even the most sophisticated applications can’t provide an accurate diagnosis.

    Regular follow-ups with a doctors are essential for patients with multiple conditions or complex diseases. They must imperatively associate their health app use with very accurate sensor devices, recommends Dr. Lim.

  • HIT17 : « Nous sommes en phase d’industrialisation de notre offre Healthcare  » (OVH)

    Julien Levrard, responsable de l’offre OVH Healthcare, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week, où l’hébergeur est présent pour la première fois depuis son obtention de l’agrément HDS en octobre 2016 :

    • positionnement de l’offre OVH en matière d’hébergement des données de santé,
    • stratégie commerciale,
    • objectifs de déploiement 2017,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Pourquoi avoir lancé une offre d’hébergement des données de santé ?

    Cette offre répond à une demande récurrente de nos clients. Nous avons également mené des études de marché qui nous ont convaincus de l’intérêt de nous positionner sur ce secteur.

    Nous avons obtenu l’agrément HDS en octobre 2016, au bout de 15 mois de procédure, après avoir prédéfini une offre avec une quinzaine de clients. L’offre a réellement été lancée début janvier 2017.

    Qui sont vos clients ?

    Nous travaillons avec deux types d’acteurs :

    •  les start-up de la e-santé, comme Betterize ;
    • des ESN, éditeurs ou infogérants, avec qui nous nouons des partenariats. Ils sont notre relai auprès des clients finaux, car nous ne répondons en général pas en direct aux appels d’offres.

    Qui sont vos concurrents sur ce marché ?

    Aujourd’hui, nous avons peu de concurrents directs. En effet, nous sommes les seuls à pouvoir fournir de façon industrielle les infrastructures de private cloud que nous proposons. La flexibilité de notre infrastructure et la maturité de notre offre nous permettent d’ajouter de nouveaux serveurs de calcul ou de stockage en quelques minutes.

    Quels sont vos objectifs pour l’année 2017 ?

    OVH a une stratégie commerciale basée sur le 1-10-100-1000 :

    • à 1, nous faisons une POC avec un client ;
    • à 10, nous regardons si l’offre est viable ;
    • à 100, nous optimisons et industrialisons l’offre ;
    • à 1000, nous passons dans le mass market.

    Pour l’HDS, nous sommes actuellement en train de « gérer le 100 », avec une industrialisation de la gestion des contrats, etc.

    Nous ambitionnons de passer au mass market en 2018.

    Prévoyez-vous un déploiement de votre offre HDS à l’international ?

    Nous annoncerons jeudi 17 mai l’ouverture de notre offre HDS à l’international. Dans ces pays, il n’y a pas de procédure d’agrément pour l’hébergement des données de santé mais une conformité au droit local à respecter.

    Comment abordez-vous le passage de l’agrément HDS à la certification ?

    Nous suivons le sujet de près, car il est important qu’il soit abordé avec bon sens. Pour autant, nous avons déjà un système de management de la sécurité, et nous abordons sereinement ce passage.

  • HIT17 : projet d’accord d’utilisation commune de la plateforme numérique Hubtelemed (FHF & SFT-Antel)

    La FHF et la Société Française de Télémédecine ont annoncé le 16 mai 2017 lors d’une conférence à la Paris Healthcare Week un projet d’accord d’utilisation commune de la plateforme numérique HUBTELEMED.

    Développé par l’association AGIR pour la télémédecine, ce nouvel outil vise à permettre la constitution dynamique et robuste d’une banque de données des projets de télémédecine engagés (ou en développement) dans les GHT, sur la base du volontariat, par les acteurs de terrain.

    L’objectif est de permettre à tous les établissements utilisateurs de partager les retours d’expérience et d’engager des requêtes à partir des données collectées et agrégées.

    A terme, ce dispositif en accès gratuit vise à pouvoir mesurer en temps réel le niveau de recours à la télémédecine, identifier les filières médicales les plus avancées en télémédecine, et disposer d’une vision globale et pertinente des dispositifs sur les territoires de santé.

    A cette occasion, la FHF et la SFT ont rappelé aux pouvoirs publics et au nouveau Gouvernement l’impératif du déverrouillage économique de cette activité reconnue depuis 2009 mais demeurant dépourvue de modalités tarifaires par des dispositions réglementaires.

    De même, FHF et SFT ont rappelé l’importance de développer des programmes de formation, « pierre angulaire de l’accompagnement au changement et aux nouvelles dynamiques organisationnelles », adaptés à tous les acteurs, couvrant de façon pragmatique tous les aspects qu’un projet de Télémédecine doit prendre en compte : de la formation fondamentale aux sciences humaines, sans oublier les aspects juridiques et technologies; en précisant que l’ensemble de ces modules de formations labellisées pourraient également être intégré prochainement dans la plateforme.

  • Ubo, l’assistant-robot de vie des personnes âgées ou dépendantes à 999 euros

    Fruit du travail de la start-up française Big Robots, Ubo a été mis au point afin de répondre aux besoins des personnes dépendantes. Dévoilé en mai 2017 lors du salon Innorobo, il sera disponible à l’achat au premier trimestre 2018.
    Du haut de ses 80cm, surveiller, enregistrer, transmettre et rapprocher sont les missions du robot-assistant.
    Grâce aux objets connectés liés, il suit l’état de santé de la personne qu’il assiste. Il peut interagir avec les objets électroniques de son entourage et facilite ainsi la gestion domestique en plus de permettre la communication à distance grâce à la tablette numérique dont il est équipé.

    Un suivi connecté

    Par le biais de la montre biométrique et le bracelet connecté associés à Ubo, ce dernier surveille en continu l’état de santé physique et morale de la personne en transmettant les constantes médicales et vitales de cette dernière (pression sanguine, température, respiration, etc.) à un serveur à distance. Toute modification des paramètres alerte les systèmes ou les personnes connectées.

    Il peut également être utilisé pour fournir une aide d’urgence, puisque grâce à la fonctionnalité « téléprésence » associée à une application smartphone, les personnes ayant une autorisation préalable peuvent contrôler et diriger Ubo à distance et communiquer à la fois avec les personnes sur place.

    Ubo, l’assistant personnel

    Ubo peut maîtriser les objets connectés de son entourage en exécutant les commandes orales de la personne appelant la mise en service d’un appareil ou d’une fonction (chauffage, TV, lumière, rideau électrique, etc.).

    Sa caméra HD, ses 4 microphones numériques, ses 2 haut-parleurs Hi-Fi et sa tablette HD 8 rendent possible la communication avec d’autres personnes via Internet. Grâce à l’assistant virtuel Alexia intégré, Ubo peut interagir avec la personne en répondant aux questions qui lui sont adressées.

  • Appel à projet : 4 lauréats e-santé parmi les 23 projets retenus par le département Alpes-Maritimes

    Le département Alpes-Maritimes avait ouvert le 20 janvier 2017 son 9e appel à projets santé « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». L’objectif était d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes du département, visant à l’amélioration de la santé, à la prévention, au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge des pathologies.

    Parmi les 23 projets retenus, qui recevront au total une dotation de 1,7 million d’euros, se trouvent 4 projets e-santé qui recevront 127.481 euros.

    Parmi les 23 projets retenus, 9 projets concernent le cancer (977 099€), 5 projets les maladies neuro-dégénératives et handicap (335 086€) et 5 autres l’environnement (296 736€). 

    Les 4 projets e-santé seront financés à hauteur de 127 481€ : 

    • Acquisition de vidéos bucco-dentaires pour limiter les transferts de patients âgés dépendants (souffrant d’Alzheimer et autres maladies) entre deux sites du CHU, l’EHPAD de Tende et le pôle odontologie de Nice
    • Évaluation par une nouvelle technologie non invasive des lésions hépatiques (fibroses et stéatoses) liées aux facteurs environnementaux
    • Création d’un centre de recherche en simulation en santé (CR2S) à l’échelle des Alpes-Maritimes portant sur les pratiques professionnelles
    • Big data for brain research : infrastructure de calcul à haute performance dédiée au traitement des données massives biomédicales pour l’étude des troubles neurologiques. 

  • Québec 2017-2022 : 100 M$ pour développer un cluster en IA dans le Grand Montréal

    L’intelligence artificielle est la pierre angulaire du développement économique de la métropole montréalaise.
    Le gouvernement québécois a annoncé le 15 mai 2017 l’instauration d’un comité d’orientation chargé d’élaborer un plan stratégique permettant la création d’un cluster québécois en intelligence artificielle (IA).
    Le gouvernement oriente la métropole vers un positionnement sur ce créneau d’excellence et espère un rayonnement à l’international. Il se donne 5 ans pour développer le cluster et débourse 100 M$ (67M€) au développement du cluster.

    Il s’agit de donner davantage d’élan à l’émergence de l’innovation déjà soutenue par une recherche académique très centrée sur l’IA, animée par 250 chercheurs et doctorants. La présence de Google tire le secteur vers le haut avec un soutien financier annoncé à hauteur de 4,5 M$ (environ 3 M€) aux travaux de Yoshua Bengio, pionnier du deep learning, et la construction de son centre de recherche avec à sa tête Hugo Larochelle.

    Un contexte économique et académique favorable

    Le gouvernement s’appuie sur des données de l’agence de promotion économique du Grand Montréal pour injecter 100 M$ (environ 67 M€) au développement d’un secteur en croissance exceptionnelle – en 2016, 75% des investissements étrangers accompagnés dans la région de Montréal étaient destinés au secteur des hautes technologies, dont 20% à l’IA spécifiquement.

    Le gouvernement souhaite consolider le leadership régional et international du Québec dans le domaine du deep learning. Le cluster doit en accélérer le développement en optimisant la communication entre les acteurs de la recherche universitaire, les structures d’aide à l’accroissement du tissu industriel et les capitaux nationaux et internationaux.

    Le contexte de la recherche universitaire est particulièrement favorable, car les deux principales universités québécoises, l’Université de Montréal et l’Université McGill, réunissent 250 chercheurs et doctorants travaillant dans les domaines liés à l’IA. Il s’agit de la plus grande concentration d’académique dans ce domaine au monde. C’est par ailleurs, l’Université de Montréal qui accueillera le comité d’orientation.

    La présence de Google, Microsoft et les personnalités phares du secteur

    Google tient un rôle particulièrement important dans le développement du secteur et l’attraction de nouveaux acteurs internationaux.

    L’entreprise a déjà annoncé en octobre 2016 vouloir investir 4,5 M$ (3 M€)dans la recherche sur l’IA à Montréal et mettre à contribution des figures incontournables du domaine. Cette somme devrait financer les travaux de recherche de Yoshua Bengio, un des plus grands experts mondiaux dans l’AI. Pour diriger son centre de recherche sur l’AI et le deep learning, elle s’associe aussi avec Hugo Larochelle.

    Microsoft quant à lui s’est déjà installé dans la région et veut développer sa structure. L’entreprise s’est engagée à contribuer à la recherche académique des deux universités montréalaises en versant des subventions à hauteur de 7M$ (environ 4,7 M€).

  • Silver éco : Humanis lance Hadagio, plateforme numérique médico-sociale pour les seniors fragiles

    Humanis a déployé le 12 mai 2017 un portail de services à destination des personnes âgées, et notamment fragiles, censé faciliter leur maintien à domicile.

    Il s’agit d’un outil s’inscrivant dans le cadre de l’opération « Réseaux de confiance » d’Humanis dont l’objectif est de rompre l’isolement des personnes âgées et de proposer une meilleure garantie de qualité des services en s’appuyant sur un ensemble de personnes issues de différentes sphères d’aide aux seniors, la famille y compris, et se connaissant entre elles.

    Hadagio réunit un bouquet de services autour de la sécurité des seniors à domicile grâce aux objets connectés surveillant leur état de santé, du bien-être et de la prévention en proposant des outils pour devenir acteur de sa santé et de la communication renforcée entre professionnels de santé qui suivent ces seniors.

    L’outil s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux établissements.

    Prolongement d’un modèle économique innovant

    Humanis, le groupe paritaire de protection sociale, est engagé dans une démarche structurée de transformation digitale. Hadagio est l’une des solutions émanant de cette stratégie mise à disposition des foyers abritant des personnes dépendantes. Il est à la fois le reflet d’un nouveau modèle économique hissant haut l’économie locale et solidaire et relayant le pouvoir d’action au sein du réseau qui gravite autour de la personne dépendante.

    Services proposés

    Hadagio propose des services que l’on peut classer en 3 catégories principales:

    • la télésurveillance et le monitoring: pour garantir une meilleure sécurité et la prévention des chutes, grâce à des caméras émettant des images des personnes âges vers un centre de personnes agréées, ou surveiller en continu les paramètres de vie via un système de capteurs connectés qui permettent de tracer des courbes ou de lancer des alertes; le lien avec un centre d’appel fait également partie de l’offre pour gérer les situations à haut risque
    • la coordination du corps médical gravitant autour de la personne dépendante et sa famille: suivi du patient et planification des actes médicaux, communication entre les différentes professions, consultations à domicile et a fortiori prévention des complications
    • l’engagement social et la prévention: soutien à la motivation, un service de messagerie, liste des visites, chat pour les personnes enclines aux nouvelles technologies, dossier comportemental pour le suivi nutritionnel, bilan d’énergie dépensée, un panel d’outils pour devenir acteur de sa santé.

    Utilisateurs divers

    Le service est adapté aux particuliers fragiles et leurs aidants. Les services de surveillance sont en particulier censés aider, soulager et rassurer les familles et les aidants.

    Les professionnels de santé sont également visés car ils peuvent utiliser l’outil pour un meilleur suivi du patient et une meilleure coordination entre professionnels intervenants sur un même dossier patient.

    L’outil est à destination des établissements accueillant des personnes dépendantes (EHPAD, résidences seniors, hôpitaux et cliniques, PSAD) pour un suivi renforcé et pour donner une réponse immédiate aux alertes et socialiser la personne.

    Les structures territoriales peuvent y trouver leur intérêt pour créer de nouvelles activités économiques.