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  • Canada : déploiement des projets de santé numérique au ralenti malgré des investissements (2nd part)

    300 m$, soit 210 m€, pour 5 ans, tel est le budget d’Inforoute Santé du Canada annoncé en mars 2017 par le gouvernement canadien. Inforoute santé est une association à but non lucratif créée en 2001 chargée de promouvoir et déployer la santé numérique dans les 13 régions canadiennes.
    Health&Tech Intelligence réalise une étude approfondie en 3 parties, de son action, sa gouvernance et de ses résultats avant de dresser un parallèle avec la France.

    L’articulation Association  Nationale / Politiques Régionales peu favorable au déploiement des projets de santé numérique – Partie 2

    Inforoute santé du Canada, dès l’origine, a choisi de se positionner comme « investisseur stratégique ». Le bureau du vérificateur (l’équivalent de notre Cour des Comptes), a épinglé en 2010 le risque d’un manque de suivi de l’exécution des projets et notamment du respect du cadre d’interopérabilité pancanadien.

    Si la généralisation des PACS peut être considérée comme l’un des grands succès d’Inforoute, comme pour le NHS anglais, l’impact global du programme est plus nuancé. Ainsi Inforoute de Santé a réussi à lancer des appels d’offre commun au niveau fédéral pour les PACS, dans d’autres domaines, l’articulation avec les politiques de santé provinciales s’est avérée plus difficile. Le pouvoir fédéral ne peut que suivre l’exécution des programmes qu’Inforoute de Santé cofinance, sans cependant interférer avec les décisions opérationnelles des provinces et territoires.

    Surcoûts, démissions politiques, échecs des stratégies régionales au Québec et en Ontario

    Les provinces également engagent d’ambitieux projets qui peuvent rencontrer à leur tour d’importantes difficultés et altérer l’image des grands projets en santé numérique. C’est particulièrement le cas dans les deux provinces les plus peuplées, l’Ontario et le Québec (2/3 de la population totale du Canada : 13,5 millions en Ontario, 8.1 millions au Québec). 

    Les projets provinciaux de DSE qui ont pu bénéficier des subventions d’Inforoute de Santé Canada, le DSQ au Québec et « l’Electronic Health Record » en Ontario, ont pu défrayer la chronique et attirer des critiques. Le coût initial du DSQ a été évalué à 543 m$ Canadiens (380 millions d’€), il ne sera achevé qu’en 2021 pour un coût total réévalué à 1.8 Md$ canadien (1.26 Milliards d’€).

    Les difficultés du projet Ontarien lancé en 2002 ont poussé le ministre de la santé de la province à la démission en 2009. L’échec du premier projet de DSE unique pour la province a été analysé et mis sur le compte des divergences entre l’échelon de la province, les réseaux locaux (proches des GHT Français) et l’absence de coopération avec l’échelon fédéral représenté par Inforoute de Santé Canada. A noter l’estimation des dépenses totales en santé numérique de l’Ontario sur la période 2002-2016 est de 8 Md$ (5.6 milliards d’€). En 2015, les projets de eSanté Ontarien ont bénéficié d’une enveloppe de 900 m$ canadien (630 millions d’€).

     

    Le financement fédéral peut sur le long terme, ressortir comme relativement insuffisant pour vraiment peser sur les orientations et les projets engagés par les plus grandes Provinces, elles-mêmes confrontées au défi de la gouvernance de projets jugés comme centralisateurs par des acteurs locaux.

    En effet, une rapide décroissance du budget alloué à Inforoute Santé du Canada est constatée à partir de 2010, année qui a permis le financement des dossiers médicaux des médecins et professionnels de santé de premier recours avec une enveloppe de 340 M$ (230 M€). On peut en déduire un possible affaiblissement du poids de l’initiative transcanadienne suite à la crise économique de 2008 et à la Grande Récession qui a suivi (voir graphique). 

     Subventions fédérales Inforoute de Santé Canada

    Dépenses engagées par année fiscale (gris) et versements effectuée (bleu) par année fiscale

    Le nombre de projets financés est passé de 53 en 2003-2004 à 300 en 2009-2011 (versements : 20% en début de projet, 30% intermédiaire et 50% à l’achèvement).

     

    L’insuffisance du financement national d’inforoute en question

    Un autre élément peut aller dans ce sens d’un constat sur l’insuffisance de financement. Vu des USA, l’évolution vers la maturité des DPI des établissements de soins canadiens a fait du surplace. Pour HIMSS Analytics US, c’est faute d’un investissement suffisant : le score EMRAM n’a pas bougé entre 2007 et 2016 au Canada alors qu’avec les mêmes solutions fournies par les mêmes éditeurs, le score EMRAM des DPI des établissements de soins américains, grâce au programme de subvention « Meaningful Use », a rapidement évolué vers le niveau de maturité (EMRAM 6) qui permet de miser sur un retour sur investissement grâce à l’amélioration de la qualité et la sécurité des soins.

    Les subventions d’Inforoute sont désormais loin de représenter une part importante des investissements des deux provinces. Cette part était de 75% au début du programme entre 2003 et 2008, elle ne devrait plus représenter que 10 ou 20% des engagements nécessaires à la poursuite du projet de DSE dont le coût a été sous-estimé. L’hétérogénéité reste assez forte et pose la question de la faisabilité, à un terme plus ou moins éloigné, de l’aboutissement d’un programme « pancanadien » de dossier médical partagé interopérable.

    Les prescriptions, les comptes rendus d’hospitalisation ainsi que les résultats de laboratoire sont désormais disponibles dans la plupart des provinces et territoires mais encore insuffisamment consultés par les praticiens. La mise en œuvre du DSE est encore aujourd’hui estimé par Inforoute Santé Canada comme faisant face à un risque important d’échec.

     

    Carte des risques 2016

    Inforoute de Santé Canada Rapport Annuel

  • HIT17 : « Nous faisons de l’ingénierie de la connaissance pour l’aide à la décision » V. Bouvier, VIDAL

    Dans le cadre de HIT 2017, Health & Tech intelligence vous propose le point de vue de Vincent Bouvier, Directeur Général de Vidal, éditeur de données de santé.

    Au delà du dictionnaire Vidal, quel est votre cœur de métier? 

    Notre cœur de métier est d’aider les professionnels de santé dans la façon dont ils soignent. Pour cela, nous tenons à jour une base de données pour que les produits de santé utilisés soient en conformité avec la réglementation et l’état de la science. Il s’agit de construire une base de connaissance structurée de façon à la proposer aux professionnels de santé au moment où ils en ont besoin: au lit du patient, dans une situation clinique.

    Ainsi, les données de dossiers patients, les prescriptions et les délivrances constituent une chaîne pour que le traitement puisse être effectué au bon moment, par le bon professionnel de santé et pour le bon patient.

    A qui s’adressent ces informations et pour quoi faire?

    La base de données s’intègre chez 200 partenaires ayant une application médicale: libéraux, officine, hôpitaux. Il s’agit de faire que, de l’infirmière au médecin généraliste, tout le monde ait la même information. 

    Ce système d’information permet de structurer la connaissance afin d’apporter une aide à la décision. Somme toute, nous faisons de l’ingénierie de la connaissance pour l’aide à la décision.

    Vous avez été rachetés par M3, un groupe japonais. Que vous apporte cette acquisition?

    Pour M3, il est clair que c’était le moyen d’entrer en Europe. De notre côté, le changement se fait sentir dans le soutien financier que nous apporte le groupe. En effet, il nous permet de voir à plus long terme et de faire des investissements.

    Par exemple, la mutation digitale a été opérée chez Vidal par l’agrément de la base de données sur les médicaments. Cela a permis de développer des services numériques pour améliorer l’utilisation des médicaments. Pour cela, les alertes aux professionnels de santé doivent être lancées au bon moment. C’est là le cœur de la stratégie: améliorer la pertinence des messages.

    Rencontrez-vous des freins réglementaires dans le déploiement de vos services?

    Ce qui représente des freins règlementaires pour les autres est en fait des opportunités pour nous. Comme nous avons l’agrément des données sur les médicaments, nous travaillons avec les éditeurs de données.

    De plus, ces contraintes représentent des barrières à l’entrée du marché. A cela j’ajouterai que, en ce qui concerne les médecins, plus la réglementation sur les médicaments augmente, plus ils ont des responsabilités professionnelles et plus on leur demande de prouver leur information. Notre devoir de tenir à jour nos bases de données vient de cette responsabilité du professionnel de santé. 

    Si vous aviez un conseil à donner au prochain ministre de la santé, quel serait-il?

    Je conseillerais de faire tout son possible pour développer les systèmes d’information pour que les professionnels travaillent avec des référentiels communs. Cela a un impact fort sur la qualité des soins et sur la structure des coûts.

    De plus, je conseillerais d’utiliser davantage l’expertise du secteur privé qui produit des informations de qualité. 

  • HIT17 : annonce du partenariat Libheros & Orkyn pour améliorer les soins à domicile

    Augmenter la qualité des soins et couvrir l’ensemble du parcours de soins du patient à sa sortie de l’hôpital, tel est l’objectif du partenariat noué entre Libhéros et Orkyn’, filliale de Air Liquide, annoncé à la Paris Healthcare Week le 16 mai 2017.

    Du bon professionnel de santé à l’équipement à domicile

    Dans un contexte d’augmentation de la prévalence des maladies chroniques et de contrainte budgétaire, les séjours hospitaliers se raccourcissent. Une coordination ville-hôpital doit être de plus en plus efficiente. C’est dans cet environnement que la solution digitale de prise de rendez-vous en ligne proposée par Libheros s’intègre à la l’adaptation du domicile proposée par Orkyn.

    L’objectif du partenariat est de faciliter la prise en charge à domicile des soins à effectuer à la sortie de l’hôpital du patient. Pour cela:

    • Libheros propose sa solution aux établissements de santé et aux professionnels libéraux. Sur sa plateforme pro, les professionnels peuvent avoir accès à leur agenda de tournée, le type de soin à effectuer, etc. 
    • Orkyn coordonne l’équipement matériel des soins: dispositif médical, adaptation du domicile, etc. L’objectif est de coordonner au plus prêt dans la relation patient-professionnel.

    Pour chacun des acteurs, ce partenariat apporte des avantages substantiels. Les professionnels de santé disposent d’un outil de suivi des patients et connaissent l’écosystème de leur patientèle. Ils  ont accès à un réel partage d’information et peuvent ainsi surveiller l’observance des traitements.

    Ainsi, le but du partenariat était de proposer une même plateforme pour l’organisation des soins à domicile et l’équipement en matériel des soins. Le patient, l’hôpital et les professionnels de santé deviennent acteurs de la coordination. Le partenariat se repose sur les acteurs de proximité comme les pharmaciens et les médecins généralistes.

    Mise en place du partenariat

    Le projet a été testé sur deux territoires: en île-de-France et à Lyon. Il s’agissait ici

    • de valider la demande de la part des patients et des établissements.
    • d’une opportunité d’expérimenter la mesure de l’observance. Orkyn, en installant et en équipant les domiciles des patients peut accompagner les accompagnant dans la prise de traitement.

    Cela a notamment été testé dans le cadre de l’apnée du sommeil.

  • HIT17 : « Nous sommes déjà dans l’ère du big data en cancérologie » (UniCancer)

    La cancérologie est déjà rentrée dans l’ère du big data : telle est la principale conclusion de la session sur la e-santé en cancérologie organisée par Unicancer le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week.

    La fédération a également mis l’accent sur le développement de la télémédecine (deuxième avis, télémonitoring) ainsi que sur le rôle croissant du patient dans la prise de décision concernant ses soins, mais aussi dans l’amélioration de sa prise en charge ou l’alimentation de son DPI.

    ConSoRe : exploiter les entrepôts de données patients

    Le projet ConSoRe (Continum soins recherche) a été lancé en 2015 dans 4 centres de lutte contre le cancer afin de pouvoir :

    • Utiliser toutes les données du système d’information hospitalier.
    • Fouiller les données multi-sources et multi-formats, pour la constitution de cohortes.
    • Identifier de nouvelles hypothèses.

    La V0 a permis aux centres de lutte contre le cancer impliqués de constater qu’il est possible de :

    • créer un entrepôt sans modifier les systèmes d’information hospitaliers ;
    • interroger des données structurées et non structurées ;
    • obtenir un délai de réponse rapide.

    Le projet, qui concernera 8 centres de lutte contre le cancer fin 2017, va maintenant rentrer dans une deuxième phase, visant à permettre de constituer des cohortes de patients à partir de mots clés (exemple : mélanome ; pas de complications; etc.), mais aussi d’utiliser des techniques de machine learning et d’analyse automatique des images et des textes.

    My CLB : faciliter l’interaction du patient avec l’hôpital

    Le deuxième projet présenté par Unicancer a été développé par le centre Léon Bérard. My CLB est un portail qui permet au patient d’interagir en ligne avec l’équipe de l’établissement, par messagerie, désengorgeant ainsi les secrétariats médicaux. Il a également accès à son DPI, qu’il pourra à terme directement alimenter. Le centre Léon Bérard expérimente actuellement le télésuivi des patients, via l’envoi de formulaires, dans le cadre de la chirurgie ambulatoire ou de la prise d’anticancéreux oraux, avec un système de déclenchement d’alerte selon les réponses des patients.

    My CLB fait partie du projet régional MyHOP, conçu par les Hospices Civils de Lyon et développé par le GCS Sisra, qui offre un point d’accès unique au patient pour accéder à ses informations et interagir avec les professionnels de santé qui assurent sa prise en charge dans l’ensemble de Rhône-Alpes. 100 000 comptes ont été ouverts pour l’instant, dans 6 établissements, dont 3 CHU.

    Demain, le patient évaluateur

    En conclusion, Unicancer a insisté sur le rôle croissant des patients, en particulier dans l’amélioration de sa prise en charge, via le recueil des PROMS (patient reported outcomes). Le développement d’infrastructures adaptées pour ce faire est donc nécessaire.

  • HIT17 : data re-use et données de santé générées par les patients à l’honneur du Challenge numérique

    La réutilisation des données de santé et les données de santé générées par les patients : tels étaient les deux thèmes de l’édition 2017 du Challenge numérique et santé connectée, dont les lauréats ont été annoncés le 16 mai 2017 dans le cadre de la Paris Healthcare Week.

    Porté par Eurasanté, cet appel à projets national est financé par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir.

    Les lauréats 2017 sont Stimul pour les données de santé générées par les patients, et Synodis pour la réutilisation des données.

    La prochaine édition du Challenge, qui sera bientôt lancée, sera centrée sur l’open data, avec un focus sur le croisement des données issues des collectivités territoriales avec celles des établissements de santé.

  • 1 serious game pour comprendre le budget de l’Assurance maladie & les choix du gouvernement en santé

    « Quelles réformes faut-il mener pour équilibrer notre système de santé ? », voici la question à laquelle les internautes sont appelés à répondre via un serious game lancé en partenariat par l’Institut Montaigne et le cabinet de conseil Jalma, le 15 mai 2017.

    Disponible sur le site www.financespubliques.fr/sante, ce serious game invite les internautes à prendre les rênes du budget alloué à la santé et à élaborer des solutions aux problématiques suivantes :

    • Quelles réformes faut-il mener pour équilibrer efficacement notre système de santé ?
    • Où concentrer les efforts ?
    • Sur quels postes de dépenses faut-il agir et quelles doivent être les priorités du futur gouvernement ?
    • Hôpital, médicaments, honoraires ?

    Le site vise ainsi à permettre à tout citoyen de comprendre les mécanismes du budget de l’Assurance-maladie, notamment en testant les choix budgétaires à réaliser en matière de santé, de manière simple et ludique à travers différents scenarii de réformes du système de santé tout en mesurant l’impact en temps réel, année après année.

    Un simulateur santé pour comprendre le budget de l’Assurance-maladie et les grands choix du gouvernement

    Ce simulateur tend à offrir un décryptage clair et ludique sur un sujet clé souvent jugé trop complexe, au même titre que les simulateurs de la dette et du système de retraite, déjà présents sur le site www.financespubliques.fr de l’Institut Montaigne.

    Les objectifs du simulateur

    • Mettre en évidence les paramètres ayant un impact fort sur le solde du système et choisir sur quelles variables les efforts doivent être concentrés.
    • Visualiser les évolutions démographiques à l’œuvre.
    • Contribuer au débat au moment du vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui sera déposé par le nouveau gouvernement à partir de septembre 2017 et dès lors qu’une nouvelle proposition sur l’Assurance-maladie sera formulée.

    Le citoyen dans le rôle du futur ministre de la santé

    Chaque utilisateur peut via ce serious game faire varier le solde du système de santé pour les dix prochaines années, en faisant évoluer différents paramètres :

    • croissance économique du pays et recettes de l’Assurance-maladie,
    • paramètres propres au système de santé : économies en matière de dépenses d’hôpital, de transport médical, de médicaments, d’honoraires, d’auxiliaires de santé, d’arrêts de travail, d’analyses médicales,
    • état de santé à venir de la population, à savoir l’évolution de la proportion de personnes souffrant d’affections longue durée (ALD) 

    Les données sources

    L’ensemble des données sources utilisées sont disponibles publiquement :

    • l’évolution démographique de la France est modélisée à partir des données de projection de l’INSEE,
    • l’évolution de l’incidence et de la prévalence des affections longue durée (ALD) en France est alimentée par les données de l’Assurance-maladie,
    • les données de coût par poste sont obtenues à partir des Comptes nationaux de la Santé (DREES) et de la base DAMIR.

    Pour mémoire, la base DAMIR est un échantillon agrégé du SNIIRAM comptant plusieurs dizaines de millions de lignes et elle permet d’identifier le montant par type d’acte, par tranche d’âge, par état de santé (ALD / non ALD…).

  • ePatient Digital Médias lève 1 million d’euros pour commercialiser sa plateforme

    ePatient Digital Médias est une start-up corrézienne créée en 2016 qui a développé une solution numérique permettant de faire le lien entre patients et établissement de santé, et de faciliter le parcours de soins.

    ePatient Digital Médias lève actuellement 1 million d’euros pour pouvoir développer et étendre sa solution ainsi que sa société.

    La plateforme est en test dans la clinique Les Cèdres de Brive-la-Gaillarde depuis septembre 2016 et ePatient Digital Médias compte étendre sa solution à d’autres établissements.

    La plateforme pose cinq fonctionnalités qui permettent de prendre en compte l’ensemble du parcours de soins du patient : 

    • préadmission en ligne : démarches administratives qui précèdent l’admission 
    • agenda et rendez-vous : demande de rendez-vous auprès des secrétaires des médecins qui s’occupent de confirmer ou repositionner 
    • vue globale de son parcours de soins : avant, pendant et après l’hospitalisation 
    • accès aux articles rédigés par les praticiens 
    • annuaire et géolocalisation des praticiens  

    ePatient Digital Médias s’inscrit dans le cadre du plan ministériel Hôpital numérique 2012-2017 et de la stratégie nationale e-santé 2020.

    Après son expérience en Corrèze, la start-up a des ambitions nationales et devrait commercialiser sa plateforme auprès des établissements de santé de toute la France à l’avenir.

    Sa levée de fonds de 1 million d’euros devrait servir à la commercialisation nationale de la solution, au développement de la société qui s’est donnée pour objectif d’atteindre les 30 salariés dans 5 ans mais également à l’hébergement des données de santé sur un serveur agréé données de santé. 

  • China: Infervision start-up creates an AI-based system for detecting lung cancer

    The Chinese company Infervision has just unveiled a diagnostic system based on artificial intelligence to help doctors detect lung cancer at an early stage.

    The device is able to detect the first signs of cancer on a series of CT images, enabling doctors to offer treatment to their patients quickly.

    A system based on in-depth learning

    In China, lung cancer causes about 600,000 deaths each year according to official figures.

    To combat this scourge, Infervision has decided to use artificial intelligence to help medical teams more easily detect the disease and allow patients to benefit from treatment as soon as possible.

    The company’s device is based on three high-tech tools

    • The system developed by the Chinese society is based in particular on the Intelligent CT Assisted Diagnosis (AI-CT), which can assist in early stage lung cancer screening. This kind of artificial intelligence is capable of detecting and highlighting cancer features on a series of CT images. It detects cancer nodules and allows doctors to identify them more easily and gives patients a better chance of survival.
    • The Intelligent X-ray Assisted Diagnosis (AI-DR) helps radiologists locate lung lesions. It can detect over twenty different kinds of lesions and has proven that it can identify those that radiologists usually miss.
    • Infervision uses also what it calls « The AI scholar. » It is an intelligent deep learning research platform that allows doctors with no computing background to use complex learning algorithms. The tool can process more than one hundred images at once.

    Artificial intelligence could revolutionize the healthcare industry

    During its first year of existence, Infervision has successfully demonstrated the value of artificial intelligence in assisting healthcare professionals. The start-up has processed roughly 100,000 CT scans and 100,000 x-rays in 2016, a colossal work.

    The Chinese company hopes to extend its deep learning concepts to other areas of the medical profession in the coming years.

  • Chine : La start-up Infervision crée un système basé sur l’IA pour détecter le cancer du poumon

    La société chinoise Infervision vient de dévoiler un système de diagnostic basé sur l’intelligence artificielle pour aider les médecins à dépister le cancer du poumon à un stade précoce.

    Le dispositif est capable de repérer en quelques instants les premiers signes du cancer sur une série d’images médicales, permettant aux médecins de proposer plus rapidement un traitement à leurs patients.

    Un système axé sur l’apprentissage approfondi

    En Chine, le cancer du poumon cause environ 600 000 décès chaque année selon les chiffres officiels.

    Pour tenter de limiter ce fléau, la société Infervision a décidé d’utiliser l’intelligence artificielle afin d’aider les équipes médicales à détecter plus facilement la maladie et ainsi permettre aux patients de bénéficier d’un traitement le plus tôt possible.

    Le dispositif de l’entreprise se base sur trois outils high tech

    • Le système mis au point par la société chinoise repose notamment sur le diagnostic intelligent assisté par CT (tomodensitométrie), ou AI-CT, qui permet de repérer la tumeur à un stade précoce. Cette forme d’intelligence artificielle est capable de détecter et de mettre en évidence les caractéristiques du cancer sur une série d’images CT (tomodensitométrie). Il repère les éventuels nodules cancéreux et permet aux médecins de les identifier plus facilement, offrant ainsi aux patients une meilleure chance de survie.
    • Le diagnostic intelligent assisté par rayons X (AI-DR) aide quant à lui les radiologues à repérer les lésions pulmonaires. Il peut détecter plus de vingt types de lésions différentes et a prouvé qu’il pouvait identifier celles que les radiologues manquaient habituellement.
    • Infervision utilise enfin ce qu’il appelle « the AI scholar ». Il s’agit d’une plateforme intelligente de recherche et d’apprentissage approfondi permettant aux médecins d’utiliser des algorithmes d’apprentissages complexes sans formation poussée. L’outil peut traiter plus de cent images à la fois.

    L’intelligence artificielle pourrait révolutionner l’industrie de santé

    En une seule année d’existence, Infervision a réussi a démontré la valeur de l’intelligence artificielle dans l’assistance aux professionnels de la santé. La start-up a analysé environ 100 000 images de scanner (CT-scan) et 100 000 radiographies en 2016, un rendement très important.

    L’entreprise chinois espère étendre ses systèmes d’apprentissage approfondi à d’autres domaines de la profession médicale dans les années à venir.

  • Australia warns against mental health applications

    Australians who use mindfulness applications dedicated to preserve or improve their mental health are advised to exercise caution.

    Experts worry about the quality of certain devices and have called in early May 2017 for greater regulation of the digital health market, booming within the country.

    Mental health applications: their effectiveness is questioned by Dr. Grundy

    One of these critical experts is Dr. Quinn Grundy, a postdoctoral researcher at the University of Sydney’s Faculty of Pharmacy based at the Charles Perkins Centre. She said to the Australian Associated Press that mobile apps have the potential to provide tailored, accessible and cost-effective mental health services.

    However, they can also be potentially harmful, she explained, pointing out that it is hard for consumers to sort through the tens of thousands of applications available on the market.

    An analysis of « the best of the best » applications of that kind, funded by the Australian Communications Consumer Action Network (ACCAN), showed that there was little evidence of their effectiveness in improving the mental health of their users.

    Even the best applications would not be completely reliable

    « In the end we didn’t feel comfortable in endorsing any of these apps because even the ones that were from reputable organisations didn’t provide the privacy assurances one would hope for, » Dr. Grundy said to the Australian Associated Press. Or if they had a great privacy policy it was unclear that the developer had any mental health expertise or that it was based on sound evidence. « 

    By studying these tools, Dr. Grundy’s team revealed various disruptive aspects:

    • Many services communicate about how easy and quickly they could solve user problems. « So we wondered if a consumer didn’t get better would they blame themselves? »;
    • A number of applications suggest that daily problems, such as sleeping and stress, are a sign of a mental health problem. However, a consultation with a health professional and a deeper analysis are necessary to reach this kind of conclusion.

    Some services may worsen the mental health of users

    For Dr. Gundy, some applications could aggravate the mental health of the user in the worst case.

    Jazmin, PHD student, began using a mindfulness application to try to better control her stress. She explains that it was a particularly busy period for her with study as well as trying to establish a start-up. « I felt quite stressed. »

    At first, she finds the meditations proposed by the tool quite useful, particularly at night. « But the requirement for daily reporting started to get annoying, and I realized that when I rated myself as feeling down, that actually compounded those feelings, I ended up feeling worse. So I gave it up. »

    Towards stricter market regulation?

    Dr. Quinn Grundy regrets that governments don’t do more to regulate the market. Her point of view is shared by Professor Lisa Bero, an Australian pharmacologist and researcher in evidence-based health care.

    Dr. Grundy presented her analysis in May 2017 at the Bias and Research Integrity Node Symposium hosted by the University’s Charles Perkins Centre. It was her opportunity to emphasize the importance of implementing specific regulations on the commercialization of applications dedicated to mental health in order to ensure that consumers receive quality, evidence-based support.