Articles

  • Frédérique Vidal nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

    Frédérique Vidal a été nommée ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement constitué par Edouard Philippe le 17 mai 2017.

    Professeur des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire, elle était présidente de l’université de Nice-Sophia Antipolis depuis 2012.

  • HIT17 : Cegedim, éditeur du cabinet de ville relie sa solution Docavenue avec le Mipih et Medasys

    Fin 2015, Cegedim, acteur historique des logiciels médicaux de gestion lançait Docavenue, une plateforme de lien entre professionnels de santé et patients, et entre les professionnels de santé eux-mêmes, de ville ou d’hôpital.

    Heath&Tech Intelligence a rencontré Arnault Billy lors du salon HIT 2017 afin de mieux comprendre le fonctionnement et les objectifs de Docavenue.

    Quelle est l’origine de la création du portail ?

    Nous avons lancé Docavenue fin 2015. Pour nous, la réflexion d’aller vers les patients et de s’inscrire dans le cadre du lien Ville-Hôpital a été plutôt naturelle. Notre objectif est de faciliter la vie du patient, mais aussi celle des médecins et des secrétaires qui pourront se concentrer sur le coeur de métier au lieu de gérer la logistique des prises de rendez-vous.

    Comment cela s’inscrit-il dans vos activités existantes ? 

    La technologie qui permet de créer une plateforme de prise de rendez-vous est facile à maitriser, pour n’importe quelle société. Notre valeur ajoutée est la possibilité d’interfacer Docavenue avec nos logiciels de gestion déjà existants chez les médecins et les DPI et SI de l’hôpital. Pour le volet hôpital, nous avons réalisé deux partenariats, avec Medasys et le Mipih, ce qui nous permet encore une fois de pouvoir interfacer notre solution avec les logiciels utilisés à l’hôpital. 

    Nous sommes dans une logique de communication entre les patients, la ville, et l’hôpital.

    Pouvez-vous justement présenter le fonctionnement de votre solution ?

    Nous créons une véritable boucle Ville-Hôpital : 

    • le patient se connecte sur la plate-forme (qui existe également sous forme d’application mobile) afin de prendre un rendez-vous chez son médecin de ville généraliste. Nous proposons un service de géolocalisation avec des filtres en fonction des spécialités recherchées.
      Il peut réaliser ce rendez-vous en vidéo-consultation ou en consultation physique. 
    • le médecin généraliste s’occupe, si besoin de prendre un rendez-vous pour son patient chez un spécialiste à l’hôpital. Le patient reçoit des notifications, alarmes, rappels. 
    • le généraliste constitue le Volet Médical de Synthèse et l’envoie au spécialiste à l’hôpital afin qu’il ait les informations du patients (antécédents notamment). 
    • après sa consultation, le spécialiste complète le dossier du patient et l’envoie au généraliste. Si besoin, il prend rendez-vous pour le patient auprès d’un autre spécialiste de l’hôpital : la solution est donc utilisable en interne. 
    • à sa sortie d’hôpital, la lettre de liaison du patient est envoyée à tous ses médecins. 
    • le patient peut scanner son ordonnance et l’envoyer aux pharmacies partenaires afin qu’on la lui prépare, via l’application Docavenue.  

    Actuellement, nous avons 4000 clients (individuels) qui utilisent Docavenue. 

    Quel est le modèle économique ?

    Notre modèle économique se fonde sur les acteurs de santé et non sur les patients qui ne paient rien pour ce service.

    • Concernant les médecins de ville, nous proposons soit un abonnement fixe mensuel à 49€ TTC/mois, ce qui inclut tous les services de la plateforme, soit de pouvoir accéder à une offre flexible de tarification au rendez-vous, à l’activité, avec un plafond maximal de 79€ par mois. Cela dépend de leur fonctionnement. 
    • Concernant les établissements de santé, le modèle économique fonctionne bien souvent sous forme de frais fixes avec une remise volume en fonction du nombre de praticiens qui utiliseront notre solution. 

    Quelles sont vos perspectives d’évolution et vos ambitions pour l’avenir ?

    Notre plateforme va au delà de la prise de rendez-vous en ligne et nous voulons vraiment renforcer ce lien Ville-Hôpital en favorisant le partage de documents entre les patients et les médecins. 

    Concernant la couverture géographique, nous sommes présents en France, mais aussi en Espagne et le Royaume-Uni où nous avons lancé notre solution. L’Italie fait partie de nos projets. 

    Si la nouvelle ministre de la santé ne devait prendre qu’une mesure, quelle serait la mesure prioritaire selon vous ?

    Nous constatons aujourd’hui des zones clairement sur-dotées en médecins et des déserts médicaux importants. Il faut aujourd’hui favoriser l’échange entre ces deux types de régions et développer un cadre – logistique, de rémunérations et réglementaire – pour le développement de la télémédecine. 

  • HIT17 : Atlas des SIH 2017 : des avancées et des progrès à poursuivre

    Dans le cadre de la Paris Healthcare Week, la Direction générale de l’offre de soins et l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation ont présenté, le 17 mai 2017, une synthèse du panorama enrichi et actualisé de l’Atlas 2017 des systèmes d’information. Le document est structuré en quatre parties:
    • Déploiement des SIH,
    • Usages dans le cadre d’hôpital numérique,
    • L’offre industrielle,
    • Dépenses: charges et ressources.

    Les chiffres reposent sur les réponses de 80% des établissements de santé, dont 96% des établissements publics et 78% des établissements privés.

    Le déploiement des systèmes d’information

    Dans 90% des établissements sondés, un projet de dossier patient informatisé (DPI) et de gestion des prescriptions est en cours de déploiement. L’Atlas dévoile également une avancée de l’informatisation des résultats d’examens de plateaux techniques comme les laboratoires et l’imagerie. Une nouveauté de l’Atlas 2017 est l’analyse de la fonction médico-technique, dont le niveau d’informatisation est élevé malgré un nombre d’éditeurs réduit.

    Globalement, l’alimentation des SI reste à améliorer, notamment en programmation des ressources et gestion des blocs opératoires, lits et gestion des rendez-vous.

    La sécurité des systèmes d’information

    Le volet sécurité regroupait 40 questions pour mesurer l’opérabilité, le pilotage et la prévention :

    • 90% des établissements ont une politique de sécurité (pilotage)
    • 95% des établissements sont dotés d’un référent sécurité (opérationnel), soit à temps partiel soit mutualisé.
    • Les établissements ont globalement établi une cartographie des risques.

    Il reste cependant à améliorer et à actualiser ces connaissances du contexte sécuritaire.

    La convergence des SI

    83 des 135 GHT remplissent les 19 indicateurs du suivi de la convergence. 90% des établissements ont terminé l’état des lieux des GHT et ont rédigé une stratégie commune. Il existe un Directeur des Systèmes d’Information dans 15% des GHT. Ces groupements ont généralement capitalisé sur le territoire grâce à leur ancien statut de CHT.

    Il reste un effort à effectuer sur les ressources humaines et sur la politique commune.

    Usages dans le cadre du programme Hôpital numérique

    L’Atlas 2017 constate une augmentation des atteintes des prérequis: près de 50% des établissements déclarent avoir atteint les prérequis. Ce chiffre atteint 100% concernant les centres de lutte contre le cancer. 

    Dans les usages, on observe une augmentation de la prescription informatisée et du pilotage médico-économique. Il s’agit désormais de poursuivre les efforts dans le cadre du DPI et de la communication extérieure.

    L’offre logicielle

    L’Atlas 2017 constate une augmentation des sociétés référencées, passées de 288 à 301. Il y a, par conséquent, une hausse du nombre de logiciels proposés. 

    De plus, la couverture fonctionnelle est également en augmentation, présentant une moyenne de 6 fonctions couvertes pour chaque logiciel.

    Les dépenses et les ressources

    L’analyse des dépenses remonte à 2009 et fournit un panorama de la mobilisation effective de ressources et d’impact. En 2015, 75% des établissements, représentant 85% de la masse financière, ont participé à l’enquête. Cela marque une forte augmentation, de 13% depuis 2014.

    Les résultats pour 2015

    Globalement, les indicateurs restent stables. En charges d’exploitation, 1,3 milliard d’euros a été dépensé dans 1041 établissement de la manière suivante:

    • 30% en dépenses de personnel
    • 21% en charges d’amortissement
    • 21% en dépenses informatiques et d’entretien.

    Quant aux sources de dépenses, elles représentent 424 millions d’euros pour 6% des dépenses totales, pouvant aller jusqu’à 7% dans les CHU. Ils se répartissent ainsi:

    • 45% en investissements,
    • 40% en immobilisations incorporelles.

    Les ressources humaines ont été un poste de dépenses atteignant 295 millions d’euros (soit 1% de la dépense totale). 5100 ETP (dont 98,5% de personnel non médical et 0,7% en personnel médical) ont été recensés.

  • HIT17 : Technologie, organisation et formation des praticiens, les 3 piliers de CGTR, Dr Hetmaniak

    Dans le cadre de HIT 2017, Health & Tech intelligence vous propose le point de vue du Dr Yann Hetmaniak, Président et co-fondateur de CGTR, opérateur de Télémédecine.

    Quelle est votre activité et votre cœur de métier chez CGTR?

    La télémédecine se construit petit à petit car le modèle de prise en charge du patient est compliqué. On fait face à des contraintes techniques et organisationnelles. Ainsi, l’activité de CGTR est de construire un modèle de télémédecine à partir de trois éléments:

    • L’aspect technologique, comprenant le réseau, l’agrément de données de santé, le développement de logiciel,…
    • L’aspect organisationnel, mettant en place un modèle économique, la gestion des professionnels de santé, le lien entre le patient et l’établissement, …
    • La brique médicale, comprenant la formation des médecins aux contraintes de la télémédecine, la transversalité de la coordination,…

    Il s’agit donc d’une construction médico-organisationnelle. 

    Vous avez parlé de business model, quel est le vôtre?

    Tout simplement un abonnement mensuel et un coût à a l’acte qui nous oblige de mettre en œuvre tous les moyens afin d’assurer une prise en charge de qualité. 

    L’indicateur principal pour évaluer la prise en charge en télémedecine est le coût par patient. En France, nous avons pris en charge en télémédecine 180 000 patients en 2016, et 265 médecins sont reliés à nos services. 

    En France, on suit par télémédecine 180 000 patients et 265 médecins sont reliés à nos services. 

    Quelles sont vos perspectives de développement? Pensez-vous vous tourner vers l’international?

    Oui, l’Europe et les pays francophones peuvent être des opportunités de développement. Notamment l’Afrique francophone, où l’on voit émerger une classe moyenne. On peut très bien imaginer un déploiement de la télémédecine en Afrique. Si on réfléchit en termes de cercles concentriques et que la médecine doit être de proximité alors le continent a tout à construire. En effet, je ne crois pas au modèle éloigné à l’Anglo-saxonne. 

    Je crois en un modèle fondé sur la confiance, la formation et le suivi qualité.

    Vous avez parlé plusieurs fois de formation, pouvez-vous nous donner un exemple?

    Les médecins exercent en toute indépendance quand ils sont en présentiel. En revanche, quand ils passent par nos services, sous forme de partenariat, ils signent une charte de bonnes pratiques et de formation. L’exemple le plus typique serait la formation sur la législation, notamment le module « cadre juridique et télémédecine ».

    Avez-vous bénéficié de supports financiers et comment les avez-vous utilisés?

    Nous avons eu un soutien de 600 000 euros de la part de BPI France. Nous l’avons utilisé pour améliorer la qualité des systèmes d’information. En effet, nous devons pouvoir proposer des moyens suffisants répondant à la déontologie médicale.

    Enfin, nous avons développé notre réseau commercial.

  • Marco Pintore directeur général du pôle de compétitivité Alsace BioValley

    Le conseil d’administration du Pôle de compétitivité Alsace BioValley a annoncé le 16 mai la prise de poste de son nouveau directeur général, Marco Pintore.

    Il succède à Didier Frommweiler, en poste de 2013 à 2016.

  • Singapour : 165 000 applications de santé mobiles, panorama d’un marché dynamique

    Il existe actuellement plus de 165 000 applications de santé disponibles sur le marché singapourien, révèle dans une récente étude la firme de recherche américaine sur les soins IMS Institute for Healthcare Informatics.

    Dans la cité-État, un utilisateur de smartphone sur cinq utilise une ou plusieurs applications médicales sur ses appareils mobiles. Les experts invitent néanmoins les consommateurs à la vigilance : ses services numériques doivent être appuyés par un professionnel de la santé et employés en complément d’un suivi médical.

    Les applications de santé renforcent le lien entre patients et médecins

    Ces applications de santé populaires à Singapour offrent des conseils quotidiens sur le bien-être, sur l’alimentation, sur le mode de vie à adopter pour rester en bonne santé, sur le suivi de son poids et sur le sommeil, certaines proposent aussi des soins médicaux plus complexes.

    Ces dernières « mesurent et surveillent les symptômes [mais aussi] le traitement de la maladie, et [quelques-unes] permettent même aux utilisateurs d’accéder à leurs médecins à distance », a précisé à la presse le Dr Winston Ho, directeur médical de Parkway Shenton, principal fournisseur de solutions de soins primaires de la cité-État.

    L’étude de l’IMS révèle qu’environ une application sur dix permet aux utilisateurs de se connecter à un périphérique, tel qu’un moniteur de fréquence cardiaque, leur offrant la possibilité d’envoyer leurs commentaires et questions à des professionnels de la santé.

    Top 3 des dernières applications de santé singapouriennes

    Cette année, plusieurs applications de santé sophistiquées qui aident les patients à surveiller leur état de santé ont été lancées à Singapour :

    • L’outil Breatherite, par exemple, développé par le leader de l’industrie pharmaceutique singapourienne Mundipharma, utilise un système de réalité augmentée qui aide les personnes asthmatiques à corriger leurs erreurs, assez fréquentes, lorsqu’elles se servent de leur inhalateur.
    • Le dispositif Zero Bleeds, mis au point par la société du même nom, conseille quant à lui les personnes souffrant d’hémophilie pour qu’elle puisse mieux gérer leur condition.
    • Il y a aussi nBuddy (Nutritionist Buddy), une application de nutrition qui permet aux Singapouriens en surpoids ou atteints d’obésité de gérer leurs repas, leur consommation calorique et leur niveau d’activité physique. Il a été développé par un diététicien du National University Hospital (NUH).
      Il existe également nBuddy Diabetes, une autre application de nutrition dédiée aux personnes souffrant de pré-diabète ou de diabète de type 2.

    Health tech : De plus en plus de start-up singapouriennes investissent le marché

    En parallèle de la forte croissance que connaît depuis quelques années le marché des applications de santé mobile, de nombreuses entreprises spécialisées dans le domaine de la health tech se sont développées à Singapour.

    Parmi elles, on retrouve Holmusk, une société de santé numérique locale dont l’objectif est de proposer des solutions aux problèmes les plus complexes rencontrés dans le secteur des soins.

    Elle crée notamment des programmes numériques et des algorithmes prédictifs élaborés, combinant recherche clinique et technologies de pointes, afin d’encourager les consommateurs à adopter un mode de vie plus sain et de proposer des idées pratiques dans l’optique d’améliorer les services de soins personnalisés et la gestion de la santé de la population en général.

    La m-santé, une solution intéressante en cas de pénurie de médecins

    Il subsiste un écart important de qualité au niveau des programmes d’intervention post-dépistage, a déclaré Lim Lin Su, diététicien en chef du NUH, qui a conceptualisé nBuddy et nBuddy Diabetes. Le fait est qu’il n’y aura selon l’experte jamais assez de médecins ou de diététiciens pour fournir aux patients les plus critiques des conseils sur l’alimentation et le style de vie à adopter pour conserver une bonne santé.

    C’est dans ce contexte que les applications de santé mobile se révèlent utiles. Elles permettent aux patients d’accéder rapidement à l’information dont ils ont besoin. Elles aident notamment les personnes diabétiques à surveiller leur taux de glycémie et leur tension artérielle, à réaliser des petits changements dans leurs habitudes quotidiennes et à adapter leur traitement sur le long terme pour préserver au mieux leur santé avec l’aide de leurs médecins, précise le Dr. Ho, cité par le quotidien singapourien Today.

    « Ces [outils] aident également à surmonter les obstacles traditionnels, comme le manque d’accessibilité [aux centres de soins] pour les utilisateurs de fauteuils roulants, et peuvent même leur permettre de contacter leur équipe soignante en dehors des heures d’ouverture de la clinique. Tout cela améliorera la conformité des soins et permettra une intervention en temps opportun en cas de situation d’urgence », ajoute-t-il.

    Le NUH exécute actuellement un programme de gestion de poids d’une durée de trois mois, période durant laquelle les participants sont soutenus par des diététiciens utilisant l’application nBuddy. Un essai pilote mené par l’hôpital a révélé que la quasi totalité des 40 participants ont perdu entre 3 et 5 kilos à l’issue des trois mois suivant le démarrage du programme.

    Applis médicales : l’intervention d’un professionnel de la santé reste essentielle

    Certains chercheurs, cependant, mettent en garde les utilisateurs. Les applications médicales pourraient présenter des risques lorsqu’elles sont utilisées de manière incorrecte ou sans le soutien de professionnels de la santé.

    Une étude publiée en décembre 2016 dans la revue américaine spécialisée Health Affairs a examiné 137 des applications les mieux notées destinées aux personnes ayant besoin d’une aide médicale importante.

    Alors que presque toutes les applications permettent aux usagers de stocker leur données de santé, telle que leur pression artérielle, seule un cinquième d’entre elles ont émis une réponse appropriée lorsque les examinateurs ont enregistré un symptôme classé « rouge » (haut niveau d’alerte), comme une pression artérielle trop élevée.

    « Si un podomètre calcule de manière imprécise le nombre de pas réalisés, l’impact est inoffensif. On ne peut pas en dire autant pour une application qui utilise un algorithme visant à diagnostiquer le cancer de la peau par le biais de photos prises avec un smartphone », prévient le Dr. Ho.

    Singapour : les autorités contrôlent une partie des applications de santé

    À Singapour, les applications mobiles destinées à des fins médicales, comme celles qui aident à diagnostiquer une maladie ou à proposer des ajustements pour tel ou tel traitement, sont actuellement réglementées en tant quel dispositifs médicaux. Elles sont soumises à des contrôles menés par la Health Sciences Authority (HSA). Ce n’est en revanche pas le cas de celles centrées sur le bien-être ou d’autres domaines de santé plus généraux. Les nouvelles applications, telles que nBuddy, appartiennent à cette deuxième catégorie.

    Les utilisateurs devraient toujours consulter un professionnel de la santé pour obtenir des conseils médicaux et des informations liées à la gestion de leur état de santé, a déclaré un porte-parole de l’HSA. Les experts ont souligné que même les applications les plus sophistiquées ne pouvaient fournir un diagnostic précis.

    Effectuer un suivi régulier auprès d’un médecin est primordial pour les patients souffrant de maladies multiples ou de maladies complexes. Ils doivent impérativement associer l’utilisation d’une application de santé à des dispositifs de détection très précis, insiste le Dr. Lim.

  • Canada : enseignements et recommandations pour déployer le DMP en France (Dr J.P.Thierry, Synsana)

    Health&Tech Intelligence a souhaité solliciter l’avis du Dr Jean Pierre Thierry à l’occasion de l’annonce de la dotation budgétaire de 300 m$ d’Inforoute santé du Canada par le Gouvernement canadien en mars 2017. Cette analyse propose un éclairage sur la structuration et la gouvernance France vs Canada. Elle permet également de souligner les points critiques d’un déploiement à grande échelle d’un dossier médical personnel : financements, gouvernance et planification.

    L’expérience Canadienne en matière de Dossier Médical Partagé (le DSE au Canada) est intéressante à plus d’un titre même si l’organisation sanitaire canadienne est différente de la situation française et partage des points communs avec l’Italie ou l’Espagne, pays également caractérisés par une forte autonomie des provinces/régions. Le Canada dispose d’une agence eSanté, Inforoute Santé du Canada en charge de garantir l’interopérabilité, à terme, d’un grand projet pancanadien fondé sur une infrastructure respectant des standards communs à l’échelle du pays.

    Inforoute Santé du Canada gère la plus grande partie des investissements au niveau fédéral (avec un périmètre qui réunirait en France le financement du DMP, le programme Hôpital Numérique et les deux nouveaux programmes pilotés par la DGOS, et l’équivalent des Territoires numériques de santé ou encore les projets de l’ASIP). Comme en France avec le DMP, le projet de DSE canadien a subi d’importants retards. Enfin l’avancement des projets régionaux/provinciaux, comme dans les autres grands pays ayant une organisation « fédérale » est variable selon les régions (un même constat peut être fait en Espagne ou en Italie tandis que les plus petits pays semblent bénéficier d’une mise en œuvre facilitée). En France, malgré la centralisation, des « inégalités régionales » peuvent être également constatées : la Franche Comté est-elle une Alberta française ?.

    Quels enseignements de portée générale ?

    1er enseignement : l’importance d’un financement suffisant sur longue période

    Comme dans d’autres pays, on constate  une sous-estimation initiale des coûts et une évaluation initiale irréaliste de la durée nécessaire à l’aboutissement des projets de DMP/DES. L’exemple du Canada permet également de mettre en évidence le caractère avant tout « réactif » de décisions motivées par les comparaisons internationales (ex : le financement de l’équipement de la médecine de ville en 2009/2010 par Inforoute Santé du Canada précédant un freinage des investissements entre 2011 et 2017). Il sera intéressant de suivre l’évolution après le constat récent d’une absence d’évolution vers la maturité des DPI des établissements de soins de ce pays comparé aux USA ou à d’autres pays européens les plus avancés (Danemark, Pays-Bas).

    Alors que la transition numérique est reconnue comme plus que jamais indispensable pour améliorer l’efficience des systèmes de santé des pays avancés, les effets de la crise débutée en 2008 constitue un risque majeur et paradoxal. Au Canada comme dans d’autres pays. La crise a vraisemblablement freiné l’effort d’investissement dans plusieurs pays alors qu’aux États-Unis, le plan de relance économique de 2009 a permis de disposer de 30 milliards de $ de subventions pour accélérer l’informatisation des établissements de soins et des cabinets de ville entre 2010 et 2016.

    Enseignement n°2 :  la question de la gouvernance et de l’articulation entre le national, le régional et le local.

    La difficulté ressort comme plus grande dans les provinces/régions/Pays de grandes tailles et ayant un écosystème plus complexe. La maîtrise technique et la disponibilité d’un cadre d’interopérabilité bien défini sont considérés comme des prérequis car ils permettent d’alimenter le DSE. Les facteurs clés de succès les plus important sont désormais : la réduction de l’hétérogénéité (facilitée par exemple par la mutualisation et, si possible, des appels d’offres nationaux), la gestion de projet, la conduite du changement, l’adaptation aux contraintes locales et les ressources humaines (ex : l’agence de eSanté de l’Ontario compte 700 salariés).

    Enseignement n°3 : Un horizon temporel adapté

    Ces projets nécessitent une persévérance des efforts dans le temps. Le cycle du DES/DMP au Canada, malgré son avance sur la France, nécessite encore au moins 10 ans d’efforts soutenus pour viser une généralisation à l’ensemble des provinces et surtout la consolidation pancanadienne (soit un cycle complet d’une durée de 20 à 30 ans impacté par la baisse conjoncturelle des investissements publics dans certains pays).

     

  • EU eHealth Competition : 2 start up espagnoles, 1 irlandaise récompensées

    Santé mentale, pré-diagnostic et diabète, tels sont les 3 domaines d’activités des lauréats de la EU eHealth Competition annoncés le 4 mai 2017 à Barcelone. Les trois lauréats se partagent une aide financière de 1,1 million d’euros provenant des différents sponsors.

    Créée en 2012 par TICBioMed dans le but d’accompagner des PME dans le développement de leurs activités, d’améliorer leur visibilité et d’offrir des opportunités de partenariats, la EU e-Health Compétion, qui s’est déroulée à Barcelone, a annoncé, le 4 mai 2017 les trois meilleures solutions de cette année parmi une liste de 15 finalistes.

    La EU e-Health Competition

    Les critères de sélection des finalistes

    L’appel à projet, se terminant le 6 mars 2017, était ouvert aux start-up de toute l’Europe, de la Grande Bretagne à Israël. Le champ de la compétition concerne la e-santé, le bien-être et le diabète. Ainsi, étaient éligibles les TIC et m-santé mais les biotechs et les dispositifs médicaux en étaient exclus.

    Les critères de sélection étaient:

    • d’avoir un numéro de TVA,
    • d’être implantée en Europe (parmi les pays éligibles)
    • d’avoir moins de 150 employés 
    • d’avoir un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions d’euros
    • de ne pas appartenir à un conglomérat ni être une filière d’une multinationale
    • de ne pas avoir déjà participé à la compétition

    L’édition 2017: arrivée de la catégorie diabète

    Dans les éditions précédentes, il y avait seulement deux catégories: les « champions » et les « promesses ». Ainsi, 10 start-up étaient en lice. En 2017, la catégorie « diabète » a apporté cinq entreprises supplémentaires. 

    Les trois lauréats de la compétition

    Les trois lauréats sont:

    • Catégorie Champion: SilverCloud Health, Irelande
    • Catégorie Promesse: MEDIKTOR, Espagne
    • Catégorie Diabète: MedicSen, Espagne

  • Mounir Mahjoubi nommé secrétaire d’Etat chargé du numérique

    Mounir Mahjoubi a été nommé secrétaire d’État chargé du numérique dans le gouvernement d’Edouard Philippe le 17 mai 2017.

    Mounir Mahjoubi a notamment été président du Conseil national du Numérique.

  • Agnès Buzyn nommée ministre des Solidarités et de la Santé

    Agnès Buzyn a été nommée ministre des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement composé le 17 mai 2017 par Edouard Philippe.

    Hématologue, Agnès Buzyn était présidente du collège de la Haute Autorité de Santé depuis 2016 après avoir été présidente de l’Institut National du Cancer de 2011 à 2015.