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  • Cyberattaque : le NHS doit « arrêter les dépenses spectacles et se recentrer sur les bases » – BMJ

    A la suite de la cyberattaque mondiale qui a infecté certains ordinateurs du National Health Service, Amber Rudd, secrétaire d’Etat à l’intérieure s’est exprimée sur la nécessité d’ « apprendre et de moderniser le système informatique du NHS ». Elle a insisté sur le fait que le Royaume Uni investit actuellement dans la cybersécurité.

    Cependant, un éditorial du BMJ (British Medical Journal) du 16 mai 2017, dénonce qu’il est « peu probable que les hôpitaux qui regardent l’abîme des bilans financiers aient considéré les mises à jour comme abordables ». En effet, l’éditorial ajoute que le département de la Santé a arrêté les paiements des mises à jours des logiciels d’exploitation en 2015. Cela a permis d’économiser 5,5 millions de livres (6,4M€) par ans.

    Le BMJ déplore les économies faites sur les aspects essentiels tels que la sécurité, la télémédecine ou encore le projet de dossier électronique qui s’est avéré inutilisable pour les patients. Ainsi, il dénonce les dépenses spectacles induisant l’oubli des bases.

  • Emmanuel Mougeotte directeur général France, Belgique et Luxembourg d’Agfa Healthcare

    Emmanuel Mougeotte a été nommé directeur général France, Belgique et Luxembourg d’AGFA Healthcare, a annoncé l’entreprise le 18 mai 2017.

    Il concentrera son action sur la croissance du groupe en France, dans le contexte des GHT, indique Agfa.

  • HIT 17 : Bilan : interopérabilité, SNACS et télémédecine, un marché en attente du big bang

    Interopérabilité, coordination ville-hôpital et télémédecine, tels sont les thèmes les plus saillants abordés par les correspondants H&TI avec les exposants et visiteurs lors de l’édition 2017 de la Paris Healthcare Week s’est tenue du 16 au 18 mai 2017.

    La cybersécurité, pourtant dans l’actualité avec l’attaque du ransomware WannaCry, qui a touché de nombreux hôpitaux britanniques le week-end du 13 mai 2017, a été peu abordée au cours du congrès.

    GHT : pas de convergence, vive l’interopérabilité

    Le sujet de l’interopérabilité a été abordé dans le cadre des GHT : la convergence entre les systèmes d’information ne progressant pas, l’interopérabilité entre les SI des différents établissements membres d’un GHT devient un enjeu prioritaire.

    Coordination ville-hôpital : les ARS se mettent aux SNACS

    La publication de l’appel à projets auprès des agences régionales de santé sur la mise en place de services numériques d’appui à la coordination, dans le cadre d’une instruction du 24 avril 2017 dont Health&Tech Intelligence s’est procuré une copie, a mis sur le devant de la scène le sujet des plateformes, notamment les PTA et le développement des services numériques d’appui à la coordination en santé.

    Télémédecine : beaucoup d’offres, peu de marché

    Le salon HIT a permis de constater l’ampleur de l’offre en matière de télémédecine, de nombreuses start-up se lançant sur cette activité. Pour autant, le marché n’est pas encore là et les acheteurs sont peu nombreux.

    Globalement le secteur industriel du numérique en santé s’est montré attentiste sur la réalité d’un marché annoncé. La dynamique de l’innovation a été portée par les start ups fortement présentes sur les champs des applications, des data et des objets connectés.

    La prochaine édition du salon aura lieu en 2018 à Paris (dates non communiquées par l’organisateur).

  • Marché pharmaceutique : l’Europe en croissance, la France en récession – Étude QuintilesIMS 2017

    Un marché dominé par les États-Unis, qui devrait représenter 49% des parts de marché en 2021, une France en récession, des aires thérapeutiques dominantes telles que l’oncologie, le diabète et les maladies cardiovasculaires, mais aussi un focus sur les innovations biopharmaceutiques, tels sont les points soulignés par QuintilesIMS lors de la présentation ce 19 mai 2017 de leur étude annuelle Vision 360.

    Le marché mondial du médicament se concentre sur un petit nombre de régions et des aires thérapeutiques spécifiques

    En 2016, le marché pharmaceutique mondial est en croissance, atteignant 1 085 milliards de dollars, mais les ventes mondiales sont très inégalement réparties entre les régions.

    Le marché devrait atteindre 1400 milliards de dollars en 2020, poussé par les pays émergents. 

    Bilans régionaux 

    • L’Amérique du Nord, leader du marché
      En 2016, l’Amérique du Nord représente 47% des ventes, tandis que l’Europe en représente 22%, l’Afrique et l’Asie-Pacifique 24% et l’Amérique Latine 6%.
      Sur la période 2016-2021, les Etats-Unis devraient générer 54% de la croissance mondiale du marché pharmaceutique, contre 10% pour l’Europe. 
    • L’Amérique Latine poussée par le Brésil 
      C’est le Brésil qui porte la croissance de l’Amérique Latine (14% de croissance par rapport à 2012-2013) et atteint le 7e rang mondial en 2016, et potentiellement le 5e rang en 2021. 
    • L’Europe en croissance, à l’exception de la France et de l’Italie 
      L’Europe a connu une reprise de sa croissance, avec 5%, mais la France et l’Italie ne suivraient pas cette tendance, avec respectivement -0,4% et -4,1% en 2016.
      Cette croissance européenne pourrait se stabiliser à un taux annuel compris entre 2 et 5% d’ici 2020, en raison notamment d’une stabilisation de l’effet Hépatite C. Le Brexit reste néanmoins une zone d’incertitude concernant l’avenir précis de l’Europe. 

    Quatre aires thérapeutiques dominantes en 2020

    L’oncologie reste l’aire thérapeutique dominante, représentant 12% du marché. Suivent le diabète (7%), les maladies respiratoires (5%) et les maladies cardiovasculaires (4%). Ces pathologies couvrent un large spectre démographique et sont poussées par les nouveaux produits, pour la plupart non-biologiques (75%). 

    Focus sur la France : une récession imputée à la baisse des prix et à la faible pénétration des biosimilaires et génériques

    Le marché français repose sur le marché ville

    Plusieurs facteurs expliquent la récession française :

    • le faible taux de pénétration des médicaments génériques tend à faire baisser la consommation de médicaments

    • sur le marché ville, malgré une légère reprise de la demande, la baisse des prix freine la croissance
    • les biosimilaires peinent à pénétrer le marché ville, en raison notamment d’une absence d’incitation à prescrire ces médicaments de la part des autorités de santé et du droit à la substitution voté mais pas appliqué. 

    Le marché hospitalier est, quant à lui, en croissance (7%) après l’effet Hépatite C en 2014 et intègre plus largement les biosimilaires. 

    Une stabilité dans les années à venir 

    Si les freins à la croissance demeurent, le marché français devrait connaitre une stabilité dans les 5 prochaines années, notamment du au lancement de nouveaux produits

    Les prévisions concernant la France restent incertaines sur le plan réglementaire notamment, en raison principalement des changements politiques actuels. De nouveaux schémas de régulation et de tarification peuvent se profiler, par exemple la régulation par enveloppe qui tend à émerger. 

    L’innovation biopharmaceutique : un accès au marché plus rapide

    La majorité des produits lancés entre 1996 et 2015 étaient des produits non-biologiques (75%), sur des aires de spécialité (58%) et sur des maladies non-orphelines (69%). 

    On constate un délai d’accès au marché qui s’améliore, passant de 210 mois en moyenne en 2008 à 140 mois en moyenne aujourd’hui. Cependant dans le même temps, le temps de commercialisation et donc de rentabilisation de l’investissement raccourcit, passant de 160 mois en moyenne à 140 mois.

    Il faut donc que les lancements soient couronnés de succès très rapidement, notamment grâce à une diffusion rapide des innovations. L’exploitation des données collectées et le big data sont des leviers d’amélioration des rendements. 

  • HIT17 : « La technologie est omniprésente mais doit être utilisée de manière pertinente » (J. Leleu)

    Interaction Healthcare est une agence de communication digitale spécialisée dans la e-santé, fondée et dirigée depuis 2008 par Jérôme Leleu.

    Heath&Tech Intelligence a rencontré Jérôme Leleu lors du salon HIT 2017 afin de mieux comprendre le fonctionnement et les objectifs d’Interaction Healthcare et de son département de simulation, SimForHealth .

    Pouvez-vous rappeler l’activité d’Interaction Healthcare ?

    Interaction Healthcare est une société du secteur de la e-santé. Notre coeur de métier consiste à imaginer et concevoir des solutions numériques pertinentes pour les patients et les professionnels de santé. La technologie est omniprésente aujourd’hui mais doit utilisée de manière pertinente et être adaptée à l’utilisateur : il ne s’agit pas de faire de la technologie à outrance. 

    Notre objectif est de développer des technologies reconnues au service des patients et des professionnels de santé : portails web, applications, serious games, objets connectés. S’agissant des objets connectés, nous n’en produisons pas mais nous nous chargeons d’agréger les données qu’ils génèrent. 

    Quels sont aujourd’hui vos principaux clients ?

    Nous travaillons pour plusieurs types de clients :

    • Les laboratoires pharmaceutiques avec de l’OTC, du dispositif médical,
    • Les mutuelles et assurances sur de l’observance patient notamment,
    • Les acteurs publics comme les ARS et les hôpitaux,
    • Les acteurs hors du monde de la santé mais qui s’y intéressent de plus en plus : l’industrie agroalimentaire en particulier.

    Vous avez développé un département de simulation pour la formation des professionnels de santé, SimForHealth : comment cela s’inscrit-il dans votre stratégie ?

    SimForHealth est une initiative qui ne suit pas la même trajectoire qu’interaction Healthcare, et c’est d’ailleurs pourquoi nous avons donné un autre nom. 
    SimForHealth est un éditeur de simulation numérique pour les professionnels de santé. Nos clients sont les facultés de médecine, les centre de simulations, les organismes de formation agréés ANDPC. 

    Vis à vis d’Interaction Healthcare, SimForHealth répond à : 

    • une volonté de proposer une offre très spécifique de simulation numérique en santé pour la formation des professionnels 
    • une volonté de proposer un véritable socle technologique qui permet de développer plus de projets et des solutions spécifiques qui diffèrent de ceux proposés par l’agence 
    • une volonté de créer une marque internationale – puisqu’Interaction Healthcare n’est présente qu’en France et au Canada : Etats-Unis, Canada, Europe, et bientôt Afrique.

    L’intégration plus particulière de la réalité virtuelle qui était auparavant cantonnée à l’entertainment répond, en terme d’utilité, au besoin de la formation avec le principe de ne jamais réaliser un acte pour la première fois sur un patient. 

    Quelles sont vos perspectives d’évolution, à la fois pour Interaction Healthcare, mais aussi pour SimForHealth ?

    S’agissant d’Interaction Healthcare, nous voulons conforter notre position auprès de nos clients et renforcer une approche par aire thérapeutique afin de proposer des dispositifs numériques qui intègrent la compréhension des disciplines. Les projets vont être développés de plus en plus en co-conception avec les associations de patients, les mutuelles, les centres de soins. 

    S’agissant de SimForHealth, nous souhaitons poursuivre le développement de MedicActiv et nous exporter à l’international.  

    Si la nouvelle ministre de la santé ne devait prendre qu’une mesure, quelle serait la mesure prioritaire selon vous ?

    Il y a aujourd’hui une volonté forte de faire avancer la technologie. Mais il faut faire en sorte que les acteurs de la santé – institutionnels, industriels, professionnels de santé, patients – travaillent ensemble. Il faut également débloquer les financements et les allouer à notre secteur. Enfin, il faut absolument intégrer le numérique dans l’approche de la santé et modifier cette approche en profondeur. 

     

  • Attractivité : trois établissements franciliens lancent la plateforme Paris Hospital Foundations

    Paris Hospital Foundations : tel est le nom de la plateforme lancée par l’Hopital Foch, la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild et le Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon le 16 mai 2017.

    Ces trois établissements privés à but non lucratif (Espic) souhaitent, avec cette plateforme commune, renforcer leur prise en charge de patients internationaux, en leur proposant un accompagnement sur mesure. Un interlocuteur unique orientera et suivra chaque patient et ses accompagnants.

    La démarche de ces établissements s’inscrit dans la continuité de la marque French Healthcare, lancée en mars 2017 par le ministère des Affaires étrangères pour promouvoir l’excellence française en matière de santé à l’international.

  • Gilles de Margerie : assureur et directeur de cabinet de la ministre de la Santé

    Gilles de Margerie a été nommé Directeur de cabinet d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

    Cet ancien de l’ENS, agrégé de sciences sociales, et de l’ENA, a commencé sa carrière dans l’administration en 1983 à l’Inspection générale des finances. Il a notamment été conseiller technique chargé des affaires industrielles au cabinet de Michel Rocard et de Roger Fauroux.

    Depuis 1992, il a fait une carrière dans le privé, principalement au sein du Groupe Crédit Agricole et depuis 2013 au sein d’Humanis en tant que Directeur général adjoint et à la fois responsable de la stratégie, du marketing et de l’innovation ainsi que du pôle épargne, des activités internationales et Outre-mer et également des relations extérieures et des affaires européennes.

  • We are Curious : collecter données patients et modes de vie pour comprendre les maladies

    Pour créer une communauté de patients et comprendre les causes des pathologies comme l’autisme et la fatigue chronique, Linda Avey, une scientifique américaine, a créé, en 2016, une plateforme de partage de données appelée We Are Curious. Cette plateforme collecte des données biologiques classiques ainsi que des informations sur les modes de vie.

    Plusieurs tentatives pour impliquer le patient

    Impliquer au maximum le patient dans la gestion et la connaissance de sa santé, tel est l’objectif ultime de Linda Avey à travers la création de sociétés successives. Déjà en 2009, la scientifique créait Brainstorm Research Fondation afin de trouver les moyens de progresser dans les recherches contre la maladie d’Alzheimer en comparant les ADN des personnes potentiellement à risque. 

    En 2011, elle crée Curious, pour collecter des données biologiques classiques, ainsi que pour les inciter à se confier sur leur mode de vie : l’alimentation et le sommeil en première ligne.

    En 2016, le lancement de la plateforme We are Curious permet de travailler avec des patients « désireux de comparer leurs enfants [autistes] avec ceux des autres, pour voir les similitudes potentielles et mieux comprendre »

    Un business model fondé sur le partenariat, la pharmaceutique et la gratuité

    Afin de recueillir le maximum de données des abonnés, Linda Avey utilise trois canaux:

    • Premièrement, le partenariat avec la startup Oura, qui fabrique de bagues connectées, pour comprendre comment le mode de vie affecte le sommeil et les performances.
    • Deuxièmement, la plateforme de Curious propose un accès « freemium » pour donner un accès libre à une partie des services.
    • Enfin, Linda Avey désire monter des partenariats avec des laboratoires pharmaceutiques. En effet, la scientifique part du constat que « Les big pharmas réalisent aujourd’hui que le client n’est pas le médecin, mais le patient. Toutes veulent le connaître. Les laboratoires pharmaceutiques pourraient élaborer des protocoles de suivi, tandis que notre base pourrait leur permettre d’analyser et de comprendre les données des patients»

  • Hélène Brisset directrice de cabinet de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique

    Hélène Brisset va prendre la direction du cabinet de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, selon une information divulguée par Le Monde le 18 mai 2017.

    Hélène Brisset était DSI du ministère de la Santé depuis septembre 2016.

  • Watsons Continues Digital Development in Thailand

    The Thailand division of the Hong Kong-based health and beauty retailer Watsons revealed on 15 May 2017 its ambitions for the current year. It will continue to respond well to the company’s ongoing innovation and growth initiatives in Thailand, with 50 to 55 additional pharmacies expected by the end of 2017, ending the year with 475 to 480 operational outlets.

    These new stores will open in Bangkok but also in the rest of the country to ensure improved access to Watsons for Thai consumers, assures the company. This deployment will also be an opportunity for the brand to develop its digital services in order to improve the customer experience.

    Watsons wants to develop e-commerce and digital communication within the group

    The budget allocated to this project will allow for substantial spending on store refits, e-commerce development, digital communication and Watsons’ own-brand product development.

    To improve product access and customer experience

    The main objective of the investment is to ensure an improved customer experience and better access to the online service (e-pharmacy). Efforts will be focused in particular on product innovation and the customer loyalty program, two drivers of the group’s growth.

    EHealth has become a major area of interest

    « Watsons has successfully achieved double-digit sales growth from many factors, including product innovation, attractive and exciting sales promotions and increased accessibility for customers through many more stores, digital platform and more exclusive [customer relationship management] activities for Watsons’ customers, » said Rod Routley, managing director of Watsons Thailand.

    In order to remain competitive, the company found that it was particularly beneficial to invest in digital communication and e-commerce, two key sectors to better attract and retain customers.

    Mr Routley said the e-store launched in 2015 by Watsons in Thailand had been well received by consumers andthe company’s innovative mobile application had « dramatically » improved customer experience.

    E-commerce: Watsons reports sales increase of 47% internationally

    In March 2017, A.S. Watson Group (ASW) announced that its global e-commerce businesses delivered a 47% increase in health and beauty sales in 2016.

    The company partly explains this success with plans it made in 2014 to accelerate the digital and customer relationship management strategy of the group, with an initial investment of US$60 million (€54m).

    Asia: online sales increase by 69% in 2016

    The group’s digital studio, launched in 2015, has recorded over two million smartphone app downloads in 2016. Its fifteen e-commerce channels deployed over the past two years in Asia also contributed to strong transaction growth (+ 72% in 2016).

    ASW added that 48 million customers joined the loyalty program offered by the group’s e-commerce channels last year. This strong participation drove a health and beauty e-commerce sales growth of 69% in Asia in 2016.