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  • Jonathan Bosredon directeur par intérim de la Sécurité Sociale

    Jonathan Bosredon a été nommé directeur de la Direction de la Sécurité sociale (DSS) par intérim, en conseil des ministres le 24 mai 2017. Il remplace Thomas Fatome qui a été nommé directeur adjoint du cabinet d’Edouard Philippe, Premier Ministre.

    Jonathan Bosredon était auparavant administrateur hors classe de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques,

  • Publication : Anticiper une épidémie de grippe avec un thermomètre et une application (USA- Chine)

    Grâce à l’utilisation d’un thermomètre connecté, le dispositif Thermia, développé au Boston Children’s Hospital, a permis de prédire les épidémies saisonnières de grippe en Chine un mois avant les programmes nationaux de surveillance, révèle une étude récemment publiée dans l’American Journal of Public Health.

    Thermia : un objet connecté à un thermomètre portatif

    Un partenariat entre le Boston Children’s Hospital et une entreprise chinoise

    Thermia est un outil éducatif conçu pour mesurer la fièvre chez l’enfant. Il fonctionne comme une application numérique autonome et peut révéler en direct la température d’un enfant grâce à l’iThermonitor, un thermomètre à porter sous le bras auquel il est relié, approuvé par la FDA.

    Le dispositif fait l’objet d’un contrat de licence entre le Boston Children’s Hospital et le fabricant de l’iThermonitor, Raiing Medical Inc., basé en Chine.

    Près de 45 000 données recueillies auprès des utilisateurs

    Lorsque le moniteur iThermonitor détecte une fièvre, les parents peuvent accéder au dispositif Thermia via un ordinateur connecté à un internet ou un téléphone mobile pour répondre aux questions en ligne concernant les symptômes et les antécédents médicaux de l’enfant.

    Les informations recueillies à partir de ces interactions sont anonymisées et analysées par l’équipe du Bosten Children’s pour permettre le suivi des maladies. En utilisant cette méthode, les chercheurs ont recueilli près de 45 000 données auprès des utilisateurs de Thermia en Chine entre 2014 et 2016. Ils ont découvert que des épidémies de « maladies grippales » pouvaient être détectées numériquement en temps réel.

    « Collectivement, nous sommes toujours en train d’essayer de gérer au mieux l’afflux important [des informations] provenant de périphériques portables, mais il est impératif que nous commencions à générer de la valeur à partir de ces données, a déclaré l’auteur principal de l’étude, Jared Hawkins, directeur informatique au Boston Children’s Innovation and Digital Health Accelerator (IDHA). Du point de vue de la santé publique (…), il existe un énorme potentiel pour exploiter ces données pour la recherche, la surveillance et les politiques d’influence. »

    Un outil plus efficace que les programmes nationaux de surveillance de la grippe

    L’équipe du Bosten Children’s avait déjà démontré l’efficacité des réseaux sociaux pour suivre une maladie mais c’est la première fois qu’elle prouve que des épidémies peuvent être prédites grâce à un dispositif portatif intégré et un outil en ligne.

    Le dispositif Thermia a permis de révéler des épidémies un mois avant les équipements de surveillance de la grippe gérés par la Commission nationale de la santé et de la planification familiale (NHFPC) de la République populaire de Chine.

    Améliorer la surveillance des maladies via des solutions numériques peu coûteuses

    « Les retards dans la gestion des données cliniques rapportées et le manque de disponibilité de ces informations accentuent la difficulté d’identification rapide des épidémies, analyse John Brownstein, principal responsable de l’innovation au Boston Children’s et directeur du Laboratoire d’épidémiologie computationnelle et de l’IDHA. Nous avons de plus en plus d’occasions d’utiliser des solutions numériques en temps réel et peu coûteuses comme Thermia pour améliorer la surveillance des maladies. »

    Ne plus limiter la surveillance aux seuls patients consultant un praticien en clinique

    En Chine, la NHFPC surveille l’évolution de la grippe en signalant et en confirmant les cas car le système se base sur les enfants ayant consulté des cliniciens dans les établissements de santé.

    Cependant, ce type de programme traditionnel de surveillance des maladies peut entraîner un décalage entre le moment où l’épidémie se propage et le moment où elle est officiellement déclarée. Les facteurs qui contribuent à ce décalage incluent :

    • la proximité des patients avec un établissement de santé et la probabilité de prendre rendez-vous dans une clinique ;
    • la disponibilité des cliniciens formés pour identifier les symptômes de la grippe et des ressources dans les laboratoire locales pour confirmer les cas.

    La Chine compte 620 millions d’utilisateurs de l’internet mobile : un fort potentiel pour le développement de l’e-santé

    La Chine compte 620 millions d’utilisateurs de l’internet mobile, qui peuvent théoriquement accéder à l’application Thermia à partir de n’importe quel ordinateur, smartphone ou même via l’assistant d’Amazon Alexa.

    « Dans des pays géographiquement grands et densément peuplés comme la Chine, des outils comme Thermia peuvent fournir une meilleure surveillance de la maladie sur le sol que les dispositifs qui s’appuient sur des données recueillies uniquement au niveau de la clinique », explique l’auteur principal de l’étude, Yulin Hswen, chercheur dans le groupe d’épidémiologie computationnelle du Boston Children’s.

  • Cancer : l’Inde connecte ses 108 centres pour améliorer l’accès aux soins et le suivi des patients

    Trouver le spécialiste adapté, prendre RDV, avoir un deuxième avis, transférer un dossier médical et suivre le patient en ambulatoire, tels sont les objectifs de service que l’Inde souhaite apporter à sa population en connectant les 108 centres de lutte contre le cancer. Un réseau numérique vient d’être créé en Inde pour aider les patients à trouver le bon médecin plus rapidement, dans un pays où il faut généralement patienter plusieurs mois avant d’obtenir le bon diagnostic puis le bon traitement.
    Ce projet est une initiative menée entre les hôpitaux indiens de lutte contre le cancer, dirigée par le Tata Memorial Hospital de Bombay et Tata Consultancy Services (TCS), l’une des plus grandes entreprises informatiques du pays.

    Un réseau numérique pour faciliter le contact entre patients et médecins

    Le centre numérique a été inauguré le 21 mai 2017 en tant que réseau reliant le Tata Memorial Hospital au centre médical de Kolkata, à l’Institut du cancer de Chennai et au Centre régional du cancer de Thiruvananthapuram. Il reliera bientôt entre eux les 108 hôpitaux faisant partie de l’India’s National Cancer Grid, un réseau de centres de cancérologie, d’instituts de recherche et d’organismes de bienfaisance indiens réputés.

    Un « one-stop centre »

    « Le centre numérique servira de « one-stop centre » pour tous ceux qui pensent souffrir d’un cancer ou qui viennent d’être diagnostiqués », a déclaré le Dr. C Pramesh, cancérologue au Tata Memorial Hospital.

    « [Il suffit simplement au patient] de composer un numéro de téléphone [pour entrer en contact avec] des personnes formées, y compris des médecins, qui lui parleront des symptômes et lui proposeront [un rendez-vous avec] un oncologue au centre de cancérologie le plus proche. »

    Par la suite, le dispositif numérique permettra de fixer les rendez-vous avec le médecin, d’envoyer des rappels aux patients pour les consultations de suivi et les tests à effectuer en laboratoire.

    Le dossier médical complet du patient sera également disponible sous un format numérique, ce qui facilitera la recherche d’un deuxième avis médical.

    « Le centre peut être utilisé non seulement pour l’oncologie, mais peut également relier entre eux les spécialistes du cœur et des maladies infectieuses », a précisé le Dr. Pramesh.

    Une réduction des tâches administratives

    Le nouveau dispositif permettra également de réduire les tâches administratives des médecins. « Actuellement, entre 40 et 60 % du travail d’un médecin est administratif (compléter les dossiers des patients, établir des programmes de traitement…) », ont estimé les praticiens du réseau. Le centre numérique dispose d’un programme qui permet aux médecins de faire des enregistrements vocaux du plan de traitement de leur patient. Le fichier vocal est ensuite converti en document et téléchargé sur le dossier de santé électronique de la personne malade.

    Faciliter l’accès aux services de soins pour tous les Indiens

    Cancer : 1 million de nouveaux cas recensés chaque année en Inde

    La lutte contre le cancer est l’une des priorités en Inde. Environ 1 million de nouveau cas sont détectés chaque année, dont 700 000 patients qui décèdent à la suite de complications. Une récente étude menée par le Postgraduate Institute of Medical Education and Research-Chandigarh a révélé que le temps moyen s’écoulant entre le moment où une personne constate un symptôme et le diagnostic était d’environ quatre mois et pouvait s’étendre jusqu’à trois ans.

    1 oncologue pour 1 600 patients

    Le ratio oncologue-patient est très bas en Inde, environ 1 pour 1 600, a précisé Girish Krishnamurthy, vice-président de TCS. « Environ 32 % des patients ruraux se déplacent de très loin pour accéder aux soins de base. Le centre [numérique] aidera le National Cancer Grid à améliorer les résultats des soins contre le cancer tout en permettant aux patients d’accéder facilement aux services de santé se situant près de leurs domiciles », a déclaré Mr. Krishnamurthy.

    Le centre numérique permettra de suivre en temps réel les patients

    Aujourd’hui, la plupart des patients, en particulier dans les régions du Nord et de l’Est du pays, se déplacent vers l’Ouest ou le Sud pour obtenir un traitement car c’est dans ces zones que se trouvent les meilleures offres de soins.

    « Grâce au centre numérique, les médecins peuvent documenter leurs plans de traitement et les options envisageables en temps réel. Comme [ce comportement] devient la norme, l’uniformité des soins suivra », a déclaré le Dr. Rajendra Badwe, directeur du Tata Memorial Centre.

    Ainsi, les patients recevront le même traitement au centre de cancérologie le plus proche de leurs domiciles qu’au Tata Memorial Centre ou au Chennai’s Cancer Institute.

  • Obésité : Newlife, plateforme de suivi et d’information des patients obèses (Ethicon)

    Ethicon, qui développe des solutions chirurgicales notamment en matière d’obésité, a dévoilé à l’occasion de la journée européenne de l’obésité le 19 mai 2017 le lancement de sa plateforme destinée au suivi et à l’information des patients obèses : Newlife.

    En partenariat avec Ouicare (spécialiste de la e-santé) et Withings (spécialiste des objets connectés), la solution digitale sera accompagnée d’une balance connectée et/ou capteur d’activité délivrés au patient pour son suivi.

    L’alliance d’une solution numérique avec les objets connectés pour le suivi de l’obésité 

    L’application de suivi qui s’adresse au patient permet de collecter les données générées par les objets connectés fabriqués par Withings. Ainsi, balance connectée et/ou traceur d’activité sont remis au patient au début de la prise en charge afin de pouvoir effectuer un suivi à distance de leurs données de santé (poids, activité physique). 

    Cela permet une prise en charge plus systématique, plus régulière et également une autonomisation du patient qui devient acteur de son suivi. 

    Une solution qui inclut patients et professionnels 

    La solution Newlife se décline en deux supports : une plateforme pour les professionnels de santé et une application pour les patients. 

    Les professionnels peuvent ainsi saisir toutes les informations de santé du patient dans la plateforme et suivre son état de santé à distance via les informations collectées par les objets connectés. Le suivi post-opératoire est notamment ciblé par cette solution. 

    Les patients, de leur côté disposent d’une application qui lui délivre des informations, alarmes, notifications, rappels, dans le cadre de son suivi post-opératoire ou de sa maladie. L’application permet un suivi assidu du patient mais aussi un accompagnement pour pallier la solitude face à sa maladie une fois de retour à son domicile. 

    La plateforme Newlife est aujourd’hui en test auprès de 50 patients. Le modèle économique et le lancement officiel de la solution n’ont pas encore été dévoilés. 

  • Publication BMJ : La télémédecine facilite l’accès à l’IVG médicamenteuse en toute sécurité

    Une étude* publiée le 16 mai 2017 dans le British Medical Journal montre que l’avortement médicamenteux via une plateforme de télémédecine offre les mêmes garanties de sécurité qu’une interruption volontaire de grossesse réalisée dans un établissement de soins. Cette solution pourrait être une alternative pour les femmes vivant dans des pays où les lois sur l’avortement sont restrictives.

    Des services en ligne pour contourner des lois restrictives

    Chaque année, 43000 femmes meurent dans le monde parce qu’elles n’ont pas eu accès à des services de santé leur permettant d’avorter dans des conditions légales et sécurisées. Confrontées à des interdictions totales ou à des lois très restrictives, des milliers de femmes prennent des risques pour mettre fin à une grossesse non désirée. Pour éviter ces issues dramatiques et contourner ces législations, des associations ont mis en place des services de télémédecine. C’est le  cas d’une ONG hollandaise présente dans plus de 140 pays. Via son site internet WoW (www.womenonweb.org), les femmes peuvent se procurer les médicaments habituellement prescrits pour un avortement précoce et avoir accès à des conseils en ligne. 

    Des conseils en ligne sur le bon usage des médicaments

    Utilisé par des milliers de femmes en Irlande, ce service de télémédecine dédié à l’IVG médicamenteuse avait été évalué une première fois en 2011. Les résultats, plutôt positifs, montraient que 12% des femmes avaient dû subir une intervention chirurgicale. Une équipe de chercheurs internationaux a mené une nouvelle étude auprès de 1000 femmes en Irlande du Nord et en République d’Irlande qui devaient suivre une procédure pré-définie :

    • remplir un formulaire afin de savoir s’il n’y avait aucune contre-indication à l’IVG médicamenteuse. Le formulaire était validé par un médecin.
    • Les femmes recevaient des comprimés de mifepristone et de misoprostol par courrier gratuitement ou après avoir fait un don à l’association.
    • Des conseils de bon usage du médicament et un accompagnement pendant et après l’IVG étaient délivrés en ligne par des équipes spécialement formées.
    • Les femmes étaient ensuite invitées à remplir un questionnaire d’évaluation. 

    Un taux de réussite de 95%

    Sur les 1000 femmes ayant pris les médicaments, la majorité se situait entre 7 et 9 semaines de grossesse au moment où elles ont rempli le formulaire.

    • Dans 95% des cas, les femmes ont déclaré que ces IVG médicamenteux auto-gérés avaient été une réussite. 45 femmes sur 1000 ont eu besoin d’une intervention chirurgicale.
    • Moins de 10% ont rapporté des symptômes pouvant évoquer une grave complication, telle que des saignements, une fièvre ou une douleur persistantes.
    • Seulement 2,6% ont dû prendre des antibiotiques et 0,7% ont subi une transfusion sanguine. Aucun décès n’a été enregistré. 

    La télémédecine au service de femmes autonomes

    Bien sûr, cette étude repose sur les seules déclarations des femmes ayant utilisé la plateforme WoW. Mais, « ces résultats sont comparables à ceux obtenus par des IVG médicamenteuses réalisés en établissement de soins », estiment les auteurs de ces travaux. Nous avons maintenant la preuve que des avortements médicamenteux auto-gérés grâce à la télémédecine et réalisés en dehors du système de santé sont sûrs et efficaces ».

    Cette étude démontre également que les femmes sont capables de repérer les symptômes à risques et de demander une assistance médicale quand c’est nécessaire. Enfin, les auteurs estiment que les évolutions des législations sur l’avortement en Europe et aux Etats-Unis doivent inciter à développer de tels services de télémédecine. 

  • IA en imagerie  : levée de fonds de 6 millions d’euros pour AiDoc

    6 millions d’euros : tel est le montant levé en avril 2017 par la start-up israélienne AiDoc , qui a développé un algorithme basé sur le machine learning pour analyser les données d’imagerie.

    La solution développée par AiDOC, « Radiology Workflow », est un outil d’aide au diagnostic qui permet de visualiser sur le même écran des sources de données multiples.

    La levée de fonds doit permettre à AiDoc de renforcer son équipe de R&D et son équipe marketing aux Etats-Unis et en Israël.

  • Google: By using AI and deep learning to detect risk of hospital readmission – Value-based care

    Google Brain, a Google research team specialised in AI, revealed its project to develop an artificial intelligence tool that can predict the risk of disease for each individual, announced at the Google I/O conference 2017.
    The objective of this project is to detect the risk of future potential diseases and avoid the hospital readmission after the first hospital visit. It also aims to improve the healthcare quality inside hospitals, facing to new emerging health economic models.

    For the success of this project, Google will apply its expertise in machine learning, which has been acquired during the development of its different tools, like Google Translation.

    Google is partnering with hospitals and several American universities in Chicago and San Francisco, including Stanford University to develop this project.  Hospitals are the major source of exploitable data. These data origins from millions of anonymous medical records transmitted to society, including data from admission records, medical records, diagnoses, biological analysis results, and so on.

    By relying on machine learning, this predictive tool is based on algorithms enabling it to:

    • detect a potential hospitalisation for each patient
    • show the evolution of health state of each patient
    • determine whether the patient is likely to suffer a post-hospitalization

    Google expressed that this project has already identified the needs of hospitals,  facing to the new emergence of different health economic models, especially for the value-based care.

  • Wheezlab, une plateforme digitale pour la prise en charge des maladies respiratoires

    Wheezlab est une start-up créée en 2015 et spécialisée dans les maladies chroniques respiratoires.
    Construire des solutions numériques allant de la plateforme à l’application, en passant par des modules de formation en ligne, à destination des professionnels de santé et des patients souffrant d’asthme, ou de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), tel est l’objectif de Wheezlab.

    Accompagner les patients 

    Les solutions Wheezlab s’adressent aux patients en leur proposant une application d’information, de suivi, d’observance, de préparation des rendez-vous médicaux, d’échange entre parents et de conseils de professionnels de santé.

    Cette application ludo-éducative s’adresse tout particulièrement aux enfants souffrant d’asthme. 

    Aider les professionnels de santé 

    Concernant les professionnels de santé, la start-up imagine des solutions et outils permettant la formation en ligne des professionnels, la prise en charge et le suivi des patients, le traitement et l’analyse des données récoltées. 

    Les formations proposées par Wheezlab peuvent aussi s’adresser aux étudiants en pneumologie. 

    Analyser les données collectées 

    La start-up recueille également les données anonymisées collectées via ses outils numériques. Elle accompagne ainsi des études cliniques pour faire avancer la recherche en matière de maladies respiratoires et peut également améliorer ses services. 

  • Télémédecine : la Polynésie française met en place un modèle innovant

    La Délégation de la Polynésie à Paris organisait le 24 mai 2017 une présentation de l’Espace numérique de santé polynésien, à laquelle Health&Tech Intelligence a pu assister.

    • Créer une gouvernance forte des systèmes d’information de santé
    • Prioriser les moyens sur le dossier médical partagé
    • Développer la télémédecine en soins primaires dans l’ensemble de l’archipel

    Tels sont les trois objectifs de cet espace numérique de santé, dont la mise en œuvre opérationnelle passe par des modèles d’organisation et de financement innovants.

    Des spécificités territoriales fortes

    La Polynésie est un archipel composé de 118 îles dont 67 habitées, dispersés sur 2,5 millions de km2 : les îles les plus éloignées de Tahiti sont à environ 7 à 8 heures de vol. Par ailleurs, la Polynésie est à 4000 km des côtes australiennes, et 10 000 kilomètres de l’Asie.

    Sur le plan institutionnel, la Polynésie est une collectivité d’outre-mer qui bénéficie d’une large autonomie politique, avec une Assemblée territoriale élue au suffrage universel et un gouvernement placé sous le contrôle de l’Assemblée. L’administration régalienne est assurée par l’État.

    La santé représente la moitié du budget de la collectivité, notamment en raison des nombreuses évacuations sanitaires (EVASAN) : 77 par jour vers Tahiti environ. Le principal établissement hospitalier est le centre hospitalier de Polynésie française (CHPF), mais il existe des établissements secondaires sur certaines îles. Il n’y a pas de médecins sur toutes les îles, bien que la densité médicale soit égale à celle de l’Australie et supérieure à celle de la Nouvelle-Zélande, et certaines ont peu ou pas de structure de soins.

    Un nouveau schéma d’organisation des soins voté en 2015, et dont la mise en œuvre s’étale de 2016 et 2021, prévoit une transformation du système, avec la création d’une autorité de régulation sanitaire et sociale et des évaluations financières. L’espace numérique de santé polynésien en est un axe stratégique.

    Développer la télémédecine en soins primaires

    Le développement de la télémédecine prévu par l’espace numérique de santé polynésien vise à améliorer l’état de santé de la population polynésienne grâce à un meilleur accès aux soins primaires. Un texte, proche du décret français de 2010, sera adopté d’ici l’été pour encadrer la pratique de la télémédecine et en permettre le développement.

    Un nouveau modèle de financement par capitation est envisagé, autour des missions suivantes :

    • télésuivi de la population d’une île (selon le nombre d’habitants), avec des téléconsultations quotidiennes et des gardes ;
    • responsabilité en matière de santé publique : vaccination, médecine scolaire ;
    • consultations sur place une semaine tous les deux mois.

    Le médecin percevra une rémunération forfaitaire pour cet ensemble de missions. Il s’appuierait sur place sur un à deux infirmiers, ou un adjoint de soins.

    La valorisation des actes qui pourraient être réalisés n’a pas été abordée pour l’instant.

    Avec ce nouveau modèle d’organisation, le gouvernement polynésien souhaite à la fois:

    • améliorer les indicateurs de santé publique grâce au renforcement de la prévention primaire et secondaire, la prévalence de pathologies chroniques comme le diabète ou l’obésité étant importante ;
    • diminuer le nombre d’évacuations sanitaires, dont le coût est très élevé ;
    • remplacer les « flying doctors » par des téléconsultations, dans la mesure du possible.

    Quant à la téléexpertise, elle est déjà développée entre les médecins des hôpitaux secondaires et les médecins du CHPF, voire de métropole.

    Des expérimentations de télédialyse ou de télésurveillance du diabète sont également en cours.

    DMP : un déploiement progressif

    Après un premier projet de DMP, enlisé en raison d’un manque de portage politique, le DMP a été relancé en 2008. Le gouvernement polynésien souhaite partir du DPI existant au CHPF pour développer un système de partage des données, avec un hébergement des données de santé par un prestataire.

    Le déploiement est envisagé à un horizon de 3 à 4 ans, après des expérimentations préalables.

    Infrastructures : le câblage en cours

    Du point de vue des infrastructures, des câbles sont en cours d’installation pour relier Tahiti aux îles plus éloignées.

  • Réalité virtuelle : C2Care conçoit des solutions et des consultations au service de la santé mentale

    La start-up française C2Care développe depuis 2012 des solutions de réalité virtuelle, afin d’immerger le patient dans les situations qui lui provoquent des angoisses.
    Les solutions C2Care permettent de traiter plusieurs pathologies mentales et autres troubles liés à l’anxiété.

    La réalité virtuelle pour traiter les troubles mentaux 

    Les solutions C2Care s’adressent particulièrement au traitement des troubles suivants : 

    • Stress et anxiété, par des immersions relaxantes ou au contraire une confrontation à l’objet de ses angoisses 
    • Phobie, par des mises en situation correspondant à la phobie (vertige, claustrophobie)
    • Troubles du comportement alimentaire, par une confrontation à des situations impliquant de la nourriture 
    • Addiction, par une immersion en situation de consommation de l’objet de l’addiction 

    Elaborées par un comité scientifique composé de psychiatres et de psychologues, les mises en situation permettent aux patients de se confronter à l’objet de leur trouble anxieux de manière progressive, dans le cadre d’une consultation. 

    Des « thérapeutes C2Care » 

    Outre ses solutions de réalité virtuelle, C2Care met également à disposition sur son site une plateforme de géolocalisation qui regroupe les thérapeutes ayant adhéré aux solutions. Psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et cliniques y sont répertoriés partout en France. 

    Le praticien souscrit à un abonnement mensuel, semestriel ou annuel pour les programmes incluant le matériel ou non, de 89 à 999€ selon la formule choisie.