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  • IA : la start-up Chronocam développe une technologie de deep learning pour restaurer la vue

    Appliquer le fonctionnement de la rétine humaine aux capteurs d’images utilisés pour l’intelligence artificielle pour obtenir des applications 30 fois plus rapides pour des secteurs très variés, telle est l’ambition de la start up française Chronocam, créée en 2014 à Paris à l’Institut de la Vision de l’Université Pierre et Marie Curie, au Centre National de la Recherche Scientifique et à l’Inserm.

    De la voiture autonome, aux drones, en passant par la réalité virtuelle et augmentée ou la recherche médicale, Chronocam développe une technologie de Deep Learning appliquée à la vision qui intéresse divers grandes entreprises dans de multiples secteurs.

    Une nouvelle approche de la vision par ordinateur

    Depuis une vingtaine d’années, des chercheurs travaillent sur le modèle de la rétine humaine afin de pouvoir le reproduire. C’est dans ce but que la start-up Chronocam a été créée: sortir du besoin photographique qui n’est plus assez efficace dans les applications de vision par ordinateur. 

    La technologie de Chronocam repose sur la méthode de deep learning pouvant dépasser les informations inutiles et redondantes issues du modèle classique de capture d’image qui se fait à des points fixes dans le temps. Chronocam se fonde sur le modèle de la rétine humaine qui ne fonctionne pas de cette manière. Il n’y a pas d’image, ni d’exposition, elle n’acquiert que l’information du changement. Ainsi, seule l’information pertinente est capturée et analysée, ce qui permet à chaque pixel de la matrice d’être indépendant tandis que pour les capteurs classiques tous les pixels se renouvellent en même temps.

    Là où d’autres société travaillant sur l’IA tentent d’optimiser le traitement, Chronocam questionne la partie acquisition. Pour développer ce modèle, la start-up a levé 20 millions de dollars (17,8 millions d’euros) au total auprès d’entreprises comme Bosch, 360 Capital, Intel Capital, Renault-Nissan et le CEA.

    De l’industrie à l’approche médicale

    La société travaille avec divers secteurs de l’industrie française: de l’automobile Renault-Nissan à des projets avec la Direction Générale de l’armement en passant par Intel pour la réalité virtuelle et augmentée. Et pour cause, sa technologie est déjà industrialisable. Chronocam utilise le Complementary Metal Oxide Semiconductor (CMOS), un processus de fabrication standard, pour laquelle elle a 20 brevet mais peut utiliser les moyens de production actuels, sans modifications et sans surcoût.

    Les développements dans le champ médical

    Le domaine du médical reste pour Chronocam une priorité. En effet, Luca Verre, le PDG explique qu’ils poursuivent une « double approche médicale et industrielle car le potentiel de cette technologie est très large. Nous en sommes à la seconde génération du capteur aujourd’hui. La première génération a été adoptée pour le médical par l’entreprise Pixium Vision (elle aussi issue de l’Institut de la Vision). Elle développe des systèmes de restauration de la vue pour les aveugles à l’aide d’une caméra embarquée dans des lunettes. Elle acquiert le visuel de manière bio-inspirée et l’envoie à un implant bio-rétinien.
    Les premiers implants ont démarré l’été dernier, et il y a eu 20 implantés pour le moment. »

  • NotreSanté : carnet de santé compagnon de la santé au quotidien

    NotreSanté est une statut-up toulousaine créée en 2016 qui a lancé une application en partenariat avec le laboratoire Pierre Fabre afin de pouvoir centraliser toutes les informations de santé de chaque membre de la famille. La solution se décline également sous forme de plateforme pour les professionnels de santé.
    L’application NotreSanté est gratuite et cherche à être financée par des partenariats avec des marques et des collectivités. Atteindre 100 000 utilisateurs et 10 000 professionnels de santé, tel est l’objectif de la start-up à l’horizon 2018.

    Un journal de bord familial 

    NotreSanté est un journal familial de la santé de chacun. Sous format d’application, la solution permet de créer un dossier santé par membre de la famille et d’y centraliser toutes ses informations : 

    • gérer et de partager les rendez-vous médicaux,
    • archiver les ordonnances, les certificats médicaux, les suivis de traitements, les résultats d’analyse. 

    L’application permet également, outre le stockage des données, de gérer sa santé au quotidien en recevant des rappels lors des rendez-vous ou en photographiant une ordonnance pour la transmettre directement à son pharmacien. 

    Un outil de gestion pour les professionnels de santé 

    Pour les professionnels de santé, NotreSanté permet également de gérer la patientèle : 

    • prise de rendez-vous en ligne et visualisation des rendez-vous
    • accès aux informations du patient 
    • création des prescriptions 

    L’utilisation de l’application leur est également possible, afin de pouvoir communiquer avec leurs patients notamment et de pouvoir leur adresser directement les ordonnances, leur proposer une prise de rendez-vous directe et suivre leur traitement. 

    Des données protégées 

    Si les informations santé contenues dans l’application peuvent être partagées entre les membres de la famille (notamment entre les parents s’agissant des enfants), il est aussi possible de les stocker dans un dossier privé. 

    En outre, la protection des données est assurée par une plateforme d’hébergement de données de santé agréée par l’ASIP Santé. 

     

  • TIMM – le camion de téléimagerie médicale mobile pour la prévention dans les zones isolées

    La station de téléimagerie mobile a été mise au point par le Centre Hospitalier de Lannemezan et le Centre Européen des Technologies de l’Information en milieu Rural (CETIR) et réalisée par la société Toutenkamion dans l’objectif d’apporter un service d’imagerie médicale de proximité aux personnes isolées, à mobilité réduite, fragiles ou handicapées. Ce service de radiologie mobile évalué à 2,4 M € a été livré le 13 mai 2017 à Saint-Laurent-de-Neste.

    Le TIMM permet de réaliser des radiographies, des mammographies, des échographies, des rétinographies, des dermatoscopies et des examens de cardiologie dont les résultats sont analysés en temps réel par des radiologues reliés à la station mobile par une communication satellitaire.

    Télétransmission satellitaire d’imagerie médicale

    Le camion est équipé pour fonctionner en autonomie complète sans nécessité de raccordement au réseau électrique et sans groupe électrogène. Il dispose également de la technologie de télétransmission satellitaire d’imagerie médicale développé avec Airbus et le MEDES afin de pouvoir communiquer en permanence, depuis les zones les plus reculées, avec les praticiens et radiologues via le réseau CGTR de télémédecine.

    Cette solution télémédicale permet de répondre à trois problématiques :

    •  lutter contre la désertification médicale ;
    •  favoriser le maintien à domicile des personnes fragiles;
    •  développer la prévention et avancer le diagnostic dans le temps.

    Ainsi, TIMM permet de réaliser des économies importantes en réduisant les déplacements des patients tout en augmentant leur confort.

    Un investissement public privé, une économie pour l’assurance maladie

    Le projet a été financé par à la fois par l’État, les collectivités territoriales (l’État à hauteur de 336 000 €, la région Occitanie à hauteur 62 000 €, le Comité départemental de développement économique des Hautes-Pyrénées à hauteur de 160 000 €, l’ARS – 100 000 € et le département des Hautes-Pyrénées – 95 000 €), ainsi que des entreprises pour les 40 % restants.

    Les prévisions actuelles suggèrent que TIMM pourrait engendrer une économie d’un million d’euros de déplacements, au bénéfice de la CPAM, rien que sur le bassin du CH Lannemezan.

  • E-santé : une coopération entre des hôpitaux universitaires de Corée du Sud et des États-Unis

    L’hôpital universitaire de Chung-Ang a tenu un séminaire international conjointement avec l’Université de l’Utah à Séoul le 22 mai 2017 pour promouvoir la coopération entre la Corée du Sud et les États-Unis dans le domaine de la santé numérique.

    La conférence a examiné l’état actuel du système de santé numérique dans l’État américain de l’Utah et a discuté de ses applications possibles à la réalité médicale coréenne.

    Un protocole d’entente entre l’université de l’Utah et l’hôpital de Chung-Ang

    En novembre 2016, l’hôpital universitaire de Chung-Ang a signé un protocole d’entente avec l’hôpital de l’Université de l’Utah pour mener des recherches communes et se développer conjointement dans le domaine de l’e-santé. L’objectif principal est de mettre au point des dispositifs numériques afin de les appliquer aux systèmes médicaux sud-coérens.

    Le Pr. Han Duck-hyun, de l’hôpital de Chung-Ang, a déclaré lors de son discours d’ouverture qu’il envisageait notamment de combiner des périphériques intelligents dans le système de santé coréen. En cas d’urgence, les signes vitaux transmis par le patient au personnel médical via un appareil portable pourraient ainsi permettre aux médecins de percevoir et d’analyser avec précision une situation de crise.

    S’inspirer de la télémédecine de l’Utah pour améliorer les services de santé en Corée du Sud

    « Nous ne voulons pas transposer directement la télémédecine de l’Utah en Corée, mais si nous pouvons apprendre à utiliser des appareils connectés en prenant en considération les spécificités observées en Corée, nous pourrons profiter des avantages d’un système médical national », a déclaré le Pr. Han.

    Les équipes médicales des deux universités ont convenu de la nécessité de « commercialiser les dispositifs de télé-santé et de télémédecine [israéliens] en Corée » pour une utilisation efficace des ressources médicales nationales, a déclaré Chris Wasden, directeur exécutif du Sorenson Centre for Discovery & Innovation de l’Université de l’Utah..

    La Corée du Sud mise sur la télémédecine pour améliorer l’accès aux soins

    L’Organisation mondiale de la santé définit la télé-santé comme l’ensemble des télécommunications assistées par ordinateur employées pour soutenir la gestion, la surveillance et l’accès aux connaissances médicales, tandis que la télémédecine désigne les télécommunications utilisées uniquement pour diagnostiquer et traiter les patients.

    Nate Gladwell, directeur principal et directeur des opérations cliniques des hôpitaux et cliniques de santé de l’Université de l’Utah, a précisé les trois principaux objectifs de la télémédecine :

    • élargir l’accès aux soins spécialisés dans les zones reculées ;
    • préparer le système de santé national au futur de l’industrie en améliorant l’interaction entre médecins et patients ;
    • assurer aux patients de recevoir les bons soins au bon moment.

    Telestroke : un programme qui relie 26 hôpitaux dans six États

    « À l’heure actuelle, nous avons un programme clinique appelé Telestroke qui relie 26 hôpitaux dans six États, a expliqué l’expert américain, rappelant que 30 % des patients de l’hôpital de Chung-Ang vivent à plus de 100 miles (170 kilomètres) de l’établissement. Si un patient souffre d’un accident vasculaire cérébral et est emmené dans l’un de ces hôpitaux, [les équipes médicales] peuvent se connecter à nos spécialistes de l’AVC en utilisant la télémédecine. »

  • Conférence biomédicale de Tel Aviv : panorama des tendances des innovations e-santé en Israel

    Les entreprises d’e-santé israéliennes et internationales ont présenté leurs produits, leurs services et leurs technologies à l’occasion du salon MIXiii BIOMED, qui s’est tenu en mai 2017 à Tel Aviv.

    L’événement a donné un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler l’avenir du marché de la health tech, de la présentation d’électrodes de surveillance cérébrales à l’exposition d’une possible interface internet connectée au cerveau.

    BrainMarc : un casque pour mieux percevoir l’activité cérébrale des patients

    BrainMarc, une startup israélienne, faisait partie des participants. Le dispositif qu’elle a présenté est un casque relié à une électrode placée sur le front de l’utilisateur. Lors de la présentation, l’usager a répété une série de chiffres, en commençant par des chiffres à deux chiffres puis en poursuivant progressivement avec quatre ou cinq chiffres. L’outil a été capable d’analyser le degré d’engagement du cerveau de l’utilisateur et les résultats se sont affichés sur l’écran.

    « Grâce à notre technologie, nous sommes en mesure de voir (…) pendant les tests si le cerveau trouve la tâche effectuée facile ou non », a déclaré Yaël Rozen, l’un des fondateurs de la société (The Times of Israel).

    Adapter les traitements des personnes victimes d’AVC et prévenir les migraines

    • L’installation pilote est actuellement testée par le Reuth Medical & Rehabilitation Center de Tel Aviv. L’objectif est de découvrir grâce à son utilisation comme adapter les traitements de physiothérapie notamment aux patients ayant été victimes d’un AVC, en évaluant la difficulté avec laquelle leur cerveau assimile le traitement proposé.
    • BrainMarc a également développé une application pouvant prévoir le début des migraines, en surveillant l’activité électrique du cerveau par le biais d’un électroencéphalogramme (EEG).

    Medivizor : un site pour mieux informer les patients atteints de maladies chroniques

    Parmi les autres entreprises représentées lors du salon de Tel Aviv, il y avait Medivizor. La start-up a mis au point un site permettant aux patients souffrant de maladies chroniques et à leurs familles de créer un profil de santé en ligne afin d’obtenir des informations personnalisées sur leur état, y compris les dernières recherches et essais cliniques sur le sujet. La plateforme peut analyser plus de 600 conditions, dont 88 % sont liées au cancer et au diabète.

    La technologie d’apprentissage exploitée pour cet outil scanne le web pour obtenir les dernières informations sur les conditions signalées. Elle les transforme ensuite en rapports faciles à comprendre et à appréhender. Environ 100 000 utilisateurs utilisent le site actuellement, a affirmé le Dr. Oren Fuerst, cofondateur de la start-up.

    « L’Internet sera l’extension de [notre] cerveau »

    L’ancien président d’Intel en Israël, Mooly Eden, s’est exprimé sur sa vision du futur de l’industrie devant les scientifiques et investisseurs internationaux qui assistaient à la conférence. « Nous finirons par disposer d’une interface cerveau-ordinateur (…) et l’Internet sera l’extension de [notre] cerveau », estime-t-il, imaginant qu’un jour, des puces implantées dans nos doigts nous permettront de démarrer des voitures et que nous pourrons transmettre une information d’un appareil à un autre et d’une personne à une autre juste avec la pensée.

    Israël : les entreprises dédiées aux sciences de la vie sont en pleine croissance

    Il existe environ 1 350 sociétés actives centrées sur les sciences de la vie en Israël et 612 d’entre elles ont été créées entre 2007 à 2016, précise un rapport sur le secteur publié par l’organisateur de la conférence MIXiii BIOMED, IATI-Israel Advanced Technology Industries, une organisation parapluie d’entreprises high tech, de sociétés de capital risque, de start-up et de multinationales opérant en Israël.

    823 millions de dollars US investis dans les sciences de la vie en 2016

    Quelque 823 millions de dollars (736 M €) ont été investis dans le domaine des sciences de la vie en 2016, soit 20 % de tous les investissements israéliens en haute technologie, souligne l’étude.

    Le financement mondial des technologies de l’e-santé est passé de 537 millions de dollars US (480 M €) en 2009 au montant record de 6,1 milliards de dollars (5,5 Mds €) en 2016, révèle CB Insights, une entreprise de données basée à New York. Les « méga-transactions » (« mega-deals »), dont le montant est supérieur à 100 millions de dollars (89 M €), sont devenues de plus en plus répandues sur le marché international, assurent les auteurs du rapport.

    « Après une décennie de croissance significative, l’industrie israélienne des sciences de la vie continue d’être forte et d’améliorer sa position sur le marché mondial de la santé », a déclaré Karin Mayer Rubinstein, P.-D.G. d’IATI.

    E-santé : une collaboration entre Israël et la Chine

    Au cours de la conférence, le Conseil chinois pour la promotion du commerce international a signé un protocole de coopération avec IATI dans le but de stimuler les échanges et le développement de coentreprises dans le domaine de la santé numérique entre les deux pays.

    « L’idée est de rendre possible la rencontre entre les industries des sciences de la vie chinoises et israéliennes », a déclaré Li Wang, membre de la délégation chinoise.

  • L’ère « numérique humaine » – les tendances de la santé digitale en 2017 (Accenture)

    Cerner l’impact de la technologie sur le secteur de la santé et d’identifier les priorités en matière d’investissements technologiques pour les prochaines années est l’objet de l’étude d’Accenture menée dans 31 pays auprès de plus de 5 400 dirigeants sur la période novembre 2016-janvier 2017 et publiée fin mai 2017.

    L’étude a permis d’identifier cinq tendances d’évolution du secteur sous le signe du digital et des nouvelles technologies :
    • la nécessité d’un cadre règlementaire adapté
    • l’interférence d’écosystèmes digitaux
    • la naissance de nouveaux marchés liée à l’établissement de normes régissant le digital
    • le besoin d’une révision organisationnelle des entités opérant dans le secteur
    • un recentrage sur l’humain pour un meilleur service.

    Accenture note que nous sommes entrés dans une nouvelle ère du numérique qui place l’humain au cœur de toutes les évolutions technologiques. La composante de l’innovation à plus fort potentiel de développement est l’intelligence artificielle (IA). Malgré son caractère complexe, elle est censée apporter une simplification des interactions et des interactions de meilleure qualité. 81% des dirigeants du secteur de la santé ont affirmé qu’ils considèrent qu’il est très important ou extrêmement important d’inclure dans leur offre de services et de produits des plateformes centralisées, assistants virtuels ou chatbots.

    L’introduction du digital dans le domaine de la santé est à l’origine de profonds chamboulements affectant les interactions du secteur, mais suppose également le ralliement d’acteurs tout à fait nouveaux. Tous ensemble, ils vont converger vers la mise en place de nouveaux écosystèmes au sein desquels des données vont circuler. La valeur clé pour faire fonctionner l’ensemble des rouages et pérenniser l’écosystème est la confiance. C’est à la gouvernance que revient le rôle de garantir l’usage approprié de données à bon escient.

    Les nouveaux écosystèmes

    Un nouveau cadre fonctionnel et réglementaire

    L’introduction de l’innovation dans le secteur de la santé débouche sur la création de nouveaux produits et services et à la fois de nouveaux marchés.

    Or, l’industrie est face à une page blanche et tout reste à faire. Le nouveau cadre doit proposer des normes qui puissent garantir la sécurité, la confiance et la protection de la vie privée.

    Les entreprises du secteur de la santé sont en train de façonner les nouvelles industries digitales. Ces premières doivent changer leur positionnement traditionnellement cantonné à un rôle passif de preneurs de marché en façonneurs de marché. La définition de règles dans le but de protéger tous les intervenants au sein de l’écosystème incombe aux acteurs du secteur de la santé et ils se doivent d’assumer ce leadership.

    Les normes et les politiques relatives au digital appliquées au secteur de la santé doivent évoluer et rattraper la poussée d’évolutions technologies déjà présentes comme la solution de la télémédecine. Même si les attentes des patients et des médecins ont évolué pratiquement au même rythme que les évolutions technologiques, le cadre légal est en retard et il doit suivre.

    66% des professionnels du secteur de la santé concèdent que les innovations proposées par leur organisation tombent dans la zone grise de la réglementation actuelle et 44% des interrogés affirment s’organiser déjà en consortium afin de s’autoréglementer.

    Les écosystèmes interconnectés et interactifs

    Actuellement, de plus en plus d’entreprises intègrent des fonctionnalités relevant de leur cœur de métier aux plateformes de tiers.

    Pour ouvrir la voie à de futures vagues de croissance, ces partenariats sont transformés en opportunité pour se construire une place dans les écosystèmes digitaux émergents qui devraient rompre avec la séparation en silo des fonctions, où cohabitent des systèmes de gestion de la coordination des soins, de paiement ou de prestation de soins. Par ailleurs, les plateformes existantes permettent la rencontre entre les fournisseurs de services et les consommateurs pour un échange de la valeur, mais il faut aller au-delà, car aujourd’hui les entreprises ont besoin de partenaires spécialisés dans le digital pour établir leur futurs écosystèmes.

    Ces derniers dépasseront le cadre de coopération technologique pour mettre en commun leurs moyens, l’expertise et les services qui touchent aussi bien les organisations de santé, les patients et les professionnels de santé. Ils doivent permettre la rencontre de l’offre et des consommateurs qui exigent un processus de prise de décision simplifiée. À l’heure actuelle, 66% des organisations prennent des mesures pour participer à l’établissement d’écosystèmes digitaux.

    Dans un tel contexte, le meilleur modèle économique est celui basé sur les plateformes et 90% des interrogés en sont convaincus. Les représentants du secteur de la santé jugent qu’il est crucial de prendre part aux écosystèmes aux côtés de partenaires spécialisés dans le digital aujourd’hui.

    78% des entreprises engagées dans le secteur de la santé pensent que leurs avantages compétitifs futurs seront fonction de la force des partenaires et des écosystèmes auxquels elles se seront associées.

    L’écosystème de l’avenir est connecté, car l’interdépendance des acteurs pour un service de santé optimal à l’égard du patient est une évidence et les plateformes digitales offrent un cadre propice à une communication et un échange de données optimisé entre tous les acteurs.

    L’intelligence artificielle (IA) comme composante sous-jacente des écosystèmes du futur

    Les écosystèmes du futur seront tous placés sous le signe de l’intelligence artificielle au cœur de l’identité de l’entreprise. Utilisée en back-office dans certains processus actuellement, elle émerge sur le devant de la scène pour endosser des rôles de plus en plus sophistiqués.

    L’IA a un rôle à jouer dans le renforcement et le développement de la relation entre les établissements de santé et les patients, car elle pourra être à l’origine de services en support des soins, du conseil et de la coordination des professionnels. En se fondant sur l’expérience passée, elle peut proposer les meilleures options dans le choix des formules d’assurances santé et guider les utilisateurs vers la meilleure solution au sein des parcours de soins des patients.

    Le patient avait jusqu’à présent très peu de possibilités de recourir aux services de santé en libre accès. Les interfaces performantes et dotées d’algorithmes de l’IA pourront guider l’utilisateur en se basant sur les connaissances emmagasinées sur lui tout en lui proposant une expérience personnalisée, adaptée à sa personnalité et ses contraintes en le délestant des recherches infructueuses. 72% des dirigeants affirment déjà utiliser des assistants virtuels ou des chatbots pour optimiser l’expérience client.

    Par ailleurs, elle se met au service des professionnels du monde de la santé pour affiner le conseil qu’ils peuvent apporter aux utilisateurs. En exploitant les mines de données dont ils disposent, les assureurs pourront prédire les comportements de leurs bénéficiaires et la façon dont ils seront amenés à utiliser leurs services dans l’objectif de leur proposer les formules d’assurance les plus adaptées. C’est notamment possible grâce à la modélisation économique avancée et l’interprétation des données. Cette assistance intelligente débouchera à son tour sur la suppression de tâches chronophages de nature administrative notamment.

    Tout en évoluant sans cesse et en devenant de plus en plus affinée, elle pourra assister les médecins dans l’analyse des symptômes et l’établissement d’un diagnostic en complétant leur travail et en leur économisant du temps, les rendant ainsi plus performants. Ce partenariat sera favorisé par des interfaces dont l’utilisation sera facilitée par des composantes telles la reconnaissance vocale.

    L’humain au cœur de tout développement à dimension innovante

     Agilité des équipes

    Les dirigeants des entreprises de la e-santé sont face à une transformation de la structure des ressources humaines. Les plateformes qui sont désormais à la disposition des entreprises leur offrent une plus grande flexibilité dans la façon d’organiser leurs ressources.

    Accenture considère que les nouveaux modèles organisationnels vont occasionner des changements économiques les plus profonds depuis la révolution industrielle. De nouveau, on trouve les plateformes au cœur de la transformation. Des solutions de gestion du travail en ligne, le crowdsourcing, les plateformes collaboratives et les plateformes de travail à la carte autant d’innovations qui confèrent aux organisations une flexibilité jusque-là inégalée et qui est la clé de l’adaptation organisationnelle permettant aux entreprises de devenir véritablement digitales et de générer de l’innovation. La meilleure manière d’y arriver est de se positionner comme un marché ouvert de talents. La rencontre entre l’offre et la demande ne sera jamais aussi affranchie, à condition de bien en définir les règles.

    La technologie humano-centrée

    Toute nouvelle technologie doit tenir compte de l’individualité des utilisateurs, d’où un besoin accru d’adaptation. Si l’on admet que nous marchons vers une ère d’interaction étroite entre l’humain et la machine, se concentrer sur les comportements individuels permet à la fois d’améliorer l’expérience d’utilisation et de concevoir des solutions technologies plus efficaces au plus près des besoins et souhaits des utilisateurs dans une relation fondée sur le partenariat.

    Les technologies de santé vont devenir plus centrées sur l’humain. Aujourd’hui, dans le cadre de la télémédecine, les patients peuvent déjà prendre leur rendez-vous en ligne, mais grâce aux interfaces de plus en plus performantes, les possibilités s’accroissent mais dans le sens de l’humain.

    81% des interrogés affirment que les entreprises doivent d’abord comprendre les souhaits des individus et où ils souhaitent arriver afin de concevoir des technologies à leur service. Le même nombre de dirigeants estiment que les entreprises leaders dans la santé seront celles qui auront réussi à cerner ce qui anime les motivations profondes du comportement humain.

  • 39bis : Sanofi lance un laboratoire dédié à la e-santé

    Sanofi annonce le 1er juin 2017 la mise en place d’ici la fin de l’année du laboratoire 39bis qui sera dédié à la e-santé.

    Sanofi renforce son positionnement sur le digital par l’annonce de la création du laboratoire 39bis. 

    Un espace entièrement dédié à la e-santé

    170 m2 d’espaces modulables seront ouverts aux 25 000 collaborateurs de Sanofi ainsi qu’aux acteurs de la e-santé. Le laboratoire 39bis contiendra notamment un showroom, une salle de prototypage et regroupera plusieurs acteurs (startups, juristes, etc.).

    Une stratégie intégrant la e-santé dans 5 problématiques de santé publique

    Le laboratoire 39bis répond, pour Sanofi, à l’impact du digital comme solution à cinq problématiques en matière de santé publique : le rôle des pharmaciens d’officine (vente d’objets connectés), la pharmacovigilance, la vaccination, les maladies rares, le diagnostic d’affections cutanées (création d’une banque d’images). 

    Une nouvelle étape dans la stratégie e-santé de Sanofi

    39bis confirme l’étendue du déploiement de la stratégie e-santé de Sanofi comme le montraient ses précédents partenariats (Google pour Diabeo ou encore l’incubateur Village by CA). 

    Ce laboratoire sera inauguré en décembre 2017.

     

  • CIPRÉS Assurances organise la transformation numérique de ses métiers autour de sa DSI

    CIPRÉS Assurances réorganise sa DSI et nomme Woilide Nagmar comme directeur DSI, le 31 mai 2017, en lui confiant la gestion des enjeux métiers, l’amélioration de la qualité de service auprès des clients internes et la conduite de développement. La transformation numérique de l’organisation est l’un des objectifs qui lui sont fixés.

    La nouvelle direction sera organisée en 4 services et compte parmi ses objectif celui de contribuer à l’innovation et à la transformation numérique auprès des métiers et de l’écosystème business.

    La vision du nouveau directeur pour la DSI est de se positionner en véritable business partenaire des métiers et non en simple fonction de support des autres directions.

  • Etude Cybersécurité : 67 % des développeurs de DM connectés craignent une attaque dans les 12 mois

    L’industrie du dispositif médical ne s’engage pas assez dans la cybersécurité et deux tiers des industriels considèrent « possible » voire « très possible » une cyberattaque durant les 12 prochains mois, tels sont les principaux enseignements de l’enquête conjointe de Ponemon Institute et de Synopsys, publiée le 26 mai 2017.

    Une industrie sous le joug de la cybercriminalité mais qui ne se défend pas

    Plus de la moitié des organismes de soins craignent une cyberattaque durant l’année. Cependant, cette menace ne semble pas faire bouger les pratiques de cyberdéfense. L’enquête de Synopsys et de Ponemon Institute révèle que seulement 17% des développeurs de dispositifs médicaux et 15% des organismes de soins prennent des mesures contre ce problème. 

    De plus, l’enquête montre que 49% des industriels n’utilisent pas les conseils de la FDA à propos de la sécurité. Seulement 9% d’entre eux font tester la sécurité de leurs dispositifs et 53% des prestataires de soins ne sont pas au courant que ce type de test est possible.

    Une réelle méconnaissance des enjeux

    Les rapporteurs pointe un manque de conscience des utilisateurs et des développeurs de DM dans les enjeux de sécurité. Ainsi, ils n’enregistrent pas les attaques de dispositifs pouvant causer du tord aux patients. L’exemple de l’ancien vice président des Etats-Unis Dick Cheney qui a été menacé par l’attaque de son pacemaker est donné pour illustrer cet enjeux. 

  • Appel à projets pour des expérimentations d’accompagnement à l’autonomie en santé (ministère)

    Le ministère des Solidarités et de la Santé lance le 1er juin 2017 une seconde vague d’appel à projets dédié à l’accompagnement des personnes malades, en situation de handicap ou à risque de développer une maladie chronique sur le plan administratif, sanitaire et social pour gagner en autonomie.

    Cet appel à projets vise à expérimenter des projets pilotes innovants, reproductibles et diversifiés qui permettront aux personnes malades, en situation de handicap ou à risque de développer une maladie chronique, de disposer d’informations, de conseils, de soutiens et de formations leur permettant de maintenir ou d’accroître leur autonomie, de participer à l’élaboration du parcours de santé les concernant, de faire valoir leurs droits et de développer leur projet de vie.

    La date limite de soumission d’un dossier de candidature à l’ARS de la région où se situe le projet (ou à l’agence de santé de référence pour un projet pilote situé sur plusieurs territoires de régions limitrophes), est fixée au 17 juillet 2017 à minuit.

    Les ARS procéderont à une première évaluation des dossiers de candidatures avant le 8 septembre 2017.
    Puis elles adresseront les projets retenus au comité national d’évaluation des offres dont la réunion est prévue courant octobre 2017.

    Contact : les ARS ou mail to :  dgs-mctremplin@sante.gouv.fr