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  • Convention entre le Synerpa et la CNSA sur les services à domicile de 7,8 millions en 5 ans

    Le Synerpa et la CNSA se sont engagés le 31 mai 2017 en signant une convention de partenariat d’une durée de 5 ans à moderniser et professionnaliser des services à domicile du réseau accompagnant les personnes âgées et les personnes handicapées.

    Les deux institutions visent ainsi à accompagner les adhérents du Synerpa Domicile selon quatre grands axes :
    • développement et modernisation des systèmes d’information – gestion – télégestion et télégestion mobile,
    • ressources humaines et sécurisation des parcours professionnels,
    • prévention des risques professionnels,
    • démarche qualité : de l’évaluation interne à la certification de service.

    Le coût de l’ensemble des actions qui seront menées entre 2017 et 2021 s’élève à 7,8 M€, dont 1,4 M€, pour la première année. Il est prévu que la subvention de la CNSA couvre la moitié du coût de ce programme.

    Pour mémoire, actuellement neuf fédérations de services d’aide à domicile sont accompagnées par le CNSA pour moderniser et professionnaliser leur réseau : ADESSA, ADMR, Croix-Rouge française, FEDESAP, FEPEM, HANDEO, SYNERPA Domicile, UNA, UNCCAS.

  • Silver éco : Bluelinea reprend l’activité de Santé Service

    Bluelinea annonce le 1er juin 2017 avoir repris l’activité de vente directe aux particuliers de Santé Service en téléassistance et service de géolocalisation pour personnes Alzheimer. Le montant de l’acquisition n’est pas connu.

    Concrètement, les 5250 abonnés de Santé Service vont s’ajouter aux 19148 abonnés de Bluelinea, soit environ 24 400 au total.

    Bluelinea indique que cela représente un chiffre d’affaires additionnel récurrent de l’ordre de 800 000 € sur 12 mois.

    De son côté, Santé Service précise « avoir souhaité céder cette activité de vente directe aux particuliers afin de se concentrer sur le développement de nouveaux services auprès d’établissements de santé et des professionnels, tels que notamment l’organisation du retour à domicile des personnes âgées ».

    Enfin, en parallèle de cette reprise, Bluelinea et Santé Service ont signé une convention de partenariat permettant à Bluelinea de s’appuyer sur une nouvelle plateforme 24h24 pour le quart Sud-Est de la France, à Mougins (06), et d’étendre ainsi sa couverture territoriale.

  • Carians (deuxiemeavis) élue « start-up santé de demain » par Scientipôle

    Carians, la start-up créatrice de deuxiemeavis.fr, a gagné le prix de la start-up « start-up santé de demain et silver économie » lors de la ScientiAcademy, le 29 mai 2017.

    Cet événement, organisé chaque année par Scientipôle, vise à présenter les plus belles start-up financées au cours de l’année écoulée et à récompenser la croissance d’entreprises accélérées.

    Lancé en janvier 2016, deuxiemeavis permet aux patients confrontés à une maladie grave, rare ou invalidante, d’accéder à un deuxième avis médical.

  • CIU

    Centre d’Innovation et d’Usagesnull

  • Démographie médicale : l’ordre des médecins crée une carte interactive pour anticiper les besoins

    Mesurer au plus près les disparités territoriales pour développer des solutions multiples et adaptées et mieux connaître l’évolution de l’offre de soins, telle est la vocation de la carte interactive développée, le 30 mai 2017, par le Conseil national de l’ordre des médecins tandis que la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques annonce, le 11 mai 2017, le déclin de l’exercice libéral et l’essor du salariat et de l’exercice mixte d’ici 2040.

    Selon le CNOM et la Drees, la démographie médicale va conséquemment évoluer dans les années à venir. Un système de santé recentré sur les territoires semble aller de paire avec une féminisation de la population médicale davantage salariée.

    L’apport de la carte interactive

    La carte du CNOM est un outil d’aide au diagnostic et à la décision pour les acteurs de terrain et les décideurs politiques. Ils pourront ainsi anticiper, organiser et piloter un système de prise en charge évolutif, au plus près des besoins identifiés.

    L’outil démontre l’importance d’une approche au plus près des territoires. En effet, une analyse au niveau des unités administratives actuelles (régions, départements) ne permet pas d’identifier avec une telle précision les réalités de terrain car elle n’intègre pas le « double objectif » de la proximité et de la coordination. Ainsi, l’Ordre des médecins appelle à une réorganisation de l’offre de soins fondée sur les territoires.

    De plus, comme le précise la Drees, le vieillissement de la population fait augmenter les besoins plus rapidement que le nombre d’habitants ce qui aura pour conséquence que l’offre médicale augmentera moins vite que la demande, au cours des dix prochaines années.

    S’appuyer sur les acteurs locaux

    Selon la Drees, les évolutions des effectifs de médecins généralistes seront moins flagrantes d’ici 2040. En effet, l’installation de médecins étrangers majoritairement spécialisés favorisera la démographie des spécialistes.

    D’un autre côté, les besoins de santé divergent en fonction des territoires. Les spécificités ne sont pas intégrées dans la logique centralisée actuelle. Le CNOM insiste, à la vue de la carte interactive, sur le besoin de s’appuyer sur les acteurs locaux qui comprennent et s’adaptent le mieux aux spécificités du « bassin de vie » du patient. « Selon la géographie d’un lieu, sa démographie ou sa sociologie, les besoins de santé des habitants ne sont pas les mêmes. »

    La cartographie interactive de l’Ordre des médecins servira d’outil d’aide à la coordination renforcée par l’accès à des informations démographiques les plus pertinentes. Cela permet d’envisager une meilleure organisation de l’accès aux soins malgré le déclin de l’exercice libéral et l’essor du salariat et de l’exercice mixte prévu par la Drees pour 2040.

  • Psychiatrie : les thérapies comportementales cognitives en ligne efficaces (Congrès de l’APA, USA)

    Une méta-analyse* présentée au congrès annuel de l’American Psychiatric Association (APA) qui s’est tenu à Chicago du 20 au 24 mai 2017 apporte des preuves de l’efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale en ligne dans le traitement de la dépression chez les adultes. Alors que la vidéo-conférence avait déjà été validée dans la prise en charge des patients dépressifs, cette méta-analyse confirme l’intérêt de différentes formes de « télépsychiatrie ».

    La pertinence des thérapies cognitivo-comportementales n’est plus à démontrer dans le traitement de la dépression. Par manque de professionnels de santé, mais aussi par manque temps, par peur de la stigmatisation, angoissés par une thérapie en face à face, beaucoup de patients n’osent pas franchir la porte du cabinet d’un psychiatre ou d’un psychologue. C’est pourquoi le développement de TCC via Internet pourrait s’avérer une option intéressant afin de faciliter l’accès à ces traitements validés. 

    14 études menées dans 2 continents

    Des chercheurs américains émanant de différentes universités ont mené une méta-analyse afin d’évaluer les iTCC. Présentée au congrès annuel de l’American Psychiatric Association (APA) qui se tenait à Chicago du 20 au 24 mai, elle compile les données émanant de 14 essais contrôlés randomisés publiés entre 2005 et 2015.

    Ces études portaient toutes sur des adultes souffrant de dépression légère à modérée. Ils étaient randomisés dans 2 groupes : TCC par internet ou liste d’attente pour une prise en charge traditionnelle en face à face, c’est à dire pas de traitement. Dans certaines études, les soignants intervenaient dans le programme alors que dans d’autres aucune assistance de clinicien n’était prévue. Par ailleurs, 9 d’entre elles ont été menées en Europe et cinq en Australie. Et les patients étaient des femmes dans 76% des cas. 

    Des résultats positifs et durables

    Après plusieurs semaines de traitement (la durée était variable selon les études), les résultats montraient un bénéfice significatif des TCC en ligne. 

    • Les symptômes dépressifs avaient clairement diminué chez les patients ayant bénéficié d’une thérapie cognitivo-comportementale en ligne.
    • La différence moyenne standardisée (DMS), un outil statistique pour comparer des données émanant d’une méta-analyse, entre les groupes « TCC en ligne » et ceux sur liste d’attente » était de 0,74. Entre 0,3 et 0,8, la différence est considérée comme modérée.
    • Cet effet bénéfique se maintenait 6 mois après l’arrêt du programme par Internet. La DMS passait même à 0,85. A ce niveau, la différence est considérée comme importante.
    • L’efficacité des programmes était identique qu’il y ait ou pas intervention directe des soignants. Ce point a surpris les auteurs de la méta-analyse qui estiment que le soutien d’un thérapeute présente toujours une valeur ajoutée. L’intervention brève du clinicien se limitant souvent à appel téléphonique ou un email pourrait expliquer ce résultat.

    Deux biais incitant à la prudence

    Si ces résultats doivent inciter les autorités de santé à développer l’accès à des TCC en ligne pour lutter contre la dépression, il faut quand même rester prudent.

    • Les chercheurs soulignent que les programmes de TCC en ligne sont encore très disparates.
    • Les patients qui ont participé aux études ont été recrutés par annonces, ce qui laisse supposer qu’ils étaient sans doute plus motivés que la moyenne des dépressifs. 

    Malgré ces biais, les auteurs de cette méta-analyse estiment que les TCC en ligne peuvent représenter une option intéressante pour la prise en charge des patients dépressifs. En France, des initiatives de téléconsultation psychiatriques ont déjà vu le jour. C’est le cas notamment au centre hospitalier de Saint-Malo. La start-up Doctoconsult, une plateforme de visio-consultation, vient quant à elle d’obtenir l’accréditation de l’ARS, l’accord de la CPAM et des mutuelles et la validation du Cnom pour lancer en septembre un service de téléconsultation psychiatrique. 

  • Diabète : + 12 % de patients d’ici 2020 (Assurance Maladie)

    450 000 nouveaux diabétiques d’ici 2020, soit une augmentation de 12 % du nombre de personnes souffrant de cette pathologie : telles sont les projections de l’Assurance Maladie, dévoilées dans le cadre de la présentation de sa cartographie médicalisée des dépenses de santé, le 31 mai 2017.

    L’Assurance Maladie estime également que le nombre de patients atteints de maladies cardiovasculaires va augmenter de 13 % d’ici 2020. Quant aux maladies respiratoires chroniques, elles devraient connaître une hausse de 10 %.

    Cette projection devrait permettre à l’Assurance Maladie d’anticiper les conséquences de l’augmentation de ces pathologies sur le système de soins, en termes de financement tout comme de modalités de prise en charge.

  • Hub TDAY Insurance : innovation, transformation, révolution numérique

    Des compagnies d’assurance, des mutuelles, des institutions de prévoyance, des courtiers grossistes et autres acteurs du secteur de l’assurance se réunissent pour évaluer les enjeux actuels de la transformation de leur métier.
    À l’honneur de l’édition de cette année, les répercussion des innovations technologiques sur le métier de l’assurance.
    La transformation digitale, la révolution numérique avec les objets connectés, l’intelligence artificielle et la technologie de la blockchain sont des défis auxquels est confronté le secteur de l’assurance et de la protection sociale et le congrès propose un espace de débat et d’échange pour identifier les bonnes pratiques pour les transformer en levier de développement.

    Voici une sélection de conférences qui concernent exclusivement ou englobent l’assurance dans le domaine de la santé général.

    Le 7 juin 2017

    16H15/17H15 : Expérience client : passez des concepts à l’action !

    16H15/17H15 : Santé des collaborateurs : la révolution numérique au service de l’entreprise !

    16H15/17H15 : Intelligence artificielle & blockchain

    17H30/19H00 : Assureurs/Startups : Comment travailler ensemble ?

    17H30/18H30 : Oui, le prédictif est un levier majeur de transformation !

    17H30/18H30 : Les 10 prochaines règles du jeu de l’assurance digitale !

    Le 7 juin 2017

    09H15/10H15 : L’assistance augmentée

    09H15/10H15 : Les YZ et la perte d’autonomie : le défi de l’innovation !

    09H15/10H15 : La disruption des modèles : autres industries, autres métiers et secteur de l’assurance !

    10H30/11H30 : De l’accompagnement santé au parcours de santé intelligent !

    14H15/15H15 : La transformation digitale inéluctable de l’agent d’assurance !

    15H30/16H30 : Blockchain : de l’utopie vers une réelle disruption !

    17H00/18H30 : L’assurance du futur !

    Détails pratiques

    Contact: emmanuelle@tday-insurance.com ou +33 (0)6 22 02 05 32.

    Tarif: 290 € ou 390€.

    Le programme complet et le formulaire d’inscription sont disponibles ici.

  • Cybersécurité : 8 000 vulnérabilités trouvées dans les pacemakers connectés (étude Whitescope)

    8000 vulnérabilités : tel est le nombre de failles de sécurité identifiées par Whitescope dans les bibliothèques tierces utilisées pour alimenter les composants de 4 pacemakers connectés, commercialisés par 4 grandes entreprises du dispositif médical. Pour les auteurs de l’étude, ces résultats reflètent « un problème qui touche toute l’industrie des pacemakers ».

    Les systèmes de pacemakers fonctionnent sur une architecture similaire incluant le périphérique médical implanté, un dispositif de surveillance à domicile, et une infrastructure basée sur le cloud qui transmet des données à un médecin et à un programmeur de stimulateurs cardiaques.

    L’analyse des écosystèmes a permis aux auteurs de constater de nombreuses failles de sécurité :

    • présence, dans l’ensemble des programmeurs, de logiciels non mis à jour, avec des vulnérabilités connues ;
    • stockage non sécurisé des données patients, parfois non cryptées, sur les programmeurs.

    A cela s’ajoutent des problèmes de conception de base :

    • absence d’authentification mutuelle entre le programme et le stimulateur cardiaque implanté du même fournisseur ;
    • absence de nécessité d’authentification des médecins pour accéder au programmeur.

    Les auteurs indiquent avoir signalé l’ensemble de ces failles de sécurité à la FDA.