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  • Labellisation et achats publics, axes de travail de France Silver Éco pour 2017-2018

    Référencement et labellisation des solutions au service du bien-vieillir, développement de la filière et de l’association, renforcement du volet achats publics, promotion locale et internationale – tels sont les objectifs de la feuille de route 2017-2018 de France Silver Éco (FSE) présentée lors des rencontres nationales de la silver économie, tenues le 27 juin 2017.

     

    L’objectif de France Silver Eco est de structurer la filière qui passe par des actions de clarification de l’écosystème et de création de confiance dans les solutions innovantes. 

    Référencement des solutions du bien-vieillir et labels 

    • consolider et faire évoluer le portail lancé en 2016 en renforçant la présélection des solutions via le comité d’experts, mise en ligne avec des critères d’évaluation renforcés et plus lisibles pour les utilisateurs du portail
    • mettre plus en lumière la valeur ajoutée du portail, tout en valorisant les entreprises proposant des solutions les plus qualitatives et les plus innovantes, en donnant aux seniors et à leurs prescripteurs les clés pour un choix éclairé des solutions adaptées à leurs besoins
    • la labellisation des solutions est la mission la plus complexe de FSE: après avoir été missionnée en juin 2016 par le ministère de la Santé pour identifier les modalités de mise en place d’une labellisation et les risques liés à la multiplication des labels en silver économie, avant de lancer les travaux prévus pour le second semestre 2017, cette demande devra être validée par le nouveau gouvernement

    Accompagnement du développement de la silver économie dans les territoires et les régions

    • la première étape de cette mission a été posée avec la publication du Guide des silver régions en mai 2016 et a été suivie par la mise en place d’une instance au sein de FSE réunissant les acteurs régionaux de la silver économie avec la création du Comité national des silver régions; sa mission est de formaliser des partenariats sous forme d’adhésion ou de signature de convention avec les régions afin de renforcer la coordination et l’échange de bonnes pratiques entre les comités de filière régionaux

    Poursuite des travaux sur les achats publics en silver économie

    • la coopération entre le Resah et la Commission achats publics de la FSE pour l’édition de 3 Guides en 2016 a été élargie cette année à l’UGAP grâce à la signature d’une convention de partenariat prévue pour l’automne 2017 afin de
      • favoriser le développement économique d’entreprises innovantes de la filière en leur facilitant l’accès aux comptes publics
      • mettre en place des passerelles entre les plateformes d’identification de solutions innovantes des deux structures

    Création et animation de l’Observatoire national de la silver économie prévue pour fin 2017

    • consolider et continuer à éditer des livrables avec des indicateurs plus variés portant sur les données territoriales socio-médicales pertinentes et des études correspondant aux besoins de la filière, les premiers indicateurs étant déjà publiés sur le site internet de FSE

    Promotion internationale de la France de la silver économie à échelle européenne et internationale

    • renforcer le positionnement de FSE et développer ses actions hors des frontières françaises
    • permettre à la filière française de renforcer son image de filière d’excellence
    • faciliter l’accès à l’information aux financements européens dans les domaines de l’innovation et de la silver économie
    • le développement à échelle européenne a débuté avec l’organisation du premier salon européen d’affaires en silver économie, AgeingFit, organisé à Lille en février 2017 et dont la deuxième édition se tiendra en février 2018 à Nice qui a démontré par le nombre de participants l’intérêt de la filière
    • poursuivre le développement des relations avec les partenaires chinois demandeurs d’expertise française dans l’accompagnement et l’autonomie des seniors.

  • Australia: the pharmaceutical sector will switch to electronic prescriptions

    Australia needs to move quickly from the current paper-based system to electronic prescriptions, said the pharmaceutical industry in the country. The government should take the first step and legislate that electronic scripts are a legal record.

    Digital: Australian pharmaceutical industry lagging behind experts

    Towards the imposition of an electronic system for prescriptions?

    The Independent Review of Pharmacy Remuneration and Regulation, led by Monash University professor of economics Stephen King, has raised several options in its report published on June 22, 2017. Its members felt that the government should urgently set up a system of integrated electronic prescriptions and medicine records.

    According to them, the current paper-based system to outdated and inhibits the creation of a universal medication record. They propose to impose the participation in an integrated electronic for anyone prescribing or dispensing a PBS-listed medicine and to ask any patient wanting to fill a PBS script. The review panel has also suggested automated recording for the PBS safety net.

    In addition, it proposes that the prescription could be electronically sent to the patient’s preferred pharmacy. The doctor could not select the pharmacy.

    Pharmacies: Connected trial machine in remote areas

    Another suggestion concerning the digital sector is the establishment of trial machine dispensing in a small number of locations where patients do not have access to a community pharmacy. The device would allow real-time interaction with a real pharmacist and the range of PBS medicines available would be limited and low risk.

  • Australie : le secteur pharmaceutique va passer aux prescriptions électroniques

    L’Australie doit passer au plus vite du système papier actuel aux prescriptions électroniques, soulignent les acteurs de l’industrie pharmaceutique du pays. Le gouvernement devrait prochainement engager une première mesure en ce sens en légiférant sur l’utilisation de scripts électroniques.

    Numérique : l’industrie pharmaceutique australienne jugée à la traîne par les experts

    Vers l’imposition d’un système électronique pour les prescriptions ?

    Le Conseil indépendant sur la rémunération et la réglementation dans l’industrie pharmaceutique (Review of Pharmacy Remuneration and Regulation), dirigé par le professeur d’économie de l’Université de Monash, Stephen King, a soulevé une série d’options dans son rapport intérimaire publié le 22 juin 2017. Ses membres estiment que le gouvernement devrait instaurer d’urgence un système numérique intégré pour les prescriptions et les dossiers médicaux.

    Ils jugent obsolète le système actuel basé sur papier et ajoutent qu’il empêche la création d’un dossier médical universel. Leur proposition est d’imposer l’emploi d’un système électronique intégré à toute personne qui prescrit ou dispense un médicament présent sur le liste établi par le PBS (Régime des prestations pharmaceutiques spécifique à l’Australie) et de demander à tout patient souhaitant en disposer de remplir un formulaire en ligne. Le conseil d’évaluation a également suggéré un enregistrement automatisé au réseau de sécurité PBS.

    Par ailleurs, le panel propose que la prescription puisse être envoyée électroniquement à la pharmacie préférée du patient. Le médecin ne pourrait pas choisir l’officine.

    Pharmacies : des distributeurs connectés dans les zones reculés

    Une autre suggestion au gouvernement concernant le secteur du numérique est la mise en place de distributeur de médicaments dans des zones où les patients n’ont pas d’accès à une pharmacie communautaire. L’appareil permettrait d’interagir en temps réel avec un pharmacien et la gamme de médicaments PBS disponibles serait limitée et les produits proposés présenteraient peu de risque.

  • Asia: Zuellig Pharma invests in Klinify to help doctors move to digital

    Singaporean company Klinify announced at the end of May 2017 that it has raised an investment from Zuellig Pharma, the leading healthcare services provider in Asia. The amount of the transaction was not disclosed. It follows the startup’s previous US$604,000 (€ 540,000) funding round from Jungle Ventures, secured in 2014.

    Klinify propose a cloud-based clinical management system to doctors go digital, without interrupting their work processes.

    Klinify: a tailor-made system for doctors

    The advantage of the device designed by Klinify compared to other systems of this kind is that it adapts to how the doctors work, instead of forcing doctors to adopt a new way of working.

    « We think that Klinify has the potential to really change the face of Clinic management. Krish (Krishanthan Surendran, founder and CEO, Klinify) and his team has spent thousands of hours really understanding what doctors do, what are the pain points they face in running their practice, and what are the obstacles to digitization, » said Maarten Kelder, senior vice president, strategy and solutions, Zuellig Pharma (source: Biospectrumasia.com). (…) There have been a lot of other unsuccessful attempts to get doctors on to a digital platform, but most of them have failed probably because doctors have a very specific way of functioning and any solution that requires a change to that will not work well. What Krish and his team has however achieved is that they have built a solution that seamlessly adapts to how the doctors work, instead of the other way round. »

    A « one-stop shop »

    Klinify wants to develop its platform into a « one-stop shop » for doctors. Concretely, it wants to deploy make existing through the application Zuellig Pharma services, such as product ordering , inventory management available and insurance claims. The goal is to allow doctors to automate these processes to better manage the clinic and save time.

    Klinify joins forces with Zuellig to develop regionally

    The company plans to use the money raised for its regional expansion and the development of its products in different countries.

    After developing its device for the Singapore market, Klinify decided to partner with Zuellig Pharma to scale up across the region. « without this partnership, it would have been nearly impossible for us to build a sales force for each country, and adapt the product according to each market that we entered, » said Krishanthan Surendran.

    Through its alliance with Zuellig, Klinify got access to thousands of doctors in the Asia-Pacific region. The company has already entered the Malaysian market where its solution has been adopted by group practices with 22 clinics in the country. It plans to expand to other countries where Zuellig Pharma has a presence, which includes Brunei Darussalam, the Philippines, Thailand, Indonesia, Vietnam, Cambodia, Myanmar, South Korea, Hong Kong, Macau and Taiwan.

    The investment into Klinify is part of the Zuellig Pharma’s newly launched innovation centre in Singapore, where it plans to invest more than S$50 million (32 M €, 36 M US $) over the next five years.

  • Asie : Zuellig Pharma investit dans Klinify, plateforme de services numériques pour les médecins

    La société singapourienne Klinify a annoncé fin mai 2017 avoir soulevé un investissement auprès de Zuellig Pharma, principal fournisseur de services de santé en Asie. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué. Il suit la ronde de financement de démarrage de 604 000 US$ (540 000 €) menée par le groupe Jungle Ventures en 2014.

    Klinify propose un système de gestion clinique basée sur le cloud afin d’aider les médecins à passer au numérique sans interrompre leur processus de travail.

    Klinify : un système sur-mesure pour les médecins

    L’avantage du dispositif conçu par Klinify par rapport aux autres systèmes comparables est qu’il s’adapte parfaitement à la façon dont les médecins travaillent.

    « Nous pensons que Klinify a le potentiel de vraiment changer le mode de gestion des cliniques. Krish (Krishanthan Surendran, fondateur et P.-D.G de Klinify) et son équipe ont passé des milliers d’heures à réellement comprendre ce que font les médecins, quels sont les problèmes auxquels ils sont confrontés dans le fonctionnement de leur métier et quels sont les obstacles à la numérisation, explique Maarten Kelder, vice-président du pôle « stratégie et solutions » à Zuellig Pharma (source : Biospectrumasia.com). (…) Il y a eu beaucoup d’autres tentatives infructueuses pour que les médecins passent au numérique. La plupart d’entre elles ont échoué probablement parce que les médecins ont un mode de fonctionnement très spécifique et toute solution nécessitant un changement [a du mal à être acceptée]. Krish et son équipe ont mis au point une solution qui s’adapte parfaitement à la façon dont les médecins travaillent, au lieu [de les forcer à s’adapter à la solution]. »

    Un « guichet unique »

    Klinify souhaite développer sa plate-forme sous la forme d’un « guichet unique » pour les médecins. Concrètement, elle veut déployer sur un seul et même espace numérique les services de Zuellig Pharma, comme la commande de produits, la gestion des stocks disponibles et les demande auprès des compagnies d’assurance. Le but est de permettre aux médecins d’automatiser ces processus avec de faciliter la gestion de la clinique et de leur faire gagner du temps.

    Klinify s’allie à Zuellig pour mieux se développer à l’échelle régionale

    L’entreprise prévoit d’utiliser la somme recueillie pour son expansion régionale et le développement de ses produits dans différents pays.

    Après avoir lancé son dispositif à Singapour, Klinify a souhaité s’associer à Zuellig Pharma pour se déployer plus facilement à l’échelle de l’Asie-Pacifique. « Sans ce partenariat, il nous aurait été presque impossible de construire une force de vente pour chaque pays et d’adapter le produit à chaque marché que nous avons pénétré », explique Krishanthan Surendran.

    Grâce à son alliance avec Zuellig, Klinify a ainsi pu toucher des milliers de médecins dans la région. La société est déjà entrée sur le marché malaisien où sa solution a été adoptée par 22 cliniques. Elle envisage de s’implanter dans d’autres pays où le groupe asiatique est présent, notamment à Brunei Darussalam, aux Philippines, en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam, au Cambodge, au Myanmar, en Corée du Sud, à Hong Kong, à Macao et à Taïwan.

    Ce nouvel investissement fait partie du plan mis en œuvre par Zuellig Pharma, basé sur la création d’un nouveau centre d’innovation à Singapour, dans lequel la société prévoit d’investir plus de 50 millions de dollars singapourien (32 M€ ; 36 M US$) au cours des cinq prochaines années.

  • Les agoras de l’ARS PACA auront lieu à Marseille les 9 et 10 novembre 2017

    Les acteurs de santé en région PACA seront réunis lors des agoras de l’ARS PACA qui se tiendront à Marseille les 9 et 10 novembre 2017.

    Cette année les initiatives et expériences de terrain qui innovent seront à l’honneur :
    • celles qui font évoluer les pratiques professionnelles et ont fait la preuve de leurs résultats,
    • celles qui répondent aux besoins et aux attentes nouvelles de la population,
    • celles qui décloisonnent le système de santé et qui permettent de réfléchir de façon globale aux défis qui sont les nôtres,
    • celles qui nourrissent la réflexion et la volonté de construire, ensemble, les solutions nouvelles.

    Le programme sera finalisé en septembre 2017 mais s’articule d’ores et déjà autour des initiatives et des expériences terrain, dans la perspective de la stratégie de santé en région fondée sur une organisation en parcours de santé et un enjeu de transformation du système de santé.

    Pour tout renseignement sur les inscriptions contactez le 04 13 55 83 17

  • « Notre exosquelette vise à traiter la lombalgie de manière non invasive » (Japet Medical Devices)

    Un exosquelette pour un traitement non invasif de la lombalgie, tel est le dispositif médical mis au point par Antoine Noel et Damien Bratic au sein de leur start-up, Japet Medical Devices, présentée lors d’une interview accordée à Health and Tech.

    Quelle innovation porte votre start-up ? En quoi est-elle unique ?

    L’innovation que nous portons est le premier exosquelette pour la rééducation de la lombalgie. Cette innovation est unique parce qu’elle combine à la fois le soulagement des patients de manière non invasive et la capacité de bouger, pour relancer la dynamique des patients lombalgiques handicapés. Une autre innovation réside dans l’interface ludique qui incite au mouvement.

    Comment invente-t-on une innovation de rupture, êtes-vous partis d’une pathologie pour laquelle il n’existait pas de solution ou votre idée est-elle innée ?

    Ce dispositif est né de notre rencontre il y a 7 ans. Au départ nous avons commencé à travailler sur des prothèses de mains pour les enfants agénésiques, c’est-à-dire nés sans main(s). Ce projet nous a passionnés et nous a également appris à travailler ensemble. Damien Bratic a ensuite continué à travailler dans le secteur du développement de DM, notamment pour la neurostimulation du mal de dos chronique à Boston Scientific. Quant à Antoine Noel, il a eu l’opportunité de travailler sur les exosquelettes, au CEA et au MIT. En revenant en France, nous nous sommes aperçus que cette nouvelle technologie apportait une solution différenciante à cette pathologie. Nous nous sommes donc lancés en réalisant de premiers prototypes que nous avons présentés à des médecins. Nous avons rapidement rencontré un médecin qui avait une vision très large de la prise en charge de la lombalgie, le docteur Fahed Zairi, neurochirurgien au CHRU de Lille. Par la suite nous avons également rencontré un médecin rééducateur, le docteur en Médecine physique réadaptative au CHRU de Lille, Vincent Tiffreau, qui nous a permis de préciser le besoin existant dans le domaine de la rééducation.

    Aviez-vous pour objectif de créer une alternative au traitement médicamenteux, qui n’est pas forcément curatif ?

    C’était le point de vue du Dr Zairi, sa vision est la prise en charge des patients, par chirurgie si nécessaire mais aussi peu que possible. Notre prise en charge non invasive intéresse beaucoup les chirurgiens.

    Comment fonctionne votre dispositif médical ? Est-ce un traitement musculaire ? Nerveux ?

    Notre dispositif est totalement non invasif, nous travaillons avec des orthoprothésistes afin d’établir le dispositif le plus adapté possible à la morphologie du patient. Une ceinture s’appuie sur le bassin, une seconde s’appuie sur la cage thoracique. Par ailleurs des micro moteurs, la clef de voûte du traitement, viennent fournir des efforts pour décompresser la colonne vertébrale.

    Notre intuition de base résidait dans l’idée qu’il y avait trop d’effort et de poids qui s’appliquaient sur cette dernière. Il existe une matrice de capteurs qui permet d’assurer une liberté de mouvement au patient. L’effet antalgique est donc couplé à un programme de rééducation complet via une interface proposant des exercices thérapeutiques ciblés, de remusculation, de positionnement et d’étirement à travers une interaction en temps réel pour améliorer l’implication du patient notamment avec du serious gaming et un suivi à moyen long terme pour améliorer l’observance de ce dernier.

    Votre dispositif médical est adapté à la morphologie de chaque patient ou existe-t-il des standards ?

    Le dispositif est plutôt semi-standard, semi sur mesure : il existe 3 tailles adaptées à une gamme de morphologie. Des réglages permettent de personnaliser et apporter du confort lors du port de l’appareil.

    Comment mesure-t-on l’efficacité de votre dispositif, la diminution de la douleur (échelle EVA utilisée en clinique ou ressentie du patient ?)

    Dans le cadre des essais cliniques, ce sera avec l’EVA. Dans le cadre du traitement on ne mesure pas la douleur mais une manière subjective du patient d’augmenter les efforts appliqués et fournis par la ceinture. En pratique le patient utilise le dispositif, augmente les efforts jusqu’à ce qu’il soit soulagé.

    Cette technologie peut-elle être déclinée à d’autres parties du corps ? Où est-ce ciblé sur la colonne vertébrale uniquement ?

    Nous envisageons avec le même dispositif de pouvoir traiter des myopathies. Par ailleurs en adaptant notre technologie on pourrait traiter le segment cervical, par exemple pour la rééducation des personnes qui ont été victimes d’un coup du lapin.

    « Atlas », est-ce en référence à la première vertèbre cervicale ?

    C’est le nom de la première vertèbre, qui soutient la tête, mais cela n’a pas de rapport direct. Cela provient de la mythologie : Atlas a soulagé le mal de dos d’Hercule qui lui avait repris la voûte céleste. Quant à « Japet », c’est un titan et le père d’Atlas.

    En termes d’utilisation du dispositif, le patient peut-il l’utiliser seul ou doit-il toujours être sous la responsabilité d’un professionnel de santé voire dans un cadre hospitalier ? Est-il formé avant son utilisation ?

    Ce dispositif s’adresse principalement aux centres de rééducation en premier lieu, ainsi qu’aux cabinets de kinésithérapie. Notre vision à long terme c’est l’ambulatoire, la rééducation à domicile mais cela nécessite plus de crédit clinique ainsi que la mise en place du remboursement. C’est pourquoi pour le moment cela reste un dispositif qui sera utilisé en cabinet, en présence d’un professionnel de santé qui expliquera pour les premières séances comment se déroule le traitement, et pourra ainsi suivre ce dernier, ainsi que son évolution sur le long terme.

    Existe-t-il des indications précises pour cette prise en charge ou s’adresse-t-elle à toute dorsalgie sans distinguer l’aigu du chronique ?

    Les indications sont les douleurs nociceptives d’origine discopathique.

    Les patients pris en charge sont-ils en impasse thérapeutique ?

    Dans les centres de rééducation, on retrouve surtout des patients qui sont quasiment en situation de handicap, en revanche en ce qui concerne les cabinets de kinésithérapie, on peut tout aussi bien être face à des lombalgies chroniques que des lombalgies aiguës ou subaiguës.

    Au niveau réglementaire votre dispositif est considéré comme un dispositif médical ?

    Oui classe II a.

    Comment l’utilisation du dispositif est-elle mise en place ? Via une prescription ? Le dispositif en lui-même est-il remboursé, à moins que ce soit une séance impliquant le dispositif ?

    Le dispositif est tout d’abord acheté par des centres de rééducation et les cabinets de kinésithérapie. Au départ cela consiste principalement en de l’achat d’innovation par investissement de ces centres. Par la suite, à partir du moment où il existera des résultats cliniques, le remboursement pourra être effectué à l’acte, mais ces schémas prennent quelques années en termes de mise en place. En revanche, en ce qui concerne son utilisation en ambulatoire à domicile, le dispositif sera pris en charge et remboursé pour une location de quelques mois. Le but étant que les personnes n’en soient pas dépendantes.

    Votre solution est-elle déjà utilisée ou êtes-vous encore en phase d’essai ?

    Nous sommes encore en phase de développement, nous ambitionnons de mettre notre dispositif sur le marché (marquage CE) au 1er trimestre 2018. Jusqu’ici les tests conduits étaient réalisés sur des patients sains et volontaires. Le dispositif est donc déjà utilisé mais de manière purement expérimentale.

    Quels sont les retours des professionnels de santé et des patients ?

    Nous avons rencontré des PU-PH, des médecins, des internes. Leurs retours étaient positifs en ce qui concerne l’intérêt thérapeutique du dispositif, notamment du Dr Tiffreau qui est notre patient zéro.

    Chez les patients, l’effet antalgique est très prononcé sur les lombalgies subaiguës et aiguës ; par ailleurs dans les cas de lombalgie chronique au sein de parcours de rééducation nous avons eu des retours globalement positifs.

    Comment avez-vous été financés ? Avez-vous été incubés ?

    Nous avons bénéficié de beaucoup de soutien depuis le début de notre parcours. Nous avons suivi la filière entrepreneuriat de l’école Centrale de Lille dont nous avons pu bénéficier de l’accompagnement. Par la suite nous avons rapidement été incubés par Eurasanté. Nous avons également été soutenus par le réseau Entreprendre. Plus récemment nous sommes partis en Chine dans le plus gros accélérateur au monde, « Hax », américain, qui a réalisé nos premiers financements en parallèle des subventions de la BPI. Cela nous a permis de passer d’une preuve de concept à un prototype fonctionnel que l’on peut tester sur patient. Nous suivons désormais d’autres formations, notamment en Suède, « Go global MedTech », sur la commercialisation à l’international de dispositifs médicaux. Nous avons également bénéficié du soutien de Siemens au travers de son grand prix de l’innovation.

    Quels freins avez-vous identifiés au cours de votre développement ?

    L’inertie du domaine médical. L’intérêt du déplacement en Chine fut d’évoluer dans un environnement où tout se déroule trois fois plus vite et où tout est trois fois moins cher, ce qui crée un environnement réellement favorable en termes de développement de produit. En France cela prend un peu plus de temps mais les technologies développées le sont à plus large échelle, sont plus matures. Au départ nous n’étions peut-être pas conscients que le domaine médical était un marché aussi réglementé et avec autant de barrières à l’entrée, notamment pour un dispositif non invasif. Les délais au sein des instances de santé sont plus longs que dans d’autres secteurs. Les temps de réponse nous ont réellement amenés à rechercher de l’argent pour mettre en place le projet. L’attente pour un retour sur un protocole clinique peut prendre six mois, ce qui représente un quart de la vie d’une start-up !

    Pensez-vous que la France est trop axée sur l’aspect sécuritaire et qu’en Chine tout est aussi sécurisé mais évolue deux fois plus vite ?

    Cette sécurité est indispensable et tout à fait bénéfique pour les patients, il n’y a rien à remettre en cause à ce niveau-là. C’est une difficulté de l’écosystème en général. Une demande de devis par exemple auprès d’un prestataire électronique peut prendre 2 à 3 semaines pour chiffrer l’offre en France, l’entrée dans le vif du sujet peut prendre un mois et demi, alors qu’en Chine cela peut prendre 2 jours. La qualité demeure moindre.

    Combien coûte votre dispositif ?

    Le pack incluant 3 tailles et une tablette est vendu à un prix de 15 000 euros pour les cabinets de kinésithérapie.

    Quelle est votre position sur le marché français ? Avez-vous des concurrents ?

    Il existe des dispositifs qui réalisent de la traction. Nous nous différencions en soulageant le patient tout en lui permettant de bouger, de se re-muscler, et de sortir de sa situation de handicap. En centre de rééducation vous pouvez également trouver des dispositifs comme le « huber » qui permettent de relancer l’activité physique chez les patients et sont très populaires chez les kinésithérapeutes. Il existe également les tables de traction, qui ont été très utilisées pendant des dizaines d’années. Ces dernières permettaient de soulager le patient de manière temporaire. De nombreux dispositifs sont utilisés à des fins différentes puisque le traitement du patient est complexe et doit prendre en compte plusieurs aspects : douleur, mouvement, rééducation ainsi que l’aspect de suivi psychologique sur le long terme.

    Vous avez évoqué un marquage CE, visez-vous également une autorisation de la FDA ?

    Oui deux ans après l’obtention du marquage CE.

    Quelles sont vos perspectives à court, moyen et long terme ?

    D’ici six mois nous souhaiterions mettre en place un système qualité et fournir la version finale du dispositif. Nous visons l’obtention du marquage CE d’ici un an avec les premières ventes en France ainsi que dans nos marchés principaux que sont l’Angleterre et l’Allemagne. D’ici trois ans il s’agirait d’être sur le marché américain tout en obtenant le remboursement de notre dispositif en ambulatoire. D’ici plusieurs années, il s’agirait de mettre au point des dispositifs complémentaires qui permettraient notamment la prise en charge cervicale, d’autres pathologies.

    Quel est votre business model ?

    Actuellement c’est la vente via des distributeurs vers les centres de rééducation et cabinets de kinésithérapie.

  • RAT

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  • RFID

    radio frequency identification, radio-identificationnull

  • CAGR

    Compound Annual Growth Rate, taux de croissance annuel composénull