Articles

  • Agnès Buzyn dévoile la stratégie de prévention en santé et son volet numérique

    Le Gouvernement a communiqué le 30 août 2017, sa stratégie de prévention en santé à l’occasion du conseil des ministres. La prévention en santé, définie comme une priorité du Gouvernement, verra sa stratégie axée sur les points suivants :  la promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique, la prévention des maladies infectieuses, la lutte contre les conduites addictives, la promotion de la santé mentale, d’un environnement et de conditions de travail favorables à la santé, l’amélioration du dépistage et la prévention de la perte d’autonomie.

    La santé numérique et plus largement l’innovation se trouvent au coeur de la stratégie de prévention en santé voulue par le Gouvernement.

    L’innovation, une source d’opportunité pour la prévention en santé

    Les nouvelles technologies constituent selon le Gouvernement une opportunité pour le secteur de la santé, notamment dans le domaine de la prévention : diversité de supports d’information, une plus grande viralité des messages diffusés, un accès plus simple. 

    Le Gouvernement fait également part de sa volonté de développer la recherche et l’innovation au profit de la prévention afin de définir constamment des indicateurs pertinents et des méthodes efficaces, et de tirer le meilleur parti des expériences étrangères. En ce sens, le programme national de recherche en santé publique de la stratégie nationale de santé sera mené en étroite coordination avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

  • Project Brainwave : Microsoft lance sa plateforme pour l’intelligence artificielle

    L’entreprise Microsoft annonce le 23 août 2017 le lancement de sa plateforme dédiée à l’intelligence artificielle.

    Basée sur des composants FPGA (Field Programmable Gate Arrays), le Project Brainwave, se veut une architecture référente pour les systèmes de deep learning dans le cloud.

    Ces composants, fabriqués par Intel, ont l’avantage d’être reprogrammables en plus de proposer des taux Entrées/Sorties et une puissance de calcul très performants. En d’autres termes, ces puces permettent un traitement de l’intelligence artificielle en temps réel (la latence ne dépasse pas une milliseconde pour chaque requête). La puissance de calcul s’établit à 39,5 téraflops.

    Microsoft n’a pas communiqué de date de mise à disposition pour le public. Cela se fera de manière progressive via sa plateforme Azure.

  • Étude : Télémédecine, VR, Cloud, Iot – les tendances à suivre en Afrique pour 2020

    L’entreprise F5 networks a publié le 29 août 2017 une étude sur les tendances en santé numérique en Afrique pour 2020 intitulé « the future of apps report ».

    Selon l’étude, le secteur de la santé connaît un développement sans précédent en Afrique notamment grâce au numérique. Les besoins financiers en e-santé en 2020 sont estimés à 25 MA $ pour le continent.
    Réalité augmentée, télémédecine, cloud, IoT telles sont les tendances abordées par l’étude.

    Télémédecine

    La télémédecine répond au problème d’accès aux soins posé par certaines situations géographiques. Il s’agit de la principale tendance à se développer en ce moment mais également pour les années à venir. Selon l’étude, la télémédecine permet aux patients vivant dans des zones isolées d’avoir accès à des soins de bonne qualité y compris à des spécialistes. 

    Confirmant cette tendance, Microsoft et le Botswana Innovation Hub ont lancé le premier service de télémédecine d’Afrique. Il abrite par ailleurs le seul Microsoft Innovation Center en Afrique. 

    Réalité augmentée

    La réalité augmentée est utilisée dans le cadre de la formation des étudiants et des professionnels de santé ou dans le cadre de la gestion de la douleurs, notamment dans le contexte des soins palliatifs. L’étude illustre cette tendance en évoquant le partenariat entre le département VR de Facebook avec le Children’s Hospital Los Angeles (CHLA) afin de créer un simulateur plaçant le personnel soignant et les étudiants face à un patient souffrant d’un trauma grave afin de déterminer quelle décision prendre.

    Cloud

    F5 Networks estime qu’en 2018, 65% des interactions avec des plateformes, des dispositifs et des services de santé seront avec des smartphones. Le développement des dossiers patients et des carnets de santé électroniques renforce l’importance du cloud comme élément structurel important du développement de la santé numérique en Afrique.

    IoT

    Le développement des IoT a également proliféré sur tout le continent africain. Parmi les innovations et partenariats marquant, l’étude note le partenariat entre Vodacom et le Nigeria. Ce partenariat a permis le lancement de SMS for Life 2.0, plateforme permettant d’accéder à 250 services de santé. Cette innovation sera prochainement implantée dans 36 autres régions. 

    Cette étude souligne à l’occasion du Healthcare Innovation Summit Africa qui a lieu entre le 29 et le 30 août 2017 en Afrique du Sud, l’explosion de la santé numérique en Afrique. 

  • Corée du Sud : un gant robotique pour faciliter la rééducation post-AVC

    La start-up sud-coréenne Neofect a récemment développé toute une série de produits utilisant un système de jeux dit de « biofeedback » pour rendre la rééducation post-AVC plus motivante et efficace.

    Parmi ses produits phares : Le gant intelligent Rapael (Rapael Smart Glove), un gant robotique souple équipé de capteurs permettant d’analyser les mouvements du patient et de mesurer le degré de mouvement du doigt et du poignet.

    Les jeux sont adaptés en fonction des objectifs des patients grâce à l’IA

    L’appareil se connecte via Bluetooth à un logiciel, avec lequel les patients peuvent pratiquer divers gestes moteurs en jouant à des jeux, qu’il s’agisse de simuler des activités quotidiennes comme remplir une tasse de café ou de renforcer le mouvement du poignet en pilotant virtuellement un avion.

    « Nous proposons environ cinquante jeux au total, tous soigneusement développés par notre équipe d’experts en rééducation et de développeurs de jeux afin de maximiser les bénéfices cliniques et les intérêts pour les patients », a déclaré Ban Ho-young, P.-D.G. et cofondateur de Neufect dans une interview publiée fin août 2017 par le Korea Herald.

    « Par rapport à d’autres dispositifs de rééducation disponibles sur le marché, nous avons pris grand soin de diviser chacun de nos jeux selon des objectifs cliniques différents et de les rendre aussi motivants que possible pour l’utilisateur. »

    Encourager le patient à suivre son programme de rééducation jusqu’au bout

    L’objectif principal est de stimuler l’enthousiasme des patients mais le système Rapael a été également conçu pour proposer une vaste planification des programmes et des rapports de progression axés sur les données de santé des utilisateurs afin d’optimiser le processus de réhabilitation.

    L’algorithme d’apprentissage de l’appareil utilise l’intelligence artificielle. Cela lui permet d’ajuster automatiquement la difficulté des jeux en fonction des capacités de mouvements et des objectifs du patient. Le fait de proposer un environnement positif et encourageant permet d’éviter que l’utilisateur ne se décourage et n’abandonne son programme de rééducation en cours de route.

    Le Rapael Smart Glove est disponible à la location pour 99 $ par mois

    Le dispositif médical, jusqu’ici lancé aux États-Unis, en Europe et en Corée, est disponible à la location pour les particuliers. Il coûte 99 dollars américains (82,5 €) par mois à la location ; un achat pour les hôpitaux est également possible.

    Le dispositif se démarque grâce à son système numérique

    Ban, ingénieur en mécanique de formation, a cofondé Neofect en 2010 avec Choi Young-keun, l’un de ses anciens camarades de classe à l’Institut Polytechnique de Science et Technologie, en Corée du Sud. En étudiant à la Darden School of Business, en Virginie, il a rejoint le projet de Choi visant à monter un business sur le marché de la rééducation robotique intelligente.

    Encouragée par le succès de son gant intelligent, la start-up a récemment élaboré une version pour enfants du Rapael Smart Glove ainsi qu’un Smart Board pour la rééducation des membres supérieurs et un Smart Pegboard pour la rééducation du haut du corps et la rééducation cognitive pour corriger les troubles visuo-spatiaux.

    Un plateau numérique pour mesurer automatiquement les données

    En ce qui concerne le plateau intelligent numérique, c’est le premier de son genre à être proposé sur le marché mondial, assure Neofect. Il dispose de jeux comme le « smack-a-mole », consistant à insérer une cheville dans un trou éclairé avant que la lumière ne disparaisse.

    Les outils de ce genre se présentent habituellement sous la forme d’un panneau en bois ou en plastique avec des trous dans lesquels les chevilles peuvent être insérées. Le but est de renforcer les membres supérieurs et d’améliorer les fonctions cognitives.

    L’appareil de Neofect est, lui, numérique. Il mesure automatiquement les données précédemment relevées par le thérapeute, comme le temps nécessaire au patient pour insérer ses chevilles l’une après l’autre dans le trou.

    « Aider (…) les patients ayant connu un AVC mais aussi ceux atteints de troubles cognitifs »

    « Nous pensons que notre nouveau plateau intelligent numérique peut aider non seulement les patients ayant connu un AVC mais aussi ceux atteints de troubles cognitifs tels que la maladie d’Alzheimer », a déclaré Ban Ho-young.

    Bientôt un robot portatif pour les patients ayant souffert d’une lésion à la colonne vertébrale

    Neofect envisage de présenter cette année sur le marché un nouveau produit, l’Exo Glove Poly, un robot souple et portatif dédié à la rééducation des mains des patients ayant souffert d’une lésion de la colonne vertébrale. L’entreprise devrait lancer une campagne de financement participatif sur Kickstarter en octobre 2017.

    Depuis sa fondation, la société sud-coréenne a levé environ 10 milliards de wons (7,4 M. € ; 8,9 M. USD) grâce au soutien de diverses entreprises locales de capital risque, dont POSCO Venture Partners, DSC Investment, K Partners, SBI Investment et Sejong Investment.

  • L’Hôpital de Sydney digitalise le partage d’informations autour du parcours interne du patient

    Le groupe d’e-santé australien Global Health Limited a obtenu en août 2017 un contrat de cinq ans pour déployer son MasterCare Patient Administration System (PAS) au sein de l’hôpital de réadaptation Arcadia Pittwater, au nord de Sydney. Le projet sera lancé début 2018.

    Le logiciel MasterCare PAS simplifie la communication entre professionnels de la santé afin d’obtenir un flux d’information sans interruption à partir du moment où un patient se présente aux admissions de l’hôpital jusqu’à sa sortie.

    Un système simple d’utilisation

    Le dispositif sera hébergé sur le Altitude Cloud Service de Global Health.

    Le MasterCare PAS se veut simple d’utilisation. Il est composé de menus personnalisables et peut entrer en connexion avec les services des assureurs santé afin de gérer les vérifications et les réclamations d’assurance.

    L’hébergement de logiciels sur le cloud de plus en plus courant dans le secteur de la santé

    « Au cours des dix-huit derniers mois, on a observé une augmentation majeure des hébergements [de systèmes] sur le cloud au sein de l’industrie de la santé, commente Andy Hui, gestionnaire des solutions cloud à Global Health (source : proactiveinvestors). Les gens commencent à se rendre compte des avantages importants que comporte l’hébergement de leurs logiciels et de leurs données sur le cloud. »

    Global Health : leader sur le marché australien

    Global Health est un fournisseur de solutions de santé numériques répondant aux besoins des administrateurs, des bailleurs de fonds, des cliniciens et des consommateurs dans le domaine de la santé. La société, qui a récemment célébré ses 30 ans, est l’un des développeurs de logiciels les plus expérimentés d’Australie au sein du secteur.

    Le MasterCare PAS est le système de base pour un certain nombre d’autres hôpitaux de réadaptation en Australie et continue d’être reconnu comme l’un des systèmes administratifs les plus complets actuellement disponibles sur le marché.

    ReferralNet Secure Message Delivery est la plateforme de livraison de messages sécurisés conçue par Global Health pour l’échange d’informations confidentielles, cliniques ou concernant les patients, entre les fournisseurs de soins. Le système est déjà naturellement intégré aux systèmes cliniques existants de Global Health, y compris au MasterCare PAS.

    L’Agence de la santé numérique australienne encourage le développement de l’intéropérabilité.

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a mené des essais afin d’accélérer les efforts d’interopérabilité entre les sociétés comme Global Health et les fournisseurs de la santé. Une étape essentielle pour que l’industrie des soins devienne entièrement numérique et réalise ainsi d’importantes économies.

  • Inde : une étude promeut l’utilisation des réseaux sociaux pour la promotion de la santé

    D Yellow Elephant (DYE), un groupe spécialisé en médias numériques, a révélé fin juillet dans une nouvelle étude que la majorité des sociétés du secteur de la santé en Inde était peu actives sur les réseaux sociaux.

    Bilan : plus de la moitié des entreprises pharmaceutiques et de soins en Inde (multinationales et locales) ont une présence sur des plateformes comme LinkedIn et Facebook mais ne parviennent pas à s’engager activement avec les parties prenantes du secteur.
    Les experts du secteur insistent sur la nécessité d’offrir aux patients un rôle actif sur les réseaux et d’adapter leurs stratégies numériques aux besoins et attentes spécifiques des consommateurs, notamment dans les zones rurales, où l’accès à internet reste encore compliqué.

    Seules 14 % des entreprises étudiées ont une position de leader sur les réseaux sociaux

    L’étude se base sur un sondage, intitulé India Digital Health Report 2017, qui a examiné la performance numérique de 160 entreprises indiennes leaders réparties dans quatre secteurs clés de l’industrie de santé : les domaines pharmaceutique, des diagnostics, des dispositifs et équipements médicaux, et des hôpitaux.

    Le rapport a étudié les entreprises en fonction de leur présence en ligne, de leur niveau d’engagement et de la pertinence de leur activité sur douze grandes plateformes en ligne, soit les sites web et applications de Facebook, Twitter, LinkedIn, YouTube, Google Plus, Blogger, Pinterest, Flickr, Instagram et Tumblr.

    Sur la base de leur présence, de leur engagement, de leur réponse à la demande et du suivi des consommateurs, les entreprises ont été réparties en trois catégories par les auteurs :

    • les Digital Primes (les leaders) ;
    • les Aspirants (en plein essor sur le numérique) ;
    • les Onlookers (les spectateurs ou observateurs silencieux).

    Résultats : seules 14 % des entreprises ont été classées dans la section Digital Primes. 54 % d’entre elles font partie des Aspirants et 32 % se révèlent n’être que des observateurs silencieux sur les réseaux.

    Le secteur de la pharmacie est le mieux placé dans le classement

    Parmi les quatre secteurs centraux de l’industrie, celui de la pharmacie représente le plus grand nombre de Digital Primes (22 %). Le domaine des dispositifs et des équipements médicaux et celui des diagnostics sont constitués d’une majorité d’aspirants numériques : 71 % des entreprises interrogées dans ces branches maintiennent une certaine présence numérique mais sont en retard sur l’ensemble de l’espace au niveau de leur engagement.

    Dans le détail, Apollo Diagnostics est la société qui obtient la meilleure notation (70/100), suivie par GE Healthcare (65,5/100) et Pfizer (65/100). Du côté des hôpitaux, le Kokilaben Dhirubhai Ambani Hospital décroche la première place avec 56 points.

    LinkedIn : le réseau préféré des groupes de santé indiens

    LinkedIn est le réseau sur lequel les sociétés sont les plus présentes : 91 % des entreprises étudiées ont une page dédiée mais seulement 11 % d’entre elles s’engagent activement sur la plateforme.

    Facebook est le deuxième média préféré des groupes analysés avec un taux de présence de 90 %, suivi de Twitter et de YouTube.

    La plupart des entreprises ne font qu’acte de présence sur les réseaux sociaux

    Sur les 160 entreprises interrogées, seules 22 ont obtenu un score supérieur à 50. « [Les sociétés observées ont] tendance à se lancer sur la plateforme et à abandonner [leur implication sur le site] à mi-chemin ou à [utiliser l’outil] de manière sélective, au fur et à mesure de leurs besoins », explique Chandni Dalal, responsable de la stratégie numérique à D Yellow Elephant (source : S.P.A.G. Consultants Pvt. Ltd.).

    Une réticence à l’engagement

    « Le rapport indique que les entreprises pharmaceutiques et de soins en Inde [stagnent au stade du simple] « projet d’engagement » : elles sont présentes sur la plupart des plateformes de réseaux sociaux mais réticentes à s’engager auprès des parties prenantes, commente Aman Gupta, directeur général de D Yellow Elephant. Il est impératif pour ces sociétés de développer un écosystème numérique réparti sur plusieurs canaux, en accord avec les professionnels de la santé, les patients, les soignants et les décideurs consommant une masse d’informations en ligne. »

    Adapter les modèles des réseaux aux profils particuliers des patients en Inde

    L’Inde connaît l’une des plus importantes croissances mondiales dans le domaine de la présence en ligne. Avec 277 millions d’internautes, l’Inde a dépassé en 2015 les États-Unis en nombre d’utilisateurs d’internet, se plaçant derrière la Chine, indique le rapport Internet Trends 2016 publié par la société de capital risque Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB).

    Cependant, en termes absolus, seulement 22 % de la population a accès à internet, un taux qui évolue toutefois rapidement avec une croissance de 40 % sur un an en 2015, contre 33 % entre 2013 et 2014. Les utilisateurs actifs des réseaux sociaux représentent quant à eux 9 % de la population totale (chiffres 2015).

    Des centaines de millions de dollars investis dans les modèles des réseaux sociaux et des sites web commerciaux

    Les entreprises, notamment dans le domaine de la santé, ont conscience du potentiel du marché. La somme dédiée au développement numérique des entreprises de santé en Inde est ainsi assez conséquente. En 2012, par exemple, 750 millions de dollars américains (628 M. €) ont été investis dans les modèles des réseaux sociaux et des sites web commerciaux.

    La nécessité d’une stratégie numérique solide

    La stratégie des sociétés est cependant à revoir si elles souhaitent toucher un plus large public et avoir un réel impact sur les consommateurs.

    « Lancé en 2015, le rapport sur la santé numérique de l’Inde a établi des repères concernant la présence numérique des entreprise dans tout le secteur, explique Aman Gupta. La deuxième édition [de cette enquête] révèle que le voyage numérique a commencé pour la plupart des entreprises mais que celui-ci s’est limité à une simple présence. Un plan de participation numérique solide devrait faire partie intégrante de la stratégie de l’entreprise dès maintenant et non [dans le cadre d’une opération future]. »

    Donner un rôle actif aux patients

    « Les patients arrivent désormais dans les cabinets des médecins armés d’informations et leur insistance à jouer un rôle plus actif dans leur traitement contraint à une modification du système, passant d »un marché dominé par les prestataires vers un système axé sur le consommateur », analyse Chandni Dalal.

    Il faut « permettre aux consommateurs de jouer un rôle de chef de file dans la recherche, le tri et l’activité sur les plateformes d’information sur la santé », souligne dans un article paru en 2013 dans Health Biz India Kapil Khandelwal, un investisseur réputé dans le domaine de la santé en Inde.

    Penser au-delà des réseaux classiques ?

    L’expert insiste également sur le fait qu’il est indispensable d’adapter le modèle des réseaux sociaux aux zones rurales, où les plateformes web sont souvent inutilisables en raison de problèmes d’alphabétisation, d’accès et de coût. Il avance l’idée d’un développement de modèles propres au marché de la santé indien, répondant aux attentes particulières des habitants.

    Il cite notamment Gram Vaani, un réseau social vocal, accessible depuis n’importe quel téléphone, et non uniquement depuis un smartphone connecté à la 3G. Les utilisateurs peuvent partager des informations via des appels vocaux, sans frais, et laisser une réponse à des messages laissés par d’autres personnes, après modération. Il compte actuellement une dizaine de milliers d’utilisateurs.

    E-santé : le ministère de la Santé annonce une augmentation des dépenses

    Les investissement dans le numérique au sein de l’industrie de santé ont récemment été encouragés par la ministre indienne de la Santé et du Bien-être de la famille, Anupriya Patel. Fin août, elle a déclaré qu’il était aujourd’hui nécessaire d’augmenter les dépenses de santé nationales. Elles devraient ainsi représenter 2,5 % du PIB d’ici 2025, contre 1,15 % actuellement. Le budget des dépenses de santé dans le secteur public devraient être augmenté de plus de 8 % d’ici 2020, a-t-elle précisé, en insistant sur l’importance d’un déploiement du numérique au sein de l’industrie.

    « Les politiques actuels ont recommandé la mise en place d’une autorité de la santé numérique au niveau national pour réglementer et développer l’aide numérique dans le continuum des soins en Inde. »

  • Congrès ESC : des ECG portables dépistent les fibrillations atriales cachées

    Mesurer régulièrement la fréquence cardiaque avec un appareil portable permet de dépister davantage de cas de fibrillation atriale que les examens traditionnels. Tels sont les résultats d’une étude* présentée le 29 août lors du congrès européen de cardiologie de la European Society of Cardiology (ESC) et publiée simultanément dans la revue Circulation.

    Un trouble du rythme silencieux

    La fibrillation atriale, dite aussi auriculaire, est un trouble du rythme cardiaque qui gagnerait à être dépisté précocement. Ces battements du coeur irréguliers sont impliqués dans un tiers des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Et dans un quart de ces AVC, la fibrillation atriale n’avait pas été diagnostiquée, faute de symptômes flagrants.

    En outre, « les AVC provoqués par un trouble du rythme sont plus importants, plus sévères et engendrent un taux de mortalité plus important que les autres AVC, » a déclaré le Pr Julian Halcox, cardiologue à la faculté de médecine de Swansea (Grande-Bretagne) lors du congrès européen de cardiologie qui s’est tenu à Barcelone du 26 au 30 août. Et il est prouvé que l’identification de la fibrillation atriale avant que les symptômes n’apparaissent et la mise des patients sous anti-coagulants oraux pourrait réduire le risque d’AVC ainsi que le taux d’incapacité et de mortalité associé. »

    Dépister via un ECG portable

    C’est pourquoi le Pr Halcox a piloté une étude visant à évaluer l’intérêt d’utiliser régulièrement des capteurs de fréquence cardiaque mobiles. L’essai REHEARSE-AF, dont les résultats ont été présentés le 29 août et publiés dans Circulation, consistait à pratiquer un ECG deux fois par semaine avec analyse des résultats à distance. Les quelque 1003 patients, âgés de plus de 65 ans et à risque d’AVC, ont été randomisés en 2 groupes : un groupe contrôle bénéficiant des soins traditionnels et un groupe de patients pratiquaient n ECG deux fois par semaine grâce à un appareil mobile relié par WiFi à un iPod qui transmettait les données à des professionnels de santé. Ils étaient aussi inviter à pratiquer un ECG en cas de palpitations.

    3 fois plus de cas repérés 

    Après 12 mois d’intervention, les résultats montrent la pertinence de ce dispositif mobile :

    • 19 cas de fibrillation atriale ont été identifiés dans le groupe d’intervention contre 5 dans le groupe contrôle, alors que les facteurs de risque étaient identiques.
    • 2% seulement des ECG étaient considérés comme « ininterprétables ».
    • le coût de chaque diagnostic via le dispositif mobile a été évalué à 8,9 euros.
    • 75% des volontaires ont effectivement fait 2 ECG par semaine

    Des bénéfices cliniques incertains

    Les auteurs d’un éditorial associé au papier publié dans Circulation tiennent cependant à relativiser ces résultats. « Ces données confirment que plus vous surveillez la fibrillation atriale, plus vous vous dépistez de cas », écrivent-ils avec une pointe d’ironie.

    Cependant, selon eux, les enregistrements du rythme cardiaque courts et intermittents ne permettent une identification très fine de la pathologie. Et concrètement, « il n’existe pas encore à ce stade de preuves qu’un dépistage d’une FA silencieuse – sans symptôme- présente un réel bénéfice clinique ».

  • Emmanuel Macron affirme sa volonté de faire émerger des géants du numérique « made in France »

    Le Président de la République persiste et signe – lors de la Semaine des Ambassadeurs qui se tient du 28 au 31 août 2017, Emmanuel Macron annonce qu’un cadre réglementaire doit être établi pour encourager la création d’entreprises françaises et européennes à fort potentiel économique dans le secteur du numérique.

    Pour rappel, lors du salon Vivatech à Paris tenu en juin dernier, il partageait sa vision de la France comme « start-up Nation » avec la création d’un fonds de 10 milliards d’euros et annonçait que la convergence entre le numérique et le healthcare serait au cœur des priorités du plan d’investissement de l’État pour faire de la France le leader dans ce domaine. De même, lors de l’ouverture de la Station F, le Président invitait les créateurs d’entreprise à « être les acteurs du changement » et lançait son fameux « entrepreneur is the new France ».
    Aujourd’hui, il souhaite une contribution réglementaire au service de l’émergence de start-ups françaises et européennes, vouées à devenir des « géants français et européens ». « Ce sera l’une des priorités de la politique du gouvernement. Mais cela doit passer aussi par notre capacité à définir les standards, les normes qui réguleront ces espaces », a-t-il déclaré.

  • SI : l’Institut Curie révise son système de gestion des activités liées à la protonthérapie

    L’Oncology Information System (OIS), l’outil interne de l’Institut Curie permettant de gérer l’ensemble des activités liées à la protonthérapie et aux soins afférents au centre d’Orsay doit être révisé et éventuellement remplacé car il devient obsolète. Une étude d’opportunité a été initiée en novembre 2016 et fin mai 2017 les conclusions ont été adressées au Comité de Gestion du Centre de Protonthérapie. C’est maintenant au Comité Stratégie de l’Institut de prendre une décision.

    L’étude a été initialement développée en interne pour répondre aux besoins spécifiques du centre afin de parfaire l’outil avec des développements complémentaires et nouvelles fonctionnalités pour le mettre à jour. Cela n’est pas une solution évidente et pose alors la question de son remplacement par une solution industrielle conforme aux méthodes de travail internationales donc facile à faire évoluer dans le futur.

    Choix stratégique

    L’institution est face à un dilemme – opter pour maintenir une solution parfaitement adaptée au besoin permettant:

    • la tenue du dossier patient ;
    • la planification de l’activité du cyclotron et des salles de traitement ;
    • le contrôle et la validation du bon fonctionnement du faisceau ;
    • les fonctionnalités de traçabilité, de reporting et d’analyses statistiques ;
    • le workflow d’usinage des pièces utilisées pendant le traitement ;
    • l’interfaçage avec les SI connexes (identité des patients, facturation des actes, etc.).

    Au risque d’une maintenance difficile ou pour une solution industrielle dont l’adoption équivaut à une véritable transformation.

    Cette seconde option implique la perte de fonctionnalités hautement spécialisées et personnalisées, alors que la première appelle un budget de gestion conséquent et une conduite du changement lourde. L’avantage d’une solution industrielle disponible sur le marché implique une solution simple à maintenir et dont la responsabilité est portée par un partenaire externe.

    La protonthérapie

    La protonthérapie est une technique de traitements de tumeurs à haute précision qui permet d’envoyer des faisceaux de protons ciblés vers les tissus cancéreux et préserver à la fois les tissus sains environnants. C’est pourquoi elle est majoritairement utilisée dans le cadre des tumeurs intracrâniennes ou ophtalmiques ou encore en pédiatrie.

  • A.I.

    Artificial Intelligencenull