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  • GAFA : Goldman Sachs expose la stratégie d’Amazon pour s’imposer dans le secteur de la santé

    La banque Goldman Sachs a publié en août 2017 une analyse sur la stratégie de l’entreprise Amazon pour s’imposer dans le secteur de la santé.

    Cette communication fait suite à la découverte du département 1492 par le journal d’information de la chaîne américaine CNBC le 26 juillet 2017. Pour rappel, ce département mis en place en 2015 serait entièrement dédié au développement d’innovations et de stratégie en santé numérique.

    Dans son analyse, Goldman Sachs évoque plusieurs scénarios sur les stratégies de développement d’Amazon.

    Amazon se sert déjà de sa plateforme pour vendre des médicaments sans ordonnances ainsi que des dispositifs médicaux. L’ambition initiale d’Amazon, outre le développement de technologies telle que l’assistant Amazon Echo en santé est de viser le marché américain des médicaments prescrits. Ce marché représente 125 milliards de dollars par an.

    Parmi les points clés du rapport il est possible de retenir :

    • Amazon peut devenir acteur dans la chaîne d’approvisionnement de médicaments ;
    • Amazon peut jouer un rôle d’intermédiaire avec les médecins, les assureurs, les prescripteurs, en s’associant avec un professionnel du secteur (pharmacy benefits manager ou PBM) ce qui pourrait lui donner accès aux donner personnelles des patients ;
    • Amazon pour améliorer la transparence dans la fixation des prix des médicaments, voire réduire les coûts (dans le cas du marché américain) ;
    • La société pourrait devenir une pharmacie en ligne ;
    • le développement dans le secteur de la santé pourrait se faire par le biais de la santé numérique notamment via l’innovation Amazon Echo. En s’investissant dans la e-santé via une application ou des dispositifs de surveillance et ou de télémédecine, Amazon pourrait favoriser sa percée dans le marché de la santé.

  • Canada : un robot capable de détecter la maladie d’Alzheimer grâce à l’IA en 45 secondes

    L’équipe du scientifique Frank Rudzicz, basée au Toronto Rehabilitation Institute (TRI), au Canada, a récemment présenté un robot capable de détecter en quarante-cinq secondes si une personne est oui ou non atteinte de la maladie d’Alzheimer.

    Basé sur l’intelligence artificielle (IA), le dispositif est capable d’analyser 400 variables de la parole (voix, langage) afin de prédire la gravité de la maladie avec une précision avoisinant les 82 % de réussite, une marge d’erreur en constante régression.

    Il a également mis au point Ludwig, un robot permettant de repérer un risque potentiel de dépression chez l’utilisateur.

    Le système analyse la voix pour déceler les symptômes de la maladie

    Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont tendance à marquer des temps d’arrêt plus long que la normale entre les mots, ils préfèrent généralement employer des pronoms plutôt que des noms (exemple : ils vont dire « lui » au lieu du prénom) et réalisent des descriptions simples, en utilisant par exemple des mots génériques comme « chaussures » ou « voiture » au lieu de préciser le modèle ou la marque de l’objet.

    Le système tente d’identifier tous ces symptômes et prend également en compte ce que Frank Rudzicz appelle le « jitter » et le « shimmer » de la parole, soit les variations de fréquence et d’amplitude de la voix. Des détails difficiles à capter pour l’oreille humaine mais pas pour la machine élaborée par le scientifique, « objective et totalement [apte à quantifier ces données] », précise l’expert.

    Ludwig : un robot qui détecte le risque de dépression

    Frank Rudzicz souhaite aller plus loin dans l’utilisation de l’intelligence artificielle au service de la santé.

    En plus de son système capable d’identifier les symptômes de la maladie d’Alzheimer, il a conçu Ludwig, un robot d’environ 60 centimètre pouvant détecter d’autres troubles cognitifs, sans intervention d’un être humain.

    Tester la mémoire, repérer une déficience de la parole, prédire les émotions

    Le dispositif fonctionne à partir d’algorithmes dits de « machine learning », qui reconnaissent et analysent des données clés par le biais de conversations avec l’utilisateur.

    Ainsi, Ludwig teste la mémoire du patient, repère une potentielle déficience de la parole et peut aussi prédire ses émotions afin de savoir la personne présente ou non un risque d’anxiété ou de dépression.

    IA : le marché pourrait atteindre les 6,7 Mds $ dans le secteur de la santé en 2021

    Selon une récente étude (2016) de Frost & Sullivan centrée sur les prévisions au sein de l’industrie, le marché de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé pourrait atteindre les 6,67 milliards de dollars américains (5,6 Mds €) en 2021, soit une croissance de 40 % par rapport à la situation actuelle.

  • Sciences de la vie : les PME ont besoin d’être davantage soutenues par l’UE pour se développer

    Le Conseil de l’Union européenne (UE) a demandé à la Commission européenne de mettre en place une stratégie industrielle d’ici le printemps 2018 afin de soutenir le développement des PME, essentielles à la croissance du marché des sciences de la vie, notamment dans le domaine high tech.

    Les mesures visant à faciliter leur déploiement sont encore trop rares ou trop contraignantes, analyse Steve Bridges, conseiller indépendant en matière de politique santé à Bruxelles, dans une colonne publiée le 28 août 2017 sur Euobserver.com. Cependant, des solutions existent, comme le prouvent les initiatives de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT), qui propose des programmes adaptés aux profils particuliers des petites entreprises.

    95 % des entreprises de technologie médicale en Europe sont des PME

    Au sein de l’Union européenne (UE), neuf entreprises sur dix emploient moins de dix personnes, selon l’organisme Eurostat (étude 2015). Les petites et moyennes entreprises (PME) comptant moins de 250 employés jouent un rôle clé dans le domaines des sciences de la vie.

    L’association industrielle Medtech Europe souligne par ailleurs que 95 % des 25 000 entreprises de technologie médicale en Europe sont des PME. Au regard de cette proportion, il est surprenant que la politique des PME ne soit pas plus claire, souligne Steve Bridges.

    Le Conseil de l’UE souhaite l’instauration d’une stratégie industrielle d’ici mi-2018

    La Commission européenne, sous la présidence de Jean-Claude Juncker, tente de démontrer que l’UE contribue à l’emploi et à la croissance sur le marché. Cette volonté n’est pourtant pas en adéquation avec la stratégie globale de l’Union européenne pour les deux ans à venir, l’agenda 2020 étant prioritaire.

    Une réponse de la Commission attendue en septembre

    En mai 2017, le Conseil de l’UE, où siège les représentants des États membres, a adopté diverses conclusions visant à encourager des initiatives sur le court terme : il demande notamment à la Commission de préparer une stratégie industrielle d’ici le printemps 2018. Il estime en effet que la Commission n’a pas suffisamment concentré son énergie sur l’emploi et la croissance et n’a jusqu’ici pas encore proposé de stratégie de manière proactive.

    Jean-Claude Juncker devrait livrer sa réponse à l’organisation au cours du mois de septembre.

    L’importance d’un soutien de l’UE aux petites entreprises

    Dans les industries de haute technologie telles que les sciences de la vie, les politiques visant à stimuler la croissance dans les PME sont importantes car les petites entreprises essaient souvent de lancer leurs produits sur un marché hautement réglementé. Elles doivent rivaliser avec des acteurs plus puissants qui bénéficient de davantage de ressources pour assurer le respect de la législation.

    Les PME sont parfois soutenues par des mesures spécifiques de l’UE, telles que les dérogations aux taxes de l’Agence européenne du médicament (EMA), qui réduisent les coûts facturés par l’agence aux fabricants pour réaliser l’évaluation d’un nouveau médicament à commercialiser dans l’Union.

    Une législation encore trop lourde, notamment dans le secteur pharmaceutique

    La législation sectorielle reste cependant globalement trop lourde, estiment certains acteurs de l’industrie, en particulier en ce qui concerne les produits pharmaceutiques, secteur au sein duquel les partenariats par des accords de licence avec des multinationale ou les acquisitions par ces grands groupes restent les solutions principales pour lancer des produits prometteurs sur le marché, rappelle M. Bridges.

    Des programmes pour encourager le développement des PME dans les secteurs high tech

    Plusieurs États membres de l’UE ont tenté de développer des politiques sur mesure pour les petites et moyennes entreprises dans les domaines des hautes technologies. Ils sont généralement identifiables par des mots-clés comme « innovation », « accélérateurs » et « incubateurs », employés pour sous-entendre que le gouvernement parle la langue des entrepreneurs.

    Un intérêt réel de la part des responsables politiques pour le secteur est encourageant et permet de développer des pôles de compétitivités composés d’entreprises et de chercheurs, comme le Golden Triangle (Triangle d’or) des sciences de la vie en Angleterre, réunissant les université de Londres, d’Oxford et de Cambridge.

    Les programmes mis en place ont pour but de créer des opportunités pour les chercheurs et les entrepreneurs en leur offrant un capital, un socle de connaissances scientifiques et un sens des affaires.

    Mais encore trop de lourdeurs administratives

    Cependant, l’implication dans les programmes financés par l’UE est souvent considérée comme trop longue et compliquée par les petites sociétés, en raison notamment des lourdeurs administratives qu’elle génère.

    E-santé : l’EIT propose des programmes modulables adaptés aux besoins des PME

    L’initiative de l’Institut européen d’innovation et de technologie (EIT) vise à mettre en place une approche moins prescriptive que celle généralement appliquée dans les programmes de l’UE puisque, ici, le candidat peut modifier ses objectifs et son engagement tout au long de la mise en œuvre du projet.

    Il se concentre sur la création d’opportunités et de contacts pour les entrepreneurs, et sur le fait d’offrir une certaine flexibilité à leurs besoins, qui évoluent rapidement en tant que gestionnaires d’entreprises en croissance.

    Favoriser la levée de capitaux

    Au cours des cinq dernières années, l’EIT a lancé de nombreuses communautés de la connaissance et de l’innovation (KIC) sectorielles.

    Fin 2014, le réseau de santé de l’Institut européen d’innovation et de technologie a été lancé dans le but de soutenir les start-up développant des technologies répondant à certaines des principales préoccupations de santé actuelles.

    L’EIT a pour mission de favoriser la levée de capitaux pour ses membres entrepreneurs, qu’il s’agisse de fonds versés par l’UE ou d’opportunités provenant de sociétés de capital risque et d’entrepreneurs s’étant déjà retrouvés confrontés à des défis similaires.

    Le Conseil espère voir émerger des politiques spécifiques au sein de l’UE

    Un investissement constant, une adaptation de la législation et un changement graduel de la culture d’entreprise au cours des prochaines décennies est nécessaire pour créer un environnement véritablement novateur sur le marché des sciences de la vie.

    Le prochain discours de M. Juncker sera surveillé de près par le Conseil de l’Union européenne, qui espère voir émerger des politiques spécifiques et concrètes allant au-delà de la simple rhétorique articulée autour des concepts d’« emplois et de croissance », insiste Steve Bridges.

    L’annonce d’un programme précis pour soutenir les PME dans les secteurs des hautes technologies serait particulièrement bien reçue par l’ensemble de la filière.

  • Les Journées de l’AFIB : l’ingénierie biomédicale, un univers d’expertise au service du patient

    Les 22èmes Journées de l’Ingénierie médicale se tiendront au Palais des Congrès à Dijon les 27, 28 et 29 septembre 2017 à destination des professionnels de santé et les industriels, organisées par l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux (AFIB).

    Le Congrès traitera des innovations en imagerie médicale, en constante évolution, et des nouvelles technologies de prise en charge du patient. Les thèmes généraux tels que les perspectives et défis de la santé aujourd’hui et l’impact des nouvelles technologies numériques sur la santé seront traités lors de la première journée, alors que la deuxième journée sera consacrée aux aspects plus techniques comme la réalité augmentée, l’exploitation des données collectées grâce aux appareils biomédicaux, le workflow, la télémédecine, l’utilisation de la 4D seront présentés et abordés lors des conférences et dans le cadre des expositions.

    L’événement sera aussi l’occasion pour les start-ups de la région Bourgogne Franche-Comté d’accroître leur visibilité et de rencontrer de futurs utilisateurs ou consommateurs, d’autres chercheurs dans leur domaine ainsi que des investisseurs. Les jeunes entreprises innovantes auront un espace dédié au salon.

    Programme

    Des conférences par des institutionnels, des cliniciens, des industriels, des ingénieurs et des techniciens, mais également des visites d’exposants sont organisées sur trois jours. L’’innovation et l’impact des nouvelles technologies de santé sur l’ingénierie médicale seront traités, notamment : 

    • Mercredi 27 septembre 2017

    « À quoi ressemblera l’hôpital de demain ? », par Pierre TRAINEAU, Directeur Général du Catel

    « Les perspectives et défis de la santé aujourd’hui », par Frederic PIERRU

    « L’impact des nouvelles technologies numériques sur la santé », par Pr. Guy VALLANCIEN, Président du Conseil d’Administration de l’École Européenne de Chirurgie (Skype)

    « La réalité augmentée au bloc opératoire », par Pr. Luc SOLER, Directeur Scientifique Ircad / IHU Strasbourg

    • Jeudi 28 Septembre

    « Comment exploiter les données de vos appareils biomédicaux en les connectant ? », par Jean Baptiste MICHON, Société ENOVACOM, Nicolas LIMOGE, DSI GHT Nord Saône et Loire Bresse Morvan et Benjamin MALOT, RSI CH Chalon sur Saône

    « La Géolocalisation des DM », par Société STANLEY et Farid ANNABI, Hôpitaux Privés de Metz

    « Retours d’expériences sur la mise en place d’une Direction d’Ingénierie Biomédicale de Territoire (GHT) », par Equipes IBM et Ingénieur informatique, Clinique, Centre d’enseignement GHT Nord Saône et Loire Morvan Bresse

    « Impression 3D », par Pr. Narcisse ZWETYENGA, CHU Dijon

    « Imageur interventionnel 3D : intérêt et applications en neurochirurgie », par Dr. Jacques BEAURAIN, CHU Dijon

    « Imagerie 4D/4K en coelioscopie », par Dr. Zaher LAKKIS, CHU Besançon

    « Télémédecine : Melody solution robotisée d’échographie à distance », par Dr. Jérôme ROUMY, CHRU Tours, Claire BEACCO, IBM CHRU Tours et Nicolas LEFEBVRE, Société Adecotech

    • Vendredi 29 Septembre 

    « La simulation en santé : l’intérêt pour les équipes soignantes et les patients, facteur d’attractivité pour mon établissement, la dimension « technologique » en lien avec l’ingénierie biomédicale », par Pr. Alexandre MIGNON, Professeur Anesthésie Réanimation et Responsable du Projet eMARSIM, Aix Marseille Université et AP-HM

    Le programme complet est disponible à l’adresse suivante. 

    Inscription

    Les inscriptions se font à l’adresse suivante.

     

    Tarifs

    Les tarifs varient entre 750 euros et 1 000 euros.

  • Télémédecine aux États-Unis : un progrès certain, mais des barrières liées au remboursement demeurent

    Les demandes d’actes de télémédecine aux États-Unis, de remboursement associé et les sites d’où proviennent les demandes se multiplient, telles sont les tendances révélées par une analyse des remboursements effectués par l’organisation américain équivalente à l’assurance-maladie, le Centre des services de santé dans le cadre de Medicare et Medicaid (Centers for Medicare and Medicaid Services – CMS).

    Néanmoins, les restrictions de la politique de remboursement de la même organisation, partie intégrante du ministère de la santé des États-Unis (U.S. Department of Health and Human Services), entrave une adoption généralisée de cette pratique d’actes médicaux et constitue un obstacle majeur à leur croissance.

    Les restrictions en termes de sites originaires de la demande d’un acte de télémédecine et de catégories de professionnels de santé habilités à les traiter, conditions sur lesquels repose l’ouverture des droits au remboursement, limitent considérablement le recours à cette pratique. Le deuxième élément qui constitue une entrave au développement de la télémédecine est le plafonnement des remboursements annuels de ces actes par la CMS à hauteur de 30 millions de dollars par an (soit 25,4 millions d’euros) en provenance du budget fédéral, qui est loin d’être atteint par ailleurs.

    Les chiffres dénotent une tendance à la hausse continue des actes de la télémédecine:

    • les remboursements de la CMS en actes de télémédecine pour l’année 2016 s’élèvent à 28 748 210 de dollars (24 112 561 d’euros) contre 22 449 968 de dollars (18 836 196 d’euros) en 2015, ce qui représente une hausse de 28%;
    • Le nombre de demandes d’actes de télémédecine, quant à lui, enregistre une hausse de 33%, passant de 372 518 à 496 396.

    1% des bénéficiaires de Medicare seulement a recours à la télémédecine

    La liste des sites d’origine valides d’une demande de service de télémédecine exclut le domicile du patient

    Un cabinet d’avocat américain, Foley & Lardner, qui intègre un département dédié à la télémédecine et aux soins « virtuels » fait part de ses constats concernant les soins à distance et leur potentielle évolution.

    Les fournisseurs de soins consacrent davantage d’attention sur l’origine de demandes d’actes de télémédecine, sachant que le domicile des patients ne rentrent pas dans les sites pouvant donner lieu à un soin par télémédecine dans le cadre de Medicare. Les industriels s’intéressent donc à leur cible de plus près, puisque cette donnée ne faisait pas l’objet d’un suivi précédemment.

    Pour pouvoir prétendre à un acte de télémédecine remboursé, la demande doit provenir de l’un des huit sites définis ci-dessous:

    • bureaux de médecin ;
    • hôpitaux ;
    • hôpitaux à accès critique ;
    • cliniques de santé rurale ; 
    • centres de santé qualifiés à échelle fédérale ;
    • centres de dialyse rénale basés à l’hôpital ou hôpitaux à accès critique (les dépendances y compris) ;
    • centres de soins infirmiers qualifiés ;
    • centres communautaires de santé mentale.

    Des critères rigoureux s’appliquent également du côté des professionnels de santé habilités à prendre en charge un acte de télémédecine, ce qui restreint le recours à ceux-ci.

    Medicare ne rembourse pas les services de télémédecine fournis à un patient à la maison, ce qui entrave de nombreux programmes mobiles de santé et de surveillance à distance.

    Un moyen de réaliser des économies, mais une difficulté à percer

    Une étude du gouvernement américain publiée en avril 2017 (Telehealth and Remote Patient Monitoring Use in Medicare and Selected Federal Programs) a mis en évidence les économies de coûts potentielles générées par le recours aux plateformes de télémédecine. Malgré cela, elle peine à s’imposer.

    L’étude pointe le faible pourcentage de patients ayant recours à la télémédecine, à savoir moins de 1% des bénéficiaires de Medicare. Cette faible utilisation du service expliquerait du côté des prestataires un certain manque d’intérêt pour l’adoption ou le développement des services de télémédecine.

    Il faut souligner cependant que, malgré des conditions de remboursement très contraignantes, l’utilisation des services de télémédecine par les bénéficiaires de Medicare a augmenté de près d’un tiers en 2016. Dans ce contexte, un assouplissement du plafond de remboursement fixé par la CMS pourrait donner une impulsion à l’industrie et lui donner l’opportunité d’atteindre son potentiel de développement.

  • 3D : la chirurgie ophtalmo assistée de lunettes 3D s’invite au bloc opératoire à Mantes-la-Jolie

    Le service ophtalmologique de l’hôpital de Mantes-la-Jolie vient de réaliser avec succès une chirurgie assistée de lunettes 3D dans son bloc opératoire ce mercredi 30 août 2017.

    Le chirurgien est équipé de lunettes spéciales lui permettant d’interpréter les images remplaçant le microscope traditionnel, outil jusque-là incontournable d’une opération ophtalmologique. La technologie utilisée incluant caméra, lunettes et écrans de projection se substitue à la vision par microscope et permet la projection de l’intérieur de l’œil et notamment la rétine sur des écrans consultable par l’ensemble du personnel au bloc et au-delà.

    L’outil développé par Alcon, la filiale de Novartis dédiée à l’ophtalmologie, et la société californienne TruVision 3D Surgical, permet également de rendre clairement visible le vitré, ce corps transparent flottant, difficile à cerner, pour plus de précision durant l’intervention.

    Les avantages que peuvent en tirer les patients sont plus de sécurité et une convalescence accélérée grâce à un gain en précision des incision réalisées.

    La techno et la technique

    L’équipe du service ophtalmologique de l’hôpital de Mantes-la-Jolie avec comme acteurs principaux Samir Abada, le chef du service, et son adjointe Anne Regis, a pu bénéficier du système de visualisation en 3 dimensions qui leur a permis d’effectuer la première chirurgie en 3D en France.

    L’outil est une version revisitée du traditionnel microscope à travers lequel le chirurgien avait le regard rivé sur l’intérieur de l’œil du patient pendant toute la durée de l’opération qui peut aller de trente minutes à trois heures. Cette fois-ci, c’est une caméra fixée au microscope qui se substitue aux yeux du chirurgien. Elle est associée à un logiciel de visualisation 3D qui projette l’image sur des écrans.

    Jusqu’à présent le chirurgien ne voyait pas le vitré difficilement perceptible à l’œil humain qu’il fallait retirer lors de la première partie de l’opération, mais agissait en fonction de son emplacement théorique. L’outil rend le vitré visible et permet une visualisation plus efficace du fond de l’œil, et notamment la rétine, grâce à une caméra à grande gamme dynamique qui fournit aux chirurgiens une excellente résolution, ultra haute définition, profondeur d’image, clarté et contraste de couleurs.

    Les avantages

    Le champ chirurgical plus large rendu possible grâce à l’outil permet d’anticiper les complications entre deux instruments, puisque le déroulement de l’opération est transmis directement sur écrans accessible aux assistants.

    D’autres avantages existent également au bénéfice du patient comme du chirurgien:

    • réduction considérable de la convalescence du malade grâce à la diminution de la taille des micro-incisions
    • récupération de la vision plus rapide
    • application de filtres numériques pour la visualisation de vaisseaux sanguins supprimant les injections de solutions toxiques
    • un meilleur confort pour le chirurgien en évitant une posture non naturelle imposée par la vision à travers le microscope: meilleure ergonomie pour plus d’efficacité.

    Par ailleurs, l’enseignement en salle d’opération du fait de la projection sur écrans s’en trouve facilité.

    Les chirurgiens rappellent néanmoins que la vigilance du praticien reste le maître mot, car lors de ces opérations des structures nobles du corps humain sont touchées et que la technologie ne doit rien changer à cela.

  • KIC

    Knowledge and Innovation Communities (Communautés de la connaissance et de l’innovation)null

  • EIT

    Institut européen d’innovation et de technologie (European Institute of Innovation & Technology)null

  • Etisalat Digital et MD 24-7 partenaires pour booster la e-santé au sein du Dubaï Future Accelerator

    Les entreprises Etisalat Digital et MD 24-7 annoncent le 30 août 2017 un partenariat afin de développer de nouvelles solutions e-santé à Dubaï.

    Ce partenariat sera intégré à part entière au sein du Dubaï Future Accelerators (DFA) programme qui comportera un segment entièrement dédié à la e-santé aux Émirats Arabes Unis, en Afrique du Nord et au Moyen Orient.

    Donner plus de visibilité à la e-santé aux Émirats Arabes Unis

    Pour information, le programme DFA met en relation des start-ups avec le Gouvernement de Dubaï pour les aider à se développer. MD 24-7 est issue de ce programme. Cette start-up développe une plateforme de télémédecine via une application mobile et un call center joignable à tout moment. Les patients peuvent prendre rendez-vous avec un praticien et effectuer des consultations à distance.

    De son côté, Etisalat Digital est une filiale du groupe de télécommunications Etisalat spécialisée dans la fourniture de solutions en matière de cloud, du big data, de l’IoT et de cybersécurité.

    Outre le fait de donner une véritable visibilité à la e-santé aux Émirats Arabes Unis, ce partenariat a également comme but le développement de solutions pour les patients atteints de maladies chroniques afin de réduire le temps d’attente à l’hôpital, la durée des hospitalisations et les visites aux urgences. Les détails concernant ces solutions n’ont pas encore été communiqués.

  • Données de santé : Jean-Louis Serre est nommé président du Cerees

    Le Comité d’expertise pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé (Cerees) a trouvé son premier président en la personne de Jean-Louis Serre, jusqu’alors membre de l’instance.

    Ce spécialiste de la génétique est professeur émérite de génétique à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et a été nommé président par l’arrêté de la ministre des solidarités et de la santé et de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en date du 8 août 2017 et publié au Journal officiel le 17 août 2017.

    Le rôle du Cerees est donner un avis sur des recherches portant sur la réutilisation de données de santé déjà acquises pour une autre finalité dans le cadre du processus d’autorisation par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).