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  • IA : une équipe internationale aboutit à la première modélisation de la psychologie humaine

    Dans le « Journal of Theoretical Biology » d’août 2017 a été faite l’annonce du premier modèle mathématique de la conscience incarnée. Il a vu le jour après dix ans de recherche – une équipe internationale de chercheurs du Texas, de l’Université Paris 7 et du University College de Londres, conduite par l’Université de Genève, a développé un modèle mathématique de la conscience incarnée permettant de prédire et d’analyser les comportements humains normaux ou pathologiques.

    Le défi que souhaitait relever l’équipe de chercheurs associés issus de disciplines diverses comme les mathématiques, la psychologie, les neurosciences, la philosophie, l’informatique et l’ingénierie, était de produire une théorie psychologique fondée sur un modèle développé par les sciences dures qui prendrait en compte les paramètres émotionnels du conscient et de l’inconscient humain.

    Ils ont découvert « la géométrie projective » de la conscience, regroupant les mécanismes inconscients liés à la perception et l’imagination, qui détermine nos actions et qui a été intégrée au modèle informatique.

    Une expérimentation est en cours à travers la réalité virtuelle. L’objectif à long terme vise à déboucher sur des applications dans la robotique, l’intelligence artificielle et la santé.

    Le modèle prédictif résultant repose sur une synthèse des phénomènes psychologiques incluant des phénomènes perceptifs de base pour qu’il se rapproche le plus possible de la conscience humaine.

    L’expérimentation avec la réalité virtuelle permet de reproduire l’environnement spatial, temporel et émotionnel intervenant dans la prise d’une décision.

    L’équipe en charge du projet a pour objectif d’orienter progressivement la recherche vers des modèles de psychopathologie. Des expérimentations ont montré que ce modèle pouvait être mis au service de la compréhension de l’autisme. Les chercheurs ont ainsi découvert que si le modèle mis au point était dépourvu de la dimension d’imagination, il se comportait comme une personne atteinte d’autisme. C’est une piste à exploiter pour tenter de cerner l’importance de l’imagination et de ses mécanismes spécifiques dans la prise en charge de la maladie.

    Si cette modélisation permet de prédire efficacement un vaste ensemble de comportements humains et de comprendre leurs mécanismes, arriver à reproduire à l’identique la conscience humaine ne se fera pas de si tôt.

  • Congrès de la FFP : traitement du SAHOS – les avancées dans différentes spécialités médicales

    Organisées à l’initiative de la Fédération Française de Pneumologie (FFP), les trois Journées Pratiques Respiration Sommeil qui se tiendront à Bordeaux du 5 au 7 octobre 2017 sont à destination des professionnels, des associations de patients et du grand public.

    Un des thèmes liés au numérique est l’exploitation du big data au service d’une nouvelle compréhension du syndrome. Des techniques innovantes de prise en charge telle l’approche personnalisée du SAHOS ou de diagnostic comme la polysomnographie ambulatoire seront également discutées.

    Les principales avancées dans le traitement du syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) seront présentées de même que des bonnes pratiques applicables à la vie et à la pratique quotidienne des patients atteints de pathologies respiratoires du sommeil, notamment à travers les ateliers organisés par les industriels et les associations de patients.

    Programme

    Des conférences par les cliniciens et des ateliers par des industriels et associations de patients sont organisées sur trois jours. Le samedi 7 octobre 2017 en parallèle des ateliers professionnels, des expositions et ateliers spécialement à destination du grand public auront lieu.

    En termes d’innovation, les éléments suivants à retenir:

    • le jeudi 5 octobre 2017 à 10h30, la conférence intitulée « Les Bigs-data; outil pour une compréhension nouvelle du Sahos ? » par le Professeur Jean-Louis PEPIN;
    • le vendredi 6 octobre 2017 à 14h, l’atelier en partenariat avec les Ateliers d’Arcachon et les Ateliers Sommeil de Paris : « Approche personnalisée de la prise en charge du SAOS » par le professeur Frédéric GAGNADOUX et le docteur Nicole MESLIE
    • le vendredi 6 octobre 2017 à 17h30, l’atelier « La polysomnographie ambulatoire ; aspect pratique de réalisation et d’interprétation » par le professeur Joël PAQUEREAU et le docteur Nathalie RAYMOND.

    Plusieurs ateliers partenaires et symposiums proposés par certains acteurs de l’industrie seront axés sur l’innovation en santé et sur une actualisation des connaissances en matière de maladies respiratoires et du sommeil.

    Inscriptions

    Pour les professionnels :

    L’inscription en ligne donne lieu à un tarif préférentiel, mais l’inscription sur place est possible également.

    Pour le grand public :

    L’entrée est gratuite sur inscription et à 5 euros sur place.

    Les inscriptions se font à l’adresse suivante.

  • PSASS propose aux médecins des services de prédiagnostic des troubles du sommeil par téléscoring

    E-pnos, la plateforme de la start-up orléanaise PSASS (Prestation de service assistant les spécialistes du sommeil) assistera les professionnels de santé spécialisés dans le diagnostic des troubles du sommeil à l’aide du numérique.

    Face à un manque de professionnels de santé formés et disposant de moyens suffisants pour faire du diagnostic de troubles du sommeil, la start-up propose des services ciblés de :
    • formation ;
    • télé-scoring ou pré-relecture des enregistrements du suivi de sommeil des patients ;
    • accompagnement et développement de projets de laboratoire du sommeil.

    La start-up développe e-pnos, une plateforme numérique conforme à toutes les exigences en matière de sécurisation de données avec un hébergement agrée données de santé, ce qui permettra à terme de traiter les enregistrements sans autre traitement, alors qu’actuellement les données doivent être anonymisées.

    Le fondateur de la start-up, Ludovic Abuaf, affirme avoir eu l’idée de créer sa start-up en constatant que 4 millions de Français souffraient d’un trouble de sommeil. Seulement 500 000 personnes avaient eu l’opportunité d’être diagnostiquées et 3 400 professionnels de santé toutes spécialités confondues (généralistes, pneumologues, cardiologues, somnologues, ORL, anesthésistes) sont aptes à poser le diagnostic grâce à un examen par polysomnographie. En additionnant les faits, il est arrivé à la conclusion que 80% de patients continuent à avoir besoin d’un diagnostic.

    Télé-scoring des données obtenues par polygraphie et polysomnographie

    La start-up propose déjà aux professionnels de santé la réalisation du télé-scoring ou pré-relecture de leurs enregistrements de diagnostic du sommeil par polygraphie et polysomnographie pour adultes ou enfants, ce qui représente un gain de temps pour les professionnels et accélère l’établissement d’un diagnostic.

    Les fichiers bruts sont transmis par les commanditaires via l’environnement de transfert sécurisé par internet et la start-up se charge d’analyser le sommeil (hypnogramme et micro-éveils), les événements respiratoires (apnées, hypopnées, limitations, RERA, ronflements et désaturations), tout événement cardiologique de même que des mouvements de membres inférieurs.

    À l’issue de l’analyse, un compte rendu technique détaillé est élaboré mettant en exergue les éléments notables, mais c’est le professionnel de santé commanditaire du service qui pose le diagnostic de façon autonome.

    Service de formation et projet de site Internet

    PSASS fournit également des services de formation sur les thématiques liés aux pathologies du sommeil, via son centre de formation Sleep Learning Center en comptant sur son équipe pédagogique composée d’experts somnologues et de titulaires de diplômes en technologies du sommeil, sachant que le cœur des formations porte sur les troubles du sommeil et de la vigilance.

    Un développement d’un site Internet, « monsommeil » dédié aux problématiques liées aux troubles du sommeil et à destination du grand public est en cours. Il est prévu que le site voit le jour au Maroc en premier lieu, en janvier 2018, puis en France dans un second temps.

    Les visiteurs du site pourront prendre rendez-vous en ligne pour une séance de suivi de leur sommeil.

  • Corée du Sud/USA : un dispositif connecté pour personnaliser le traitement des maladies chroniques

    Kyung-In Jang, professeur d’ingénierie robotique à l’Institut des sciences et de technologies de Daegu Gyongbuk (Corée du Sud), et John A. Rogers, pionnier dans le domaine des dispositifs électroniques bio-intégrés (Université de Northwestern, Illinois) ont annoncé en août 2017 leur collaboration pour développer un dispositif miniature permettant de suivre plus facilement les patients atteints d’une maladie chronique depuis leur domicile.

    À terme, l’objectif est de créer un système capable d’analyser en profondeur les données de santé récoltées afin de proposer des traitements personnalisés.

    Un outil souple qui s’adapte aux formes et aux mouvements du corps

    Le but de ce nouveau produit est de faciliter le recueil de données en proposant un objet peu contraignant pour les malades.

    Jusqu’ici, les médecins proposent généralement à leurs patients le port d’un oxymètre de pouls. Le problème est qu’il peut facilement tomber du doigt sur lequel il est posé. Il y a aussi des appareils à positionner sur la poitrine mais ils doivent être rattachés à une batterie, une installation assez gênante lorsque l’utilisateur souhaite effectuer des mouvements.

    Une architecture en toile d’araignée pour répartir au mieux les capteurs

    Le dispositif dispose d’une armature en silicone et est équipé de 50 composants connectés entre eux par l’intermédiaire de 250 bobines de fil très petites. Sa composition en fait un appareil très souple, capable de s’adapter aux formes et aux mouvements du corps. Son design s’inspire de l’architecture de la toile d’araignée afin de répartir de façon homogène les capteurs sur le corps.

    Grâce à ses capteurs, l’outil récolte des données sur le rythme cardiaque, la respiration, l’activité cérébrale, oculaire et musculaire ainsi que sur les mouvements de l’utilisateur. Toutes ces informations sont ensuite envoyées sur une application mobile.

    Une alimentation à distance

    Le dispositif ne requiert pas l’utilisation d’une batterie. Il peut être alimenté à distance, affirment les constructeurs, sans préciser la méthode d’alimentation utilisée.

    Le produit sera connecté à une plateforme IoT afin de personnaliser les traitements

    Prochaine étape : Kyung-In Jang et John A. Rogers souhaiteraient connecter leur produit portatif à une plateforme IoT pour analyser en détail les données recueillies et mettre en place un suivi à distance des patients afin d’adapter les traitements concernant des maladies chroniques graves.

    Ils pensent pour l’instant à une version robotisée du système pour prendre des mesures à l’intérieur de l’organisme.

  • Etude : les échanges électroniques entre médecins et patients n’ont pas que des effets positifs

    Pouvoir échanger par mail avec son patient peut avoir des effets pervers. Une étude* menée par des chercheurs de l’Université du Wisconsin, publiée le 27 juillet dans la revue Management Science, met en évidence des effets inattendus : ces communications électroniques font grimper le nombre de consultations et ne semblent pas améliorer l’état de santé des patients.

    Les grands espoirs des échanges par messagerie sécurisée

    Pouvoir échanger avec son patient via une messagerie sécurisée est supposée très bénéfique. Ces « e-visits » permettraient aux médecins de répondre rapidement à des questions de base sans engendrer de consultations inutiles et donc d’augmenter leur capacité à répondre à davantage de malades. Les coûts de santé s’en trouveraient ainsi diminués. Ces échanges virtuels auraient une autre vertu : les soignants pourraient mieux surveiller leurs patients et donc améliorer la santé de ces derniers. Cet outil serait donc gagnant-gagnant.

    Des « e-visits » pas concluantes 

    Des chercheurs de l’Université du Wisconsin ont voulu vérifier si les e-visites étaient à la hauteur des espoirs qu’elles suscitent. Ils ont donc épluché les données de 140 000 patients, issues de consultations réelles, d’échanges par messagerie, et par téléphone, entre 2008 et 2013. Les résultats de leurs investigations ont été publiés dans la revue Management Science et ils sont plutôt surprenants.

    • 6% de consultations supplémentaires au cabinet chez les soignants qui ont accepté d’avoir recours aux « e-visits »
    • 45 minutes par mois consacrées à ces échanges électroniques
    • 15% de nouveaux patients en moins vus chaque mois pour compenser le temps dédié aux échanges virtuels
    • Aucune amélioration notable de l’état de santé chez les malades utilisant les messageries électroniques

    « Offrir la possibilité de faire des e-visits semble être une excellente façon de gagner du temps et de l’argent en diminuant le besoin de visites au cabinet car des questions de routine peuvent être réglées via la messagerie électronique, déclare Hessam Bavafa, principal auteur de l’étude. Le problème, ajoute ce spécialiste de l’exploitation et de la gestion des systèmes d’information à l’Université du Wisconsin, c’est que les soins de santé sont compliqués : les patients peuvent réagir de façon excessive à des symptômes mineurs ou ne pas être assez clairs pour décrire leur état de santé, ce qui conduit les médecins à se sentir obligés de programmer un rendez-vous au cabinet ».

    Aucune amélioration de l’état de santé

    Par ailleurs, afin de savoir si les e-visits avaient un impact sur l’état de santé des patients, les auteurs de l’étude ont comparé les taux de cholestérol et d’hémoglobine glyquée des malades bénéficiant d’échanges électroniques avec ceux n’ayant pas accès à ce moyen de communication. L’observation de ces deux indicateurs ne montre aucune différence entre les deux groupes. En revanche, la consommation de soins – via des consultations, des appels téléphoniques ou des examens divers -, est supérieure chez les « e-patients ». L’argument de modération économique ne tiendrait donc pas.

    La rémunération des communications électroniques en question

    Les auteurs de cette étude tiennent malgré tout à souligner, dans leur conclusion, que l’impact des « e-visits » dépend du mode de rémunération des professionnels de santé. Si aucune rémunération à l’acte ne compense le temps passé à répondre aux questions des patients, les médecins pourraient renoncer à ce mode de communication. Or, selon Hessam Bavafa, ce serait dommage car « c’est le futur ! Il faut juste penser à l’organiser ». Plusieurs solutions sont envisageables : structurer les échanges électroniques pour que la qualité des informations fournies soit meilleure ou encore faire payer la e-visite au patient.

    Les critiques des défenseurs de la télémédecine

    Enfin, le président de l’association américaine de télémédecine, Peter Yelowlees, a critiqué la méthodologie. Il critique notamment le fait d’avoir exclu tous les patients qui avaient consulté un médecin moins de 3 fois dans l’année. Selon lui, ces malades occasionnels avaient sans doute des problèmes de santé qui auraient pu être réglés définitivement par mail.

  • South Korea: a robotic glove to make post-stroke rehabilitation more efficient

    The South Korean start-up Neofect recently developed a series of products using a biofeedback gaming system to make post-stroke rehabilitation more motivating and effective.

    Company’s flagship product is the Rapael Smart Glove, a flexible robotic glove equipped with sensors to analyze the patient’s motion and measure the degree of finger and wrist movement.

    The difficulty of the games is based on the patient’s goals through the use of A.I.

    The device connects via Bluetooth to a software, with which patients can practice various motor movements by playing games, whether it be simulating daily activities such as pouring a cup of coffee or strengthening the movement of the wrist by virtually piloting an airplane.

    « We offer about fifty games in total, all carefully developed by our team of rehabilitation experts and game developers to maximize clinical benefits and interests for patients, » said Ban Ho-young, CEO and co-founder of Neofect in an interview with The Korea Herald published in late August 2017.

    « Compared to other rehab devices in the market, we’ve taken great care to break down each of our games by differing clinical goals and to make them as motivating as possible for the user. « 

    Encourage patient to complete rehabilitation program

    The main objective is to stimulate the enthusiasm of the patients but the Rapael system was also designed to provide big data driven program planning and progress reports to optimize the rehabilitation process.

    The learning algorithm of the device uses artificial intelligence. It adjusts the difficulty of the rehabilitation games based on the patient’s range of motion and goals. Providing a positive and encouraging environment prevents the user from becoming discouraged and giving up rehabilitation.

    The Rapael Smart Glove is available for rent for $99 per month

    The medical device, launched in the United States, Europe and South Korea, is available for rent by individuals to use. It costs 99 USD (82,5 €) per month for individual home rentals; a purchase by hospitals is also possible.

    The device stands out with its digital system

    Ban, a mechanical engineer by training, co-founded Neofect in 2010 with his partner Choi Young-keun, one of his former classmate at the Korea Advanced Institute of Science and Technology. While studying at the Darden School of Business in Virginia, he joined Choi’s project to build a new business in the smart robotic rehabilitation market.

    Encouraged by the success of its glove, the start-up recently developed a children’s version of the Rapael Smart Glove, a Smart Board for upper limb training, and a Smart Pegboard for upper body rehabilitation and visual, spatial cognitive training.

    A smart pegboard which automatically measures markers

    Concerning the digitized smart pegboard, it is the first of its kind to be offered on the global market, assures Neofect. It features games like « smack-a-mole », where players must insert a peg in a lit hole before the light disappears..

    This kind of tools are usually in the form of a wooden or plastic board with holes where pegs can be inserted. The purpose is to strengthen the upper limbs and improve cognitive functions.

    Neofect’s device is digital. It automatically measures markers that were previously measured manually by, such as the time it takes for the patient to insert one peg after another into the hole.

    « [Helping] stroke patients but also those with cognitive disorders »

    « We believe that our new digital smart pegboard can aid not only stroke patients but also those with cognitive disorders such as Alzheimer’s, » Ban Ho-young said.

    Towards a wearable robot for patients who have suffered a spinal coordination injury

    Neofect plans to introduce this year a new product, the Exo Glove Poly, a soft wearable robot for hand rehabilitation of patients who have suffered a spinal coordination injury. The company is expected to launch a crowdfunding campaign on Kickstarter in October 2017.

    Since its establisment, the South Korean startup has raised around 10 billion won (€7.4 M, USD8.9 M) from various local venture capital firms, including POSCO Venture Partners, DSC Investment, K Partners, SBI Investment and Sejong Investment.

  • Conférence de rentrée de la FHF : intégrer le numérique au coeur des établissements publics

    La Fédération Hospitalière de France (FHF) présente ses objectifs et ses attentes à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée en date du 29 août 2017.

    Parmi les axes abordés par la FHF, la santé numérique constitue un enjeu majeur pour les hôpitaux du secteur public. 

    Avant l’université d’été qui aura lieu les 5 et le 6 septembre 2017 où interviendra la nouvelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, la FHF réitère sa volonté d’être un acteur force de proposition ainsi qu’un relais, un accompagnateur de l’innovation auprès des établissements publics (GHT, CHU, EHPAD, etc.).

    En l’attente de connaître la position et les réformes du Gouvernement en matière de e-santé, la FHF rappelle les orientations qu’elle trouve opportunes :

    • l’adoption d’un plan complet d’accompagnement des GHT avec la volonté d’y inclure un segment numérique dont les précisions devraient être communiquées dans les prochaines semaines ;
    • l’utilisation de sa plateforme de proposition mise en place le 2 février 2017 pour 2017-2022 qui, pour rappelle, avait pour objet de recueillir des propositions à destination du futur Gouvernement ;
    • le déverrouillage de la télémédecine dans les établissements publics mais aussi particulièrement dans les déserts médicaux. Un tel développement dépend en partie de la réussite d’une des premières propositions du Gouvernement relative à la couverture haut débit du territoire français pour 2020 et de la proposition « France très haut débit » pour 2022. La FHF indique, par ailleurs, qu’elle sera attentive à ce que ce déverrouillage soit effectif dès le prochain PLFSS.
    • plus de souplesse quant à l’innovation sur le plan réglementaire, sur les modes de financement et sur l’expérimentation de l’innovation dans les structures afin de laisser une marge de manœuvre aux acteurs publics territoriaux ;
    • l’importance de libérer les investissements des territoires notamment en matière d’innovation en santé
    • la nécessité de repenser le modèle des CHU en définissant mieux ses missions dans les domaines de l’innovation et de la formation.

    L’université d’été de la FHF ainsi que la prochaine rencontre avec Agnès Buzyn précisera l’orientation du Gouvernement et la stratégie de la FHF concernant la santé numérique et les moyens qui lui seront attribués.

  • Global Health to deploy cloud System at Sydney Hospital to improve internal communication

    The Australian eHealth group Global Health Ltd. secured a five-year contract in August 2017 to deploy its MasterCare Patient Administration System (PAS) the Arcadia Pittwater rehabilitation hospital in the north of Sydney. The project will be launched in early 2018.

    The MasterCare PAS simplifies communication between healthcare professionals in order to obtain a seamless flow of information from the time a patient presents at the hospital reception up to the time he is discharged.

    A system easy to use

    The device will be hosted on Global Health’s Altitude Cloud Service.

    It is simple to use. It offers customizable menus and can transact with health funds for insurance eligibility checks and claims.

    Software cloud hosting is becoming more common in the healthcare sector

    « The last 18 months has seen a major uptake of cloud hosting in the healthcare industry, » said Andy Hui, cloud solutions manager at Global Health (source: proactiveinvestors). « People are starting to realize the significant benefits of hosting their software and data in the cloud. »

    Global Health: the market leader in Australia

    Global Health is a provider of digital health solutions that meet the needs of administrators, funders, clinicians and consumers in the healthcare industry. The company, which recently celebrated its 30 year anniversary, is one of Australia’s most experienced software developers for the healthcare sector.

    The MasterCare PAS is the core system for other rehabilitation hospitals in Australia and continues to be recognized as one of the most comprehensive administrative systems currently available on the market.

    ReferralNet Secure Message Delivery is the secure message delivery platform developed by Global Health for the exchange of confidential clinical and patient information between healthcare providers. The system already naturally integrates with Global Health’s existing clinical systems, including MasterCare PAS.

    Australian Digital Health Agency promotes digital development

    The Australian Digital Health Agency (ADHA) has conducted trials to help fast-track interoperability efforts between companies such as Global Health and healthcare providers. It is a key step to the healthcare industry becoming fax-free, a shift that will result in significant cost savings.

  • Soins primaires : Medicalib, plateforme mettant en relation patients et infirmiers à domicile

    Une plateforme mettant en relation patients et infirmiers à domicile telle est l’innovation portée par la start-up Medicalib.

    Lancée en 2016, la start-up se charge de mettre en contact les patients avec une infirmier libéral en une heure en transmettant la demande au professionnel de manière géolocalisée.

    Les patients s’inscrivent gratuitement sur la plateforme via un formulaire. Une carte vitale et une ordonnance sont demandées au moment de la prise en charge.

    Une plateforme de rendez-vous dédiée aux soins à domicile

    Pour s’inscrire, les infirmiers libéraux doivent quant à eux remplir un formulaire d’inscription. La plateforme vérifie les informations professionnelles auprès de l’Ordre national des infirmiers et de l’Assurance Maladie. Les infirmiers sont prévenus des demandes de prise en charge par un SMS d’alerte géolocalisé sur leur tournée et peuvent préciser en temps réel leurs disponibilités.

    Si du côté des patients, le service est entièrement gratuit, les infirmiers, en revanche, payent un abonnement de 20€ /mois sans engagement, pour bénéficier des services. Il s’agit du même modèle économique que pour la plateforme Doctolib.

    Medicalib couvre actuellement une quinzaine de villes : Nice, Marseille, Toulon, Villeurbanne, Toulouse, bordeaux, Lyon, Paris, Cagnes sur Mer, Cannes, Antibes, Aix-en-Provence, Le Cannet, Hyères et La Seygnes sur Mer.

    Plus de 5000 patients ont été pris en charge jusqu’à aujourd’hui selon les chiffres fournis par la société.

    Un secteur prometteur en plein développement 

    Si les plateformes de prises de rendez-vous en cabinet telles que Doctolib ou sont bien implantées, les plateformes de rendez-vous pour des soins à domiciles sont en plein développement. La start-up Libhéros  a lancé en mai 2017 un service de prise de rendez-vous au plan national avec une dizaine de kinésithérapeutes et d’infirmières inscrits. 

    Libhéros a le même modèle économique : gratuit pour les patients, payant pour le professionnels qui versent un abonnement mensuel de 39 €.

    Medicalib se distingue par sa volonté d’une prise en charge dans l’heure et ne cible que les prises de rendez-vous avec des infirmiers libéraux. La start-up prévoit une levée de fonds pour la fin de l’année 2017 afin d’accélérer le développement de la plateforme : amélioration des fonctionnalités, financement de campagnes marketing, embauche de personnels, etc.

  • Le NHS victime d’une cyberattaque par malware en Ecosse

    L’établissement NHS du Lanarkshire (Écosse) annonce le 26 août 2017 avoir été victime d’une cyberattaque. Gérant les données de santé de 655 000 citoyens, le NHS a vu son réseau infiltré par un malware dont l’origine demeure encore inconnue. La cyberattaque a fortement impacté le système de prises de rendez-vous.

    Les services de réservation ainsi que les systèmes bancaires et téléphoniques ont été rendus indisponibles par le NHS depuis la découverte de la cyberattaque qui a eu lieu vendredi en fin d’après-midi.

    Pour information, il s’agit de la seconde attaque subie par le NHS Lanarkshire qui a déjà été ciblé par le virus WannaCry en mai 2017 aux côtés d’autres entités du NHS en Angleterre (NHS England).