L’Observatoire Cetelem Harris a publié le 26 septembre 2017 l’étude » et demain quelle santé ? ».
Cette étude a été réalisée par Harris Interactive sur un échantillon de 1019 représentatifs des Français âgés de 18 ans et plus.
Si les français sont globalement favorables à la e-santé, plusieurs réserves ressortent de l’enquête notamment sur l’utilisation des données de santé.
79% des français pensent que la e-santé est un moyen de faciliter les transmissions d’informations entre professionnels
La e-santé a une image globalement positive pour la majorité des français :
- 79% d’entre eux pensent que les technologies en santé fluidifient la transmission des informations de santé entre professionnels ;
- 77 % considèrent que la e-santé est la possibilité de mieux suivre sa santé au quotidien via des indicateurs de santé (pouls, tension, poids) ;
- 68 % pensent que le développement de l’e-santé peut être efficace pour améliorer la qualité de la prise en charge et des soins ;
- 54% des français pensent que la e-santé permet une meilleure prévention sur les risques sanitaires (tabac, alcool, drogues) ;
- 57% estiment que la e-santé peut contribuer à limiter le déficit de la Sécurité Sociale.
Une représentation contrastée de la télémédecine
L’étude dénote une vision particulièrement contrastée de la télémédecine :
- 50% des français sont favorables au recours des téléconsultations avec leur médecin traitant : il s’agit plus particulièrement les hommes, les cadres ou professions libérales ou encore les personnes qui ont des enfants ;
- 49% d’entre eux y sont opposés : il s’agit en majorité de femmes, personnes de 50 ans et plus, Français les moins diplômés.
Parmi les français favorables à la télémédecine, ils choisiraient de se tourner vers la consultation à distance plutôt que le rendez-vous physique pour renouveler une ordonnance (62%), demander un certificat médical (57%) ou demander un conseil médical (51%).
À l’inverse, les réserves au recours à la télémédecine concernent les visites pour des problèmes graves (87% des Français choisiront ce type de consultation pour un mal qui leur semble grave, 73% pour une consultation d’urgence, 70% pour aborder un sujet intime ou sensible). La réserve concerne également une éventuelle hausse des tarifs (26%).
66% des français inquiets quant à l’utilisation de leurs données de santé
La progression de la e-santé ainsi que la prolifération des objets connectés rendent inévitables l’afflux et la gestion de données des patients. Cette collecte de données est perçue positivement par les français estimant qu’il s’agit d’une évolution nécessaire permettant d’améliorer la qualité des soins et le suivi des patients (70%).
Toutefois, 64% des Français se montrent inquiets de l’utilisation qui pourrait en être faîte et 47% se déclarent personnellement opposés à ce que ces données soient collectées. 52% semblent considérer que la collecte et l’utilisation des données ne sont pas suffisamment encadrées par la loi.
Ce sont les personnes âgées de 25 à 34 ans qui sont particulièrement sensibilisées aux enjeux numériques et montrent une méfiance à l’égard de l’utilisation de ces données de santé : 76% n’ont pas confiance dans leur utilisation, 59% se disent opposés à la collecte de ces données.
À ce questionnement sur l’utilisation des données personnelles, s’ajoutent le recours aux objets connectés qui concerne 25% des français (pour les utilisateurs réguliers).
L’étude décrit l’utilisateur type :
- L’utilisateur-type de ces objets connectés est plutôt masculin (31% utilisent un objet connecté au moins de temps en temps) ;
- jeune (49% chez les 18-24 ans et 33% chez les 25-34 ans) ;
- travaillant en tant que cadre ou exerçant une profession libérale (40%).
54% des français favorables à l’utilisation des robots pour assister des personnes en situation de dépendance ou isolées
L’étude souligne une croyance aux progrès de la santé dans l’avenir : 53% des français estiment qu’existeront des diagnostics express identifiant en quelques secondes les maladies. Concernant le développement des nouvelles technologies, 54% des français sont favorables à l’utilisation des robots pour assister des personnes en situation de dépendance ou isolées. 62% d’entre eux, croient à la possibilité de recourir à des impressions 3D d’organes artificiels à l’avenir.