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  • Innovation : l’Institut Curie lance une stratégie pour être une référence du transfert de technologie

    Être une référence du transfert de technologies en cancérologie : telle est l’ambition affichée par l’Institut Curie avec sa stratégie de valorisation de la recherche dévoilée le 25 septembre 2017.

    La stratégie se déploie en deux axes :
    • le développement des start-up et la détection précoce des innovations, qui passe notamment par la mise en place d’une offre complète pour les start-up ;
    • la consolidation des acquis autour de la protection intellectuelle et des partenariats avec les entreprises, avec notamment la facilitation des partenariats industriels.

    L’Institut Curie précise se placer dans une démarche d’innovation ouverte.

    Développement des start-up et détection précoce des innovations

    Élaboration d’une offre complète pour les start-ups

    Cette orientation se déroulera de la façon suivante :

    • Création d’un comité d’investissement fin 2017 ;
    • Offre d’accompagnement, financement et hébergement de projets de start-ups en 2018 ;
    • Mise en place d’une équipe dédiée.

    Détection des innovations

    L’Institut Curie prévoit de mettre en place de deux programmes dédiés d’ici à la fin 2017 :

    • In’C2 initiative, pour la détection des innovations ;
    • Curie’Innov, pour la maturation des innovations.

    Protection intellectuelle et partenariats avec les entreprises

    • Renforcement de la politique des brevets et de licences sur les secteurs jugés stratégiques, comme les données, la bio-informatique, les logiciels, ou les technologies médicales ;
    • Développement des échanges et partenariats avec les entreprises, notamment avec la consolidation de la politique d’accords-cadres avec des laboratoires pharmaceutiques.

    Un site internet, consultable à l’adresse http://techtransfer.institut-curie.org, a été élaboré à destination des entreprises.

  • IA : Microsoft ouvre un département santé dans son laboratoire de Cambridge

    Pénétrer le marché santé grâce à ses logiciels basés sur des technologies d’intelligence artificielle : tel est l’objectif poursuivi par Microsoft avec l’ouverture d’un département santé dans son laboratoire de recherche situé à Cambridge (Royaume-Uni), début septembre 2017.

    Parmi les axes de recherche de ce nouveau département figurent notamment les systèmes de télésurveillance, ainsi que des pathologies chroniques comme le diabète. Il sera dirigé par Iain Bucha, précédemment Professeur d’informatique médicale à l’Université de Manchester.

    Le budget alloué au département n’a pas été communiqué.

  • Cédric Arcos quitte la FHF pour devenir directeur général adjoint de la région Ile-de-France

    Cédric Arcos va quitter prochainement la Fédération Hospitalière de France pour rejoindre le conseil régional d’Ile-de-France en tant que directeur général des services adjoint, selon les informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Directeur d’hôpital, Cédric Arcos a rejoint la FHF en 2011, d’abord en tant que directeur de cabinet, puis délégué général adjoint.

  • Financement : 4,9 milliards d’euros dédiés à la santé dans le Grand Plan d’Investissement 2018-2020

    4,9 milliards d’euros, sur un montant total de 57 milliards, seront consacrés à la santé dans le cadre du Grand Plan d’Investissement 2018-2020 : c’est ce qu’a annoncé Édouard Philippe, Premier Ministre, le 25 septembre 2017. Télémédecine, intelligence artificielle en santé, numérisation des hôpitaux, coordination des soins, font partie des sujets qui bénéficieront de financements.

    Le plan comprend 4 axes :
    • accélérer la transition écologique : 20 milliards d’euros ;
    • améliorer l’accès à l’emploi : 15 milliards d’euros ;
    • dynamiser la compétitivité de la France par l’innovation : 13 milliards d’euros ;
    • construire l’État de l’âge numérique : 9 milliards d’euros.

    Des financements pour la transformation numérique du système de santé

    Les 4,9 milliards d’euros de financement pour le secteur de la santé seront ventilés selon quatre priorités :

    • intégrer les nouvelles technologies ;
    • développer les maisons de santé (400 millions d’euros);
    • moderniser les équipements hospitaliers ;
    • soutenir la recherche médicale.

    Sur cette somme, 420 millions d’euros iront dans un programme prenant la suite d’Hôpital Numérique, pour :

    • développer des services numériques aux patients : prise de rendez-vous, paiement, préadmission…
    • faciliter le partage d’informations entre hôpitaux et professionnels de santé de ville ;
    • assurer l’harmonisation numérique des hôpitaux sur un même territoire.

    Le développement de la télémédecine bénéficiera de 50 millions d’euros, notamment afin de soutenir l’investissement dans les équipements numériques nécessaires pour pratiquer des téléconsultations (paiement à distance, lecture de Carte Vitale, etc.).

    Un programme e-parcours doté de 130 millions d’euros aura pour objectif d’assurer une prise en charge mieux coordonnée du patient : annuaires en ligne, aide à l’orientation…

    100 millions d’euros seront consacrés au développement d’une stratégie d’intelligence artificielle en santé : exploitation des grandes bases de données publiques de santé, développement d’outils d’intelligence artificielle permettant d’améliorer la prévention, le diagnostic, le traitement et le suivi des patients.

    Innovation technologique : 4,6 milliards pour accompagner les entreprises tous secteurs confondus

    Le Grand Plan d’Investissement soutiendra l’innovation dans les entreprises, notamment sur des technologies comme l’intelligence artificielle, l’exploitation des big data, la cybersécurité ou les nanotechnologies.

    Par ailleurs, des concours d’innovation – sur un principe proche de celui du concours mondial d’innovation – seront organisés pour accompagner des PME et start-up innovantes.

  • Télémédecine : le robot télé-échographe Melody d’AdEchoTech a été approuvé par la FDA

    La télé-échographie robotisée française va s’exporter aux États-Unis grâce à AdEchoTech, PME française spécialisée dans la conception de matériel médical ayant mis au point un assistant en télé-échographie – le robot Melody.

    La société a annoncé dans un communiqué publié le 14 septembre 2017 sur son site que son robot vient d’obtenir l’approbation de la FDA (Food and Drug Administration) ouvrant la voie à la commercialisation de cette solution sur le continent américain.

    Depuis 2013, date à laquelle la solution a commencé à être commercialisée, plusieurs dizaines de systèmes ont été vendus en France et à l’international.

    Étant donnée qu’elle permet aux médecins imageurs de manipuler à distance des sondes d’échographie sur des patients, elle est particulièrement adaptée à la télémédecine.

    Melody a notamment été embarquée dans la station de télé-imagerie mobile (TIMM) mise au point par le Centre Hospitalier de Lannemezan et le Centre Européen des Technologies de l’Information en milieu Rural (CETIR). Un projet a également été lancé cet été pour lutter contre la désertification médicale et favoriser le maintien à domicile dans les Pyrénées.

  • Silver éco : la start-up Hakisa fait entrer Hager à son capital et ouvre une filiale en Allemagne

    Hakisa, start-up basée à Strasbourg et spécialisée dans le développement des solutions digitales simples de gestion de communautés (familles, résidences, aidants, associations, communes, etc.) à destination des professionnels vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale en Allemagne en septembre 2017.

    La start-up propose des plateformes de services « smart » dans le domaine du smart-home et du smart-care et pénètre le marché en s’associant aux acteurs-clés du bien-vieillir de la région frontalière, tels l’industriel Hager Group, l’opérateur de services pour les séniors, Facilien, ou le réseau Réseau APA, association de services à la personne.

    Ces partenariats lui permettent de s’appuyer sur les réseaux de ces partenaires pour s’exporter plus facilement à l’international.

    À la conquête de marchés mondiaux

    En juin 2017, la start-up ouvrait son capital auquel ont pris part le groupe mondial d’équipements électriques Hager et la holding Genalia, dédiée aux services à la personne. Un parti pris des deux dirigeants et fondateurs de Hakisa que de s’associer aux acteurs dont le cœur de métier n’est pas la finance.

    Si les sommes en jeu ne sont pas rendues publiques, le capital va servir à développer des solutions « smart » dans le domaine des services à domicile et de la domotique, notamment pour favoriser le maintien à domicile des seniors, aussi bien en France qu’en Allemagne.

    Selon le PDG, Éric Gehl, « l’Allemagne représente un marché de grande envergure dans le domaine de la silver économie. C’est avec confiance que nous franchissons cette nouvelle étape clé dans le développement international de notre société.»

    Sa filiale Hakisa GmbH est installée à Sarrebruck, près de la frontière franco-allemande. La start-up compte se lancer sur d’autres marchés.

  • M-Health : le développement sans précédent des behavior health

    Bonne pratique, implication et empowerment des patients tels sont les aspects du behavior health. D’après Angel List, sur les 213 start-up e-santé, 20% d’entre elles étaient spécialisées dans le domaine behavior health. 

    Il s’agit d’un segment de la santé numérique et désigne essentiellement des applications traitant des patients atteints de maladies chroniques, de troubles mentaux ou encore d’addictions.

    Outre la mesure de données (« scalers ») ou les trackers d’activité (« trackers »), la behavior health regroupe les digital therapeutics et les agregators.

    Pour information, le marché de la Behavior Health représentait 228 milliards de dollars en 2016 aux États-Unis (rapport du substance abuse and mental health service administration).

    Digital therapeutics : un développement continu favorisé par la certification de novo de la FDA

    Pour rappel, les digital therapeutics sont des applications permettant des traitements à distance sur mesure pour le patient. Le patient est aussi investi à travers divers applications lui permettant de voir ses progrès en temps réel.

    De façon générale, les applications se fondent sur des méthodes de recueil de données dérivées des thérapies cognitivo-comportementale comme le montre la start-up Pear Therapeutics avec son application Reset pour traiter les addictions aux stupéfiants.

    Ces start-ups, avec des des essais cliniques randomisés peuvent prétendre à la nouvelle certification de la FDA ciblant les applications à risque faible ou modéré comme cela a été le cas pour Pear Therapeutics ou encore avec Akili Interactive et son serious game Evo pour les enfants hyperactifs. 

    Les enjeux de développement pour les digitals therapeutics sont :

    • une réelle personnalisation des applications pour le patient et le praticien ;
    • se distinguer des applications bien-être : montrer un impact, une efficience clinique quantifiable (essais clinique, etc.)
    • démontrer un engagement important de l’utilisateur.

    Aggregators / santé connectée collaborative : la tendance à suivre en matière de behavior health

    Les « aggregators » ciblent essentiellement les professionnels de santé et les assurances. Les start-ups développent des plateformes collaboratives  regroupant et gérant les données des patients. Ces plateformes, clouds ou applications rassemblent des données qui sont au départ disparates : symptômes, réclamations, habitudes, etc.

    Ces innovations ont pour visée de créer une base de données qui peut-être enrichie par le patient, le praticien ou l’assureur. Ces plateformes permettent sur le plan thérapeutique d’identifier des comorbidités grâce à l’afflux de données collectées.

    L’autre visée de ces start-ups en s’adressant notamment aux professionnels, est une visée organisationnelle notamment dans le traitement de patients souffrant d’une maladie chronique (ajustement du parcours de soins, retour d’expérience, etc.). 

    L’avenir des aggregators :

    • ces solutions apparaissent comme prometteuses dans le domaine des behavior health ;
    • les plateformes actuellement développées peuvent tendre à l’établissement de réseaux de praticiens ou d’établissement afin de déterminer l’efficacité d’une intervention, son bien-fondé, l’établissement d’un diagnostic. 

  • «  La DSI est la colonne vertébrale de l’entreprise aujourd’hui  » (Woilide Nagmar, CIPRÉS Assurances)

    Woilide Nagmar, le directeur des systèmes d’information de CIPRÉS Assurances, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence sur le thème de la transformation numérique opérée chez les assureurs.

    La transformation numérique est avant tout une culture différente à acquérir, selon lui, qui se décline à différents niveaux dans l’entreprise et affecte l’ensemble des rôles avec :
    • un DSI sortant de son rôle de technicien pour se placer en bussiness partenaire ;
    • une approche pédagogique à assumer par les ressources humaines auprès des collaborateurs pour les faire adhérer au changement ;
    • le recours aux nouvelles technologies garantissant sécurité et agilité au service du futur de l’entreprise, mais également favorisant la relation-clients qui est au cœur de la transformation.

    Vous avez été directeur SI pendant pratiquement deux décennies dans différents secteurs. Quelle est la particularité de la mission du DSI chez un courtier d’assurance spécialisé en prévoyance et santé tel que CIPRÉS Assurances ?

    Le métier du directeur informatique a changé. Autrefois, le DSI était en charge de la technique, expert en technologie, aujourd’hui il change de posture et s’ouvre à la compréhension des métiers et de la direction générale avec lesquels il doit désormais coopérer afin de revêtir le rôle de business partenaire et accompagner les autres métiers dans leur transformation.

    Ma direction est rattachée à la direction générale, ce qui montre que les systèmes d’information sont au cœur du processus de transformation de l’entreprise. Et nous avons instauré un partenariat avec la direction Marketing pour construire ensemble la feuille de route pour les systèmes de demain.

    Dans ce contexte, le DSI doit changer de perspective et accepter de ne pas parler informatique, mais plutôt métier et fournir son support et un conseil dans l’élaboration des services. C’est une culture différente à acquérir. Cette collaboration étroite avec la direction Marketing pour concevoir et développer les produits de demain est indispensable.

    En quoi est-ce que vous vous démarquez de vos pairs ?

    Sans prétention, je considère faire partie de cette nouvelle génération des DSI qui, par la formation continue, a acquis des connaissances en marketing et en management qui me permettent d’avoir une bonne vision business.

    Je casse les codes de la DSI en sortant du rôle d’intermédiaire, de simple support pour devenir un business partenaire et travailler avec les équipes, donc je suis impliqué dans le projet bien plus tôt que je ne l’étais avant, dès la phase de la conception, pour une co-construction de la solution la plus adéquate.

    Chez CIPRÉS Assurances, nous avons le parti pris d’un DSI agile qui assure le conseil, le pilotage et le suivi, en revanche l’exploitation informatique est info-gérée et hébergée par un prestataire dont c’est le cœur de métier.

    Qu’est-ce que pour vous la transformation numérique ?

    Auparavant, en informatique nous proposions des services accessibles aux horaires d’ouverture d’un point de vente. Les consommateurs exigent maintenant de l’instantané, ils veulent pouvoir se rendre sur le site à toute heure. La DSI doit donc garantir la disponibilité des systèmes d’information qui doivent fonctionner en continu. C’est le premier changement.

    La deuxième exigence est d’être à même de garantir la sécurité de ces systèmes d’information. Face à l’actuelle multiplication des cyberattaques on doit sécuriser nos systèmes, les surveiller et s’assurer de la protection des données après authentification du client.

    C’est ce qui fait de la DSI la colonne vertébrale de l’entreprise d’aujourd’hui. Toute évolution dans l’entreprise implique la DSI et son accompagnement.

    La transformation numérique n’est-elle véritablement que numérique ? N’implique-t-elle pas d’autres évolution et changements notamment dans le modèle économique, la hiérarchie et le positionnement par rapport à la relation clients ?

    Absolument. Selon moi, il y a trois aspects.

    Il y a l’aspect humain où il faut changer de posture et revoir le management des hommes. Nous assistons à une évolution des compétences des ressources humaines qui doivent avoir des notions business et être positionnées sur la relation-clients en collaboration transversale avec d’autres départements.

    La dimension la plus importante est la capacité de la DSI à s’ouvrir à d’autres systèmes et de s’interfacer. Il y a une transformation d’architecture des systèmes d’information à mener au sein des entreprises, pour adopter une architecture modulaire et agile. En fait, le DSI de demain va avoir le rôle de gestionnaire, car il va orchestrer l’ensemble des prestataires externes, les fournisseurs de « micro-services » et les outils nécessaires.

    Vous avez ensuite la dimension « client digital ». La brique front-office, la vitrine digitale de l’entreprise, permet à cette dernière d’exposer ses activités, ses produits et de démarrer un parcours client. Celui-ci doit être repensé en simplifiant les processus de façon à apporter le meilleur service possible et réduire le time-to-market. Le modèle économique de l’entreprise doit être revu dans son intégralité avec toute la chaîne de valeur. 

    La relation-clients est le fondement de la transformation numérique. L’outil de gestion de la relation- clients doit pouvoir répondre à toutes les demandes et permettre de disposer de toutes les informations du client, nécessaires pour le conseiller au mieux.

    Quelle est la place réservée à l’exploitation des données (analytics) dans le cadre d’une stratégie de transformation numérique chez un assureur ? Et de l’IA ?

    La donnée revêt une grande importance dans le secteur de l’assurance. Elle doit être confidentielle, intègre et sécurisée. Aujourd’hui les assureurs ont de nombreux projets autour du big data. Chez CIPRÉS Assurances, nous sommes également en train de travailler dessus avec la création d’un info-center.

    Voyez-vous la technologie de la blockchain appliquée au secteur de l’assurance ?

    Cette technologie est déjà adoptée par le secteur bancaire qui est pionnier en la matière. C’est une technologie que nous examinons de près chez CIPRÉS Assurances et nul doute que les assureurs devront l’adopter à un moment donné. Il est encore tôt, mais d’ici trois ans, nous pouvons imaginer les premières applications. Avec l’exigence de la déclaration sociale nominative et l’échange de données informatisé, nous devons faire face au besoin de s’interfacer avec des tiers de confiance et cette technologie est recommandée dans ce cadre.

    Quels sont les projets numériques innovants concrets que vous mettez en œuvre chez CIPRÉS Assurances ?

    Nous refondons complètement notre extranet à destination de nos courtiers, en collaboration avec l’équipe marketing afin de permettre un meilleur parcours aux clients et réunir en un seul outil l’émission de devis, la signature électronique, la souscription, etc.

    Pour ce faire, nous faisons appel à la technologie Angular de Google, une technologie récente, robuste et performante qui satisfait également nos critères de qualité visuelle, puisqu’elle offre une excellente ergonomie et permet l’affichage sur tous types d’écran une fois développée sur une interface.

    En parallèle, nous rénovons nos outils de back-office de gestion des offres santé et prévoyance. Nous avons opté dans ce cadre pour la solution CLEVA de la société ITN/GFI.

    Nous misons sur l’anticipation et préférons tabler sur les technologies robustes au service des développements futurs qui en seront facilités. Avec des outils performants et une bonne architecture, les développements et la diversification sont illimités.

    Quels sont les principaux freins, défis et difficultés à la transformation numérique que vous avez identifiés ?

    Dans la phase de la transformation numérique, nous pouvons distinguer deux phases. D’abord, la communication et la pédagogie. Il faut bien diffuser la stratégie numérique auprès de l’ensemble des collaborateurs. Leur expliquer les aspects généraux de la transformation, les familiariser avec les enjeux, illustrer les opportunités, tout cela est une nécessité pour une transformation réussie et elle passe par un accompagnement des ressources humaines.

    Par ailleurs, comme déjà dit, la transformation digitale impacte la relation clients. Les collaborateurs doivent être engagés, adopter l’approche du « first-call-resolution » et être disponibles pour répondre aux requêtes des clients.

    Donc, les freins sont finalement ceux qui guettent tout projet – absence d’engagement et d’adhésion au projet. Et je pense que la réponse se trouve dans une communication adéquate. À ce jour, les outils et les solutions sont mûrs, la technologie est acquise et ce sont les process et la compréhension des enjeux qui doivent être clarifiés pour faire adhérer les collaborateurs au projet.

    Dans quelle perspective s’est établi le partenariat avec Médecin Direct en juin 2017 ?

    C’est toujours dans l’optique de proposer davantage de services à nos courtiers et de répondre aux attentes de nos clients.

  • Etude : un casque doté d’une mousse intelligente évalue le risque de commotions cérébrales

    Des ingénieurs américains ont mis au point un casque de football qui contient une mousse nanocomposite capable de mesurer l’impact d’un choc. Relié à une tablette en bluetooth, ce casque a été évalué scientifiquement dans le cadre d’une étude* publiée en septembre dans la revue Annals of Biomedical Engineering. Les résultats montrent que ce dispositif est capable d’évaluer le risque de commotion cérébrale.

    Rugby, foot : les risque à long terme des commotions cérébrales

    La violence des chocs en football américain, mais aussi en rugby, est à l’origine d’un nombre important de commotions cérébrales. Les joueurs ont, en outre, tendance à retourner trop précocement sur le terrain. Et les études prouvant que ces chocs à répétition laissent de lourdes séquelles se multiplient. Ils favorisent notamment l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Récemment, des chercheurs ont aussi mis en évidence un lien entre les commotions cérébrales et le risque de développer une sclérose en plaques.

    Décoder les caractéristiques mécaniques des impacts dont sont victimes ces sportifs s’avère donc nécessaire pour les protéger. C’est la raison pour laquelle des ingénieurs de la Brigham Young University ont tenté de concevoir un casque capable de mesurer en temps réel, pendant les matchs, le risque de commotion cérébrale. « Les systèmes qui sont sur le marché actuellement mesurent l’accélération mais cela ne suffit pas et peut même conduire à des résultats erronés », a déclaré Jake Merrell, le principal auteur de l’étude. Il s’agit essentiellement d’accéléromètres ou de gyroscopes attachés au casque du joueur, ou intégrés dans un protège-bouche. Ces systèmes surveillent le mouvement de la tête ou du casque, mais ne mesurent pas directement l’énergie d’impact.

    Une mousse intelligente + un casque relié en bluetooth

    Les ingénieurs américains ont donc développé puis testé une mousse nanocomposite qui peut être placée dans le casque et qui mesure l’impact grâce à des signaux électriques. L’étude parue dans les Annals of Biomedical Engineering en septembre explique concrètement que lorsque la mousse est comprimée, les nanoparticules de nickel frottent contre la mousse, créant une charge électrique statique, comme lorsque l’on frotte un ballon contre des cheveux. Cette charge est ensuite collectée par une électrode puis mesurée. Et plus le choc est violent, plus la tension est importante.

    Ces données collectées en temps réel sont ensuite envoyées via un système sans fil à une tablette ou un smartphone.

    Cette mousse intelligente mesure 3 variables :

    • l’accélération
    • la force
    • la vitesse 

    Précis à 90%

    Ce qui permet de déterminer la nature du choc :

    • sa sévérité
    • sa localisation précise
    • avec 90% de précision.

    Cette technologie a déjà commencé à être utilisée dans les gilets de taekwondo. D’autres outils de dépistage rapide des commotions cérébrales sont en plein développement. La Fédération anglaise de rugby vient par exemple de s’associer avec des universitaires qui cherchent à identifier des marqueurs biologiques, qui pourraient se décliner en tests bons marchés.

     

  • Jean-Jacques Coiplet nommé directeur général de l’ARS des Pays de la Loire

    À l’issue du Conseil des Ministres du vendredi 22 septembre 2017, il est annoncé que sur proposition de la ministre des solidarités et de la santé, Jean-Jacques Coiplet a été nommé directeur général de l’Agence Régionale de Santé Pays de la Loire et ce à compter du 1er octobre 2017. Il succéde à Cécile Courrèges, actuelle directrice générale de l’Offre de Soins au Ministère.

    Il a été directeur de l’Agence Régionale de Santé Corse de 2012 jusqu’en décembre 2016, puis a été nommé directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.