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  • Stewart Cole nommé directeur général de l’Institut Pasteur

    Le Pr Stewart Cole a été nommé directeur général de l’Institut Pasteur par son conseil d’administration le 13 octobre 2017, pour un mandat de 4 ans. Il prendra ses fonctions en janvier 2018.

    Stewart Cole succède à Christian Bréchot, atteint par la limite d’âge. Professeur de pathogénèse microbienne, Stewart Cole est depuis 2007 professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où il dirige l’Institut de recherche en infectiologie.

  • TI

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  • Étude : les ophtalmologistes consacrent un quart de leur temps au dossier électronique (Jama)

    Les ophtalmologistes consacrent quasiment autant de temps à l’examen clinique qu’à remplir le dossier médical électronique. C’est ce qui ressort d’une étude* publiée le 12 octobre dans le Jama Ophtalmology. Alors que ces spécialistes disposent de peu de temps pour chaque consultation, ces résultats montrent la nécessité d’améliorer ces systèmes d’échange et de partage de données par voie électronique pour que la qualité des soins ne soit pas affectée.

    La transition de l’écrit vers l’électronique est en route

    Aux États-Unis, 74 % des médecins étaient dotés d’un système de dossier médical électronique en 2014. Et ce taux ne cesse de grimper. Dans le même temps, les critiques des médecins n’ont jamais cessé : le dossier médical électronique (DME) affecterait leur productivité, et grignoterait trop le temps passé avec le patient. Et la pression que subissent certains spécialistes pour recevoir toujours plus de patients et maintenir un bon accès aux soins exacerbe ces critiques.

    Des chercheurs du département d’ophtalmologie et d’informatique médicale de l’Université de Portland (USA) ont donc cherché à évaluer le temps réel passé par les ophtalmologistes à remplir le dossier médical électronique. Ils ont analysé les données d’horodatage du DME de 27 ophtalmologistes de septembre 2013 à décembre 2016. Plus de 46000 consultations ont ainsi été passées au peigne fin. En outre, une observation manuelle a permis de distinguer les temps passés à l’utilisation du DME, à l’examen clinique et à l’interrogatoire du patient. Pour ce travail plus chronophage, les chercheurs ont observé 5 ophtalmologistes pendant 32 jours, ce qui représentait 444 consultations.

    Résultats 

    Les ophtalmologistes consacraient en moyenne 11 minutes à chaque patient :

    • 27 % du temps était dédié aux Health electronic records (EHR) ;
    • 42 % à l’interrogatoire ;
    • 31 % à l’examen clinique.

     Le temps total passé à remplir le dossier médical électronique était de :

    • 10,8 minutes par consultation
    • soit 3,7 heures par jour (2,1 h pendant la consultation et 1,6 h après).

    Les auteurs de cette étude estiment que les ophtalmologistes passent un temps conséquent aux EHR,  d’autant que ces spécialistes sont sous pression. Ils disposent en effet de peu de temps pour chaque patient. Ils n’hésitent pas à le décrire comme « un fardeau important en terme de temps ». Cette étude montre par ailleurs des différences de temps non négligeables selon le cadre dans lequel le spécialiste exerce. Plus la patientèle est importante, moins le temps dédié aux EHR par patient est important. Chaque consultation additionnelle était associée à une diminution de 1,7 minute du temps passé sur le DME. En outre, les consultations complexes étaient associées à un temps plus long passé sur le dossier médical électronique mais cet inconvénient était souvent contrebalancé par une grosse file active.

    En conclusion, ces résultats donnent du crédit aux plaintes des ophtalmologistes et au caractère chronophage des EHR. Pour les soulager, les chercheurs estiment que les cliniciens devraient être mieux formés à ces tâches. D’autant que l’expérience montre que certains praticiens gèrent mieux leur temps. Enfin, ces données devraient inciter les concepteurs de DME à améliorer leurs systèmes pour qu’ils n’aient pas d’impact négatif sur la qualité de soins.

  • PACS et RIS : MNH Group prend une participation majoritaire dans NGI

    MNH Group annonce le 13 octobre 2017 avoir pris une participation majoritaire dans NGI, groupe qui propose des systèmes d’information en radiologie (RIS) et des PACS aux centres de radiologie publics et privés, pour un montant non divulgué.

    NGI est issu de la fusion entre Global Imaging Online et Numerix en 2015, et compte 3600 radiologues clients.

    MNH Group indique que ce rachat lui permet de renforcer son offre sur le marché de la e-santé, après le rachat d’Accelis et Etiam, et la constitution de la filiale Acetiam début 2017.

  • Imagerie : les PACS régionaux et l’usage du NIR permettent une « révolution » pour les patients (JFR)

    La mise en place de PACS régionaux, combinée à l’usage du NIR pour l’identification des patients à partir de 2018-2019, vont entraîner une « véritable révolution » dans la prise en charge des patients en imagerie : c’est la conclusion à laquelle a abouti le Pr Pierre Champsaur, de l’AP-HM, lors de la conférence inaugurale des Journées francophones de radiologie le 13 octobre 2017.

    Soulignant la maturité des PACS, avec notamment une standardisation du format d’archivage (VNA), qui permet la construction de PACS régionaux à partir d’archives neutres, le Pr Champsaur a expliqué que le recours au NIR va permettre à tous les praticiens d’accéder à l’ensemble des examens d’un patient par rapprochement d’identité. Les patients auront également accès à leurs examens via un portail.

    Les ruptures de parcours seront ainsi moins nombreuses, tout comme les examens redondants.

  • Plan d’accès aux soins : les Ehpad seront équipés de matériel de télémédecine d’ici 2020

    Tous les Ehpad et les zones sous-denses seront équipés d’ici 2020 de matériel permettant la téléconsultation : c’est une des mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins dévoilé le 13 octobre 2017.

    Concrètement, ils pourront bénéficier de 28 000 euros pour l’accompagnement, la mise à disposition de locaux et l’investissement nécessaire à la téléconsultation. Pour ce faire, les crédits du FIR seront doublés en 2018 et atteindront 18 millions d’euros.

    De façon plus globale, la « révolution numérique en santé pour abolir les distances » constitue le 2e axe du plan d’accès aux soins, autour de :
    • l’inscription de la téléconsultation et de la téléexpertise dans le droit commun, prévue dans le PLFSS 2018 ;
    • la généralisation de services digitaux, comme la prise de rendez-vous en ligne, le développement du DMP, ou encore les échanges d’information numériques entre professionnels de santé, qui feront l’objet de financements dans le cadre du Grand Plan d’Investissement.

    Le plan d’accès aux soins comprend trois autres priorités :

    • renforcer l’offre de soins sur les territoires : aide à l’installation, cumul emploi-retraite facilité pour les médecins libéraux, développement des consultations avancées…
    • favoriser une meilleure organisation des professionnels : développement des maisons de santé pluriprofessionnelles, convergence financière des dispositifs d’appui aux parcours complexes…
    • soutenir les initiatives de terrain : création d’un cadre commun pour l’expérimentation de nouvelles organisations…

    La majorité des mesures du plan seront mises en œuvre soit via le PLFSS 2018, soit via le grand plan d’Investissement.

     

  • « Nos recherches d’innovation portent sur notre politique servicielle » (S. Ch. L., Eovi Mcd Mutuelle)

    Sophie Chastain Lopez, la directrice du département  » Clients, Développement et Innovation  » d’Eovi Mcd Mutuelle a accordé une interview à Health&Tech Intelligence à l’occasion de la présentation du lancement du service de téléconsultation accessible à l’ensemble de ses adhérents le 5 octobre 2017.

    La stratégie de la mutuelle étant de constituer son offre de services en résonance avec les besoins identifiés des adhérents et d’évoluer vers une plateforme ou « assembleur de services » de santé et d’accompagnement, Sophie Chastain Lopez revient sur :
    • la place de l’adhérent dans la stratégie d’innovation d’Eovi Mcd Mutuelle ;
    • la mise en œuvre de l’innovation qu’elle concerne les adhérents, collaborateurs ou l’organisation en soi ;
    • la façon dont la e-santé pénètre l’écosystème de la mutuelle à travers des réalisations concrètes et les expérimentation en cours ;
    • les principaux freins à l’innovation dans le cadre de sa mission de pilotage de l’innovation.

    Vous êtes directrice du département « Clients, Développement et Innovation ». Cette association interpelle : faut-il comprendre que le client est moteur de l’innovation et du développement ?

    C’est effectivement le sens de la création de cette direction. L’adhérent est au centre de nos politiques de développement et d’investissement, l’esprit est ainsi proche de celui des premiers mutualistes et ceci ancre la mutuelle dans une relation clients renforcée. Cette direction regroupe les équipes innovation, marketing, commerce et la relation clients multicanale (téléphone, e-mail, réclamations, etc.).

    Quelles méthodes et techniques utilisez-vous pour déceler les besoins ?

    Dans un premier temps, en amont, nous procédons à des études auprès de nos adhérents et du marché. Nous animons ainsi des blogs pour bénéficier d’un dialogue permettant la co-construction. Nous nous appuyons sur des études ad-hoc et des échanges avec les élus, mais nous nous associons également aux start-ups qui partagent avec nous la connaissance de leur marché.

    L’ensemble des échanges avec nos clients est également une source importante d’amélioration à travers l’analyse des réclamations ou la mesure de la satisfaction à chaud.

    Nous organisons également des rencontres et des événements en open innovation afin de détecter des partenaires potentiels.

    Enfin, nous sommes actuellement en phase de lancement de l’innovation participative reposant sur l’ensemble des acteurs de notre écosystème.

    Pouvez-vous nous présenter la stratégie d’innovation d’Eovi Mcd Mutuelle ? Vous concentrez-vous sur certains domaines en particulier ?

    Créé le 1er janvier 2017, le centre d’innovation a consacré ses 6 premiers mois d’existence à définir et structurer la démarche d’innovation, son écosystème et ses instances à l’image d’une « communauté d’innov’acteurs », d’un comité innovation et d’une commission développement, services et innovation.

    Notre stratégie à ce stade est d’installer l’innovation participative, de nous ouvrir à la co-innovation ou open innovation afin de réinventer et transformer notre modèle et l’expérience de nos adhérents avec la mutuelle.

    Nous posons le premier jalon de l’innovation participative avec le lancement d’ici quelques jours d’un challenge innovation qui servira 4 axes :

    • la satisfaction des adhérents ;
    • l’épanouissement des collaborateurs ;
    • le modèle économique ;
    • l’agilité de notre organisation.

    Parallèlement nous concentrons nos recherches d’innovation sur notre politique servicielle, visant à amener notre modèle vers une plateforme de services santé et de protection sociale. À titre d’exemple, nous allons lancer prochainement une solution d’assurance emprunteur avec Utwin, acteur de l’AssurTech.

    Selon une enquête menée par BpiFrance Le Lab, 87% des dirigeants de PME et d’ETI pensent que la transformation digitale n’est pas un enjeu primordial pour leur entreprise et 38% des sondés sont même sceptiques vis-à-vis de la transformation digitale. Pour vous, est-ce qu’à l’heure actuelle, innovation rime avec digitalisation et transformation numérique ?

    Nous sommes convaincus que le digital est un paramètre fondamental et une formidable opportunité pour servir l’évolution de notre modèle, d’une part dans la transformation de son métier, pour accompagner nos clients dans leur parcours santé et plus largement dans la protection sociale, et d’autre part dans l’expérience client avec la mise en place des interactions fluides et personnalisées.

    C’est bien en ce sens que nous opérons notre transformation numérique et ceci au sein d’Aesio.

    Pouvez-vous nous dire comment la e-santé se décline dans l’écosystème Eovi Mcd Mutuelle ?

    Eovi Mcd mutuelle a recours à la e-santé afin de mener des expérimentations et de concevoir de nouvelles solutions pour nos adhérents, comme des jeux cognitifs ou des actions de e-prévention. C’est dans ce cadre que nous avons également lancé en septembre 2017 un service de téléconsultation avec MédecinDirect, qui est un service gratuit et accessible pour l’ensemble de nos adhérents.

    Nous nous appuyons sur la e-santé pour faciliter l’orientation dans le parcours de santé avec la mise en place d’une plateforme de labellisation des applis santé qui permet aux adhérents de s’assurer de la qualité de celle qu’ils choisissent parmi les quelques 50 000 applications proposées aujourd’hui.

    Nous proposons en outre la prise en charge d’objets connectés dans le cadre de notre gamme Eovi Mcd Santé Vitalité avec un remboursement d’auto-tensiomètres ou de glucomètres connectés achetés en pharmacie sous forme de forfait jusqu’à 120 euros.

    Eovi Mcd services et soins, la filière services et d’accompagnement en santé, a mis en place le recours à la télémédecine en EHPAD pour éviter des déplacements souvent compliqués.

    Elle expérimente, en parallèle, des robots socio-pédagogiques, comme le robot PARO en EHPAD qui est un robot émotionnel permettant d’étudier l’impact du lien social entre les résidents, le personnel soignant et les aidants et ses possibles effets sur la douleur induite par les soins chez les personnes âgées souffrant de troubles cognitifs. Enfin, des robots chirurgicaux sont utilisés dans les cliniques mutualistes avec des modes de financement visant à permettre à chacun d’en bénéficier, l’accès à l’innovation médicale pour tous étant une de nos préoccupations.

    Quels sont les freins à l’innovation que vous avez identifiés dans le cadre de votre mission ?

    J’identifie 4 freins principaux :

    • le peu de temps dédié à l’innovation ;
    • l’appropriation d’une culture d’idéation et d’expérimentation ;
    • le test and learn qui nécessite d’accepter les échecs ;
    • la démonstration ex ante de la valeur générée qui rend le travail de conviction plus ardu.

  • Dominique Le Guludec, la nouvelle présidente de la HAS sous réserve de confirmation par le Parlement

    La présidence de la République annonce ce 13 octobre 2017 envisager de nommer Dominique Le Guludec présidente de la Haute autorité de santé (HAS).

    Sa désignation a été soumise aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat qui émettront leur avis à travers les commissions correspondantes.

    Le Pr Le Guludec, cardiologue et chef du service de médecine nucléaire et biophysique à l’hôpital Bichat, actuellement présidente de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), pourrait succéder à Agnès Buzyn si un avis favorable est émis.

  • Malakoff Médéric crée un fonds dédié aux start-ups doté de 150 millions d’euros

    Malakoff Médéric annonce le 12 octobre 2017 la création d’un fonds d’investissement de 150 millions d’euros dédié aux start-ups opérant dans le domaine de la healthtech et de la fintech.

    Le projet avait été dévoilé fin septembre 2017 par Thomas Saunier, le directeur général du groupe, juste avant d’être soumis au conseil d’administration et de recevoir son aval début octobre 2017.

    Le fonds d’investissement créé vise au développement des start-ups innovantes opérant dans le digital et porteuses d’innovation disruptive. C’est une façon de prolonger la transformation digitale entreprise au sein de la structure en externe.

    Les 150 millions d’euros seront principalement injectés dans un nouveau fonds d’investissement ouvert à un partenaire, également fonds d’investissement spécialisé dans l’accompagnement de start-ups. Une partie mineure sera néanmoins placée dans des fonds déjà existants ou réservée aux investissements directs dans des start-ups suscitant un intérêt majeur pour le groupe.

  • L’Estonie veut impulser une coalition des partisans des flux transfrontaliers des données de santé

    Ain Aaviksoo, le secrétaire général adjoint du ministère estonien des Affaires sociales pour le développement des services de e-santé et l’innovation, a déclaré le 12 octobre 2017 au « The Baltic Course », un média en ligne spécialisé dans les pays baltes, qu’il souhaitait lancer un projet concernant le mouvement transfrontalier des données de santé.

    Il souhaite profiter de la présidence estonienne de l’Union européenne pour encourager les acteurs qui souhaitent partager leurs données de santé pour que leur projet aboutisse et montre à la fois la voie aux plus sceptiques.

    Une lettre d’intention ralliant les acteurs d’ici fin 2017

    Bien qu’aucune proposition définissant un cadre juridique n’a été formulée jusqu’à présent, Ain Aaviksoo se montre enthousiaste quant à la réalisation du projet et compte sur les pays intéressés par le projet pour apporter leur propres investissements auxquels des investissements du secteur privé et de la Commission européenne pourraient s’ajouter.

    Les représentants des pays membres de l’Union européenne partisans de la libre-circulation des données de santé sont invités à apposer leur signature à la « lettre d’intention » d’ici la fin de l’année 2017.

    La circulation des données, un sujet au cœur des débats européens

    Ain Aaviksoo rapporte que les flux transfrontaliers de données constituent un sujet souvent débattu à Bruxelles et cite l’exemple de citoyens européens migrant dans un autre état européen qui ne peuvent pas simplement emporter leurs données de santé, ce qui peut être préjudiciable à leur traitement.

    Il évoque la libre-circulation des données comme potentiel droit fondamental de l’Union européenne au même titre que la libre-circulation des biens, des capitaux, des personnes et des services.

    La conférence sur la e-santé qui se tiendra du 16 au 18 octobre 2017 à Tallinn dans le cadre de la présidence estonienne du Conseil de l’Union européenne pourrait influer le développement d’une politique des données puisque des décideurs de l’UE, les ministres de santé des États membres, des industriels du secteur des technologies de l’information et de la santé et des chercheurs y seront réunis pur débattre sur le sujets suivants :

    • les droits des personnes à gérer leurs propres données de santé ;
    • la libre circulation transfrontalière des données ;
    • l’utilisation des données dans les activités de recherche et développement ;
    • la création des conditions d’un marché unique numérique des soins.