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  • Prix Unicancer de l’innovation : retour sur les lauréats à suivre

    Le prix Unicancer de l’innovation a présenté ses lauréats le 9 octobre 2017. Pour la quatrième édition, huit projets ont été retenus dont trois retiennent particulièrement l’attention pour leur utilisation du digital au service de l’innovation en cancérologie.

    Les projets ont été portés par les Centres de lutte contre le cancer (CLCC) et ont été récompensés pour leur caractère innovant, leur reproductibilité dans les autres CLCC, les bénéfices pour les patients.

    Un trophée et une dotation de 2000€ ont été remis aux lauréats.

  • eHealthTallinn2017 (en direct) : 99 % des ordonnances du système de soins estonien sont électroniques

    À l’occasion de la conférence de haut niveau « Health in the Digital Society. Digital Society for Health » se déroulant du 16 au18 octobre 2017 à Tallinn, Health&Tech Intelligence revient sur les principales caractéristiques du secteur de la santé estonien, le plus digitalisé de tous les pays membres de l’Union européenne.

    Instauré et mis en service en 2008, le système d’information de santé national s’inscrit dans un cadre général de digitalisation stratégique appelé « X-road ». Cette stratégie est à l’origine d’un environnement reliant l’ensemble des systèmes de services électroniques interopérables.

    Le système national de soins centralise l’information médicale des citoyens estoniens générée par l’ensemble des établissements de soins sur le territoire national. Le dossier de santé électronique du patient et la e-prescription sont les services phares de e-santé, plébiscitée par la communauté scientifique comme par les citoyens.

    La gouvernance estonienne a fait de la propriété et de la sécurité des données un point d’honneur, décrétant le citoyen-patient seul propriétaire de ses données, dont il peut néanmoins gérer l’accès aux tiers.

    Données et e-services de santé constitutifs du systèmes

    Construit à partir de zéro, le système de santé national repose sur un numéro d’identification unique alloué à chaque citoyen reporté sur sa carte nationale d’identité.

    Les données de santé tout comme les e-services de santé sont accessible à tout citoyen via un portail patients (www.digilugu.ee).

    Le dossier de santé électronique, qui réunit toutes les données du patients, recueille 95% de données générées par les médecins libéraux ou les établissements de santé.

    Les différents type d’information recueillis dans le système de santé sont :

    • les comptes rendus des visites antérieures;
    • les ordonnances en cours ;
    • les factures ;
    • les données liées à l’assurance ;
    • l’imagerie médicale ;
    • les résultats d’examens ;
    • les certificats médicaux ;
    • les informations liées aux services dentaires ;
    • les actes remboursés ;
    • le passeport de vaccination, qui va prochainement être déployé.

    Le système a été nourri depuis 2008 de :

    • 20 000 000 documents liés à la santé ;
    • 300 000 000 actes médicaux documentés ;
    • 50 % d’ordonnances faisant office d’orientation médicale dans le cadre d’un parcours de soins coordonné ;
    • 99% d’ordonnances émises.

    Les citoyens estoniens ont une grande confiance dans le système national de e-santé, puisque  :

    • moins d’1% des citoyens restreint l’accès à leurs données médicales ;
    • 51 515 ont accepté de faire analyser leur patrimoine génétique par le Centre du génome estonien sur un ensemble de 1,3 million d’habitants.

    Sécurité, transparence et cryptage

    Par souci de transparence, le citoyen-patient peut contrôler les accès à ses données ou en restreindre l’accès, mais il peut également voir qui a accédé à ses données.

    L’ensemble de la documentation médicale est signée électroniquement. Les données personnelles du patient sont séparées des données médicales.

    L’authentification pour l’accès aux données repose sur l’infrastructure nationale à clé publique (PKI). Leur échange est doublement sécurisé avec cryptage à la sortie et décryptage à l’entrée.

    Toute modification des données du patient laisse une trace indélébile garantissant la transparence de l’utilisation des données.

  • eHealthTallinn2017 : «  La numérisation des données de santé les rend plus sûres » (J. Ossinovsky)

    Jevgeni Ossinovsky, le jeune ministre estonien de la Santé et du Travail, a prononcé un discours en guise d’ouverture officielle de la conférence de haut niveau « Health in the Digital Society. Digital Society for Health », ce 16 octobre 2017.

    Il y revient sur la naissance de la stratégie digitale de l’Estonie, les raisons de la nécessité d’accélérer le développement d’une société digitalisée et les moyens d’y parvenir.

    La question de la sécurité est abordée ouvertement et le recours à la technologie de la blockchain et la disponibilité des fichiers journaux sont selon lui une garantie de la sûreté des données de santé. Pour le ministre, la numérisation des dossiers médicaux des patients a permis leur sécurisation par rapport à l’époque où ils se présentaient sous format papier.

    Tout est parti du constat qu’une administration d’État rendant un service public de meilleure qualité et durable nécessitait le développement d’une e-gouvernance. Le ministre ne manque pas de souligner l’absence d’héritage de politiques et de solutions existantes qui auraient constitué un poids et une difficulté à la mise en place de solutions digitales nouvelles.

    En 2001, le gouvernement décrète l’identité numérique obligatoire, qui rend obligatoire la carte d’identité digitale et qui sous-tend tout le système administratif digitalisé.

    La route parcourue est longue, mais l’Estonie ne va pas se reposer sur ses lauriers et souhaite développer sa politique digitale pour des services encore plus performants et une interconnexion plus développée entre le secteur public et privé.

    L’Estonie à elle seule ne peut bénéficier pleinement des avantage de la santé numérique à moins de s’inscrire dans une région plus grande, d’où son engagement pour une Europe digitalisée. Le désir des dirigeants européens d’aller en ce sens et leur engagement ont été confirmés lors du sommet des chefs d’État européens qui s’est déroulé à Tallin le 29 septembre 2017, lors duquel les actions concrètes à mettre en place ont été arrêtées.

    Les bénéfices de l’innovation technologique

    Les échanges de données constituent une question-clé à tous le niveaux et il est primordial à l’heure actuelle de trouver des méthode de les sécuriser tant pour le bénéfice individuel que collectif.

    Selon Jevgeni Ossinovski, le futur de la santé réside dans la médecine personnalisée qui, selon lui, est inatteignable sans le recours au numérique.

    Le recours aux nouvelles technologies doit appuyer les professionnels de santé dans leur prise de décision, permettre la mise en place de processus renouvelés et l’adoption de nouveaux modèles, tout cela au service d’un système de soins intégré.

    Trois raisons principales sont évoquées par le ministre justifiant pourquoi il est fondamental d’accélérer l’introduction de l’innovation par le numérique dans le secteur de la santé:

    • les outils technologiques doivent permettre des soins de précision et une meilleure coordination entre professionnels; les médicaments personnalisés, l’IA et le recoupage de données disponibles sont à exploiter dans le cadre de diagnostics et de détermination du traitement le plus adapté à l’individu; les données individuelles correctement utilisées peuvent aider à sauver une vie, alors que des données collectives peuvent faire avancer la recherche plus rapidement et rendre la prévention et la prédiction plus performantes;
    • les outils technologiques permettent de piloter les systèmes de santé de façon plus transparente et durable fondée sur des résultats et données mesurables en assurant une plus-value des politiques déployées ;
    • la digitalisation de la santé est une opportunité de développement pour le secteur industriel et une opportunité de croissance économique.

    Trois composantes clé d’un cadre propice

    Jevgeni Ossinovski considère que pour y parvenir trois éléments émanant de la volonté politique, car leur réalisation n’est plus liée à la disponibilité des outils, doivent être réunis:

    • le contrôle des données par les citoyens, notamment par les patients qui souffrent d’une maladie chronique à qui l’accès facile et sécurisé offre une opportunité de mieux maîtriser leur santé. Le contrôle donne lieu à une responsabilisation accrue des citoyens qui endossent un rôle actif dans la gestion de leur santé. Les citoyens estoniens disposent déjà de l’accès à la plateforme sécurisée où sont stockés leurs dossiers médicaux ;
    • une utilisation plus intelligente des données disponibles aussi bien dans un environnement clinique que dans le cadre de l’utilisation individuelle des objets connectés afin de recourir aux analyses fines qui vont libérer le potentiel des données ;
    • un cadre légal strict à l’échelle européenne est nécessaire, non pas pour contrecarrer l’innovation, mais pour construire un cadre de confiance qui constitue un critère élémentaire de réussite. En Estonie, les citoyens-patients ont la possibilité de restreindre l’accès à leur données et leur réutilisation, mais seulement 0,6% le font, car le gouvernement a su créer un climat de confiance.

    L’interopérabilité comme exhausteur de soins

    Le ministre ajoute la nécessité de construire un écosystème reposant sur des normes d’interopérabilité. Il ne s’agit pas là d’une question d’ordre technique uniquement, selon lui, car des systèmes d’information non communicants empêchent les citoyens d’accéder au meilleur service possible. Le marché unique numérique fournit le cadre nécessaire pour traduire la technologie en bénéfices sanitaires.

    La volonté politique d’y parvenir n’a jamais été aussi forte et les initiatives telles que la signature de la Déclaration de la société digitale, qui est prévue pour le 17 octobre 2017, le montrent clairement de par le nombre d’organisations y prenant part.

    Par ailleurs, le ministre a déclaré être convaincu que les partenariats public-privés sont une formidable opportunité pour l’accélération de la digitalisation de la santé à échelle de toute l’Europe.

  • 60 % des Français inquiets de l’utilisation de l’IA pour proposer des traitements (sondage Odoxa)

    60 % des Français se disent inquiets à l’idée que l’intelligence artificielle soit utilisée pour préconiser des traitements : c’est l’un des grands enseignements du baromètre santé 360° réalisé par Odoxa pour la Fédération Hospitalière de France, Orange Healthcare et MNH Group et diffusé le 16 octobre 2017.

    De façon générale, les perceptions des Français sur l’évolution des outils numériques en santé oscillent entre optimisme et craintes.

    Le sondage, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population, portait également sur la qualité des soins perçue et l’avenir du système de santé.

    Le numérique au service de l’amélioration du parcours patient

    85 % des Français estiment que le développement des outils numériques va permettre d’améliorer le parcours du patient à l’hôpital. Les services les plus positivement perçus sont :

    • la prise de rendez-vous en ligne (83 %) ;
    • la transmission de questionnaires patients avant et après hospitalisation en ambulatoire (78 %) ;
    • les applis de suivi pour la prise des traitements ou l’activité physique (76 %) ;
    • les bornes interactives d’information à l’hôpital (74 %) ;
    • la préadmission en ligne (73 %).

    Des craintes liées aux données et à la perte de lien humain dans le soin

    Les craintes exprimées par les Français ayant participé au sondage sur le développement des outils numériques en santé relèvent de deux thématiques : le partage des données de santé et la perte de lien humain dans le soin :

    La peur d’une déshumanisation des soins

    • 54 % expriment des craintes vis-à-vis de la téléconsultation ;
    • 62 % craignent la généralisation des opérations à distance ;
    • 43 % perçoivent avec crainte le développement des robots en chirurgie ;
    • 60 % craignent l’usage de l’IA pour proposer des traitements.

    Des appréhensions en matière de protection des données

    • 54 % redoutent l’usage du big data en santé ;
    • 48 % ne souhaitent pas que leur dossier médical puisse être accessible et modifiable sur leur téléphone mobile.

  • A portal of the Australian government dedicated to digital mental health services

    The Australian government has just launched Head to Health, a digital mental health gateway. The services available include free or low-cost applications, online support communities, online courses and phone services.

    The launch of this portal is part of a national long-term shift in mental health care towards early intervention.

    Reliable services and resources centralized in one digital space

    The purpose is to bring together digital services and resources delivered by some of Australia’s most trusted mental health service providers.

    In addition to the applications, support communities, courses and phone services available on Head to Health, the site features a chatbot for pointing people in the right direction.

    Mental health: digital interventions as effective as face-to-face services

    The goal is to help working age Australians who suffer from mental illness, one in five each year in the coming years, according to official figures. According to the press release, evidence shows that for many people, digital interventions can be as effective as face-to-face services.

    Better support for people with mental illness

    The platform aims to become a place where people with disabilities can benefit from both support and access to information before they reach crisis. It helps them take control of their mental health in a way they are most comfortable with and can complement face-to-face therapies.

    A telephone support service

    Creators of the website want to offer additional services such as a telephone support service to remotely support users who connect to the website and further support for health professionals to meet the needs of their patients.

    Mental Health: Development of digital services is a priority for the government

    Australia implements mental health reform

    Digital mental health services are an important part of the national mental health reform in Australia. They have been identified in the recently endorsed Fifth National Mental Health and Suicide Prevention Plan.

    « The Fifth Plan also recognizes the maturation in recent years of e-mental health, and data sharing and information and communications technology platforms such as electronic health records, and the potential that these digital services may have over the life of the Plan to further support tailored individual care for people with severe and complex mental illness, » the Plan document states.

    The development of a digital mental health gateway is a key part of the Government’s response to the National Mental Health Commission’s Review of Mental Health Programs and Services.

    Government announced AUD43 million in funding

    Recently, AU$43 million (€29 million) has been announced in funding for national suicide prevention leadership and support activity to organizations across Australia, such as R U OK?, Suicide Prevention Australia and Mindframe.

    AUD92.6 million invested in a program dedicated to young patients

    This year, the government is investing AUD92.6 million (€62 million) in headspace, a program designed to improve access to care for young people aged 12–25 years who have, or are at risk of, mental illness.

    Headspace includes eheadspace, which includes:

    • an online telephone service that supports young people and their families going through a tough time;
    • a digital work and study service;
    • a telehealth component service that allows young people to speak with a qualified psychiatrist online.

    AUD52.6 million to support students with mental illness

    In addition, AUD52.6 million (€35 million) will be invested in the Australian non-profit organization Beyondblue, which will partner with headspace and Early Childhood Australia to provide tools for teachers to support kids with mental health concerns and provide resources to help students deal with challenges.

    Beyondblue brings information and support to help people achieve their best possible mental health. Activities carried out by the organization include:

    • social media approaches to increase knowledge of depression and anxiety;
    • a conversations project, which is a suite of digital resources to help people have a conversation about depression and anxiety;
    • the STRIDE project, which commissions research projects to demonstrate the impact of digital interventions in reducing the stigma of anxiety, depression or suicide in men aged 30 to 64 years.
  • Un portail du gouvernement australien dédié aux services numériques de santé mentale

    Le gouvernement australien vient de lancer Head to Health, une plateforme numérique dédiée à la santé mentale. Les services disponibles comprennent des applications gratuites ou à faible coût, des communautés de soutien en ligne, des cours en ligne et des services téléphoniques.

    Le lancement de ce portail s’inscrit dans le projet national d’une évolution à long terme des soins dédiés à la santé mentale vers une intervention précoce.

    Des services et des ressources fiables centralisés sur un même espace numérique

    Le principe du dispositif est de rassembler sur un même espace des services et des ressources numériques provenant de fournisseurs de soins spécialisés dans la santé mentale parmi les plus fiables d’Australie.

    En plus des applications, communautés de support, cours et services téléphoniques disponibles sur Head to Health, le site comporte un chatbot afin de guider les utilisateurs dans leurs recherches.

    Santé mentale : les interventions numériques aussi efficaces que les services en face à face

    Le but est d’aider les Australiens en âge de travailler qui souffrent d’une maladie mentale, soit un sur cinq par an dans les années à venir selon les chiffres officiels. D’après le communiqué de presse, les études sur le sujet montrent que pour de nombreuses personnes, les interventions numériques peuvent être aussi efficaces que les services délivrés en face à face.

    Mieux soutenir les personnes souffrant de maladies mentales

    La plateforme vise à devenir un endroit où les personnes souffrant de troubles pourront à la fois bénéficier d’un soutien et accéder à des informations avant de se retrouver en situation de crise. Elle les aide à prendre le contrôle de leur santé mentale d’une façon qui leur convient le mieux et peut compléter les thérapies menées en face à face.

    Un service de soutien téléphonique

    Les concepteurs du site souhaitent proposer par la suite des services supplémentaires, tels qu’un service de soutien téléphonique pour accompagner à distance les utilisateurs qui se connectent au site web et un soutien spécialement dédié aux professionnels de santé pour qu’ils puissent mieux répondre aux besoins des patients.

    Santé mentale : les services numériques sont l’une des priorités du gouvernement

    L’Australie met en œuvre une réforme de la santé mentale

    Les servicesnumériques   de santé mentale sont un élément important de la réforme nationale de la santé mentale opérée en Australie. Ils ont été identifiés dans le cinquième plan national de prévention de la santé mentale et du suicide récemment approuvé.

    « Le cinquième plan reconnaît également la maturité acquise lors des dernières années en matière de cybersanté mentale, de partage de données et de technologies de l’information et de la communication, telles que les dossiers de santé électroniques, tout comme le potentiel que ces services numériques peuvent avoir dans le cadre de ce plan pour soutenir davantage les soins personnalisés sur mesure pour les personnes atteintes d’une maladie mentale grave et complexe », précise le texte officiel.

    La création d’un portail numérique sur la santé mentale est un élément clé de la réponse du gouvernement australien à l’examen des programmes et services de santé mentale de la Commission nationale de la santé mentale.

    Un financement gouvernemental à hauteur de 43 millions AUD

    Récemment, 43 millions de dollars australiens (29 M €) ont été annoncés dans le financement du leadership national en matière de prévention du suicide et de l’activité de soutien auprès d’organisations australiennes, comme l’association R U OK?, Suicide Prevention Australia et Mindframe.

    92,6 million AUD investis dans un programme dédié aux jeunes malades

    Cette année, le gouvernement va également investir 92,6 millions de dollars australiens (62 M €) dans Headspace, un programme conçu pour améliorer l’accès aux soins pour les jeunes âgés de 12 à 25 ans souffrant ou risquant de souffrir d’une maladie mentale.

    Headspace inclut « eheadspace », un espace qui comprend :

    • un service téléphonique en ligne qui aide les jeunes et leurs familles à traverser une période difficile ;
    • un service numérique d’étude et de travail ;
    • un service de télé-santé qui permet aux jeunes de discuter en ligne avec un psychiatre.

    52,6 millions AUD pour le soutien des élèves souffrant de maladie mentale

    Par ailleurs, 52,6 millions de dollars australiens (35 M €) vont être investis dans la société australienne à but non lucratif Beyondblue, qui s’associera avec Headspace et l’association à but non lucratif Early Childhood Australia pour fournir des outils aux enseignants qui soutiennent les enfants ayant des problèmes de santé mentale ainsi que des ressources pour aider les élèves à faire face aux défis concernant les troubles mentaux.

    Beyondblue apporte de l’information et du soutien pour que les personnes concernées puissent acquérir la meilleure santé mentale possible. Les activités menées par l’organisation incluent :

    • des approches des réseaux sociaux afin d’accroître les connaissances sur la dépression et l’anxiété ;
    • un projet de conversations, qui se présente sous la forme d’un ensemble de ressources numériques visant à encourager les jeunes et leur entourage à discuter de la dépression et de l’anxiété ;
    • le projet STRIDE, qui regroupe des projets de recherche dont le but est de démontrer l’impact des interventions numériques sur la réduction de la stigmatisation de l’anxiété, de la dépression et du suicide chez les personnes âgées de 30 à 64 ans.
  • The market of medical technologies is very promising in Asia

    As digitization is spreading across health systems, many medical technologies are connecting to the information technologies (IT) that increasingly power modern medicine. In many Asian countries, this convergence is occurring at a rapid pace.

    It improves patient outcomes, reduces costs and expands access to quality healthcare. However, it also presents security challenges that will require innovation and collaboration to be overcome, said Fredrik Nyberg, CEO of the Asia Pacific Medical Technology Association (APACMed) in a story published on August 6, 2017 on Enterpriseinnovation .net.

    Medtech: business models focused on IT services

    Multinational and local medical technology companies are responding to healthcare challenges across Asia, Fredrik Nyberg said. A majority of them now use digital applications for remote monitoring of equipment, health worker training, or data analytics.

    As in the pharmaceutical industry, forward-thinking firms are exploring business models that focus on IT-enabled services rather than products. According to a recent survey conducted by PwC, 7 out of 10 major medtech companies are moving in this direction.

    Platforms that lead to lower costs and better accessibility

    This shift towards IT-enabled, services-based business models is partly explained by the fact that digital platforms tend to be highly scalable, which facilitates cost reduction and service provision in more remote geographies.

    Medtech and IT: major international groups are attracted by Asia

    To support the convergence of medical technologies and information technologies in Asia, global technology companies are increasingly interested in the region.

    • IBM, for example, launched in 2016 the Watson Center at Marina Bay Financial Center (Singapore) to co-develop business solutions with the group’s cognitive, blockchain, and design capabilities in Asia.
    • Microsoft is developing solutions that leverage new hardware, such as mixed reality headsets and tablet computers for clinical care settings.

    Asian leaders invest in industry

    Asian technology giants, such as Tencent and Softbank, have also started investing in the healthcare industry.

    • In March, the Chinese group Tencent led a USD200 million (€170 M) series D round in Haodaifu Online, one of China’s largest mobile healthcare app, and have led in August with BlueRun Ventures a USD24 million (€20 M) in Shuidi, a crowdfunding platform within Tencent’s WeChat mobile app that helps people gain financial assistance to cover healthcare bills.
    • The Japanese company Softbank has invested in October USD93 million (€79 M) in Petuum, an American start-up that simplifies the process for companies to use machine learning or deep learning applications at scale.

    The public sector also invests in medical technologies in Asia

    Some Asia-based provider networks are receptive to innovative medical technologies.

    The Tan Tock Seng Hospital (TTSH) in Singapore, for example, is actively implementing new technologies to improve productivity and outcomes for patients. « According to Dr Eugene Soh, CEO of TTSH and Chairman of the Centre for Healthcare Innovation, many of these efforts centre on supporting health workers to adopt new technologies, learn new skills, and generally practice at the top of their license, Fredrik Nyberg said. TTSH has also embraced robotics and automation of repetitive tasks, such as packaging and medicine delivery at the hospital pharmacy. »

    A dynamism that leads to the development of innovative start-ups

    Some initiatives are helping to spawn exciting and potentially transformative companies. Mr Nyberg gave an example with Verb Surgical, a surgical innovation company founded in 2015 out of a partnership between Johnson & Johnson and Google.

    « The company seeks to improve surgical care globally with robotics, visualization tools, machine learning algorithms, and other novel approaches. These technologies hold potential to expand access to surgical care in the many Asian countries where surgical capacity is severely limited. »

    The boom of the in vitro diagnostic market

    The expert also said that the in vitro diagnostic (IVD) market in Asia presents a fertile ground for IT-driven medical technology innovation.

    « As IVD companies develop automation tools, data analytics platforms, and other technologies that will improve laboratory testing, many see big opportunities in Asia. This includes Asia’s emerging markets, where infrastructure and capacity gaps present ongoing access challenges, as well as developed markets, where many healthcare systems face pressures from ageing populations and shifting disease burden. »

    Key challenge: to innovate while protecting patient data

    These innovations will help healthcare providers improve efficiencies and reduce costs, the expert added, but they also present challenges, particularly in the area of ​​cybersecurity, a central issue that requires « urgent collaboration between diverse industry stakeholders ».

    As healthcare systems become more connected, the risk of data theft, illegal surveillance, ransomware and other threats is becoming more and more serious, Mr Nyberg warned the industry. « These risks also create new challenges for regulators, who need to strike a balance between enabling innovation and protecting patients. »

  • Le marché des technologies médicales très prometteur en Asie

    Alors que la numérisation se répand partout dans les systèmes de santé, de nombreuses technologies médicales se connectent aux technologies de l’information (TI). Dans de nombreux pays asiatiques, cette convergence se produit à un rythme rapide.

    Elle permet d’améliorer les résultats pour les patients, de réduire les coûts et d’élargir l’accès aux soins de qualité. Cependant, elle présente également des défis en termes de sécurité qui nécessiteront innovation et collaboration pour être surmontés, analyse Fredrik Nyberg, directeur général de l’Association de technologie médicale d’Asie-Pacifique (APACMed) dans une tribune publiée le 6 août 2017 sur Enterpriseinnovation.net.

    Medtech : des business modèles axés sur les services informatiques

    Les entreprises multinationales et locales de technologie médicale sont en train de répondre aux challenges du secteur de la santé dans toute l’Asie, observe Fredrik Nyberg. Une majeure partie d’entre elles utilisent désormais des applications numériques pour la surveillance à distance des équipements médicaux, pour la formation des professionnels de santé ou encore pour l’analyse des données des patients.

    Comme dans l’industrie pharmaceutique, les entreprises tournées vers l’avenir explorent des modèles commerciaux axés sur les services informatiques plutôt que sur les produits. Selon un sondage récemment mené par PwC, 7 des 10 principales entreprises de medtech suivent cette direction.

    Des plateformes qui entraînent réduction des coûts et meilleure accessibilité

    Cette évolution vers des modèles d’entreprise basés sur des services centrés sur les TI s’explique en partie par le fait que les plateformes numériques ont tendance à être hautement évolutives, ce qui facilite la réduction des coûts et la fourniture de services dans les zones géographiques les plus éloignées.

    Medtech et TI : les grands groupes internationaux se tournent vers l’Asie

    Les entreprises technologiques mondiales s’intéressent de plus en plus à la région.

    • IBM, par exemple, a lancé en 2016 le Watson Center au Marina Bay Financial Center (Singapour) dans l’optique de co-développer des solutions avec les expertises et ressources techniques du groupe en Asie.
    • Microsoft développe de son côté des solutions qui exploitent de nouveaux matériels, tels que des casques de réalité virtuelle et des ordinateurs-tablettes dédiés aux environnements de soins.

    Les leaders asiatiques investissent eux aussi dans l’industrie

    Les géants asiatiques de la technologie, comme Tencent et Softbank, ont également commencé à investir l’industrie de la santé.

    • Le groupe chinois Tencent a notamment effectué en mars un investissement (série D) de 200 millions USD (170 M €) dans Haodaifu Online, l’une des plus grandes entreprises chinoises de santé numérique, et un investissement en août (série A) avec BlueRun Ventures de 24 millions USD (20 M €) dans Shuidi, une plateforme de financement participatif liée à l’application mobile WeChat de Tencent, qui aide les patients à obtenir une aide financière pour couvrir leurs factures de soins.
    • La société japonaise Softbank a quant à elle investi en octobre 93 millions USD (79 M €) dans Petuum, une start-up américaine qui simplifie pour les entreprises l’utilisation du système d’apprentissage automatique ou des applications d’apprentissage à grande échelle.

    Le secteur public mise également sur les technologies médicales en Asie

    Certains réseaux de fournisseurs basés en Asie se montrent réceptifs aux technologies médicales innovantes.

    L’hôpital Tan Tock Seng (TTSH) à Singapour, par exemple, met activement en œuvre de nouvelles technologies pour améliorer la productivité et les résultats pour les patients. « Selon le Dr. Eugene Soh, P.-D.G. du TTSH et président du Center for Healthcare Innovation (Centre pour l’innovation dans le domaine de la santé), la plupart de ces efforts visent à aider les professionnels de santé à adopter de nouvelles technologies, à acquérir de nouvelles compétences et, de manière générale, à exercer leur pratique à son plus haut niveau, précise Fredrik Nyberg. Le TTSH a également adopté la robotique et l’automatisation des tâches répétitives, telles que l’emballage et la livraison de médicaments à la pharmacie de l’hôpital. »

    Un dynamisme créateur de start-up novatrices

    Le cas de Verb Surgical

    Certaines de ces initiatives contribuent à créer des entreprises prometteuses. M. Nyberg cite Verb Surgical, une entreprise d’innovation chirurgicale fondée en 2015 dans le cadre d’un partenariat entre Johnson & Johnson et Google.

    « L’entreprise cherche à améliorer les soins chirurgicaux à l’échelle mondiale grâce à la robotique, aux outils de visualisation, aux algorithmes d’apprentissage automatique et à d’autres approches novatrices. Ces technologies permettent d’élargir l’accès aux soins chirurgicaux dans de nombreux pays asiatiques où il est limité. »

    Le boom du marché du diagnostic in vitro

    L’expert constate également que le marché du diagnostic in vitro (DIV) en Asie est un terrain fertile pour l’innovation en matière de technologies médicales.

    « Comme les entreprises de DIV développent des outils d’automatisation, des plateformes d’analyse de données et d’autres technologies qui amélioreront les tests en laboratoire, beaucoup perçoivent de grandes opportunités en Asie. Cela inclut les marchés émergents [du continent], où les lacunes en matière d’infrastructures et de capacités présentent des défis d’accès continus, ainsi que les marchés développés, où de nombreux systèmes de santé subissent des pressions relatives au vieillissement de la population et au fardeau des maladies [liées à cette évolution démographique]. »

    Un défi central : innover tout en protégeant les données des patients

    Ces innovations aideront les fournisseurs de soins à améliorer leur efficacité et à réduire les coûts, ajoute-t-il, mais elles présentent également des défis, en particulier au niveau de la cybersécurité, un point central qui exige « une collaboration urgente entre les divers acteur de l’industrie ».

    À mesure que les systèmes de santé deviennent plus connectés, le risque de vol de données, de surveillance illégale, de rançongiciel et d’autres menaces devient de plus en plus sérieux, prévient M. Nyberg. « Ces risques créent également de nouveaux défis pour les régulateurs, qui doivent trouver un équilibre entre innovation et protection des patients. »

  • Aide à l’interprétation en imagerie : Therapixel lauréat du prix SFR-Medicen-Snitem

    Therapixel s’est vu remettre le prix de l’innovation en imagerie médicale le 15 octobre 2017 au cours des Journées francophones de radiologie. Cette start-up, spin-off de l’INRIA, développe notamment un outil utilisant l’intelligence artificielle pour optimiser la performance du dépistage du cancer du sein par mammographie.

    Ce prix est organisé par la Société française de radiologie, Medicen Paris Region, et le Snitem.

    L’an dernier, le lauréat était Anatoscope.

    L’obtention du prix donne à Therapixel accès aux services suivants :

    • avantages réservés aux membres institutionnels de la SFR ;
    • adhésion à Medicen (accès aux évènements, aux outils de veille économique, …) ;
    • stand au sein de l’exposition technique lors des JFR 2017 ;
    • participation à une séance scientifique des JFR 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors d’un évènement annuel organisé par le Snitem en 2017 afin de présenter l’innovation récompensée ;
    • participation orale lors de l’une des réunions du DAS Imagerie diagnostique et interventionnelle de Medicen, permettant de présenter l’innovation à un panel de représentants industriels (grands groupes, ETI, PMEs) et académiques / cliniques ;
    • participation à une séance de « challenging » de l’entreprise lors d’une présentation (une matinée) devant des experts cliniques, réglementaires, propriété industrielle et représentants industriels de l’imagerie ;
    • avis d’experts de la spécialité radiodiagnostic – imagerie médicale, d’aide aux PME ;
    • supports de communication de Medicen Paris Region, du Snitem et de la SFR ;
    • visibilité sur un événement co-organisé par Medicen Paris Region.

  • 82 % des radiologues estiment que l’IA peut améliorer la pertinence des décisions cliniques (JFR)

    Les radiologues ont une attitude positive et pragmatique vis-à-vis des enjeux posés par les nouvelles technologies sur leur métier : telle est la conclusion du sondage réalisé auprès des membres de la Société française de radiologie entre juin et septembre 2017 et dévoilé lors des Journées francophones de radiologie le 13 octobre 2017.

    Principaux enseignements du sondage

    • 56 % des radiologues voient leur métier évoluer en « datascientist des données patient ».
    • Près de deux radiologues sur trois voient une opportunité dans la technologie (big data, IA, réalité virtuelle, robotique…).
    • 82 % estiment que l’IA peut améliorer la pertinence des décisions cliniques.
    • 88 % pensent que le digital peut accroître la collaboration entre services.
    • 12 % des radiologues interrogés envisagent de monter leur start-up.

    Enfin, les radiologues identifient trois changements majeurs dans les années à venir :

    • le dossier médical numérique patient (75 %) ;
    • les systèmes d’aide à l’analyse de cas cliniques (56 %);
    • les plateformes d’échange entre professionnels (51%).