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  • Journées de l’industrie de l’Inria : « l’IA est limitée par l’absence de bon sens »

    À l’occasion des journées de l’industrie de l’INRIA (17-18 octobre 2017), l’intelligence artificielle, ses avancées, ses enjeux mais également ses limites ont été abordées.

    Apprentissage profond, machine learning, feu Big data, autant de termes désignant plus ou moins justement l’intelligence artificielle, un des enjeux majeurs de développement technique pour ces prochaines années.

    Les limites de l’IA : le « bon sens »

    Le leitmotiv des conférences de la matinée de l’Inria, animées par Francis Bach (ENS) et Yann Le Cun (Facebook IA Research), a été que l’intelligence artificielle ne remplacera  pas l’être humain ; dans le cadre de la santé, elle ne remplacera pas le praticien.

    Les développements actuellement proposés sur le marché sous la forme de chatbot ou encore de dispositifs de reconnaissance visuelle ne sont que les balbutiements de l’intelligence artificielle.

    Sur un plan purement technique, il existe plusieurs types d’apprentissage :

    • l’apprentissage de renforcement : fonctionne sur une collecte de données importante et en majeure partie identifiable ;

    • l’apprentissage supervisé : s’appuie sur une collection de données étiquetées de manière fiable ;

    • l’apprentissage prédictif : cette dernière catégorie n’est pas encore développée et constitue l’axe de progression nécessaire de l’intelligence artificielle.

    L’apprentissage prédictif se définit comme le fait de prédire une information manquante et de combler ce manque. Caractéristique de l’intelligence humaine et animale, ce type d’apprentissage relève du concept du « bon sens » (prédire et déduire une information manquante).

    L’apprentissage prédictif passe par la répétition, par exemple la répétition d’erreurs de façon à apprendre à la machine à éviter cette erreur ou à l’anticiper.

    L’intelligence artificielle dans l’aide au diagnostic

    L’intelligence artificielle trouve d’importantes applications dans le domaine de la santé. Sans pour autant remplacer un médecin, l’IA de type prédictif peut limiter les risques ainsi que les risques d’erreurs tant au niveau du diagnostic que pour l’acte médical lui-même. 

    C’est ce que démontre le projet Orphanet développé par l’INRIA. Cette plateforme collaborative est une base de données dédiés aux maladies rares. Le médecin rentre les symptômes du patient dans le portail qui, dans un second temps, propose une liste de maladies rares potentielles avec leur définition et leurs symptômes sous forme de cartographie et d’arborescence. Une aide au diagnostic fondée sur l’intelligence artificielle. 

  • Jérôme Marchand nommé secrétaire général de l’AP-HP

    Jérôme Marchand a été nommé secrétaire général de l’AP-HP, a indiqué l’institution le 17 octobre 2017. Il prend la suite de Catherine Sueur, directrice générale adjointe, qui assurait l’intérim depuis janvier 2017.

    Ancien élève de l’ENA, maître des requêtes au Conseil d’Etat, Jérôme Marchand a notamment été directeur de Pôle emploi PACA de 2013 à 2016.

  • Déserts médicaux : le CESE s’autosaisit, un rapport sera publié en décembre 2017

    Le CESE s’est autosaisi en juillet 2017 du sujet des déserts médicaux : une commission temporaire a été nommée, qui publiera son rapport en décembre 2017.

    Les rapporteurs de la commission sont : Sylvie Castaigne, professeure d’hématologie clinique au centre hospitalier de Versailles, et Yann Lasnier, secrétaire général de la fondation Léo Lagrange, tous deux membres du CESE pour la mandature 2015-2020.

  • Imagerie : Fujifilm conclut un partenariat de distribution exclusif avec Softway Medical

    Fujifilm medical systems a annoncé le 9 octobre 2017 avoir conclu un partenariat exclusif de distribution avec Softway Medical du portfolio de solutions Synapse (RIS, PACS, VNA, Mobility) et de distribution non exclusive pour Synapse 3D.

    Les deux entreprises indiquent que ce partenariat permettra de proposer une gamme de produits évolutive plus large, adaptée aux organisations libérales, et aux exigences de convergence des systèmes d’informations des hôpitaux membres de GHT.

    L’accord sera effectif début novembre 2017.

  • eHealthTallinn2017 : 125 organisations contributrices de la « Digital Health Society Declaration »

    À l’occasion de la conférence de haut niveau « Health in the Digital Society. Digital Society for Health » se déroulant du 16 au18 octobre 2017 à Tallinn, Health&Tech Intelligence rapporte en direct les raisons de l’émergence du mouvement, qui aboutit aujourd’hui à la signature d’une déclaration en faveur de la e-santé, exposées par Ain Aliksoo, Ain Aaviksoo, le secrétaire général adjoint du ministère estonien des Affaires sociales pour le développement des services de e-santé et l’innovation, et Brian O’Connor, président de la European Connected Health Alliance.

    Former des groupes de travail dédiés à des sujets concrets et fédérer l’ensemble des acteurs au sein d’un mouvement capable de porter la voix des Européens favorable à la e-santé sont les objectifs qu’elle sert.

    Sont appelés à signer la déclaration uniquement les acteurs prêts à s’investir et à s’engager par des actions concrètes.

    Initiative née à Malte en mai 2017

    Ain Aiksoo a ouvert la session sur la Société de la santé numérique (DHS) en rappelant l’engouement inattendu pour le sujet lors de la réunion ad-hoc organisée par la présidence estonienne pour mener des discussions sur la société de la santé numérique à Malte le 10 mai 2017. L’objectif était de faire un point sur la société de la e-santé et investiguer les moyens d’en accélérer le développement.

    Cinq mois plus tard, cette réunion a donné lieu à :

    • la formation de groupes de travail pouvant présenter les premiers résultats de leurs investigations en vue d’une circulation transfrontalières des données et les éventuelles recommandations ;
    • l’élaboration d’une Déclaration de la société de la santé numérique disponible depuis le mois d’octobre 2017 pour que les acteurs et parties prenantes de la e-santé puissent y adhérer en la signant électroniquement.

    Le soutien de la ECHAlliance

    La présidence estonienne a joui du soutien de la ECHAlliance das le cadre de ce projet, et le président de cette dernière, Brian O’Connor, n’a pas manqué de souligner à plusieurs reprises que le secteur de la santé est celui qui continue à ignorer les désirs et les besoins des consommateurs. Il a présenté cette initiative comme :

    • étant au service des citoyens, car le citoyen est au cœur de la santé numérique ;
    • étant le porte-parole des citoyens et recueillant leurs besoins ;
    • devant accélérer la mise en place du marché unique numérique ;
    • devant contribuer à façonner les politiques futures en matière de la e-santé des États membres ;
    • devant servir à améliorer les services de santé en général.

    Brian O’Connor précise que l’objectif n’est pas de défendre les intérêts des prestataires de services de santé, mais de réunir et de faire travailler ensemble toutes les parties prenantes, industriels, juristes, chercheurs comme patients. Le but est de proposer des méthodes pour aligner les volontés politiques et consolider les expériences afin de parvenir aux réalisations concrètes, de terrain, de la e-santé.

    Il lance un appel à rejoindre les groupes de travail qui ont fait un travail préliminaire, et insiste sur l’engagement des signataires, car il doit être total. Il va jusqu’à appeler à ne pas signer la déclaration si c’est la seule manière d’exprimer son soutien au mouvement.

    Portée et contenu de la déclaration

    À ce jour, plus de 125 organisations se sont ralliées au mouvement et des signatures électroniques ont déjà été recueillies depuis sa publication en octobre 2017. 

    La déclaration renferme et identifie aujourd’hui :

    • les défis liés au déploiement de la santé numérique ;
    • les solutions et les moyens d’action à l’égard de chacune des catégories des parties prenantes.

    Ce qui est nécessaire, c’est l’engagement de terrain de tous les acteurs de l’écosystème et non seulement des hommes politiques.

     

  • IoT : la start-up Wellpepper remporte le Alexa Diabetes Challenge (Amazon)

    La start-up Wellpepper annonce le 16 octobre 2017 avoir remporté le Alexa Diabetes Challenges organisé par Amazon en partenariat avec le laboratoire Merck et le cabinet de conseil en stratégie Luminary. Le challenge a regroupé 98 compétiteurs développant des innovations utilisant l’assistant vocal d’Amazon, Alexa.

    Wellpepper a remporté 125 000$ pour son innovation Sugarpod. Il s’agit d’une balance connectée évaluant le poids mais également le taux de glucose dans le sang au moment de la pesée en diagnostiquant les risques d’ulcères, l’une des complications les plus courantes en cas de diabète de type 2.

    Cette balance est reliée à une application mobile transmettant les données collectées et permettant le suivi du traitement et du diagnostic. La balance connectée est également équipée d’un dispositif Echo Dot intégrant l’assistant vocal Alexa. 

    L’usage de cet assistant permet d’accompagner le patient dans l’observance de son traitement et le suivi de son taux de glucose.

  • Appel à projets : Smart hôpital, accompagner la mutation vers l’hôpital de demain (Engie Axima)

    Engie Axima a lancé fin septembre 2017 un appel à projets sur le « smart hôpital » autour de trois thématiques, dont le numérique au service du patient. Il est ouvert jusqu’au 17 novembre 2017.

    Champ de l’appel à projets

    Engie Axima recherche des innovations technologiques ou « servicielles » sur une des thématiques suivantes .

    Gestion intelligente du stationnement et de la mobilité dans l’environnement hospitalier

    • Le nombre de places limité dans l’hôpital oblige à repenser l’accès à l’hôpital pour les visiteurs et pour les malades : accès au site, développement de l’usage des transports en commun, stationnement intelligent.
    • Accueil des malades et des visiteurs : signalétique, information.

    Efficacité énergétique sur patrimoine existant

    • L’hôpital doit optimiser ses dépenses et il est nécessaire de penser la rénovation du patrimoine existant en utilisant  l’hypervision, le suivi et l’optimisation des consommations  multi fluides (eau, électricité, gaz, oxygène…).

    Le numérique au service du patient, en intégrant

    • Le changement de paradigme sur la mobilité et les usages des terminaux mobiles, tablettes et téléphone mobile.
    • La nécessité de penser wifi et de segmenter les besoins entre usages loisirs et divertissements pour patients et visiteurs et usages professionnels (usages pour les patients : films, mails, contact famille) (usages pro : consultation des dossiers, géolocalisation du matériel et communication).

    Modalités de participation et calendrier

    Critères de sélection

    L’appel à projets est ouvert aux PME, PMI et start-ups.

    Les lauréats seront sélectionnés en fonction des critères suivants :

    • Adéquation avec le sujet
    • Caractéristiques innovantes du projet,
    • Faisabilité économique et financière du projet,
    • Existence d’un marché,
    • Création et potentiels d’emplois
    • Time-to-market

    Calendrier prévisionnel

    • Clôture des candidatures : 17/11/17
    • Pré-sélection des candidats qui seront audités (jury à huis-clos) : 24/11/17
    • Audition des candidats présélectionnés : 01/12/17
    • Présentation du ou des lauréats : 08/12/17

    Contenu du prix

    • Les lauréats pourront bénéficier d’un programme d’accompagnement adapté en fonction de la maturité de la (ou des) proposition (s).
    • Pitch des finalistes devant des représentants d’ENGIE, des représentants des clusters et des partenaires industriels d’ENGIE Axima.
    • Pour les lauréats, possibilité de développer une POC de leur solution sur un gros projet industriel et de construire une offre commune avec ENGIE Axima sur le territoire de la métropole d’Amiens en bénéficiant de l’accompagnement d’Amiens cluster et de l’intégration à l’écosystème numérique local 
    • Si fructueux, intégration de la solution gagnante dans les nouvelles offres d’ENGIE Axima
    • Possibilité de partenariat avec ENGIE sur ses développements dans le cadre de la santé et du bâtiment intelligent
    • Visibilité assurée lors d’événements dédiés, dans la presse et au travers des partenaires
    • Programme de pré-incubation de 3 mois avec la Tech Amiénoise
    • Un prix de 5 000 € sera attribué par ENGIE Axima au lauréat. Le jury se réserve la possibilité de récompenser les 2e et 3e prix et de répartir ce prix entre les lauréats.

  • L’AMA lance une initiative pour créer un modèle de données commun centré sur le patient

    Integrated Health Model Initiative (IHMI) : tel est le nom de la plateforme lancée le 16 octobre 2017 par l’American Medical Association, en partenariat avec des industriels et des professionnels de santé, pour élaborer un cadre partagé d’organisation des données de santé et aboutir à un modèle de données commun centré sur le patient.

    L’AMA estime en effet qu’une partie des données qui ont le potentiel d’améliorer les résultats des soins pour les patients sont fragmentées, inaccessibles ou incomplètes.

    A travers l’initiative IHMI, l’objectif poursuivi est d’aider le système de santé à recueillir, organiser et échanger des données centrées sur le patient selon une structuration commune qui saisit ce qui est le plus important pour améliorer les soins et le bien-être à long terme, et transformer les données en un flux d’information riche, accessible et utilisable.

    IBM, Cerner, Intermountain Healthcare, l’American Medical Informatics Association ou encore SNOMED ont déjà rejoint cette initiative.

    Trois lignes directrices

    • Rassembler des communautés de praticiens autour d’un problème spécifique (prévention du diabète, suivi de l’hypertension, asthme…) afin qu’elles puissent identifier ensemble les meilleures pratiques en matière de soins centrés sur le patient.
    • Fournir un processus de validation clinique : les participants pourront faire des contributions et des retours d’expérience en ligne pour définir les données utiles et leurs relations ; ces contributions seront ensuite soumises à un processus de validation permettant de déterminer leur pertinence clinique.
    • Définir un modèle d’encodage de l’information dans le modèle de données de l’IHMI, avec des ensembles de valeurs de référence pouvant être partagés et distribués.

  • #FASN2017 : les 5 start-ups sélectionnées au challenge des 36 Heures Chrono Bourgogne Franche-Comté

    Les rencontres régionales de la santé numérique Bourgogne Franche-Comté se déroulent ce 17 octobre 2017 à Dijon dans le cadre de la campagne Faire Avancer la Santé Numérique.

    Parmi les start-ups ayant présenté leur projet, 5 start-ups ont été sélectionnées pour pitcher : Morphée +, monconsentement.com, InterStis, Matvisio et mon bilan Sport Santé