Articles

  • Le PLFSS 2018 adopté en première lecture à l’Assemblée

    Le PLFSS 2018 a été adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 31 octobre 2017, avec 354 voix pour, 192 contre et 3 abstentions.

    Parmi les principales mesures concernant la e-santé ont été votés :
    • le passage de la téléconsultation et de la télésurveillance dans le droit commun ;
    • le maintien des expérimentations de télésurveillance pour une durée de 4 ans ;
    • la possibilité d’expérimenter des organisations innovantes, avec un financement d’amorçage pour accompagner l’investissement dans des systèmes d’information communicants et pour l’exploitation des données, et de nouveaux modes de rémunération.

    L’examen du texte reprendre le 8 novembre, à la Commission des affaires sociales du Sénat.

  • Prise de rendez-vous médicaux en ligne : le GHT Val de Marne Est choisit KelDoc

    Le GHT Val de Marne Est a retenu KelDoc pour la prise de rendez-vous en ligne, a indiqué le groupement courant octobre 2017.

    Ce GHT est composé des centres hospitaliers intercommunaux de Créteil (CHIC) et Villeneuve Saint-Georges. Le déploiement a débuté au CHIC, où certaines spécialités sont déjà ouvertes à la prise de rendez-vous en ligne, tandis qu’au CHI de Villeneuve-Saint-Georges, les prérequis techniques sont validés.

    Le GHT prévoit l’achèvement du déploiement courant 2018.

  • GDE

    Global Digital Exemplarnull

  • IT : NHS England juge les meilleurs hôpitaux UK « médiocres » par rapport aux normes internationales

    Le directeur des opérations et de l’information du NHS England, Matthew Swindells, a déclaré le 19 octobre 2017 que « les meilleurs hôpitaux du Royaume-Uni, [au niveau de leur] utilisation de l’informatique, [étaient] médiocres par rapport aux normes internationales ».

    « Nos hôpitaux sont extrêmement décevants en termes de technologie », regrette-t-il. M. Swindells encourage une transformation globale du système de santé britannique passant par le déploiement de nouvelles technologies.

    « Nous devons obtenir le meilleur du NHS au niveau international »

    Lors de son discours, Matthew Swindells a critiqué le rapport Commonwealth Fund 2017 Mirror, qui a classé le NHS britannique, avec celui de l’Australie et des Pays-Bas, comme le meilleur système de santé au monde en se basant sur un ensemble d’indicateurs incluant l’équité, l’accès aux soins et les résultats. « Je ne pense pas que le NHS soit le meilleur système de santé au monde malgré ce que dit le Commonwealth Fund », a-t-il déclaré (source : Digitalhealth.net).

    Numérique : les hôpitaux UK, moins performants que les hôpitaux chiliens, mexicains et malaisiens

    Le directeur des opérations et de l’information de NHS England a fait remarquer que certains hôpitaux basés au Chili, au Pérou, au Mexique, au Qatar, en Malaisie et à Singapour avaient « tous réalisé un meilleur travail de numérisation [de leurs établissements] que le meilleur hôpital du Royaume-Uni ».

    Son objectif est clair : « Nous devons obtenir le meilleur du NHS au niveau international ».

    Royaume-Uni : les professionnels de santé redouteraient le développement de l’IT

    Un « stress post-traumatique »

    M. Swindells estime que la communauté des professionnels de santé souffrirait encore d’un « stress post-traumatique » survenu à la suite du programme de développement de l’IT au sein du NHS, continuant à décourager l’innovation et la prise de risque.

    « Un directeur informatique de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, m’a dit qu’il existait un trouble de stress post-traumatique dont souffraient l’industrie informatique et le NHS après la mise en place du programme national [axé sur l’IT]. Soit la peur de faire quoi que ce soit d’innovant, la peur pour les directeurs généraux de développer le secteur de l’IT parce que cela pourrait leur coûter leur emploi. »

    Une transformation radicale en matière de numérique est nécessaire selon M. Swindells

    Matthew Swindells pense cependant que le NHS England a le potentiel pour être « le plus performant au monde ». « Une partie de notre travail consiste à prouver que si le gouvernement choisit d’investir plus d’argent dans le système de santé, cela se traduira par plus de soins et par [une population en meilleure] santé (…). »

    Objectif : diriger les patients vers les services adéquats pour réduire la file d’attente

    Selon lui, le NHS a besoin d’une transformation radicale. L’un de ses objectifs est notamment de désengorger les urgences. De nombreux patients pris en charge par ces services n’ont pas besoin d’une intervention d’urgence mais de consulter un médecin généraliste.

    L’ennui est qu’aujourd’hui, l’agenda des médecins généralistes est complet, et il est très difficile d’obtenir un rendez-vous, souligne M. Swindells. « Une [récente] étude du Royal College of GP indique que 27 % des personnes qui vont chez un médecin généraliste n’en ont pas besoin, elles auraient pu aller [directement] chez un pharmacien. »

    Modifier le système via les nouvelles technologies

    Le défi, d’après son analyse, est de changer le système en utilisant les nouvelles technologies comme un facilitateur. « Nous devons mettre en place un ensemble de voies numériques et techniques. Il ne s’agit pas de faire entrer la technologie dans le système mais de changer la façon dont les patients évoluent à travers le système », en développant par exemple des services numériques pour faciliter la prise de rendez-vous ou pour collecter des informations basiques sur les patients avant une consultation.

    L’idée serait en priorité d’éviter les examens redondants et de gagner en productivité pour gagner du temps et donc pouvoir prendre en charge davantage de patients sur une période donnée.

    Le directeur des opérations et de l’information de NHS England a précisé que l’ancienne stratégie informatique du NHS, en cours de mise à jour avec le programme Global Digital Exemplar (GDE), n’était pas mauvaise : « Il s’agit juste d’une stratégie informatique et non d’une stratégie de transformation du NHS ».

    Inciter les établissements de santé à devenir des exemples en matière de numérique

    Dans le cadre du programme GDE, NHS England a demandé aux établissement de santé de créer des modèles plus facilement déployables. « Nous prévoyons en partie de réduire le coût du déploiement des systèmes et nous remarquons que les hôpitaux travaillent dur pour que soient développés leurs modèles. »

    M. Swindells s’attend à ce que les professionnels qui suivent le programme en premier deviennent des exemples en matière de numérique (GDE) pour ensuite être eux-mêmes suivis par d’autres professionnels et ainsi de suite « afin de créer un modèle qui se propage le plus rapidement possible ».

  • Premiers Etats généraux de la médecine spécialisée (CSMF), 25 novembre 2017

    La CSMF organise des États généraux de la médecine spécialisée sur le thème « Vers un projet pour la médecine spécialisée » le 25 novembre 2017 à Paris.

    Les débats seront centrés sur les thèmes de l’accessibilité, de la performance et de l’évolution du métier des médecins spécialistes libéraux.

    Programme

    • 9h-10h30 : Table ronde « La médecine spécialisée garante du parcours du patient, en tous points du territoire national »
    • 10h30-11h : pause
    • 11h-12h30 : Table ronde « La médecine spécialisée garante du bon usage des deniers de la solidarité »
    • 12h30-14h : déjeuner
    • 14h-15h30 : Table ronde « La médecine spécialisée garante de la mutation réussie des métiers »
    • 15h30-17h Table ronde « La médecine spécialisée, le pilier d’un virage ambulatoire réussi »
    • 17h-17h30 Regards croisés – Dr Julien Lenglet – Mr. Jérôme Nouzarède – Mr. Didier Bazzocchi
    • 17h-17h45 : conclusions

  • Formation en santé par le numérique : l’université de Picardie reçoit 5 M d’€ dans le cadre du PIA

    5 millions d’euros : tel est le montant qui a été alloué au projet EPIONE (Espace Partagé Innovant Ouvert Numérique Évolutif) porté par l’université de Picardie Jules Verne, dans le cadre du PIA 3, pour promouvoir la formation par le numérique aux métiers de la santé à Amiens et dans les Hauts-de-France.

    Associant les UFR de médecine et de pharmacie, ainsi que 43 instituts de formation paramédicale à travers toute la grande région (à l’exception de Lille), EPIONE s’articule autour de plusieurs objectifs :
    • favoriser l’enseignement par le numérique en s’appuyant sur SimUSanté, centre qui abrite au cœur du Pôle Santé d’Amiens des espaces de simulation, des équipements pédagogiques de haute technologie et des environnements de travail fidèlement reconstitués (domicile, officine, hôpital) ;
    • dynamiser les démarches de formation tout au long de la vie ;
    • réussir la transformation numérique par un apprentissage participatif (pédagogie inversée notamment), personnalisé et transversal.

    Prévu pour être déployé sur une décennie, EPIONE devrait toucher 25 000 formés et formateurs chaque année.

  • Applis d’orientation médicale : Visiomed obtient le marquage CE pour BeWellCheck-Up

    Visiomed indique le 30 octobre 2017 avoir obtenu le marquage CE pour BeWellCheck-Up, son outil d’orientation médicale disponible via l’application BeWell Connect.

    Destiné au grand public, BeWellCheck-Up repose sur un questionnaire médical qui prend en compte les données de santé du profil de chaque utilisateur et, le cas échéant, les constantes vitales issues des mesures des objets de santé connectés : l’utilisateur reçoit de premières orientations diagnostiques et des conseils sur la conduite à tenir en fonction du degré d’urgence de sa situation.

    BeWellCheck-Up a été développé par Medical Intelligence Service, et repose sur 250 diagnostics de médecine d’urgence et 670 diagnostics de médecine générale.

    Outre la disponibilité sur l’application BeWellConnect, BeWellCheck-Up est également intégré dans les offres de compagnies d’assurance comme Europ Assistance.

  • Australia: AI-based platform to respond more quickly in emergencies

    A team of Country Health SA clinicians and South Australian IT experts from South Australia received a AUD340,000 (€224,000) grant to develop an artificial intelligence medicine system in South Australia to intervene quickly when it finds people at risk.

    The federal government grant was announced on October 26 at the AusBiotech conference in Adelaide. It will help develop an Australian-first cloud-based artificial intelligence digital health platform.

    Evaluating risks based on hospital or home tests

    Country Health SA’s Integrated Cardiovascular Clinical Network (iCCnet) will develop an artificial intelligence-based platform that will collect clinical data and automatically assess peoples’ health risks based on hospital tests and tests done at home put into the health database.

    Real-time data collection

    Dr Phil Tideman, Clinical Director at iCCnet, said his team has been working for the past 10 years on developing clinical databases that collect data in real time, including blood test results and ECG results.

    « What we’re trying to do now is apply sophisticated IT techniques to bring data together, which will enable us to make better clinical decisions, » he explained (source: Adelaidenow.com.au). By bringing the data together in a cloud-based platform, we can continuously monitor patients’ health risk while they’re at home or in the emergency department. »

    Acting before a health issue becomes more serious

    IT applications that automatically monitor this data will aim to highlight people who need early intervention. Thus, doctors and specialists will be able to act before a health issue becomes more serious and reduce the number of hospitalization eventually, he added.

     » [This device] improves patient outcomes for people, initially in rural and regional SA, and then eventually around the country and potentially the globe, » said Maree Geraghty, Country Health SA chief executive.

    Improving remote health services in rural areas

    Encouraging patients to manage their health from home

    « The sustainability of the health care system relies on improving patients’ ability to safely manage their conditions in the community, and this requires smart technology — such as artificial intelligence — and I look forward to hearing about the great results this digital health platform will bring to patients. »

    A significant improvement in the survival rate of country victims of heart attack

    iCCNet has been recognized in the past for its innovation and is nationally recognized for many of its programs and research, including achieving a 22 per cent reduction in 30-day mortality for country heart attack patients. This means that victims of heart attack living in remote areas have the same survival rate as patients living in metropolitan areas.

  • Australie : une plateforme centrée sur l’IA pour intervenir plus rapidement en cas d’urgence

    Une équipe de cliniciens du réseau Country Health SA et d’experts en informatique de l’Australie-Méridionale a reçu une subvention de 340 000 dollars australiens (224 000 €) pour développer un système de médecine basée sur l’intelligence artificielle dans l’optique d’intervenir rapidement lorsque des personnes sont en danger.

    La subvention du gouvernement fédéral a été annoncée le 26 octobre 2017 lors de la conférence AusBiotech, qui s’est tenu à Adélaïde. Elle va permettre de développer en Australie une plateforme numérique d’IA reposant sur le cloud.

    Évaluer les risques en fonction des tests effectués à l’hôpital ou à domicile

    Le réseau clinique cardiovasculaire intégré de Country Health SA (iCCnet) élaborera une plateforme basée sur l’intelligence artificielle qui rassemblera des données cliniques et évaluera automatiquement les risques pour la santé des personnes en fonction des résultats des tests, passés à l’hôpital ou à domicile, enregistrés dans la base de données.

    Une collecte de données en temps réel

    Le directeur clinique d’iCCnet, le Dr. Phil Tideman, a déclaré que son équipe travaillait depuis dix ans sur le développement de bases de données cliniques qui collectent des données en temps réel, y compris les résultats de tests sanguins et d’ECG.

    « Ce que nous essayons de faire maintenant est d’appliquer des techniques informatiques sophistiquées pour rassembler les données, ce qui nous permettra de prendre de meilleures décisions médicales, a-t-il expliqué (source : Adelaidenow.com.au). En rassemblant les informations sur une plateforme basée sur le cloud, nous pouvons surveiller en permanence les risques pour la santé des patients lorsqu’ils sont à domicile ou aux urgences. »

    Agir avant l’aggravation du problème de santé

    Les applications informatiques qui permettent de surveiller automatiquement ces informations de santé pourront identifier les personnes qui ont besoin d’une intervention précoce. Les médecins et spécialistes concernés pourront ainsi agir avant qu’un problème de santé ne devienne plus grave et ainsi limiter le nombre d’hospitalisations, a-t-il ajouté.

    « [Ce dispositif] permettra d’améliorer les résultats pour les patients, d’abord dans les zones rurales et régionales d’Australie-Méridionale, puis éventuellement dans l’ensemble du pays, et potentiellement dans le monde entier », s’est réjouie la directrice générale de Country Health SA, Maree Geraghty.

    Améliorer les services de santé à distance dans les zones rurales

    Encourager les patients à gérer leur santé depuis leur domicile

    « La viabilité du système de santé repose sur l’amélioration de la capacité des patients à gérer leur état de santé au sein de la communauté, ce qui nécessite [l’utilisation de] technologies intelligentes – telles que l’intelligence artificielle – et j’attends avec impatience les excellents résultats que cette plateforme numérique apportera aux patients », a-t-elle déclaré.

    Une amélioration du taux de survie des victimes d’infarctus dans les régions reculées

    ICCNet a été reconnu par le passé pour son innovation et jouit aujourd’hui d’une bonne réputation à échelle nationale grâce au succès rencontré par plusieurs de ses dispositifs et programmes de recherche et parce qu’il a, entre autres, permis une réduction de 22 % du taux de mortalité à 30 jours chez les patients victimes de crises cardiaques dans les zones rurales. Cela signifie que les victimes d’infarctus vivant dans les régions éloignées des grandes villes australiennes ont désormais le même taux de survie que les patients résidant en zone urbaine.

  • Singapore: a center to test home care technologies for seniors

    German company TÜV SÜD showcased its digital home care solutions on October 27 at the official launch of the Smart Elderly Care@Home Centre in Singapore.

    The center will act as a sandbox for companies to pilot innovative smart devices for patients’ home use, said Dr. Andreas Hauser, director of the group’s digital service.

    A center to improve the quality of home care services

    The new center will enable healthcare service providers to find the most appropriate and cost-effective solutions for different care needs in the community, said Singapore’s Minister of State for Health, Dr Amy Khor, who officiated the launch of the center (source: Todayonline.com).

    High tech occupies a central place in the home care market development

    She also said that many Singaporeans had expressed their wish to age in place in the community. While the Ministry of Health is « working hard » to move patients’ out-of-hospital care in that direction, new technologies would play an « increasingly important » role in helping seniors to manage their health from home and healthcare service providers to monitor their patients’ health status more productively, she added.

    The Smart Elderly Care@Home Center will support this move, including in helping patients better manage chronic conditions. It should also reduce the demand for manpower in the healthcare sector.

    Data security: TÜV SÜD will develop strict guidelines

    Because there are concerns about data security and a lack of rigorous certification standards in the field of home care devices, TÜV SÜD will develop a clear framework of guidelines and best practices to ensure safety, security and reliability of its products by the end of 2018.

    The company is specialized in testing and auditing smart healthcare solutions, and provides certification and training services.

    Encryption systems will be used

    Dr Hauser explained, for example, that tools should be « medically and technically safe », in particular through the use of encryption systems to ensure that sensitive patient data do not end up in the wrong hands or that the machines do not shut down when one electronic component fails.

    In addition, the center would provide another platform for smaller start-ups, and add one more layer of protection and credibility if the piloted products go through the centre’s “stress tests” and certifications, he added.

    Dr Tan Jit Seng, director of Lotus Eldercare, a company which runs home eldercare services, said he was reassured that there is an avenue for service providers looking for certified devices. « There are many vendors around, and we wouldn’t know if the cheapest one is (necessarily) the best. »