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  • Singapour : un centre pour tester des technologies home care à destination des personnes âgées

    L’entreprise allemande TÜV SÜD a présenté ses solutions numériques centrées sur les soins à domicile le 27 octobre 2017 à l’occasion du lancement officiel à Singapour de son centre Smart Elderly Care@Home.

    L’établissement servira de testeur pour les entreprises afin de piloter des dispositifs innovants dans le domaine du home care, a déclaré le Dr. Andreas Hauser, directeur du service numérique du groupe.

    Un centre pour améliorer la qualité des services de soins à domicile

    Le nouveau centre permettra aux fournisseurs de services de santé de trouver les solutions les plus appropriées et les plus rentables pour répondre aux différents besoins identifiés dans le secteur des soins au sein de la communauté, a indiqué la ministre d’État à la Santé singapourienne, le Dr. Amy Khor, qui a dirigé le lancement du centre (source : Todayonline.com).

    La high tech occupe une place centrale dans le développement du marché home care

    Elle a également précisé que de nombreux Singapouriens avaient exprimé leur souhait de vieillir auprès des leurs, au sein de leur communauté. Alors que le ministère de la Santé « travaille dur » pour faire évoluer les soins extra-hospitaliers dans cette direction, les nouvelles technologies devraient jouer un rôle « de plus en plus important » pour aider les seniors à gérer leur santé depuis leur domicile et les prestataires de soins à suivre à distance leurs patients de manière plus productive, a-t-elle ajouté.

    Le centre Smart Elderly Care@Home appuiera cette évolution, notamment en aidant les patients à mieux gérer par eux-mêmes leur maladie chronique. Il devrait par ailleurs réduire la demande de main-d’œuvre dans le secteur des soins.

    Sécurité des données : TÜV SÜD va instaurer des directives rigoureuses

    Conscient des inquiétudes existant au niveau de la sécurité des données et de l’absence de normes rigoureuses au niveau des certifications sur le marché des appareils de soins à domicile, TÜV SÜD va mettre en place des directives précises et un guide de bonnes pratiques pour assurer la sûreté, la sécurité et la fiabilité des produits développés au sein du centre d’ici la fin 2018.

    L’entreprise est en effet spécialisée dans l’audit de solutions de santé intelligentes et fournit des services de certification et de formation.

    Des systèmes de cryptage vont être mis en place

    Le Dr. Hauser, directeur du service numérique du groupe allemand, a par exemple expliqué que les dispositifs utilisés devraient être « médicalement et techniquement sûrs », via notamment l’utilisation de systèmes de cryptage pour s’assurer que les données sensibles des patients ne se retrouvent pas entre de mauvaises mains ou que les équipements ne s’arrêtent pas de fonctionner lorsqu’un composant électronique tombe en panne.

    Par ailleurs, le centre devrait mettre en place une autre plateforme pour les plus petites start-ups et leur permettre de renforcer leur sécurité et de gagner en crédibilité si les produits testés passent avec succès les tests de résistance et de certification mis en place par l’établissement, a-t-il précisé.

    Le Dr. Tan Jit Seng, directeur de Lotus Eldercare, une société qui gère des services de soins pour les personnes âgées, s’est dit rassuré de savoir que les fournisseurs de services à la recherche d’appareils certifiés pourront se baser sur un système fiable. « Il y a beaucoup de vendeurs [sur le marché] et [sans ce système de validation,] nous ne saurions pas si l’équipement le moins cher est le meilleur [qui soit]. »

  • Innovation : la Cleveland Clinic ouvre un accélérateur dédié à la santé numérique

    La Cleveland Clinic, la plateforme d’innovation Plug & Play et Jump Start ont conclu en octobre 2017 un partenariat autour de l’ouverture d’un accélérateur dédié à la santé numérique. Il sera hébergé au sein du Global Center for Health Innovation dans le centre-ville de Cleveland.

    Le lancement de l’accélérateur est prévu pour le printemps 2018 et l’objectif est qu’il accompagne une dizaine de start-ups préalablement sélectionnées au rythme de deux sessions annuelles.

    L’accélérateur sera dans un premier temps financé principalement par la Cleveland Clinic,Plug & Play et JumpStart, mais pourra également bénéficier de contributions des acteurs locaux, associations, fondations et industriels, et notamment des établissements de santé.

    Les start-ups retenues pourront se voir proposer l’environnement de la Clinique de Cleveland pour mettre en œuvre leurs solutions dans le cadre du pilotage de l’innovation en santé de cette institution ou des investissements directs de la part de JumpStart si elle comptent s’implanter dans l’état de l’Ohio.

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  • PLFSS : un amendement précise les modalités d’évaluation des expérimentations de télésurveillance

    Un amendement à l’article 36 (télémédecine) du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 adopté lors de l’examen par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale et validé en séance plénière vient préciser les modalités d’évaluation des expérimentations de télésurveillance : elles donneront lieu à une évaluation « médico-économique, sociale, qualitative et quantitative ».

    Il est précisé dans l’exposé des motifs que cette évaluation doit porter au moins sur cinq dimensions :
    • l’accessibilité aux soins ;
    • les pratiques et l’organisation des soins ;
    • la qualité de prise en charge des patients ;
    • la satisfaction des patients ;
    • les coûts liés aux recours aux soins.

    L’évaluation devra en outre impliquer « l’ensemble des soignants mobilisés dont l’expertise d’usage doit être prise en compte », ainsi que « la satisfaction des patients notamment en matière d’accessibilité. »

    Enfin, la date de remise au Parlement des premiers rapports d’évaluation des expérimentations a été modifiée par un autre amendement : elle a été ramenée au 30 juin 2019 au lieu du 30 septembre 2019, car « le déploiement de la télésurveillance ne doit accuser aucun nouveau retard. »

    Le vote solennel du PLFSS en première lecture à l’Assemblée nationale doit avoir lieu le 31 octobre 2017.

  • Stratégie nationale de santé : la consultation du public ouverte du 6 au 25 novembre 2017

    La consultation du public sur la stratégie nationale de santé sera ouverte du 6 au 25 novembre 2017 : c’est ce qu’indique un arrêté en date du 26 octobre 2017 publié au Journal officiel du 29 octobre 2017.

    Pour ce faire, un questionnaire sera mis en ligne à l’adresse suivante : www.strategie.sante.gouv.fr.

    Prévue dans le cadre de la loi santé de 2016, la Stratégie nationale de santé, qui vise à fixer de façon pluriannuelle « des domaines d’action prioritaires et des objectifs d’amélioration de la santé et de la protection sociale », comprendra 4 axes :
    • la prévention et la promotion de la santé ;
    • la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins ;
    • l’amélioration de la pertinence et de la qualité des soins ;
    • l’innovation.

    Elle doit être finalisée d’ici à la fin de l’année, avec la publication d’un décret de mise en œuvre attendue fin décembre.

  • L’AMA crée PIN, une plateforme pour permettre aux médecins et entreprises tech de collaborer

    Le Réseau d’innovation des médecins (Physician Innovation Network (PIN)), une plateforme en ligne mettant en relation les médecins et les entrepreneurs en vue de leur permettre de collaborer à l’élaboration de solutions de santé améliorées, telle est l’initiative annoncée par l’American Medical Association (AMA) le 24 octobre 2017.

    Les membres des deux communautés pourront rentrer en contact les uns avec les autres via le forum d’accès libre pour collaborer en vue de développer et d’améliorer les produits et les services numériques de santé.

    La plateforme permettra de faire converger les intérêts des médecins et des entreprises :
    • les médecins pourront rentrer en contact avec des entreprises ou de start-ups ayant besoin d’une expertise médicale pour le développement de leurs produits et services à titre gracieux ou contre rémunération ;
    • les industriels de la santé numérique pourront solliciter des avis éclairés auprès de médecins dont la spécialisation correspond à leurs aires de recherche ;
    • un espace d’échange de connaissances est fourni, notamment sous forme de panels de discussion virtuels impliquant les entrepreneurs innovants et les professionnels de santé partageant les mêmes idées.

    L’intérêt de ce nouveau réseau créé par l’AMA est de soutenir la démarche déjà établie de l’AMA de s’engager pour une utilisation des outils de santé numérique basés sur des preuves scientifiques, validés et interopérables. Le PIN est une façon de donner davantage de poids à la voix de la communauté scientifique et des professionnels de santé dans le domaine de l’innovation numérique.

  • Le premier essai clinique 100 % numérique de phase 2 a été mené à bout

    La société américaine Science 37 vient de finaliser la première étude* clinique de phase 2 de manière totalement numérique. Cet essai clinique a été conduit sur une application mobile via la technologie NORA (Network Orientated Research Assistant). Il a permis d’évaluer un médicament contre l’acné du laboratoire AOBiome Therapeutics.

    Dématérialiser la recherche

    Mener des essais cliniques constitue la base de la recherche médicale. Mais conduire des essais randomisés, contrôlés sur plusieurs sites se révèle délicat et chronophage. Le recrutement des volontaires, qui résident parfois loin du site de recherche, rallonge souvent les délais de réalisation des études. Aux Etats-Unis, plus de 80% des 40 000 études cliniques en cours sont retardées à cause des difficultés de recrutement, d’après une étude du Center for Information and Study on Clinical Research Participation (CRISCRP).

    La société Science 37, basée à Los Angeles, a mis au point une technologie permettant de mener à bien des essais cliniques « numériques », donc totalement dématérialisés et décentralisés. Les participants reçoivent un iPhone ainsi qu’un forfait de données et les médicaments en test. Ils peuvent ensuite rentrer les données eux-mêmes et communiquer à tout moment avec les investigateurs de l’étude.

    Réduire le temps de recrutement des volontaires

    Selon ses dirigeants, « le recours à des technologies numériques pour rationaliser l’identification des participants, leur recrutement et le maintien de leur participation dans l’étude devrait permettre de réduire d’au moins 30% la durée des essais cliniques types ».

    Après trois ans de test, la société Science 37 a mené à bout le 1er essai clinique numérique pour la compagnie AOBiome Therapeutics uniquement par l’intermédiaire d’une application mobile. Les patients ont testé un médicament contre l’acné. Après un screening en ligne de 8000 personnes,

    • 372 patients ont pu être recrutés en moins de sept mois.
    • Cela représente un gain de temps d’environ 50%.
    • Une plus grande diversité de patients, avec notamment un nombre plus important de volontaires non-blancs (41% de non-caucasiens contre 10% habituellement)

    Une appli pour un suivi à distance

    Ensuite, les patients ont pu s’auto-administrer le produit pendant 12 semaines et être suivis pendant 4 semaines, le tout de manière 100% numérique. La technologie NORA (Network Orientated Research Assistant) leur permettait de rentrer les données mais aussi d’organiser des consultations de télémédecine par vidéo, de faire des photographies et de les enregistrer sur la plate-forme afin que les médecins y aient accès. La société AOBiome a annoncé les résultats de cet essai numérique : son produit contre l’acné réduisait de manière significative la sévérité de l’acné et aucune effet indésirable n’a été enregistré.

    Vers 50% d’essais cliniques réalisés virtuellement

    « La finalisation de l’étude AOBiome démontre clairement qu’il est possible de réaliser efficacement des essais complets à distance sans avoir besoin d’installations physiques, a déclaré le Dr Noah Craft, co-fondateur et CEO de la société Science 37. Nous pensons qu’aujourd’hui, la moitié des essais cliniques peuvent être réalisés virtuellement avec une bonne expertise et une bonne logistique. » En mars 2017, le groupe Sanofi avait annoncé qu’il lançait des essais cliniques « numériques » en partenariat avec Science 37.

  • IA : « Le dépistage du cancer du sein va être de plus en plus automatisé » (Olivier Clatz, Therapixel)

    Olivier Clatz, PDG de Therapixel, start-up qui développe un outil d’aide à l’interprétation en mammographie, a accordé une interview à Health&Tech Intelligence à l’occasion des Journées Francophones de Radiologie, où Therapixel s’est vu remettre le prix SFR-Medicen-Snitem.

    • les avancées technologiques en intelligence artificielle,
    • les enjeux de l’automatisation du dépistage de certains cancers,
    • l’importance de la preuve du bénéfice clinique apporté,
    • la nécessité de collaboration avec les centres hospitaliers,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    D’où est né Therapixel ?

    Therapixel est une spin-off de l’Inria. Mon associé Pierre Fillard et moi-même étions tous deux chercheurs en traitement de l’image médicale à l’Inria. Nous avons d’abord développé des outils de visualisation avant de nous orienter vers des outils d’interprétation de l’image.

    La start-up a été créée en juin 2013, mais nous avions déjà entamé une démarche qualité deux ans auparavant. Nous avons obtenu le marquage CE en 2015, et eu nos premiers clients la même année.

    Comment êtes-vous passés de la diffusion d’images en salle d’opération au screening pour la détection du cancer du sein ?

    Nous avons commencé par créer des outils de visualisation, notamment un outil de visualisation de l’imagerie pour les chirurgiens piloté par le geste. Il leur permet d’accéder plus rapidement à l’information en cours d’intervention en levant les contraintes liées au maintien de la stérilité.

    Sur la base de notre expertise en traitement d’images, nous avons fait évoluer notre offre vers l’aide à l’interprétation.

    En effet, les avancées technologiques en intelligence artificielle permettent désormais d’obtenir des performances bien supérieures à ce qui était possible il y a 4 ans. En tant qu’anciens chercheurs, nous étions en veille sur ce sujet. Nous avons fait une analyse détaillée de l’ensemble des applications sur lesquelles nous pourrions nous positionner, compte tenu de notre savoir-faire et de notre base logicielle.

    C’est dans ce contexte que nous avons commencé à travailler sur l’assistance à l’interprétation de la mammographie. C’est un hasard qu’au même moment le Digital Mammography Challenge ait été organisé.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur ce concours, que vous avez gagné ?

    Ce challenge mondial a réuni 1 300 équipes, avec un prix d’1,2 million de dollars à la clé. Les participants avaient temporairement accès, sur un cloud sécurisé, à une base de données médicales anonymisées de 650 000 examens provenant du Breast Cancer Surveillance Consortium (BCSC), l’organisme américain de surveillance du cancer du sein.

    Nous avons gagné la phase compétitive. La seconde phase réunissait les 8 premières équipes dans une approche collaborative. La participation à cette phase impliquait de partager notre propriété intellectuelle, ce que nous trouvions problématique. C’est pourquoi nous avons décidé de rester en retrait de cette phase. Nous ne regrettons pas ce choix, car l’augmentation de la performance collective s’est avérée très faible, et bien inférieure à ce que nous avons réussi à faire de notre côté.

    Où en êtes-vous en termes de commercialisation ? Quelles sont vos ambitions et perspectives pour les années à venir ?

    Nous sommes encore en phase de recherche. Nous savons que nous avons le meilleur algorithme, mais nous souhaitons en améliorer la pertinence clinique. Une campagne de dépistage du cancer du sein est évaluée à travers deux critères : le pourcentage de cancers détectés et le pourcentage de rappels inutiles. Notre objectif est d’agir sur ces deux aspects.

    Il existe deux marchés :

    • les marchés existants, avec des campagnes de dépistage qui coûtent cher et dont nous pouvons améliorer l’efficience ;
    • les zones géographiques avec peu, ou pas, de radiologues et où le bénéfice en termes d’accès aux soins est très important.

    En termes de commercialisation, les États-Unis sont une de nos priorités, en raison de la taille de ce marché. Nous n’avons pas encore l’agrément de la FDA et le processus sera probablement plus long. En effet, notre revendication n’a pas d’équivalent sur le marché : nous ne pourrons certainement donc pas passer par la procédure 510 K.

    Pourquoi la mammographie et le cancer du sein ?

    Nous avons fait ce choix pour 3 raisons :

    • les enjeux majeurs de santé publique ;
    • le fait qu’il s’agisse d’un marché surveillé où on peut évaluer les performances de dépistage et donc faire la preuve de sa valeur ;
    • les enjeux de fiabilité de la lecture, avec par exemple une lecture successive par deux radiologues en France.

    Quelles sont les prochaines étapes de votre développement ?

    Aujourd’hui, la mammographie est l’examen de référence, mais d’ici une dizaine d’années elle sera remplacée par la tomosynthèse ; c’est notre prochaine étape. Nous souhaitons aussi à terme travailler sur d’autres dépistages, par exemple celui du cancer du poumon.

    Beaucoup de start-ups et de grandes entreprises comme Zebra Medical Vision ou IBM s’attaquent au marché de l’imagerie médicale avec des algorithmes d’IA. Comment vous différenciez vous ?

    Il y a une différence importante entre ce que nous faisons et des start-ups comme Zebra Medical Vision : ils ont une approche transverse, avec de multiples applications. Nous sommes focalisés sur une seule application, pour laquelle nous visons la démonstration de la performance et du bénéfice clinique.

    Quant à Watson, nous n’avons pas trouvé les articles scientifiques qui nous permettraient d’effectuer une comparaison avec nos travaux.

    Comment obtenez-vous les données vous permettant d’entraîner votre machine ?

    Nous travaillons avec les principaux centres hospitaliers en France : AP-HP, Institut Gustave Roussy, Institut Curie, plusieurs centres de lutte contre le cancer, etc. Nous collaborons également avec le Breast Cancer Surveillance Consortium et son équivalent britannique.

    Pourquoi avoir fait le choix de mettre en place une plateforme gratuite pour le partage des images ? Comment les données y sont-elles sécurisées ? Qui y a accès ?

    Radvise est une plateforme dédiée au partage d’examens de médecin à médecin ou de médecin à plateforme de traitement. Elle est en conformité avec le RGPD et répond aux exigences de la CNIL. Elle n’a pas vocation à être commercialisée directement : nous la proposons en marque blanche à des éditeurs de logiciels, afin de nouer dès à présent des partenariats avec de potentiels distributeurs de notre solution d’interprétation. C’est donc pour nous un outil d’accélération de notre déploiement commercial. Radvise nous sert également de support technologique pour nos partenariats de recherche.

    Le screening a-t-il de plus en plus vocation à être automatisé ?

    Les dépistages du cancer du poumon, du cancer du sein ou de la rétinopathie diabétique vont effectivement être de plus en plus automatisés. Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus de radiologues : nous leur fournirons de l’information analytique, et ils resteront décisionnaires.

  • 16e Forum Paris Biotech Santé : innovations de rupture en santé humaine, 30 novembre 2017 à Paris

    Paris Biotech Santé, l’incubateur spécialisé en biotechnologie, organise le 16e Forum Paris Biotech Santé pour s’interroger sur les innovations de rupture dans le secteur de la santé humaine le 30 novembre 2017.

    Les trois thèmes abordés sont:
    • les innovations de rupture du point de vue des institutionnel, des industriels et des établissements de santé ;
    • les enjeux humains et financiers des ruptures technologiques ;
    • le sens de l’innovation de rupture en santé humaine.

    Les intervenants tels Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, Patrick Johnson, directeur de la Recherche – Dassault Systemes ou Cédric Villani, député de l’Essonne y prendront part.

    Programme

    9h00-9h30 : Séance d’ouverture

    • Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
    • Frédéric DARDEL, Président de l’Université Paris Descartes Président de Paris Biotech Santé

    9h30-10h45 : Les innovations de rupture

    • Marc BONNEFOI, Vice-Président R&D France Sanofi
    • Christine CHOMIENNE, Directrice Recherche et Innovation à l’Institut National du Cancer
    • Xavier DUPORTETELIGO, BIOSCIENCE CEO et co-fondateur
    • Alexis HERNOT, CTO et co-fondateur de CALMEDICA
    • Jean-Patrick LAJONCHERE, Directeur Général Groupe Hospitalier Paris Saint Joseph
    • Nikos PARAGIOS, Fondateur de Thérapanacea et Professeur à CentraleSupelec

    11h15-12h45 : Les enjeux humains et financiers des ruptures technologiques

    • Catherine BORG-CAPRA, Directrice des filières industrielles à la direction de l’innovation BPI France
    • David CAUMARTIN, CEO -THERACLION
    • Marc De GARIDEL, Président d’Ipsen
    • Jean-Yves FAGON, Délégué Interministériel à l’innovation en santé
    • Christian LAJOUX, Président de MEDICEN – Président du Comité Carnot
    • Philippe LAMOUREUX, Directeur Général du Leem
    • Pierre LASSARAT, Co-fondateur HAPPYTAL

    12h45-13h30 : Séance de clôture : Que signifie la notion d’innovation de rupture en santé humaine ?

    • Patrick JOHNSON, Directeur de la Recherche – Dassault Systemes
    • Jean-Louis MISSIKA, Adjoint au Maire de Paris chargé de l’Urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité
    • Cédric VILLANI, Député de l’Essonne Mathématicien – Médaille Fields 2010

    Inscription

    L’inscription à l’événement est gratuite et se fait via ce formulaire.

  • Québec : lancement d’Akio Clinik, un outil de téléconseil axé sur l’IA pour améliorer le diagnostic

    À l’occasion du Congrès annuel de médecine de famille, qui a eu lieu à Montréal du 25 au 26 octobre 2017, la société de télémédecine québécoise AkioSoft a annoncé le lancement de sa nouvelle clinique virtuelle : Akio Clinik.

    Basée sur l’intelligence artificielle, cette plateforme se présente comme un outil complémentaire dans le système de santé, facilitant l’accès aux soins pour les patients et aidant les médecins à établir de meilleurs diagnostics.

    Le logiciel conçu par AkioSoft interagit avec le patient par le biais d’un questionnaire intelligent, qui lui pose des questions en fonction des réponses précédentes. Après avoir consulté les réponses et pris connaissance des résultats probants identifiés par l’algorithme, le médecin tire ses propres conclusions et peut établir un diagnostic. Il a ensuite la possibilité de contacter le patient pour l’inviter à prendre un rendez-vous physique ou à passer des examens, de le guider vers un spécialiste ou de l’envoyer directement en pharmacie.

    Le dispositif Akio Clinik peut proposer une liste des diagnostics possibles pour environ 8 000 maladies.

    Akio Clinik est un outil d’aide à la décision, il ne remplace pas le médecin

    Les résultats délivrés par la plateforme sont générés via l’étude de matrices, associée à un système de deep learning, ce qui signifie que le programme se perfectionne au fil des consultations afin d’affiner les diagnostics qu’il propose.

    Quoique très performant, Akio Clinik se présente uniquement comme un outil de travail complémentaire. Seul le médecin a la possibilité de délivrer le diagnostic final.

    L’intelligence artificielle au service du diagnostic médical

    « Akio Clinik est le résultat de plusieurs années de recherche sur la façon dont l’intelligence artificielle peut venir en aide aux médecins généralistes [pour] qu’ils puissent poser des diagnostics plus rapidement et avec plus de précision tout en augmentant l’accessibilité des patients aux soins », a déclaré Francis Nicloux, président et fondateur d’AkioSoft (source : AkioSoft).

    Le but de la téléconsultation est « de mener à un conseil professionnel, à une prescription ou à une référence pour le patient, et ce, dans les meilleurs délais possibles », a-t-il précisé.

    30 dollars canadiens la consultation en ligne

    Le service Akio Clinik ne sera pas remboursé au Québec pour l’instant, et le coût d’utilisation a été défini de la façon suivante :

    • inscription gratuite pour avoir accès à la pré-consultation : 5 dollars canadiens (3 €) l’abonnement mensuel (l’abonnement n’est possible que si le patient et le médecin sont reliés dans le répertoire de la clinique virtuelle) ;
    • 30 dollars canadiens (20 €) en moyenne par consultation, dont 25 (17 €) seront versés au médecin (le médecin applique le tarif de son choix) + frais de traitement et de services, mentionnés avant de commencer la consultation en ligne.

    Médecine à distance : des bénéfices de plus de 2,5 Mds de dollars canadiens

    Selon l’organisation à but non lucratif Infoway, chargée d’accélérer l’adoption de solutions de santé numériques au Canada, les bénéfices de la médecine à distance dans le système de santé canadien en termes d’accessibilité, de qualité et de productivité dépassaient les 2,5 milliards de dollars canadiens (1,7 Mds €) en 2015. Pourtant, la Colombie-Britannique est pour l’instant la seule province du pays à rembourser les consultations médicales à distance.

    Akio Clinik : gagner du temps pour davantage de productivité

    L’un des intérêts premiers du logiciel de téléconseil élaboré par AkioSoft est qu’il permet de gagner du temps, aussi bien du côté du médecin, que du patient. Les deux parties n’ont plus besoin de se mettre d’accord sur une date et une heure précises afin de se rencontrer. « [AkioSoft] permet au médecin d’être plus productif en diagnostiquant plus de patients sur une période donnée », explique le Dr. Kahina Bensaadi, diplômée de la faculté de médecine d’Alger et médecin généraliste à AkioSoft depuis 2015.

    Elle indique, par ailleurs, que la délivrance d’une note clinique électronique « permet d’avoir accès à des leviers d’aide en temps réel lors d’une consultation. Par conséquent, un diagnostic peut s’avérer plus précis et plus rapide, et il devient alors envisageable de réduire le nombre de surdiagnostics ».