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  • Santé numérique : l’IOT représentera 1700 Mds $ au Québec d’ici 2020 (étude consortium innovation)

    Le consortium innovation a publié le 3 novembre 2017 une étude relative au marché des objets connectés (IoT). Selon cette étude, le marché des objets connectés représentera 1700 milliards de dollars au Québec en 2020.

    Ces prévisions pour l’économie canadienne illustrent l’importance des objets connectés dans tous les secteurs de l’économie dont la santé. Une telle prévision s’explique par la prolifération massive des objets connectés. L’étude souligne que la croissance du nombre d’objets connectés entre 2013 et 2020 avoisinera les 20 %, soit plus de 30 milliards d’objets.

    Les prévisions pour 2025 vont beaucoup plus loin : ce marché pourrait atteindre entre 4 000 et 11 000 milliards de dollars. Cela représente l’équivalant maximal de 100 fois les revenus annuels de l’État québécois en 2017 qui sont de près de 107 milliards de dollars.

    La croissance des objets connectés constitue un moteur du développement de la santé numérique. La multiplication des objets connectés dans le quotidien contribue à la prolifération des applications et des objets de santé connectés à destination des patients et des praticiens.

  • Data : l’Estonie bloque le certificat de sécurité de 760 000 cartes d’identité vulnérables

    Lors d’une réunion gouvernementale tenue le 2 novembre 2017 à Tallinn, il a été décidé de suspendre 760 000 cartes d’identité numériques des citoyens estoniens après qu’une vulnérabilité aie été identifiée sur les puces intégrées au document en question afin de prévenir de potentiels vols d’identité.

    Aucun vol ou abus de données n’a été détecté jusqu’à présent. Le gouvernement estonien a pris cette mesure par précaution afin de maintenir un climat de confiance auprès des citoyens, aspect fondamental dans une économie très numérique.

    Le gouvernement a eu connaissance d’une vulnérabilité due à la génération de clés cryptographiques lors de l’utilisation de la carte. Cette faille est une brèche ouverte au clonage et à la falsification des identités, ce qui a été suffisant pour suspendre les certificats de sécurité des quelques 760 000 cartes d’identité équipée d’une puce défectueuse fabriquée par la société Trüb AG, rachetée par Gemalto AG, et dont la gestion de la cryptographie repose sur la technologie d’Infineon.

    Dans un premier temps, ce sont les personnes qui ont le plus besoin de leur carte d’identité dans le cadre d’un usage professionnel qui ont été invitées à actualiser leurs cartes et déjà 40 000 personnes ont procédé à son actualisation avant le week-end du 4 novembre.

    En ce qui concerne le domaine médical, Jevgeni Ossinovsky, ministre estonien de la Santé et du Travail, a déclaré que malgré le blocage des certificats, les citoyens pouvaient continuer à bénéficier des services sociaux et de santé, mais que des perturbations sont à prévoir jusqu’à ce que toutes les cartes soient mises à jour.

  • ICO

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  • Les piluliers connectés ne favorisent pas l’adhérence au traitement (Harvard et Pennsylvanie)

    Les études menées par la Harvard Medical School et la Univeristy of Pennsylvania’s Center for Health Incentives sur une population de respectivement 50 000 et 1 000 patients souffrant de maladies chroniques et dont les résultats ont été annoncés dans le JAMA Internal Medicine du mois de mai et de juillet 2017 montrent que le recours au pilulier électronique ou connecté censé faciliter l’adhérence au traitement et le suivi de la prise du médicament n’influe pas sur l’adhérence au traitement par les patients.

    Elles démontrent que la cause de la non-prise d’un médicament n’est pas liée à l’oubli, ce qui constitue la première cause invoquée par les patients, mais qu’elle se situe ailleurs et qu’elle semble être avant tout d’ordre psychologique pouvant être assimilée à un déni de maladie, au point qu’une incitation financière ne suffit pas à une meilleure adhérence au traitement.

    L’étude de la Harvard Medical School a été dirigée par le docteur Niteesh Choudhry et impliquait 50 000 patients sous traitement médicamenteux quotidien pour traiter une maladie cardiovasculaire ou une dépression. Les patients étaient équipés d’un :

    • pilulier dont le couvercle incluait un bouton à bascule pour marquer une prise de médicament ;
    • pilulier quotidien classique avec un compartiment par jour ;
    • pilulier dont le couvercle fonctionne comme un chronomètre déclenché au moment de la prise du médicament.

    L’effet escompté n’y était pas, puisque le docteur Niteesh Choudhry n’a pas constaté d’amélioration de l’adhérence au traitement.

    Le docteur Kevin Volpp, médecin et économiste de la santé, a testé les effets du pilulier connecté GlowCap de la firme Vitality sur des patients souffrant d’insuffisance cardiaque. Ce pilulier est équipé :

    • d’un voyant qui se met à clignoter pour rappeler de chaque prise du médicament et peut également émettre une sonnerie ;
    • d’une connexion à la pharmacie qui a délivré le médicament et peut en renouveler sa commande lorsqu’il est sur le point d’être vidé ;
    • d’un moyen de communication soit avec le médecin traitant en lui envoyant un rapport mensuel, soit avec un membre de la famille, ou de l’entourage proche du patient que ce dernier désigne, en lui envoyant un e-mail hebdomadaire récapitulant les prises de la semaine.

    En outre les patients bénéficiaient d’une récompense financière s’ils prenaient leur médicament à temps.

    Aucun de ces paramètres n’a influé sur l’adhérence au traitement des patients.

    Les piluliers « intelligents » ne semblent pas pouvoir remédier à une prise de médicaments irrégulière engendre des hospitalisations à répétitions et des coûts pour le système de santé. Une prise de médicamnt régulière pourrait néanmoins éviter 100 000 décès par an, selon le docteur Choudhry.

  • Etude : un bracelet électronique capable de détecter une grossesse

    Un bracelet électronique qui enregistre 9 paramètres physiologiques pendant le sommeil serait capable de repérer une grossesse très précocement. Les résultats préliminaires d’une étude* clinique portant sur le bracelet Ava ont été présentés à la conférence de l’American Society for Reproductive Medicine qui s’est tenue à San Antonio du 28 octobre au 1er novembre.

    Le « fitbit » de la fertilité

    Le bracelet connecté Ava, créée par la startup suisse Ava Sciences, a pour mission d’aider les femmes à tomber enceinte en les aidant à repérer les périodes où elles sont le plus fertiles. Une première étude a mis en évidence que le dispositif était capable d’identifier 5,3 jours de fertilité dans le cycle d’une femme avec 89% de précision, alors que les outils traditionnels ne repéraient que 2 jours. Les concepteurs du « Fitbit de la fertilité » ont décidé de développer leur produit pour une autre utilité : prévoir une grossesse.

    Un bracelet qui enregistre 9 paramètres vitaux

    Une étude a été conduite par le département d’endocrinologie reproductive de l’hôpital universitaire de Zürich.158 femmes âgés entre 20 et 40, non-enceintes, ont porté pendant la nuit le bracelet qui enregistrait 9 signes vitaux impactés par le cycle menstruel. Des travaux précédents avaient montré que le pouls au repos est plus faible pendant la phase folliculaire que pendant la phase lutéale du cycle. Et pendant la grossesse, le pouls au repos reste élevé. La température de la peau fait partie de ces paramètres qui évoluent aussi avec le cycle. Elle augmente d’environ un demi degré après l’ovulation et reste élevée jusqu’aux prochaines règles.

    Résultats : une grossesse repérée précocement

    Les chercheurs ont ensuite analysé les données issues de 21 cycles ayant abouti à une grossesse et 137 cycles sans conception. Avant même que la femme ait remarqué le moindre retard dans ses règles, le dispositif connecté percevait des différences significatives :

    • une augmentation du pouls de 2,1 battements par minute
    • une légère augmentation de la température de la peau (0,2° celsius)
    • un moindre taux de variabilité du rythme cardiaque (changement de l’intervalle de temps entre un battement de cœur et le suivant)

    Ces modifications ont été observées en tout début de grossesse, en non pendant la phase lutéale qui est plus tardive.

    Un produit encore en développement

    Ces résultats ont été présentés au congrès annuel de l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) qui s’est déroulé à San Antonio (Etats-Unis) du 28 octobre au 1er novembre, et ont été publiés simultanément dans la revue de l’ASRM, Fertility and Sterility.

    Lea von Bidder, présidente d’Ava Health, a expliqué qu’ »il s’agissait de résultats préliminaires, qu’il n’était pas possible de mettre sur le marché un tel dispositif pour le moment mais c’est quelque chose qui nous intéresse potentiellement et nous pourrions facilement imaginer l’intégrer plus tard ». La majorité des tests de grossesse traditionnels qui mesurent l’hormone hCG dans l’urine sont considérés comme fiables mais après 5 jours de retard de règles.

  • NHS : le DSI estime le besoin de financement à 4,7 Mds € pour finaliser la numérisation du système

    « Nous avons besoin d’au moins 4,2 milliards de livres [4,7 milliards d’euros] pour finir de numériser le NHS » : c’est ce qu’a déclaré Will Smart, DSI du NHS England, mardi 31 octobre lors de la conférence EHi.

    Un investissement de 4,2 milliards de livres dans les systèmes d’information du NHS avait déjà été annoncé par le secrétaire d’Etat à la Santé, Jeremy Hunt, en février 2016. Sur cette somme, 385 millions de livres ont été redirigés sur le programme « Global Digital Examplar » (GDE) pour financer des innovations exemplaires pouvant être reproduites dans d’autres hôpitaux.

    S’il reconnaît que le programme GDE permet de démontrer les bénéfices de l’investissement dans la numérisation, Will Smart appelle à une plus grande implication des DSI hospitaliers anglais, qui doivent se saisir de ces innovations existantes.

  • Le NHS England débloque 50,5 M€ pour aider les généralistes à s’équiper pour la téléconsultation

    45 millions de livres (soit 50,5 millions d’euros) : telle est la somme que le NHS England vient de débloquer pour financer un programme visant à aider les généralistes britanniques à s’équiper pour proposer des téléconsultations, annonce le Dr Robert Varnam, directeur du département du développement des généralistes, le 1er novembre 2017 à l’occasion du salon EhiLive.

    Lancé officiellement le 30 octobre 2017, le programme doit à terme contribuer à minimiser les conséquences sanitaires liées au problème d’une patientèle croissante et de la complexité des soins prodigués par les généralistes. Une façon d’y parvenir consiste à numériser davantage les soins primaires, selon le Dr Robert Varnam.

    Ainsi, les généralistes peuvent candidater pour une subvention depuis le site du NHS England afin de faciliter la mise en ouevre des systèmes de téléconsultation fondés sur l’utilisation d’un site web ou une application pour smartphone. Le programme va s’étaler sur 3 ans.

  • ROR

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  • SNACs

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  • Projets régionaux de santé : la DSSIS publie une note aux ARS sur la prise en compte de la e-santé

    La DSSIS a adressé fin octobre 2017 aux agences régionales de santé une note sur la prise en compte des leviers de la e-santé dans les projets régionaux de santé (PRS) 2018-2022. Elle vise à apporter un appui à la rédaction du volet e-santé des PRS en apportant une visibilité sur les programmes nationaux en cours ou en projet.

    Chaque projet fait ainsi l’objet d’une présentation synthétique, accompagnée d’une description du rôle des ARS dans le dispositif et du calendrier d’avancement.

    PRS et stratégie régionale pluriannuelle de e-santé

    La note rappelle que, au titre des PRS, les ARS sont responsables de :

    • la déclinaison de la politique numérique nationale au plan régional ;
    • l’élaboration de la stratégie régionale pluriannuelle de e-santé ;
    • la mise en œuvre de cette stratégie.

    La stratégie régionale pluriannuelle de e-santé, dont le contenu a été précisé par une instruction du 10 janvier 2017, intègre :

    • les exigences du cadre commun des projets de e-santé (socle minimum de services numériques, référentiels, etc.) ;
    • les programmes et projets nationaux de santé numérique à décliner au plan régional ;
    • les besoins directement issus du PRS ;
    • des projets locaux ;
    • des initiatives connexes portées par d’autres acteurs, comme les URPS ou les collectivités territoriales.

    Les programmes nationaux à prendre en considération au niveau régional

    La note reprend l’ensemble des programmes nationaux qui doivent être pris en compte dans les PRS, classés de la façon suivante :

    • programmes s’inscrivant en support direct aux politiques régionales de santé ;
    • coordination et organisation des parcours : SNACs ;
    • fluidité du partage et des échanges d’information : DMP, MSSanté ;
    • connaissance de l’offre de soins et orientation des patients : ROR, eSatis et Scope Santé ;
    • accès aux soins : programme ETAPES ;
    • information aux patients : portail sante.gouv.fr ;
    • optimisation de l’offre de soins : SI Samu, accompagnement des GHT dans la convergence des SI.

    Programmes consacrés à des thématiques spécifiques

    • amélioration du parcours administratif du patient à l’hôpital (SIMPHONIE) ;
    • réponse à des enjeux populationnels : portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr, DCC, SI victimes d’attentat, modernisation du SI des MDPH, déploiement SI suivi des orientations personnes handicapées, outil d’évaluation multidimensionnelle dans les SI des gestionnaires de cas ;
    • renforcement de la veille et de la sécurité sanitaire : portail de signalement des effets indésirables, déploiement du SI des centres anti-poison ;
    • promotion et accompagnement au développement des usages du numérique en santé : animation du dispositif régional de la e-santé par l’Asip Santé (Grades), animation d’un réseau de professionnels par l’Anap, démarche de labellisation des outils numériques;
    • amélioration des connaissances en matière de prise en charge médicale : SNDS.

    Programmes à venir

    • Hôpital numérique et e-Hôp 2.0
    • Blue button à la française
    • Usage d’outils d’aide à la décision fondés sur des recommandations de pratique clinique.

    La note peut être téléchargée ci-contre.