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  • APAC : le marché de la télésurveillance devrait afficher une croissance annuelle de 37,6 % d’ici 2024

    Le marché du suivi numérique de l’état de santé de la population en Asie-Pacifique (APAC) devrait croître à un taux de 37,6 % de 2016 à 2024, indique un rapport publié début novembre 2017 par Data Bridge Market Research (Inde), l’un des leaders mondiaux de l’étude de marché.

    Le marché APAC est segmenté en 7 régions dans cette étude : la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, l’Australie et le reste de l’Asie-Pacifique. Le Japon devrait dominer le marché, tandis que la Chine et Singapour devraient présenter le TCAC le plus élevé au cours de la période de prévision (2016-2024).

    Santé et télésurveillance : un marché tourné vers le consommateur

    Le développement des produits de santé numériques est en train de déplacer le marché de la surveillance numérique des professionnels de la santé vers les consommateurs, créant ainsi une nouvelle ouverture sur le marché, précisent les auteurs du rapport. La télésurveillance accompagne le suivi médical, du diagnostic à l’approche prédictive.

    Les consommateurs ont le contrôle de leur santé

    Les consommateurs ont le contrôle de l’appareil de suivi de leur santé et de la gestion continue de leurs données grâce à la miniaturisation des équipements, à leur mobilité, aux systèmes sans fil, aux capteurs corporels non-invasifs et à l’intégration des dispositifs sur les smartphones, autant de changements qui permettent de limiter les consultations médicales physiques.

    Problème n°1 : qui va payer ?

    Le gros problème sur ce marché spécifique est qu’il n’y a pas de remboursement possible donc la première préoccupation des fabrications est de savoir qui sera le payeur, une problématique qui restreint quelque peu la croissance du marché. Avec le déploiement de technologies moins chères et plus efficaces, la contrainte liée à l’absence de remboursement devrait être mieux surmontée.

    Appareils, logiciels et services : 3 catégories clés

    Le marché de la télésurveillance dans la région APAC est segmenté en fonction des types de produits en trois catégories :

    • 1. les appareils de santé numériques ;
    • 2. les logiciels de santé numériques ;
    • 3. les services de santé numériques.

    Le marché des glucomètres va croître à mesure que le diabète va se développer

    1. Le marché des appareils de santé numériques comprend des appareils mobiles, tels que les moniteurs de glycémie, les moniteurs d’ECG, les tensiomètres, les oxymètres, les moniteurs de débit cardiaque, les moniteurs neurologiques, les moniteurs d’apnée du sommeil, etc.
    Les glucomètres devraient atteindre le TCAC le plus élevé du secteur durant la période étudiée en raison d’une prévalence croissante du diabète et du risque accru de diabète en Asie-Pacifique, en particulier en Chine et en Inde.

    L’utilisation croissante des smartphones va booster le marché des applis et services de santé

    2. Le marché des logiciels de santé numérique comprend à la fois les applications de santé basiques et les applications dédiées aux maladies chroniques ainsi que les applications de santé personnalisées et d’autres applis. La plupart de ces dispositifs sont des applications conçues pour aider l’utilisateur à perdre du poids, proposant un suivi de forme physique, permettant de mieux gérer son diabète ou de surveiller sa pression artérielle, délivrant des conseils lors d’une grossesse, etc.

    3. Le marché des services de santé numériques comprend quant à lui la télésurveillance, les services de diagnostic et de consultation numériques, les services de conditionnement physique, de bien-être et de prévention à distance, entre autres.

    Le marché des logiciels et des services est en plein essor dans le secteur de la santé, une évolution positive en partie liée à l’augmentation du taux de pénétration des téléphones Android et iOS sur les marchés en développement.

    Le rapport a pris en compte des données recueillies pour les années historiques 2014 et 2015. L’année de référence est 2016 et la période de prévision s’étend de 2017 à 2024.

  • Serious games : Cognivive s’attaque aux déficiences cognitives des enfants

    La start-up Cognivive annonce le 3 novembre 2017 la création d’un serious game à destination des enfants souffrant de déficiences cognitives ou de limitations cognitives.

    Ce serious game est pensé non pas comme un complément à traitement mais comme un traitement lui-même. L’environnement immersif proposé par Cognivive a été développé en co-création avec un psychiatre et un docteur en neurosciences. Le but est de permettre au patient de développer des capacités cognitives, en particulier la consciences des repères spatio-temporels ainsi que la notion du temps.

    Le serious game peut également intervenir dans un processus de rééducation pour les patients ayant subi des lésions cérébrales, un traumatisme crânien ou une perte des fonctions cognitives due au vieillissement.

    Cognivive présentera son innovation à l’occasion du showcase innovation et entrepreneuriat organisé par l’association des universités américaines qui se tiendra les 13 et 14 novembre 2017 à Washington.

    Pour information, cette start-up créée au sein du UC Davis Mind Institute de l’Université de Californie développe actuellement une étude alors que le serious game est encore en développement. Les détails de l’étude (en cours) n’ont pas été communiqués.

  • La Commission des Affaires sociales du Sénat adopte le PLFSS 2018

    La Commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le PLFSS 2018 le 8 novembre 2017, apportant au texte quelques amendements majeurs comme la suppression de la hausse de CSG sur les pensions de retraite et d’invalidité prévue initialement dans le texte, ou celle de la baisse de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE).

    La Commission des Affaires sociales du Sénat a approuvé l’article 35, qui crée un cadre expérimental pour l’innovation dans le système de santé, ainsi que l’article 36, qui prévoit le passage de la téléconsultation et de la télé-expertise dans le droit commun.

    Le PLFSS sera examiné en séance publique au Sénat à partir du 13 novembre 2017.

  • Cybersécurité : le formulaire de signalement des incidents de sécurité des SIH publié

    Les modalités de signalement et de traitement des incidents graves de sécurité des systèmes d’information des structures de santé ont été précisées dans un arrêté du 30 octobre 2017 publié au Journal officiel du 8 novembre 2017.

    Le signalement peut être effectué selon deux modalités :
    • par voie électronique sur le portail de signalement des évènements indésirables ;
    • via un formulaire à destination de l’agence régionale de santé territorialement compétente.

    La loi de santé de 2016 a en effet rendu leur signalement obligatoire à compter du 1er octobre 2017 pour les établissements de santé, les hôpitaux d’instruction des armées (HIA), les centres de radiothérapie et les laboratoires de biologie médicale.

    Le formulaire de déclaration permet au déclarant de fournir toutes les informations dont il dispose au moment de la découverte de l’incident. Il doit comporter les informations suivantes :

    • les informations permettant d’identifier la structure concernée par l’incident ainsi que le déclarant ;
    • la description de l’incident, notamment la date du constat, le périmètre de l’incident, les systèmes d’information et données concernées et l’état de la prise en charge ;
    • la description de l’impact de l’incident sur les données, sur les personnes, sur les systèmes d’information et sur la structure ;
    • les causes de l’incident, si celles-ci sont identifiées.

    « En cas d’impossibilité de déclaration par voie électronique, celle-ci peut se faire par tout moyen en respectant la forme et le contenu figurant en annexe auprès de l’agence régionale de santé territorialement compétente », précise l’arrêté.

    L’Asip santé et l’agence régionale de santé compétente peuvent également demander à la structure concernée par l’incident toute information complémentaire permettant la qualification de l’incident et la mise en place d’une réponse adaptée.

     

  • Téléconsultation : Thélem Assurances s’associe avec MédecinDirect pour un déploiement en janvier 2018

    La mutuelle Thélem assurances annonce le 8 novembre 2017 avoir conclu un partenariat avec MédecinDirect afin de lancer en janvier 2018 un service de téléconsultation à destination de ses adhérents.

    Ce partenariat constitue une réponse de la mutuelle d’, très présente dans la région Centre-Val de Loire caractérisée par une désertification médicale, à la problématique de l’accès à la consultation médicale. En outre, l’ajout de ce service supplémentaire s’inscrit également dans la démarche de la mutuelle de fidéliser ses clients, selon Pascal Féliot, son directeur de l’offre. Ce service additionnel est également en ligne avec les valeurs de la mutuelle qui prône le dynamise et l’innovation.

    Tout bénéficiaire de la mutuelle pourra prétendre au service sous réserve d’une inscription via son espace personnel sur la plateforme de Thélem assurances. Le service sera disponible de 8 h à 22 h via la plateforme de la mutuelle, l’application dédiée ou le téléphone.

    Thélem assurances s’est déjà illustrée dans l’adoption de l’innovation en s’associant avec Otherwise, le courtier en assurance collaborative en janvier 2017.

  • Etude : des consultations via une appli réduisent le coût de l’arthrite

    Des chercheurs chinois ont développé un outil de consultation en ligne pour les personnes souffrant de maladies rhumatismales. D’après une étude* présentée au congrès de l’American College of Rheumatology (ACR) qui s’est tenu à San Diego du 3 au 8 novembre, cette application qui renforce les liens entre médecins et patients permet de réduire significativement les coûts de santé pour la collectivité et pour les malades.

    Pallier une démographie médicale déclinante

    En Chine, 100 millions de personnes souffrent de maladies rhumatismales. Pour les prendre en charge, seulement 5000 rhumatologues sont formés, et la plupart exercent dans les hôpitaux des grandes villes. Résultat : « La plupart des malades atteints d’arthrite doivent faire de longs voyages pour trouver un spécialiste hospitalier, séjourner dans des hôtels à proximité et attendre longtemps avant d’obtenir un rendez-vous avec un clinicien », a déclaré Fei Xiao, PDG d’une société pharmaceutique de R&D lors du congrès annuel de l’American College of Rheumatology (ACR) qui s’est tenu à San Diego du 3 au 8 novembre. Il n’est pas rare que les rhumatologues chinois voient entre 60 et 100 patients par jour, auxquels ils ne peuvent consacrer que 3 minutes en moyenne », a-t-il ajouté.

    Le « smart system » chinois

    Pour améliorer la prise en charge de ces patients et de bien d’autres souffrant de pathologies chroniques, des chercheurs chinois ont développé le « Smart System of Disease Management ». Le SSDM rassemble plusieurs applications mobiles basées sur des données cliniques et une application de consultation en ligne. Des études précédentes ont montré que les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) formés à l’utilisation du SSDM étaient capables de faire une auto-évaluation de l’activité de la maladie – et notamment d’établir le DAS28, un score sur 28 articulations-, ou encore de mesurer leur incapacité fonctionnelle en remplissant le questionnaire adapté (Health Assessment Questionnaire).

    La rentabilité d’une consultation en ligne

    Une nouvelle étude a donc été menée afin d’évaluer la faisabilité économique et les bénéfices thérapeutiques d’une consultation en ligne en rhumatologie via le SSDM. De février 2015 à juin 2017, 403 rhumatologues ont traité quelque 4000 malades atteints de PR mais aussi de lupus, d’arthrose, de spondyalthrite ankylosante, etc. Ils ont assuré 293 consultations gratuitement et 3709 payantes. En outre, chaque patient a suivi des programmes d’éducation thérapeutique créés par les médecins via l’appli, et envoyé ses données via une interface sécurisée à son médecin. Au vu des données, le rhumatologue acceptait ou pas la demande de prise en charge, et consultait soit par SMS soit par échange audio.

    Résultats

    • 35,3% des patients ayant bénéficié d’une consultation en ligne ne résidaient pas dans la même ville que le rhumatologue
    • les coûts de santé auraient été 6,6 fois plus importants si la consultation avait eu lieu à l’hôpital
    • les patients ont fait une économie de 84,8%
    • 66,35% des patients se sont déclarés très satisfaits de leur expérience

    Une appli utile aussi pour la recherche

    Les auteurs de cette étude estiment qu’elle montre qu’un changement de paradigme est possible dans la prise en charge des maladies chroniques en autonomisant davantage le patient. « L’accès à ce programme en ligne aide également les médecins à extraire et à analyser des données pour la recherche scientifique et la publication, » précisent-ils. Ce système peut évidemment s’appliquer à d’autres maladies chroniques que la polyarthrite rhumatoïde, dans d’autres pays où la démographie médicale ne permet pas un accès aux soins facile partout.

  • M-santé : les start-ups qui proposent des applications de suivi ambulatoire

    Alors que le développement de l’ambulatoire fait partie des priorités de politique publique, qu’il s’agisse du PLFSS 2018 ou de la stratégie nationale de santé actuellement en cours d’élaboration, Health&Tech Intelligence vous propose un panorama des start-ups qui ont élaboré des applications permettant de suivre les patients à domicile en pré et post-hospitalisation.

    Ce secteur, encore émergent, attire également de grands acteurs tels Orange Healthcare, qui propose depuis 2017 un « compagnon ambulatoire ». Certains établissements de santé ont créé leurs propres solutions, en particulier en cancérologie – par exemple l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille. Enfin, des politiques de groupe émergent : Elsan a mis en place dans l’ensemble de ses 80 cliniques un outil appelé « Espace Patient ».

  • Le digital permettrait au système de santé US d’économiser 7 Mds de dollars par an (IMS Health)

    IMS Heath a publié le 7 novembre 2017 un rapport relatif à l’impact des usages du numérique sur le coût de la santé.

    L’usage du digital à travers la prolifération des objets connectés, des applications de diagnostic ainsi que la démocratisation de la télémédecine ont permis selon l’étude des économies importantes pour les patients et les assureurs aux États-Unis.

    Le rapport souligne le déploiement de la téléconsultation et de la télémédecine dans le maintien à domicile des patients et des seniors. Le maintien à domicile diminuerait le recours à l’hospitalisation réduisant ainsi les coûts.

    L’estimation de 7 milliards de dollars avancée par ce rapport est une estimation par an complétée d’une part par le nombre d’applications mobiles lancées tous les jours dans le domaine de la santé aux États-Unis (200) et d’autre part, en soulignant le nombre croissant d’utilisateurs.

    Le rapport IMS Health décompte en effet actuellement 318 500 utilisateurs réguliers et 10 millions de téléchargements en matière d’applications e-santé.

    Le marché de la santé numérique américaine est un marché mature permettant, selon le rapport, de prévoir à partir de 2022, une économie de 46 milliards de dollars.

  • #FASN2017 : FASN marque sa 11e étape avec les 36 heures chrono Ile-de-France (Paris 14 décembre) 2017

    La 11e étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » aura lieu le 14 décembre 2017 à Paris.

    Pour clore une année de campagnes régionales, FASN fait escale à Paris pour une rencontre interrégionale autour des enjeux et perspectives 2020 de la santé numérique en Ile-de-France.

    Les grands thèmes brûlants seront abordés au cours des sessions FASN LAB, tels la télémédecine, l’Interopérabilité, l’IA et le big data, la smart city avec l’émergence de l’hôpital intelligent et les différents usages du numérique au service de la prévention, de la santé du futur, du décloisonnement sanitaire ou du déploiement territorial.

    La journée accueillera également un concours de start-ups, le Start-up Challenge.

    Pré-programme

    Le programme n’est pas définitif. La version la plus actuelle peut être consultée via le lien ci-contre.

    L’accueil commence à 8 heures du matin.

    • 9h15-10h15 : Agora – La santé numérique en région Ile-de-France : enjeux et perspectives 2020
    • 10h15-10h45 : Agora – E-santé et territoires : les coups de cœur des Minutes de l’Innovation
    • 11h00-12h15 : LES #FASN LAB
      • 1. Télémédecine
      • 2. Interopérabilité : clé de l’intégration de l’innovation
      • 3. EHPAD à domicile
      • 4. Objets connectés et smart city : émergence de l’hôpital intelligent
      • 5. Services numériques : clés de succès pour un déploiement territorial
    • 14h15-15h30 : LES #FASN LAB
      • 1. Le numérique au service du décloisonnement sanitaire, médico-social et social
      • 2. L’intelligence artificielle et les données de santé
      • 3. Les solutions numériques au service de la prévention
      • 4. La santé du futur et le patient augmenté
    • 16h15-17h30 : Les minutes de l’innovation : promotion de projets santé les plus innovants portés par les établissements et structures sanitaires et médico-sociaux de la région Ile-de-France

    Inscription

    L’inscription se fait via le lien ci-contre.

    Start-up challenge

    Les start-ups souhaitant participer à l’événement et avoir la possibilité de pitcher devant le public réuni peuvent candidater en suivant ce lien.

  • Diabète : la Fédération française des diabétiques lance des Etats généraux pour « évaluer et agir »

    Améliorer la qualité de vie des patients diabétiques et permettre une prise en charge plus efficiente : telles sont les deux finalités poursuivies par la Fédération française des diabétiques avec le lancement des premiers États généraux du diabète et des diabétiques, qui auront lieu de novembre 2017 à novembre 2018.

    Les États généraux se dérouleront en trois phases :
    • évaluation de la prise en charge du diabète et des diabétiques ;
    • élaboration de propositions concrètes ;
    • actions auprès des décideurs.

    Objectifs poursuivis et dispositifs mis en place

    La démarche a été élaborée autour de 4 grands objectifs, déclinés en dispositifs opérationnels :

    • Faire émerger les spécificités territoriales : un processus consultatif sera mené au niveau local, régional et territorial via l’organisation de réunions publiques ; une cartographie de l’offre de soins enrichie par les patients sera élaborée ;
    • Recueillir le vécu et l’expérience des patients : des enquêtes auprès des patients et de leur entourage seront menées ;
    • Obtenir la mobilisation de l’ensemble des citoyens pour les sensibiliser au diabète : un atelier citoyen sera réalisé, et des actions seront organisées sur tout le territoire pendant la semaine de prévention du diabète ;
    • Co-construire les politiques de santé avec les représentants nationaux : des auditions publiques seront organisées, et un forum sur le diabète sera réuni.

    Gouvernance et plateforme participative

    La Fédération française des diabétiques a mis en place un comité stratégique rassemblant 3 professionnels de santé, 2 institutionnels, 2 ambassadeurs, 1 personnalités qualifiées et un représentant de la FFD pour piloter le dispositif.

    Enfin, une plateforme participative, www.egdiabete.fr, permet de s’exprimer sur dix thématiques proposées, et de suivre l’avancement des travaux.