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  • Apple aurait des vues sur des sociétés de santé, à commencer par la clinique Crossover Health

    Apple serait sur le point d’acheter la clinique Crossover Health, une initiative qui alimente les rumeurs selon lesquelles le fabricant de smartphones américain envisagerait de mettre en place des kiosques de santé sous sa propre marque aux États-Unis, révèle un rapport diffusé en octobre 2017 par la chaîne de télévision CNBC.

    Les discussions entre Apple et Crossover Health auraient été engagées il y a plusieurs mois.

    Apple chercherait à acquérir des entreprises de santé

    Crossover Health fournit des centres de bien-être médical aux employeurs assurés, indique le rapport. Elle possède des installations dans la région de la baie de San Francisco et à New York, et ses clients comprennent Apple et Facebook.

    Apple et Crossover Health n’ont pour l’instant pas souhaité s’exprimer publiquement sur ce potentiel rachat.

    One Medical, l’autre société qui intéresse le géant de la high tech

    La firme à la pomme aurait également été en pourparlers pour acquérir One Medical, une autre entreprise health tech américaine qui, elle, facture des frais d’adhésion et exploite les nouvelles technologies pour faciliter les consultations médicales.

    Apple développe des solutions de e-santé

    HealthKit et ResearchKit : des logiciels pour partager ses informations de santé

    Apple, qui a dévoilé en novembre 2017 son iPhone X, ne cache pas son intérêt pour le secteur de la santé numérique. Elle a notamment déclaré que ses produits, dont l’Apple Watch, pouvaient aider leurs utilisateurs à surveiller leur santé grâce à une gamme croissante de capteurs corporels sophistiqués.

    Tim Cook, le P.-D.G. du groupe, met particulièrement en avant HealthKit et ResearchKit, des logiciels Apple conçus pour partager ses résultats de santé.

    La création d’un système non invasif pour surveiller le taux de glycémie ?

    Au printemps, différents rapports ont indiqué que l’équipe « santé » d’Apple travaillait à l’élaboration d’un système non invasif permettant de surveiller le taux de glycémie, suggérant qu’un appareil médical Apple autonome pourrait être en cours de création (source : USAtoday.com).

    E-santé : les géants de la high tech bientôt leaders en santé ?

    À l’heure actuelle, la prise de contact avec un médecin est généralement effectuée par le biais d’une application mobile, qu’il s’agisse d’une démarche pour obtenir une consultation ou d’une demande de conseils spécifiques. Il n’est donc pas étonnant que les leaders du monde digital cherchent à investir marché de la e-santé.

    D’autres grands groupe high tech s’intéressent de près au secteur. Parmi les dernières révélations en date, le nouveau projet d’Amazon qui pourrait bientôt vendre des médicaments par l’intermédiaire des officines de sa propre marque. L’information n’a pas encore été officialisée mais plusieurs médias américains soutiennent la théorie.

  • Intérêt de la e-santé dans la prévention cardiovasculaire testé (AP-HP, Paris Diderot et Smartsanté)

    Une étude observationnelle à l’échelle nationale est lancée ce 28 novembre 2017 par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’IUT de l’université Paris Diderot afin d’évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

    L’étude sera déployée en partenariat et grâce à l’appui technique de la société Smartsanté et Cardiosens, sa solution de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.

    L’appel aux volontaires francophones a été lancé le 20 novembre 2017 et vise l’enrôlement de 5 000 personnes désireuses de procéder à l’évaluation de leur risque cardiovasculaire. Il est ouvert jusqu’au 20 janvier 2018. Les premiers résultats sont attendus pour 2018.

    Lancement de l’étude nationale par l’AP-HP, l’IUT de Paris Diderot et Smartsanté

    Ce sont plus exactement les Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat–Claude-Bernard, AP-HP, le Dr Didier Letourneur, directeur de l’unité INSERM U-1148 et Steeve Reisberg, directeur de l’IUT de l’université Paris Diderot qui seront en charge de conduire l’étude. Les entités auxquelles ils appartiennent travaillent à l’élaboration de programmes innovants et lancent l’étude pour les évaluer.

    Il s’agit de tester l’efficacité d’un programme de prévention et de coaching à distance dans la prise en charge du risque cardiovasculaire, en particulier auprès d’un public :

    • actif consultant rarement son médecin traitant ;
    • ayant un accès limité aux soins notamment dans les déserts médicaux.

    Le déploiement de l’étude outillé par Smartsanté

    La société Smartsanté met à disposition sa solution Cardiosens, une solution en ligne qui permet :

    • d’évaluer sa santé cardiovasculaire ;
    • de suivre sur sa santé la durée et de l’améliorer au quotidien ;
    • disposer de ses données personnelles via un site internet sécurisé qui en garantit l’absolue confidentialité.

    La télémédecine, les objets connectés, les applications de télésuivi et d’e-coaching peuvent constituer une solution adéquate pour développer la prévention et ainsi contribuer à l’efficacité du système de santé. L’étude va s’attacher à démontrer si cela est vrai et surtout à identifier les populations qui peuvent en tirer le plus grand bénéfice afin que les acteurs puissent développer des services ciblés.

  • L’AP-HP réévalue son déficit – de 39 millions prévisionnels à 174 millions d’euros

    Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé mercredi 22 novembre 2017, devant les syndicats Sud, CGT et CFDT, la réévaluation à 174 millions d’euros du déficit du compte de résultat principal de l’AP-HP correspondant aux activités de soins.

    Le DG de l’AP-HP a par la même occasion exposé sa stratégie corrective, en décidant de limiter la masse salariale de l’institution d’ici 2022. Son « plan d’efficience » sur cinq ans prévoit de borner l’augmentation de la masse salariale à 0,7 % par an de 2018 à 2020, puis à 0,6 % en 2021 et 2022.

    Le déficit avait déjà été réévalué au mois d’octobre lorsqu’il est passé des 39 millions prévisionnels à 104 millions d’euros.

  • SIS

    Système d’information santénull

  • Doctolib lève 35M€ pour digitaliser le parcours de soins et consolider son déploiement international

    Doctolib, la start-up proposant la prise de rendez-vous médicaux en ligne, vient d’annoncer avoir bouclé un tour de table lui ayant permis de lever 35 millions d’euros, ce 28 novembre 2017. Il s’agit de la plus grande levée de fonds dans le secteur de la e-santé au cours de cette année en France, mais également en Europe.

    Cette somme doit servir à « développer de nouveaux services pour faciliter le quotidien des professionnels de santé et digitaliser les différentes étapes du parcours de soins », déclare Stanislas Niox-Chateau, le président et cofondateur de la start-up.

    La levée de fonds est portée par Bpifrance et Eurazeo, une des premières sociétés d’investissement cotées en Europe, qui se partagent les fonds investis.

    L’axe franco-allemand, levier de conquête du marché européen

    Doctolib est déjà présent en Allemagne depuis mai 2016, et c’est sous l’impulsion du succès rencontré que cette seconde levée de fonds a été accélérée.

    La société :

    • possède déjà des implantations à Berlin, Munich, Cologne, Düsseldorf et Hambourg ;
    • collabore avec un réseau de 1 000 professionnels de santé sur le territoire allemand;
    • revendique 1,5 million de rendez-vous médicaux réalisés. 

    Doctolib, acteur solide de la e-santé française qui s’exporte à l’étranger

    La start-up :

    • a levé 61 millions d’euros au cours de 2017 ;
    • dispose d’un réseau de 30 000 praticiens utilisateurs ;
    • propose ses services à 800 établissements partenaires ;
    • revendique 12 millions de visiteurs sur les sites français et allemands.

    L’abonnement à la plateforme par les quelques 30 000 praticiens génère environ 40 millions d‘euros de revenus et la société prévoit, sans se le fixer comme un objectif ferme, d’être à l’équilibre d‘ici à 2020.

    Bpifrance, déjà investisseur, a renouvelé sa confiance à Doctolib pour le sérieux d’un projet à long terme et qui contribue au rayonnement de la France à l’international. C’est pourquoi elle a apporté la moitié des fonds levés au cours de ce tour de table, fonds qui vont servir concrètement à :

    • apporter des améliorations au logiciel de prises de rendez-vous ;
    • créer de nouvelles fonctionnalités permettant de 
      • rendre les consultations encore plus accessibles aux patients
      • développer la coordination entre les professionnels de santé ;
    • contribuer à la digitalisation intégrale du parcours de soins ;
    • recruter 200 personnes (aux côtés des 380 salariés déjà employés) dont la moitié en Allemagne, afin de renforcer notamment l’équipé de 50 ingénieurs travaillant déjà sur place que Doctolib souhaite doubler.

  • UK : Ieso Digital Health remporte le prix Deloitte Fast 50 2017

    Ieso Digital Health, l’un des principaux fournisseurs de thérapie cognitivo-comportementale en ligne (IECBT), a été nommé par Deloitte comme l’une des cinquante entreprises technologiques à la croissance la plus rapide au Royaume-Uni.

    Il s’agit de la première société health tech à figurer au palmarès Fast 50 du Royaume-Uni, un classement indépendant des sociétés high tech dévoilé en novembre 2017.

    Technology Fast 50 : un classement prestigieux

    Spécialisé dans les services de santé mentale, Ieso est numéro 1 dans la catégorie « sciences et soins » et 23e au classement général des prix Technology Fast 50 de Deloitte au Royaume-Uni.

    Le Deloitte UK Technology Fast 50 est l’un des palmarès les plus prestigieux dans le secteur des nouvelles technologies en Europe.

    Les classements de Deloitte mettent à l’honneur la croissance des entreprises conduite par des équipes d’experts de premier plan et célèbrent l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise en fonction de la croissance des revenus en pourcentage sur une période de quatre ans (de 2013 au 31 mai 2017).

    Santé mentale : Ieso améliore l’accès à la thérapie en ligne au RU et aux USA

    La technologie d’Ieso est en train de transformer la prestation des soins de santé mentale en rendant la thérapie en ligne de haute qualité (IECBT) disponible à la fois pour le système de santé (NHS) du Royaume-Uni et pour celui des États-Unis.

    « C’est un honneur et un privilège d’être classé dans le prestigieux Deloitte UK Technology Fast 50. Ce prix témoigne du travail acharné de l’équipe d’Ieso, qui a créé une plateforme technologique puissante et unique redéfinissant la manière dont la technologie et la science des données dans le secteur hospitalier améliorent simultanément les résultats pour les patients et réduisent les coûts des soins », a déclaré Simon Cartmell, président d’Ieso Digital Health (source : PrnewsWire.com).

    4 années d’investissement

    « La croissance d’Ieso a été soutenue par quatre années d’investissement dans le développement de notre plateforme technologique exclusive, appliquant des connaissances scientifiques de pointe et faisant croître notre réseau de thérapeutes accrédités pour optimiser la vitesse et la facilité avec lesquelles les patients peuvent accéder et bénéficier d’une thérapie cognitivo-comportementale de haute qualité. »

    Santé mentale : un secteur prometteur dans le domaine de la e-santé

    À l’heure actuelle, environ une personne sur quatre a besoin d’assistance pour un problème de santé mentale dans les pays développés, précise M. Cartmell. « L’ampleur des problèmes de santé mentale au Royaume-Uni et aux États-Unis représente une opportunité majeure pour Ieso d’avoir un impact positif et substantiel sur les résultats et les coûts des soins. »

    Ieso Digital Health sera désormais automatiquement intégré au palmarès Deloitte Fast 500 EMEA, qui classe les 500 entreprises technologiques à la croissance la plus rapide en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.

  • EMEA

    Europe, the Middle East, and Africanull

  • Coordination de soins primaires : 600 professionnels de l’Essonne utilisent l’Appli Entr’actes

    L’application Entr’Actes, l’outil permettant d’accéder à la plateforme numérique PCSP, plateforme de coordination de soins primaires portée par la société Medicall Concept permet aux professionnels de santé libéraux de répondre aux besoins de soin de patients sortant de l’hôpital ou dont les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital.

    La clinique du Mousseau et l’hôpital privé Claude Galien, deux établissements du Groupe Ramsay Générale de Santé ont déjà recours à Entr’Actes pour assurer la prise en charge de patients dans le cadre de la sortie d’hôpital en permettant une bonne prise en charge à domicile et la continuité des soins.

    Depuis sa création en janvier 2016, 600 professionnels sont déjà utilisateurs de l’application et près de 5 000 actes de soins ont été réalisés. L’objectif actuel est de s’appuyer sur des financements publics pour s’étendre sur le territoire national en s’inscrivant dans les collectivités.

    Un outil pour une mobilisation efficace des professionnels de santé à l’hôpital et en ville

    L’application a été développée sous l’impulsion de SOS Médecin 91 et de l’association « Espace vie », présidées respectivement par le Dr Philippe Paranque et Damien Nicolini, pour :

    • favoriser l’accès aux soins dans un contexte de rallongement des attentes de rendez-vous médicaux ;
    • pallier la « désynchronisation » du maillage médical ;
    • désengorger les urgences ;
    • favoriser les soins de qualité en ambulatoire en contrecarrant la tendance actuelle de l’allongement des séjours hospitaliers.

    L’application permet aux professionnel hospitalier de soumettre une demande de soin ou de suivi par des professionnels de santé de ville très rapidement et sans devoir passer de nombreux coups de fil pour trouver un libéral disponible grâce à la notification générée par le système à l’ensemble des professionnels inscrits sur la plateforme et disponibles pour prodiguer des soins.

    Une plateforme centralisée

    Les prescripteurs, qui sont les différentes structures de soins, telles les hôpitaux, les cliniques, les organismes d’hospitalisation à domicile, ont la possibilité de soumettre leur demande de soin pour un patient, via l’application Entr’Actes, auprès des professionnels de santé libéraux qui reçoivent automatiquement une notification à condition que le soins demandé concerne leur spécialité.

    Dès qu’un libéral accepte la mission, il se l’approprie et doit fournir des comptes-rendus de ses interventions en les renvoyant sur la plateforme PCSP et qui peuvent donner lieu à d’autres soins dans le cadre des interventions coordonnée entre professionnels. Le prescripteur reçoit une confirmation de prise prise en charge.

    Recourir à la plateforme permet d’optimiser la mobilisation des ressources médicales d’un territoire.

    Gain de temps, gain d’argent et meilleurs soins

    Grâce au suivi un libéral, les réhospitalisations inutiles sont évitées ainsi que les doublons d’examens médicaux coûteux et pénibles.

    Un suivi dans le parcours de soins est possible grâce à la traçabilité des soins prodigués et le partage des résultats des différents examens médicaux auxquels a été soumis le patient qui sont cryptés de même que tous les échanges entre les professionnels.

  • NEHR : le partage de données bientôt obligatoire pour les professionnels de la santé à Singapour

    Tous les fournisseurs de soins de Singapour pourraient bientôt être tenus d’enregistrer les données de leurs patients sur le dossier national de santé numérique (NEHR), dans le but d’offrir de meilleurs soins aux citoyens de la cité-État.

    La mesure devrait être introduite en 2018 à travers un projet de loi sur les services de santé, a déclaré le ministre de la Santé Kim Yong Gan lors de la première conférence FutureHealth qui s’est tenu à l’école de médecine Lee Kong Chian de Nanyang, le 8 novembre 2017.

    Vers la mise en place de dossiers numériques exhaustifs

    « Les patients ne peuvent réaliser tout le potentiel du NEHR que si les informations [accessibles] sont complètes. Et pour que les données de la NEHR soient complètes, chaque fournisseur et professionnel de la santé doit fournir des informations pertinentes », a déclaré M. Gan (source : Channelnewasia.com).

    Le ministère de la Santé entend donc franchir une nouvelle étape importante dans le cadre du développement de NEHR en exigeant « la contribution obligatoire de tous les [professionnels de la santé], comme les fournisseurs de soins et les laboratoires, afin d’améliorer l’exhaustivité des dossiers ».

    Seuls 3 % des prestataires de soins privés participent au NEHR

    Lancé en 2011, le NEHR est une plateforme qui rassemble des informations sur les patients, telles que la liste des médicaments qu’ils prennent et leurs résultats de tests en laboratoire, provenant de différents fournisseurs de soins. L’information est ensuite partagée entre les différents fournisseurs concernées.

    Actuellement, la contribution au système est volontaire. Quasiment tous les établissements publics fournissent des données mais seulement 3 % des prestataires de soins privés le font aussi. Cela représente une lacune importante, estime Integrated Health Information Systems (IHiS), l’agence nationale de technologie de la santé qui gère le NEHR.

    Dans le secteur des soins primaires, par exemple, pour lequel 80 % des Singapouriens sollicitent des médecins généralistes d’établissements privés, moins de 70 médecins généralistes cliniciens sur les 1 600 pratiquant à Singapour fournissent des données au NEHR.

    Tous les médecins ne sont pas encore passés au numérique

    La principale explication serait que tous les généralistes ne sont pas encore passés au numérique. Selon les chiffres officiels, environ 20 % des prestataires de soins privés dépendent encore d’un système papier. Et même si certains sont équipés, ils devront s’assurer que leurs systèmes informatiques soient compatibles avec le NEHR.

    Un fonds de 20 M. SGD pour couvrir le coût de la mise à niveau

    Afin de couvrir le coût de la mise à niveau, un nouveau fonds de 20 millions SGD (12,5 M €) sera mis en place par le ministère de la Santé, ainsi qu’un soutien technique et clinique.

    Vie privée : les autorités singapouriennes rassurent les patients

    Depuis la création du NEHR, des préoccupations concernant la protection de la vie privée ont émergé. Les autorités ont indiqué qu’il existait des garanties pour assurer que seules les personnes qui fournissent des soins aux patients aient accès à leurs dossiers.

    Un accès sécurisé et des contrôles réguliers

    Par exemple, les fournisseurs de soins utilisent un compte personnel pour se connecter au système. Les informations sensibles sont cachées et les médecins qui ont besoin de ces informations doivent utiliser leur numéro de licence médicale pour y accéder.

    Bruce Liang, P.-D.G. d’IHiS, a également précisé que de nombreux audits et de multiples vérifications sont régulièrement effectuées pour identifier une éventuelle faille dans le système de sécurité.

    Le ministère de la Santé va entamer des discussions avec les acteurs du secteur

    Les autorités s’entretiendront avec les parties prenantes du secteur dans les mois à venir. Elles vont également réfléchir à un moyen permettant aux patients de savoir qui a eu accès à leurs informations.

    Les établissements de santé auront probablement deux à trois ans pour se mettre à jour et s’assurer de répondre aux exigences imposées par le ministère de la Santé si la loi est adoptée.

  • Elsevier : des avancées significatives attendues sur le marché indien de la e-santé

    Les informations extraites des dossiers médicaux électroniques amélioreront la prestation des soins, a déclaré le Dr. John Danaher, directeur du pôle des solutions cliniques à Elsevier (Philadelphia, US), dans une interview accordée à Healthword (India) le 15 novembre 2017.

    Des avancées notoires dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique vont faire partie de la feuille de route du groupe sur le marché indien afin d’améliorer les services de soins au sein du pays.

    Elsevier : une présence importante en Inde

    À l’heure actuelle, Elsevier est le principal fournisseur de solutions d’information qui permettent aux médecins et aux infirmières de prendre des décisions cliniques en temps réel et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Des bureaux à Chennai, Bombay et Dehli

    Le groupe a une présence significative en Inde. Il est présent dans plus de trois grandes villes indiennes.

    • Il compte environ 600 à 700 employés à Chennai, la capitale de l’État du Tamil Nadu dans l’Inde du Sud.
    • Il a également des employés à Bombay et à Dehli.
    • Il possède aussi des bureaux régionaux de plus petite taille dans d’autres régions du pays.

    Au total, Elsevier et sa société mère, Reed Elsevier, compte près de 1 000 employés en Inde.

    Accorder un rôle plus important aux infirmières

    L’entreprise américaine propose des offres novatrices dans le domaine de la formation des infirmières. C’est l’un des secteur dans lesquels elle cherche à avoir un impact, précise le Dr. Danaher. Pour ce faire, le groupe travaille à l’établissement d’un cadre de compétences et de la certification des compétences.

    Une interface permettant de livrer des informations plus ciblées

    « « L’e-santé » est un domaine qui nous enthousiasme vraiment, poursuit-il. Nous produisons 25 % du contenu mondial [sur ce sujet] et nous avons tourné nos investissements ces dernières années vers l’IA, le machine learning, les systèmes de recommandation, etc. Nous avons réalisé que la création d’une interface basée sur certaines de ces technologies nous permettait d’apporter des informations personnalisées plus ciblées et plus adaptées en terme de volume aux médecins, aux infirmières et, finalement, aux patients. C’est sur ce point que nous sommes en train d’évoluer grâce à l’utilisation de nos outils cognitifs. »

    Un renforcement des partenariats public-privé

    Le responsable d’Elsevier a également expliqué que la société cherchait à mettre en place davantage de partenariats entre le secteur public et le secteur privé.

    Des réflexions sur la standardisation des données de santé au niveau local

    Elle s’est récemment entretenu avec Niti Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, un groupe de réflexion politique du gouvernement de l’Inde, et d’autres organisation gouvernementales afin de comprendre comment elle pourrait les aider à résoudre toute une série de problèmes auxquels le pays se retrouvent confronté dans le secteur de la santé.

    L’idée centrale est de savoir comment les outils et les solutions élaborées par Elsevier pourraient être utilisées au niveau local pour recueillir et standardiser les données des individus relatives à différentes sortes de maladies ou de troubles médicaux.

    EMR : un soutien à la décision clinique

    Elsevier a également mis au point un système de soutien à la décision clinique très sophistiqué qui fonctionne par le biais de l’EMR. « Nous cherchons à travailler avec les gouvernements indiens, diverses agences et O.N.G. pour participer à l’amélioration de l’état de santé général de la population en Inde », a jouté le Dr. John Danaher.

    « Je suis ravi de voir le gouvernement (indien) et d’autres [organisations] soutenir fermement les partenariats public-privé (PPP) et Elsevier est heureux de s’engager non seulement avec le gouvernement mais aussi avec les O.N.G. pour aider [l’industrie] à mettre en œuvre une approche holistique visant à améliorer les conditions de santé en Inde. »

    E-santé : un marché en plein développement en Inde

    L’expert a remarqué une certaine progression de la e-santé au sein du pays. La population adopte de plus en plus d’outils numérique et utilise de plus en plus de contenus numériques en temps réel. Les données de santé sont également collectées par divers moyens, une progression dans le domaine des big data qui pourrait développer, selon lui, la capacité du secteur à fournir une médecine, des traitements mais aussi des interventions médicales plus personnalisés.

    Des avancées promises dans les domaines de la médecin de précision et de la e-santé

    Il est également convaincu qu’Elsevier pourra extraire des informations des dossiers médicaux électroniques afin d’effectuer des recherches cliniques poussées et ainsi mieux connaître l’efficacité des diverses interventions dans l’optique d’améliorer le système de santé. « Des avancées significatives dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique feront partie, selon moi, du plan stratégique et de la feuille de route [de notre groupe] pour [le marché] des soins indien. »

    Elsevier compte apporter à ses partenaires locaux son expérience mondiale, en particulier dans le domaine des outils cognitifs, et une main-d’œuvre de qualité. Son objectif est de rendre les professionnels du secteur de la santé plus productifs et de les aider à maîtriser les nouvelles technologies afin d’accroître leur efficacité.

    Mieux connecter les professionnels de la santé

    L’un des problèmes aux États-Unis, note Le Dr. Danaher, est qu’il est très compliqué d’obtenir une consultation avec un médecin spécialisé sans passer au préalable par un rendez-vous avec une infirmiers praticienne ou un médecin généraliste. Son but est de mobiliser de manière optimale l’ensemble des professionnels de la santé, des infirmières aux médecins, en formant des équipes et en créant des alliances entre les différents travailleurs de la santé.

    « L’un des [challenges que nous espérons relever] est de trouver un moyen de rendre plus efficace le rôle des infirmières et des infirmiers auxiliaires dans la prestation des soins, conclut-il. La pénurie de main-d’œuvre est un problème important, de même que le manque de compétences [mais nous] espérons les surmonter. »