Les informations extraites des dossiers médicaux électroniques amélioreront la prestation des soins, a déclaré le Dr. John Danaher, directeur du pôle des solutions cliniques à Elsevier (Philadelphia, US), dans une interview accordée à Healthword (India) le 15 novembre 2017.
Des avancées notoires dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique vont faire partie de la feuille de route du groupe sur le marché indien afin d’améliorer les services de soins au sein du pays.
Elsevier : une présence importante en Inde
À l’heure actuelle, Elsevier est le principal fournisseur de solutions d’information qui permettent aux médecins et aux infirmières de prendre des décisions cliniques en temps réel et d’améliorer les résultats pour les patients.
Des bureaux à Chennai, Bombay et Dehli
Le groupe a une présence significative en Inde. Il est présent dans plus de trois grandes villes indiennes.
- Il compte environ 600 à 700 employés à Chennai, la capitale de l’État du Tamil Nadu dans l’Inde du Sud.
- Il a également des employés à Bombay et à Dehli.
- Il possède aussi des bureaux régionaux de plus petite taille dans d’autres régions du pays.
Au total, Elsevier et sa société mère, Reed Elsevier, compte près de 1 000 employés en Inde.
Accorder un rôle plus important aux infirmières
L’entreprise américaine propose des offres novatrices dans le domaine de la formation des infirmières. C’est l’un des secteur dans lesquels elle cherche à avoir un impact, précise le Dr. Danaher. Pour ce faire, le groupe travaille à l’établissement d’un cadre de compétences et de la certification des compétences.
Une interface permettant de livrer des informations plus ciblées
« « L’e-santé » est un domaine qui nous enthousiasme vraiment, poursuit-il. Nous produisons 25 % du contenu mondial [sur ce sujet] et nous avons tourné nos investissements ces dernières années vers l’IA, le machine learning, les systèmes de recommandation, etc. Nous avons réalisé que la création d’une interface basée sur certaines de ces technologies nous permettait d’apporter des informations personnalisées plus ciblées et plus adaptées en terme de volume aux médecins, aux infirmières et, finalement, aux patients. C’est sur ce point que nous sommes en train d’évoluer grâce à l’utilisation de nos outils cognitifs. »
Un renforcement des partenariats public-privé
Le responsable d’Elsevier a également expliqué que la société cherchait à mettre en place davantage de partenariats entre le secteur public et le secteur privé.
Des réflexions sur la standardisation des données de santé au niveau local
Elle s’est récemment entretenu avec Niti Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, un groupe de réflexion politique du gouvernement de l’Inde, et d’autres organisation gouvernementales afin de comprendre comment elle pourrait les aider à résoudre toute une série de problèmes auxquels le pays se retrouvent confronté dans le secteur de la santé.
L’idée centrale est de savoir comment les outils et les solutions élaborées par Elsevier pourraient être utilisées au niveau local pour recueillir et standardiser les données des individus relatives à différentes sortes de maladies ou de troubles médicaux.
EMR : un soutien à la décision clinique
Elsevier a également mis au point un système de soutien à la décision clinique très sophistiqué qui fonctionne par le biais de l’EMR. « Nous cherchons à travailler avec les gouvernements indiens, diverses agences et O.N.G. pour participer à l’amélioration de l’état de santé général de la population en Inde », a jouté le Dr. John Danaher.
« Je suis ravi de voir le gouvernement (indien) et d’autres [organisations] soutenir fermement les partenariats public-privé (PPP) et Elsevier est heureux de s’engager non seulement avec le gouvernement mais aussi avec les O.N.G. pour aider [l’industrie] à mettre en œuvre une approche holistique visant à améliorer les conditions de santé en Inde. »
E-santé : un marché en plein développement en Inde
L’expert a remarqué une certaine progression de la e-santé au sein du pays. La population adopte de plus en plus d’outils numérique et utilise de plus en plus de contenus numériques en temps réel. Les données de santé sont également collectées par divers moyens, une progression dans le domaine des big data qui pourrait développer, selon lui, la capacité du secteur à fournir une médecine, des traitements mais aussi des interventions médicales plus personnalisés.
Des avancées promises dans les domaines de la médecin de précision et de la e-santé
Il est également convaincu qu’Elsevier pourra extraire des informations des dossiers médicaux électroniques afin d’effectuer des recherches cliniques poussées et ainsi mieux connaître l’efficacité des diverses interventions dans l’optique d’améliorer le système de santé. « Des avancées significatives dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique feront partie, selon moi, du plan stratégique et de la feuille de route [de notre groupe] pour [le marché] des soins indien. »
Elsevier compte apporter à ses partenaires locaux son expérience mondiale, en particulier dans le domaine des outils cognitifs, et une main-d’œuvre de qualité. Son objectif est de rendre les professionnels du secteur de la santé plus productifs et de les aider à maîtriser les nouvelles technologies afin d’accroître leur efficacité.
Mieux connecter les professionnels de la santé
L’un des problèmes aux États-Unis, note Le Dr. Danaher, est qu’il est très compliqué d’obtenir une consultation avec un médecin spécialisé sans passer au préalable par un rendez-vous avec une infirmiers praticienne ou un médecin généraliste. Son but est de mobiliser de manière optimale l’ensemble des professionnels de la santé, des infirmières aux médecins, en formant des équipes et en créant des alliances entre les différents travailleurs de la santé.
« L’un des [challenges que nous espérons relever] est de trouver un moyen de rendre plus efficace le rôle des infirmières et des infirmiers auxiliaires dans la prestation des soins, conclut-il. La pénurie de main-d’œuvre est un problème important, de même que le manque de compétences [mais nous] espérons les surmonter. »