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  • Etude : des muscles artificiels souples et forts pour moins d’un dollar (PNAS)

    Des chercheurs de l’Université de Harvard et du MIT ont mis au point des muscles artificiels inspirés des origamis. Leur étude* publiée le 27 novembre dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) montre que ces muscles sont capables de soulever mille fois leur poids et d’effectuer de nombreux mouvements.

    Vers des robots souples mais robustes

    La recherche sur la robotique souple a progressé à grands pas ces dernières années. Des travaux sont menés pour développer des fibres textiles intelligentes. Et des fils de pêche torsadés ont déjà réussi à soulever une masse 100 fois plus élevée qu’un muscle humain ! Cependant, l’équilibre entre souplesse et robustesse reste fragile. Plus les matériaux sont flexibles, moins ils sont résistants.

    Des muscles inspirés des origamis

    Des chercheurs du Wyss Institute de l’université d’Harvard et du Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory (CSAIL) du MIT viennent de franchir un grand pas. Ils ont créé des muscles artificiels inspirés des systèmes de pliage de l’origami, capables de soulever jusqu’à 1000 fois leur poids. Et ce seulement grâce à la pression de l’air ou de l’eau. Leur étude a été publiée le 27 novembre dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

    Concrètement, les muscles, appelés aussi « actionneurs », sont composés d’une sorte de squelette interne qui peut être fabriqué à partir de différents matériaux, comme une bobine métallique ou une feuille de plastique pliée en accordéon. Le tout est enfermé dans un sac plastique ou textile à l’intérieur du duquel se trouve de l’air ou de l’eau. En pompant l’air ou l’eau à l’intérieur du sac, la « peau » s’effondre sur le squelette et initie le mouvement musculaire. « Et ces mouvements sont programmables, précisent les auteurs de l’étude. La façon dont le squelette est plié détermine comment il bouge », soulignent-ils. Des mouvements de contraction, de flexion, ou encore de torsion sont possibles, et contrôlables à des vitesses différentes.

    Des robots dotés de « supers pouvoirs »

    Les expérimentations ont également révélé que ces muscles artificiels pouvaient générer six fois plus de force par unité de surface qu’une structure musculaire d’un mammifère tout en restant très léger. « C’est comme si un canard colvert soulevait une voiture, indiquent les chercheurs. Ils se sont d’ailleurs déclarés surpris par les performances de ces muscles artificiels : « C’est comme si ces robots détenaient des supers-pouvoirs ». En outre, leur temps de fabrication ne dépasse pas les dix minutes et les matériaux utilisés ne coûtent pas plus de 1 dollar. Par ailleurs, la taille de ces  » actionneurs » peut varier de 1millimètre à un mètre.

    Des applications multiples

    En conclusion, les applications de ces muscles artificiels sont très variables. Dans le domaine de la santé, ils peuvent aussi bien servir à activer un biceps, qu’un muscle cardiaque ou qu’un sphincter. Les chercheurs d’Harvard et du MIT envisagent bien d’autres usages. Ces muscles, fabriquables en polymère soluble, pourraient donner naissance à des robots ingérables qui iraient délivrer des médicaments. Et au-delà de la santé, des développements sont possibles dans l’architecture ou encore dans l’exploration spatiale.

  • Bayer renforce sa collaboration avec Bitkom pour développer ses activités en e-santé

    Le groupe Bayer a annoncé fin novembre 2017 qu’il allait renforcer ses liens avec Bitkom, la plus grande association allemande centrée sur le numérique, afin d’accentuer son soutien à l’innovation numérique, en particulier dans le domaine de la santé.

    Soins : Bayer poursuit la transformation numérique de ses activités

    « Bayer poursuit sa transformation numérique. Nous nous efforçons d’étendre la numérisation de toutes nos relations commerciales externes, en particulier avec nos clients, fournisseurs et partenaires, et de développer de nouveaux modèles commerciaux numériques [afin de] de numériser tous nos processus métier, a expliqué Daniel Hartert, responsable de l’information à Bayer AG (source : The Financial). Nos activités en constante augmentation avec Bitkom représentent un aspect de notre engagement externe. »

    Pour le Dr. Bernhard Rohleder, P.-D.G. de Bitkom, « la numérisation a un énorme potentiel dans les domaines de la santé et de l’agriculture », le deuxième secteur auquel s’intéresse de près le groupe allemand. « C’est pourquoi nous sommes heureux (…) d’affronter [avec Bayer] les enjeux numériques du futur. »

    Vers la création de nouvelles solutions health tech et un renforcement des partenariats

    Dans le domaine des soins, Bayer va mettre l’accent sur trois éléments clés :

    • la recherche et le développement ;
    • le déploiement de nouvelles technologies ;
    • les partenariats et l’innovation ouverte.

    E-santé : Bayer met l’accent sur le déploiement des start-up

    Afin de déployer tout le potentiel de la numérisation au sein du groupe, Bayer s’appuiera non seulement sur sa collaboration avec Bitkom mais également sur ses propres activités d’innovation ouverte et ses accords de coopération avec des start-up, des universités et des experts numériques issus du monde entier.

    Le groupe a multiplié les initiatives dans ce sens depuis quelques années.

    • L’entreprise allemande est l’un des partenaires en sciences de la vie de CUBE, un réseau mondial d’innovation dont le siège se situe à Berlin.
    • En 2013, elle a lancé son propre programme de financement participatif, Grants4Apps, qui a connu un succès notable : les gagnants de la première édition du programme, qui s’est tenue à Singapour, ont récemment démontré la viabilité de leurs solutions dans le domaine de la silver tech.
    • En collaboration avec des partenaires technologiques, Bayer développe également de nouvelles solutions numériques pour le secteur des sciences de la vie par le biais de son LifeScience iHUB, situé au sein de la Silicon Valley.

    Le 28 novembre 2017, Dirk Schapeler, directeur du LifeScience iHUB, a tenu un discours centré sur l’innovation dans le secteur de la e-santé (« Innovation for Digital Health ») dans le cadre du hub.berlin business festival.

    Le hub.berlin, organisé par Bitkom, est axé sur la digitalisation de l’économie, les nouvelles formes novatrices de business modèles et le monde de l’high tech en général, tout en mettant à l’honneur les start-up les plus prometteuses du marché.

  • Le e-carnet de soin Compilio (ex-CS3) se déploie en Auvergne Rhône-Alpes et nomme des ambassadeurs

    Lancé en 2016, Compilio est un carnet de soins numérique accessible par Internet, sécurisé, confidentiel et gratuit qui permet une meilleure coordination du parcours de soins des personnes – adultes et enfants – ayant des besoins spécifiques, c’est-à-dire une maladie chronique ou un handicap. Il permet de centraliser et de partager des informations et des documents nécessaires à la prise en charge de ces patients et peut être utilisé par les personnes concernées et/ou leurs représentants légaux et les professionnels qu’ils ont autorisés.

    Copiloté par le réseau R4P, Réseau de rééducation et de réadaptation pédiatrique en Rhône-Alpes et l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes, l’outil a été développé par la Direction des Systèmes d’Information et de l’informatique des Hospices Civils de Lyon. Le déploiement, assuré par le réseau R4P et le Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes se poursuit en région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le 30 novembre 2017, le réseau R4P annonce que le déploiement de l’outil est dynamisé par l’arrivée de 6 « Ambassadeurs Compilio » répartis sur le territoire (Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, et prochainement Clermont-Ferrand). Leur mission : présenter le carnet Compilio et accompagner les familles et professionnels intéressés.

    La prise en charge de personnes ayant des besoins spécifiques peut être complexe pour plusieurs raisons :

    • Le nombre important de professionnels ;
    • La variété et la quantité d’actes réalisés ;
    • La quantité d’informations à conserver.

    Compilio permet alors de centraliser et de sauvegarder ces informations. Le titulaire du carnet peut proposer l’accès à son Compilio aux professionnels de son choix, qu’ils soient à l’hôpital, en libéral ou dans une structure médico-sociale. Les professionnels peuvent ainsi accéder aux informations qui leur sont utiles, pour mieux connaître le parcours de la personne, et y insérer leurs propres documents.

    Plus de 2 000 familles et 750 professionnels inscrits

    Au 30 novembre 2017, Compilio concerne plus de 2 000 familles et 750 professionnels qui profitent des différents services proposés :

    • Sauvegarde et partage de toutes les données utiles au suivi d’une personne (compte rendu d’examens, d’analyse et de consultation, informations liées aux habitudes de vie, à son parcours médical, psychologique ou socio-éducatif);
    • Accès à des outils de suivi (courbe poids/taille, traitements, événements, allergies, carnet d’adresses, etc.) ;
    • Accès à des modèles de documents (certificats médicaux, formulaire MDPH, fiche de liaison).

    Compilio vient compléter les services offerts par les portails patients des Centres Hospitaliers Universitaires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (MyHCL, MonGHTLoire, MyCHUGA,…) qui ont pour objectifs de faciliter les démarches administratives de leurs patients.

    L’application Mobile Compilio est disponible pour les particuliers sur l’Apple Store et l’AndroidMarket.

  • Rapport : les solutions health tech doivent être intégrées à un mode de vie sain pour être efficaces

    Kantar Health, une société américaine spécialisée dans les études de marché dans le secteur de la santé, a publié en octobre 2017 son étude annuelle sur l’impact réel de près de 200 maladies sur la population, avec un point de vue centré sur le patient.

    L’édition 2017 du « Rapport mondial sur la santé et le bien-être » (« the Global Health and Wellness Report », GHWR) démontre notamment que l’accès aux nouvelles technologies dans le secteur de la santé n’entraîne pas nécessairement d’effets positifs significatifs s’il n’est pas combiné à l’adoption d’un mode de vie sain.

    Un large accès aux technologies avancées ne suffit pas à améliorer la santé

    États-Unis : le développement de la health tech offre davantage de choix aux patients

    Les patients aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres pays, continuent de bénéficier d’un large accès aux technologies avancées, aux nouveaux médicaments et tests de diagnostic, précise le rapport.

    « Parce que l’accès aux soins médicaux est élevé, les individus ont un large éventail de choix [aux États-Unis] en ce qui concerne les fournisseurs d’assurance, les mesures préventives, y compris les consultations chez des fournisseurs spécialisés ou la réalisation de tests préventifs, et les niveaux de traitement, qu’il s’agisse des programmes permettant d’entraîner un changement du mode de vie, des médicaments en vente libre ou sur ordonnance et des chirurgies. »

    Mais la persistance de mauvais comportements entrave l’amélioration globale de la santé

    Cependant, l’accès aux technologies et aux traitements les plus récents entraîne des coûts plus élevés et est accompagné par le développement globale d’un mode de vie potentiellement moins sain.

    Malgré l’existence de comportements sains au sein du pays, notamment l’augmentation du nombre de personnes pratiquant une activité physique et le nombre décroissant de fumeurs, les auteurs de l’étude ont constaté que la généralisation de mauvaises habitudes alimentaires, accentuée par la présence d’un niveau élevé d’aliments transformés au sein de l’industrie agroalimentaire, avait entraîné une augmentation significative du taux d’obésité aux États-Unis depuis plusieurs années.

    Le phénomène est aggravé par le fait que les citoyens américains sont globalement dépendants de la voiture. La majorité d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, faire du shopping et voir des amis.

    Ce mode de vie explique en partie l’augmentation du taux des maladies liées à l’obésité, comme les maladies cardiovasculaires et métaboliques, les douleurs chroniques et les troubles psychiatriques, susceptibles de provoquer davantage de décès prématurés.

    Un taux élevé des maladies non transmissibles

    Au Royaume-Uni, par exemple, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle et l’obésité sont les problèmes de santé publique les plus préoccupants chez les adultes, indique le rapport.

    Les maladies non transmissibles causeraient plus des trois quarts des décès au Royaume-Uni, les maladies cardiovasculaires et les cancers en étant les principales causes, précise-t-il.

    Les principaux enseignements apportés par le rapport

    • Les États-Unis sont les leaders dans presque tous les domaines thérapeutiques. Ils affichent cependant l’une des plus faibles productivités individuelles (WPAI) dans l’ensemble des catégories de maladies traitées.
    • Lorsque les auteurs de l’étude ont comparé l’ensemble des WPAI, la Chine s’est avérée être la plus impactée par le manque de productivité individuelle parmi les pays émergents.
    • Pour la plupart des traitements, quelle que soit la maladie, les cinq pays de l’Union européenne observés connaissent quant à eux la plus importante WPAI.
    • La Chine présente des taux de traitement plus élevés que les autres pays étudiés pour certaines maladies mais cela s’explique principalement par le fait que, généralement, seuls les patients souffrant d’une maladie grave consultent un professionnel de la santé dans le pays.
    • Les États-Unis et l’Allemagne se positionnent en haut du classement lorsqu’on s’intéresse au pourcentage de leur population pratiquant une activité physique mais ce sont les deux pays qui présentent le pourcentage le plus élevé de personnes atteintes d’obésité.
    • Les États-Unis est le pays où il y a la plus importante proportion d’adultes souffrant d’une maladie métabolique (57 % de la population est diagnostiquée), comme l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies thyroïdiennes.
    • En ce qui concerne le taux d’adultes souffrant de douleurs chroniques, comme le mal de dos, les États-Unis se classent au premier rang avec 53 % des cas déclarés et 23 % des cas diagnostiqués.

    Des résultats contradictoires

    Pas de lien avéré entre la croissance des dépenses de santé et l’augmentation de la longévité

    L’enquête révèle plusieurs contradictions, notamment le fait que les dépenses de santé n’augmentent pas nécessairement à mesure que l’espérance de vie croît puisque les États-Unis est le pays où la population dépense le plus en matière de santé mais ils se classent seulement au septième rang en matière de longévité.

    Le Japon et l’Espagne arrivent quant à eux en première et en deuxième position en termes de longévité mais quatrième et huitième au niveau de l’importance des dépenses de santé.

    De « nombreuses possibilités d’amélioration »

    « Alors que le rapport de 2017 indique que des progrès ont été réalisés dans les soins délivrés aux patients, il [révèle également qu’il] y a encore du travail à faire pour améliorer la vie des personnes souffrant de maladies diverses car dans toutes les régions, les taux de diagnostic et de traitement varient considérablement et montrent que de nombreuses possibilités d’amélioration [sont envisageables] », a déclaré Michael Fronstin, directeur général de la division « résultats de santé, épidémiologie et prévision » à Kantar Health.

    Donner un rôle plus important au patient par le biais des nouvelles technologies

    Ces progrès peuvent notamment être obtenus par le développement des solutions health tech, en particulier numérique, qui, utilisées de manière optimale, ont la capacité d’aider les populations à modifier leurs comportements, aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau physique.

    Le facteur semblant être ici essentiel pour parvenir à améliorer l’état de santé global de la population est de placer le patient au centre du système pour qu’il puisse devenir acteur, à la fois en améliorant ses connaissances dans le domaine médicale mais aussi en apprenant à gérer par lui-même sa santé sur le long terme pour tenter de la préserver ou de l’améliorer au quotidien.

  • Angleterre : des cliniques semi-virtuelles pour réduire les files d’attente en ophtalmologie

    Le Bolton NHS Foundation Trust vient de lancer de nouvelles cliniques ophtalmologiques destinées à réduire considérablement le temps d’attente des patients devant réaliser des tests oculaires importants.

    Ces unités spécialisées, dont une partie des activités sera gérée de manière numérique, vont être déployées au sein du Waters Meeting Health Centre de Bolton, dans le Grand Manchester (Angleterre). Cette transformation est soutenue par un financement d’1 million de livres sterling (1,13 M. €), mis en place en collaboration avec le NHS Bolton Clinical Commissioning Group (CCG) et le trust.

    Moins d’une heure d’attente avant une consultation

    La mise en place de ces établissements spécialisés permettront aux patients atteints de maladies sérieuses, comme le glaucome et la dégénérescence maculaire humide, d’obtenir une consultation en moins d’une heure, au lieu d’environ trois heures actuellement à l’hôpital.

    Une prise en charge par des techniciens experts

    La clé de la réussite de ces nouvelles cliniques sont la formation de techniciens en ophtalmologie dite « avancée ». Ces experts sont capables de jouer plusieurs rôles : ils peuvent conduire divers tests et contrôles, dont des tests d’acuité visuel, des mesures de la tension oculaire, des balayages laser, etc. Ils sont également formés à mieux soutenir le patient, par exemple en lui apprenant à gérer son trouble ou sa maladie au quotidien.

    Les sessions dédiées à l’ophtalmologie au sein du Waters Meeting Health Centre seront dispensées tous les jours, du lundi au vendredi, par cinq techniciens en ophtalmologie maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies et trois responsables cliniques.

    Les patients seront ainsi vus par le spécialiste qui leur convient au lieu de plusieurs employés différents, comme c’est le cas habituellement à l’hôpital.

    Un dossier électronique pour faciliter le partage des informations

    L’autre atout de ces centres est qu’ils sont en partie virtuels. En août 2017, le dossier électronique open source OpenEyes a été déployé au sein de l’unité ophtalmologique.

    Les résultats des examens réalisés au cours d’une consultation seront envoyés électroniquement à un médecin spécialisé pour une analyse précise qui sera transmise au patient et à son médecin généraliste par voie numérique.

    Le Bolton NHS Foundation Trust estime qu’environ 2 000 patients utiliseront les nouvelles cliniques chaque année.

    Vers une transformation des modèles de soins ophtalmologiques

    « Comme la population vit plus longtemps, nous prenons de plus en plus soin des personnes ayant des problèmes oculaires (de nombreuses maladies oculaires étant liées au vieillissement), a déclaré Kath Smyth, responsable clinique des services ophtalmologiques au NHS Bolton CCG. Il existe également de nouveaux traitements pour des affections qui ne pouvaient être traitées auparavant, ce qui signifie que nous devons voir davantage de patients. »

    « C’est un changement passionnant (…) dans la façon dont les soins ophtalmologiques à l’hôpital sont dispensés à Bolton, se réjouit Barry Silvert, directeur clinique au NHS Bolton CCG. Les services d’ophtalmologie font l’objet de pressions croissantes à l’échelle nationale et Bolton a pris les devants en instaurant cette mesure novatrice. En ayant co-développé un modèle cliniquement durable fondé sur les résultats, les services de soins oculaires de [notre ville] sont maintenant adaptés pour l’avenir. »

  • Diabète de type 2 : trois organisations UK s’associent à des sociétés health tech

    Les organisations publiques NHS England et Public Health England ainsi que l’association Diabetes UK viennent de s’associer à des entreprises privées, en plein essor dans le secteur de la e-santé, pour tester de nouvelles approches numériques visant à lutter contre le diabète de type 2.

    Un projet pilote, qui devrait être lancé ce mois de novembre, permettra à cinq entreprises et huit régions d’Angleterre de tester une série d’applications, de gadgets, de bracelets et d’autres produits numériques innovants dans le but de réduire le risque de développer la maladie.

    Des coachs santé et des soutiens en ligne

    Les patients qui participeront à ce pilote de grande envergure seront recrutés sur une période de six mois et auront accès à des produits numériques pendant douze mois.

    Tout en fixant et en surveillant numériquement les objectifs des participants, le programme permettra aux testeurs d’accéder à des coachs santé et à des groupes de soutien en ligne.

    Les trois organismes britanniques précisent que certains patients disposeront également d’un dispositif portable pour contrôler leur activité physique et recevoir des messages de motivation ainsi que des instructions, des informations mises pour la première fois publiquement à disposition sur la plateforme du NHS, précise NHS England.

    Des technologies basées sur le coaching personnalisé

    Les dispositifs évalués au cours de ce pilote incluent :

    • Nujjer (UK).
      Nujjer est un bracelet connecté qui surveille l’activité physique, la fréquence des repas et la fréquence des repas. Combiné à une application smartphone, il permet d’accéder à vingt-deux séances pédagogiques centrées sur l’activité physique, l’alimentation et le psychologique (développement de la force mentale).
    • Smart Digital Diabetes Prevention, par Hitachi (Japon).
      Il s’agit d’un portail en ligne dédié à l’auto-évaluation et à la gestion personnelle de sa santé. Il donne notamment accès à un coach professionnel en santé délivrant des conseils et proposant un encadrement personnalisé.
    • Oviva (Suisse).
      La société suisse, qui s’est aussi développée en Angleterre, a mis au point une technologie offrant un programme intensif de huit semaines avec un diététicien expérimenté. L’expert délivre au patient des conseils personnalisés et lui apporte un soutien via une application smartphone et des appels téléphoniques, soutenus par des vidéos et des podcasts.
    • Liva Healthcare (Danemark).
      La plateforme de santé numérique élaborée par Liva Healthcare est destinée aux patients pré-diabétiques. Elle propose elle aussi une mise en relation avec un coach personnel pendant douze mois afin d’aider l’utilisateur à adopter un mode de vie plus sain. Le programme débute par une rencontre personnelle entre le patient et le professionnel de la santé, suivie de séances de coaching personnalisées réparties sur l’année visant à modifier durablement les habitudes alimentaires et sportives de la personne.

    Une intervention ciblée sur le mode de vie ferait reculer les maladies chroniques

    « Il a été cliniquement prouvé [au] Danemark qu’une intervention [centrée sur le changement de] mode de vie pouvait faire reculer les maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, a déclaré Rune Bech, co-fondateur de Liva Healthcare (source : Pharmatimes.com). Dans certains cas, les patients n’auront même plus besoin de prendre leurs médicaments. »

    L’entrepreneur estime que la mise en place de ce programme, « le plus important du genre », est une démarche « extrêmement avant-gardiste » de la part du NHS. « L’intervention numérique sur le mode de vie est un moyen très rentable et [facilement] gérable pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 de faire reculer leurs symptômes. »

    Le programme de prévention du diabète devrait normalement être déployé dans toute l’Angleterre d’ici le mois d’avril 2018.

  • Royaume-Uni : croissance du recours à la thérapie cognitive en ligne chez les plus de 65 ans

    Une étude qui devrait être publiée dans les prochains mois dans l’ »International Journal of Aging and Society » montre que l’utilisation de la thérapie cognitivo-comportementale basée sur internet (IECBT) dans le traitement de la dépression et de l’anxiété chez les personnes âgées, testée par la société anglaise Ieso Digital Health, connaît une croissance constante liée à l’augmentation d’accès à internet parmi les personnes de 65 ans et plus.

    IECBT : une consultation virtuelle possible entre deux rendez-vous physiques

    300 personnes âgés de plus de 65 ans ayant été diagnostiquées avec un trouble dépressif majeur ont participé à l’étude.

    L’IECBT, un service fourni par Ieso Digital Health, se traduit par une communication en temps réel entre le thérapeute et le patient.

    Les patients peuvent demander un accès à une « salle de thérapie virtuelle sécurisée » afin d’être aidés par des professionnels de la santé s’ils éprouvent des difficultés ou une certaine détresse entre deux consultations classiques.

    La santé numérique a divers avantage pour les personnes âgées

    Sarah Bateup, directeur clinique (CCO) à Ieso Digital Health et co-auteure de l’étude, a confirmé que la santé numérique n’était pas uniquement dédiée aux Millennials mais aussi adoptée par la génération précédente.

    Plus d’intimité, moins de déplacements

    « La thérapie en ligne offre l’opportunité d’atteindre les adultes plus âgés qui sont moins susceptibles d’être orientés vers une thérapie psychologique par leur médecin généraliste, a-t-il déclaré. L’IECBT fournit aux personnes âgées une nouvelle façon d’accéder aux soins de santé mentale car elle limite la stigmatisation en leur conférant un plus grand sentiment d’intimité et car elle est accessible à domicile, ce qui est particulièrement bénéfique si le patient est physiquement indisposé, [l’un des facteurs qui fait que certains patients] ne se présentent pas aux consultations [physiques]. »

    Santé mentale et outils numériques : la Royal Foundation va investir 2 M. de livres

    En octobre 2017, la Royal Foundation of the Duke and Duchess of Cambridge and Prince Harry a annoncé un investissement de 2 millions de livres sterling (2,3 M. €) pour établir une nouvelle start-up visant à soutenir les outils numériques innovants dans le domaine de la santé mentale.

    Cette somme constitue la plus importante subvention jamais accordée par l’organisme depuis son lancement en 2011. L’objectif est d’aider les individus à trouver des informations fiables sur leur santé mentale et à obtenir de l’aide en cas de besoin.

  • DM : la HAS rencontre les équipementiers afin d’accélérer l’accès aux innovations par les patients

    La Haute Autorité de Santé a organisé le 24 novembre 2017 une journée d’échanges avec les fabricants de dispositifs médicaux dans l’objectif d’expliciter les principes d’évaluation de la CNEDiMTS afin d’accélérer l’accès des patients et des personnes en situation de handicap à l’innovation utile.

    À l’issue de la rencontre, plusieurs documents ont été rédigés et publiés.

    La commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS), a présenté directement aux industriels ses principes d’évaluation assortis d’exemples concrets.

    La HAS a pour objectifs de contribuer à la prédictibilité des évaluations et par conséquent de favoriser un accès plus rapide des patients à l’innovation.

    La journée a été l’occasion d’aborder les modalités d’accompagnement des fabricants par la HAS parmi lesquels on trouve les rencontres précoces prévues par la loi, ainsi que le forfait innovation, un dispositif qui reste insuffisamment connu même si le nombre de dossiers déposés augmente.

    La contribution des patients et des usagers à l’évaluation et l’articulation avec la commission d’évaluation économique et de santé publique (CEESP) ont également fait l’objet de présentations.

    À l’occasion de cette journée des documents d’accompagnement sont mis en ligne par la HAS :         

    • les principes d’évaluation de la CNEDiMTS ;

    • un guide pour le dépôt de dossier concernant les dispositifs médicaux connectés (voir ci-contre) ;

    • la procédure d’élaboration des avis du collège de la HAS sur les dossiers déposés au titre du forfait innovation;

    • une notice sur les rencontres précoces :

    • une notice sur les rendez-vous pré-dépôt ;

    • un guide sur le parcours du dispositif médical (mise à jour tenant compte du nouveau règlement européen relatif aux dispositifs médicaux).

  • La Société Générale propose la solution KelDoc à ses clients professionnels de santé libéraux

    La plateforme de gestion des rendez-vous médicaux digitale KelDoc intègre la gamme des services proposés par la banque Société Générale à ses clients de profession libérale cadre de son offre Jazz Pro, annoncent les deux sociétés partenaires le 27 novembre 2017.

    La Société Générale souhaite proposer à ses clients une assistance qui leur permette d’améliorer la qualité du service rendu et de gagner du temps dans la gestion de leur rendez-vous professionnels. Ce partenariat s’explique par le fait que les libéraux constituent le tiers de sa clientèle professionnelle dont la moitié sont des professionnels de santé. C’est pourquoi la banque souhait leur proposer un service extra-bancaire optimisant leur processus.

    Avec ce partenariat, la banque espère toucher une double cible :- les professionnels de santé exerçant en libéral afin d’optimiser leur agenda et leur secrétariat médical ;- les patients en contribuant à la diffusion de la solution et leur permettant de gérer leurs rendez-vous médicaux via des canaux multiples (site web, application mobile KelDoc ou du site internet du professionnel de santé).

  • HealthXpertise, plateforme numérique d’experts en santé, réunit 200 professionnels au bout d’un an

    La société HealthXpertise a annoncé dans un communiqué daté du 15 novembre 2017 que sa plateforme Internet réunit plus de de 200 professionnels. HealthXpertise propose depuis un an aux laboratoires pharmaceutiques, sociétés biotechs, start-ups santé, agence de communication santé, assureurs et mutuelles d’entrer gratuitement en contact avec des experts freelance du médical, du marketing ou encore de la communication en santé.

    Une place virtuelle collaborative pour faire converger l’offre et la demande

    La plateforme HealthXpertise regroupe des professionnels expérimentés et experts de l’industrie pharmaceutique ou de la santé. Ces experts proposent leurs compétences via la plateforme HealthXpertise dans les domaines suivants : stratégie-développement, médical, publications, conception-rédaction,relations publiques-événement, relations patients, vidéo-facilitation, graphique, digital, affaires publiques, pharmacovigilance, communication interne-RH en français ou en anglais.

    Disponibles pour des missions, selon les besoins des clients, ils travaillent seuls ou en task force.

    Les clients quant à eux se rendent sur le site web, recherchent des profils et prennent contact avec le ou les freelances directement sur le site. Une fois la relation établie, le freelance propose un devis et facture directement le client.