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  • HAD : la HAS met à disposition l’outil ADOP-HAD pour aider à l’orientation des patients

    L’HAD reste sous-utilisée et encore trop peu connue par les professionnels de santé, pointe la Haute Autorité de Santé, qui a développé un outil en ligne d’aide à la décision pour les médecins prescripteurs. ADOP-HAD va leur permettre d’estimer si un patient est éligible ou non à cette modalité d’hospitalisation.

    L’outil est disponible en ligne (voir lien ci-contre) et est compatible avec les ordinateurs, les téléphones portables et les tablettes.

    La HAS a présenté ce nouvel outil le 6 décembre 2017 à l’occasion d’un atelier lors des Universités d’hiver de l’hospitalisation à domicile organisées par la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile – FNEHAD.

    Améliorer la connaissance de cette forme d’hospitalisation auprès des professionnels de santé

    L’hospitalisation à domicile – mise en place uniquement sur prescription médicale et avec l’accord du patient et du médecin traitant – permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation conventionnelle en offrant aux patients la possibilité d’être soignés sur leur lieu de vie. Depuis 2009, elle est reconnue en France comme une modalité d’hospitalisation à part entière. Les soins prodigués se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des interventions, mais la modalité d’hospitalisation offre les mêmes conditions de sécurité et de qualité des soins que celles exigées dans un établissement hospitalier.

    Malgré une dynamique volontariste des pouvoirs publics de développer cette modalité d’hospitalisation sur l’ensemble du territoire, l’hospitalisation à domicile occupe encore une place marginale dans le parcours de soins en raison notamment d’une méconnaissance de sa spécificité de la part des professionnels de santé. Face à ce constat, la HAS s’est proposé de clarifier les critères d’orientation des patients et, par le développement d’un outil en ligne, d’aider à la décision d’orientation des patients en HAD à destination de l’ensemble des médecins prescripteurs (de ville ou à l’hôpital).

    Objectifs :

    • sensibiliser les professionnels de santé à l’existence de cette alternative et à la possibilité d’y recourir quand cela est justifié ;
    • répondre à la demande croissante des patients qui souhaitent être soignés à domicile. 

    Mieux évaluer l’éligibilité d’un patient à une hospitalisation à domicile

    Facilement accessible, ADOP-HAD permet aux prescripteurs d’identifier rapidement les patients pour lesquels une demande de prise en charge en HAD est pertinente. Grâce à cet outil, les médecins peuvent tester l’éligibilité à cette modalité d’hospitalisation de tous les patients quelle que soit leur provenance : domicile, hôpital et établissements médico-sociaux ou sociaux avec hébergement.

    L’outil peut être utilisé en amont de la décision d’orientation du patient pour permettre :

    • d’envisager la sortie du patient le plus tôt possible au cours d’une hospitalisation conventionnelle avec hébergement afin de favoriser un retour précoce à domicile ;

    • d’éviter une hospitalisation conventionnelle avec hébergement au profit d’une prise en charge du patient sur son lieu de vie.

    Un outil simple d’utilisation

    ADOP-HAD se présente sous la forme d’un algorithme avec différents critères de sélection à cocher visant à déterminer la pertinence du recours à l’hospitalisation à domicile.

    Centrés sur les besoins en soins des patients, les critères prennent en compte sa situation clinique, mais aussi d’autres aspects tels que le niveau de dépendance ou la vulnérabilité psycho-sociale.

    Ces critères ont été définis à partir de la spécificité des soins administrés en HAD et de façon à englober la diversité des modes de prise en charge qui y sont autorisés.

    En pratique

    Le prescripteur répond à des questions successives (maximum 8 clics) du type « l’état de santé du patient nécessite-t-il l’administration de médicaments de la réserve hospitalière ? »,  « l’état du patient répond-il à l’une des situations suivantes « , etc.

    Au terme de l’évaluation, un document PDF est proposé qui récapitule le résultat et les différents critères sélectionnés. Celui-ci peut être conservé dans le dossier patient et utilisé dans les échanges avec l’équipe de l’hospitalisation à domicile pour décider de l’admission effective du patient. 

  • E-santé : Philips rachète la société Forcare afin d’améliorer le flux de travail clinique

    Royal Philips (Philips healthcare), filiale santé de Philips, a annoncé le 5 décembre 2017 le rachat de l’entreprise néerlandaise Forcare, spécialisée dans la délivrance de produits logiciels et de services visant à garantir l’interopérabilité entre les systèmes informatiques des organismes de santé. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    L’entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies investit de plus en plus dans le secteur des technologies de santé depuis quelques années. Grâce à cette acquisition, elle va pouvoir proposer des solutions de pointe aux professionnels de santé pour notamment améliorer le flux de travail clinique.

    Des solutions pour interconnecter les systèmes IT des organismes de santé

    Forcare produit des solutions logicielles d’interopérabilité permettant d’assurer des flux de données rapides et sûrs entre les systèmes médicaux et les sources d’information au niveau départemental ou national. Elle fournit également des Health Information Exchanges* (HIE) pour les systèmes informatiques des organisations de santé.

    Objectif : faciliter l’échange d’informations sur les patients

    En clair, l’entreprise fournit des produits et des services pour interconnecter les systèmes d’information des centres de soins existants afin de permettre aux professionnels de l’industrie de partager et d’échanger plus facilement des données sur les patients.

    Fondé en 2006, Forcare dispose de bureaux aux Pays-Bas, son siège social, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada. Elle emploie environ 70 employés.

    Avec Forcare, Philips va pouvoir améliorer le flux de travail clinique

    Ce rachat va permettre à Royal Philips de disposer d’atouts supplémentaires dans le domaine IT. La société va pouvoir proposer des solutions informatiques intégrées plus efficaces dans l’optique d’améliorer le flux de travail clinique et les soins délivrés aux patients mais aussi la gestion globale de l’entreprise.

    Une expertise d’interopérabilité et un accès sécurisé aux données de santé numériques

    « L’acquisition de Forcare nous fournira des standards critiques et une expertise d’interopérabilité pour interconnecter les systèmes d’information, partager et échanger des données cliniques mais aussi offrir un accès sécurisé et fiable aux informations médicales numériques pour le personnel médical et les patients dans de multiples organismes de soins », précise dans un communiqué Yair Briman, responsable de la division « Healthcare Informatics » à Philips.

    Partage d’informations sur les patients : Philips renforce sa position de leader

    « Alors que les systèmes hospitaliers et de santé continuent à se consolider, la nécessité d’une intégration transparente des entreprises est primordiale pour fournir des soins efficaces et de qualité, commente le groupe. La combinaison des solutions informatiques avancées de Philips dans les domaines de l’analyse de données (par exemple : IntelliSpace Universal Data Manager), de la gestion du flux de travail (IntelliSpace PACS), de la visualisation (Illumeo) et de l’interopérabilité (IntelliBridge Enterprise) mais aussi de la plateforme d’interopérabilité complémentaire de Forcare va permettre à Philips de renforcer son leadership au niveau du partage de l’information sur les patients dans l’ensemble du secteur de la santé. »

    « En rejoignant Philips, nous accélérerons la réalisation de notre mission : [soit la mise en place d’]une interopérabilité transparente et ouverte basée sur des normes [solides] dans l’industrie de la santé afin de responsabiliser les patients et les fournisseurs de soins », a déclaré de son côté Harm-Jan Wessels, P.-D.G. de Forcare.

    Philips investit de plus en plus dans la e-santé

    La société a récemment acquis plusieurs sociétés health tech en Europe et aux États-Unis

    L’acquisition de Forcare confirme l’appétit grandissant du groupe néerlandais pour le marché de la santé. Il y a quelques mois, la société a racheté Electric Geodesics (États-Unis), une entreprise de dispositifs médicaux qui conçoit, développe et commercialise une gamme de produits de diagnostics neurologiques non invasifs utilisés pour surveiller et interpréter l’activité cérébrale.

    Parmi les dernières acquisitions de Philips figurent aussi :

    • Health & Parenting (Angleterre), un développeur d’applications mobiles de santé axées sur la famille (applications centrées sur la grossesse et l’éducation, entre autres) ;
    • TomTec (Allemagne), une société qui offre des solutions d’imagerie et d’analyse multimodales pour les domaines de la cardiologie et de la radiologie ;
    • Wellcentive (États-Unis), une entreprises spécialisée dans la production de logiciels de gestion de la santé de la population.
  • VR : Toyota conçoit T-HR3, un robot humanoïde contrôlable à distance via une plateforme

    Toyota, le constructeur automobile, qui a investi depuis 2014 la sphère de la robotique, a dévoilé son robot de troisième génération, T-HR3. Il se présente comme un robot-assistant, contrôlable à distance par un humain via un socle-plateforme de commande et à l’aide d’un casque de réalité virtuelle.
    Il a été présentée à l’occasion de la Foire internationale de robotique de Big Sight à Tokyo, qui a eu lieu du 29 novembre au 2 décembre 2017.

    T-HR3 est d’abord destiné au secteur des soins à domicile. Il est également adapté à l’utilisation hospitalière, mais le fabricant ne s’y limite pas, car il peut également trouver sa place dans les secteurs de la construction et de l’espace.

    Depuis 2011, Toyota s’est lancé dans la conception des robots humanoïdes les destinant prioritairement à l’assistance médicale : assistance dans la rééducation locomotrice ou transport de patients. 

    Sa troisième génération de robot permet de le piloter à distance via le socle qui peut accueillir le robot ou un humain. L’humain peut commander les mouvements des bras et des jambes du robot, grâce aux capteurs placés sur ses propres membres. Ses mouvements sont transférés par la plateforme du socle au robot pour reproduction immédiate : bouger, marcher, saisir, etc.

    L’opérateur à distance a un contact visuel avec l’environnement du robot via le casque de réalité virtuelle et un écran dont est équipée la tête du robot.

  • L’Etat débloque 6,1 millions d’euros pour le système d’information commun des MDPH

    Pour aider les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) à déployer dans les temps leur nouveau système d’information commun, l’État débloque sur 2017 et 2018 une enveloppe supplémentaire de 6,1 millions d’euros. C’est ce qu’annonce un communiqué du gouvernement sur le budget 2018 de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie daté du 21 novembre 2017.

    La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) a confié à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie la mission de concevoir et de mettre en œuvre un système d’information (SI) commun aux 101 MDPH.

    L’objectif est de contribuer à :

    • améliorer la qualité du service rendu aux usagers, grâce à l’informatisation des dossiers et la gestion électronique de documents, l’ouverture de portails usagers de suivi de demandes en ligne, la mise à disposition de fiches sur les droits des usagers ;
    • harmoniser les pratiques professionnelles ;
    • faciliter le pilotage national et local.

    Cette mission se traduit en termes opérationnels par une harmonisation des SI existants, ce qui se révèle un chantier considérable puisque les MDPH ont reçu 4,4 millions de demandes en 2016, un chiffre en constante augmentation.

  • IA : consultation publique dans le cadre de la mission Villani ouverte jusqu’au 6 janvier 2018

    Cédric Villani, chargé d’une mission d’information sur l’intelligence artificielle par le gouvernement, a lancé une consultation publique intitulée « Construire une politique de la donnée adaptée aux enjeux de l’IA » le 6 décembre 2017 sur le site « Parlement et citoyens ».

    Après avoir mené des auditions auprès de 250 experts issues de 13 pays différents qui lui ont permis de dresser un premier état des lieux, il souhaite mettre à contribution les citoyens et autres acteurs.

    Objectifs de la consultation :
    • recueillir un maximum de retours à propos de l’IA. La remise du rapport final étant prévue pour fin janvier, le député En marche ! souhaite, dans le peu de temps qu’il reste, recueillir un maximum d’expertises et de visions du sujet ;
    • permettre à l’ensemble des acteurs et des citoyens de contribuer à l’élaboration de la stratégie ambitieuse sur l’IA, enjeu d’intérêt public ;
    • recueillir les réactions aux premières pistes de réflexion formulées par le député et son équipe, pour les nourrir, les préciser, les critiquer ou en proposer de nouvelles.

    Cette consultation est structurée en 7 sous-thèmes. Une synthèse sera réalisée et un débat organisé à l’issue de la consultation.

     Les 7 thématiques structurant la consultation

    • Construire une politique de données adaptée aux enjeux de l’IA
    • Un écosystème pour une recherche agile et diffusante
    • Établir un cadre de confiance éthique et de confiance pour le développement de l’IA
    • Anticiper et maîtriser les impacts de l’IA sur le travail et l’emploi
    • L’IA au service d’une économie soutenable et écologique
    • Impulser une dynamique forte et catalyser des opportunités sur des secteurs clés
    • Mettre en place un terreau général favorable au développement de l’IA

    Synthèse cartographique, débat et rapport final

    Une synthèse cartographique sera réalisée à l’issue de la consultation afin d’organiser de manière logique et cohérente l’ensemble des propositions et arguments formulés par les participants.

    La remise du rapport final sera précédée d’un débat clôturant la consultation publique, pour dresser un bilan évaluatif sur l’expérimentation en cours afin d’en tirer des enseignements pour les prochaines consultations de ce type.

  • VR : la première chirurgie recourant à la réalité mixte d’Hololens et d’Holoportal réalisée à l’AP-HP

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé que la première chirurgie intégrant la réalité mixte fournie par la technologie holographique d’Hololens de Microsoft et la plateforme Holoportal développée par TeraRecon a eu lieu le 5 décembre 2017 à l’hôpital d’Avicenne, au sein du service de chirurgie orthopédique et traumatologique et orchestrée par le Dr Thomas Grégory, chef de service.

    La solution de réalité mixte repose sur la technologie Hololens qui se présente sous forme de casque de réalité virtuelle, dont est équipé le chirurgien, et qui est connecté à la plateforme Holoportal, une solution de TeraRecon élaborée en coopération avec Vizua et ayant recours à la technologie Cloud Azure de Microsoft.

    Cette expérience a fait appel aux technologies immersives et collaboratives permettant :
    • la visualisation en temps réel des informations médicales du patient incluant rapports médicaux, bilans biologiques numérisés, imagerie 2D (coupes radiologiques natives) ou encore scanners et IRM ;
    • la communication en simultanée via Skype avec des chirurgiens localisés dans 3 pays différents.

    La réalité mixte immersive et collaborative

    L’hôpital d’Avicenne souhaite se positionner avec cette réalisation comme un site pilote pour l’utilisation de la réalité mixte de Microsoft en pratique courante, dans les spécialités chirurgicales et médicales à actes techniques. Son principal avantage est qu’elle améliore la visualisation des images médicales du patient.

    Le Dr Grégory a pu visualiser sous forme d’hologrammes les modélisations en 3D des clichés anatomiques de son patient qui ont été à la fois projetées dans le bloc opératoire à destination de l’ensemble de l’équipe. En outre des informations du dossier médical accessible via la plateforme Holoportal, certaines données du patient étaient projetées directement sur ce dernier.

    C’est grâce à la plateforme HoloPortal spécifiquement développée par TeraRecon, spécialisé en imagerie médicale, et Vizua, société de réalité augmentée, qui repose sur la puissance de calcul du Cloud Azure de Microsoft, que le chirurgien peut visualiser en temps réel les données. Il a pu à la fois échanger avec 5 confrères en Angleterre, en Corée du Sud et aux États-Unis.

  • Télémédecine : l’ARS PACA finance 10 projets à hauteur de 600 000 euros suite à son appel à projets

    L’Agence Régionale de Santé PACA a dévoilé le 30 novembre 2017 les 10 projets de télémédecine sélectionnés à la suite de son appel à projets auprès des structures de santé et médico-sociale de la région et des professionnels médicaux liés contractuellement ou par convention à l’une de ces structures. La dotation globale est de 600 000 euros.

    Lancé en juin 2017, l’appel à projets avait pour objectif d’accompagner et de soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région PACA sans restriction en termes de périmètre fonctionnel ou de pathologies prises en charge.

    Téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance au cœur des projets soumis

    L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur a engagé depuis 2012 un programme régional de télémédecine associant l’union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins, le conseil régional de l’ordre des médecins et la caisse primaire d’assurance maladie.

    Elle a indiqué avoir reçu 39 dossiers de candidature dans le cadre de cet appel à projets. Ceux retenus concernent le développement d’actes de téléconsultation, de télé-expertise et de télésurveillance et visent donc à :

    • établir un diagnostic à distance ;
    • faciliter la prise en charge rapide et sécurisée des patients ;
    • limiter les hospitalisations inappropriées ;
    • organiser la pratique médicale au service du parcours de soin du patient ;
    • améliorer le suivi médical à distance.

    Les établissements et les projets concernés

    Centre hospitalier de Digne (04)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour les personnes âgées en établissements hospitaliers ou en structures médico-sociales ainsi que pour les populations détenues à la maison d’arrêt de Digne.

    Centre hospitalier intercommunal des Alpes-du-Sud de Gap (05)

    • Consolider et harmoniser les pratiques en matière de télémédecine sur le territoire pour les patients résidant en structure médico-sociale, les patients atteints de maladie chronique.
    • Faciliter l’accès aux soins d’urgence dans des territoires isolés (Samu, Smur).

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour accompagner le déploiement de la démarche palliative afin d’améliorer le quotidien des patients en situation de fin de vie.

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Mise en place d’actes de télémédecine au bénéfice des personnes incarcérées afin de diminuer les sorties pour raisons médicales, faciliter l’accès aux spécialistes et améliorer leur prise en charge sanitaire.

    Centre hospitalier de Cannes (06)

    Renforcer l’offre d’éducation thérapeutique au bénéfice des patients insuffisants cardiaques grâce à la télésurveillance.

    Centre hospitalier d’Antibes (06)

    Des téléconsultations en cardiologie pour les patients ou résidents des établissements de santé et/ou médico-sociaux.

    Hôpital privé Clairval à Marseille (13)

    Un suivi connecté par la télésurveillance pour les patients traités en oncologie pour permettre de recueillir leur avis, les effets indésirables et les éventuelles complications liées au traitement.

    Hôpital Saint-Joseph à Marseille (13)

    Un projet de télé-dermatologie destiné aux résidents d’Ehpad ou hospitalisés en établissements de santé isolé. Activité ouverte également dans le cadre d’un réseau « Ville Hôpital ».

    Centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-Sur-Mer (83)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour améliorer l’accès et la qualité des soins pour les personnes détenues.

    Centre hospitalier intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël (83)

    Télé-expertise et téléconsultation en dermatologie, plaies, oncologie, cardiologie et rhumatologie avec les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes.

  • 9 % des dossiers soumis à la Délégation à l’Innovation urgents à mettre sur le marché (J-Y. Fagon)

    « Comment faire de la France la championne de l’innovation en santé ? », a lancé le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, en ouverture des 7e Rencontres sur le système de santé, à Paris le 28 novembre 2017, qui avaient pour thème « Quel quinquennat pour la santé ? »

    Le professeur a rappelé un élément majeur : l’innovation en santé comporte ses spécificités par rapport au monde de l’innovation en général. Si cette dernière évolue à grande vitesse, l’innovation en santé, quant à elle, doit veiller à assurer la sécurité et lutter contre les inégalités d’accès.

    La mission à la Délégation à l’Innovation en Santé qu’il chapeaute a un rôle de guichet pour les porteurs de projets. Depuis début 2017, 195 dossiers ont été déposés et 108 se sont révélés innovants. Certaines de ces innovations seront présentées lors des Journées de l’innovation en santé 2018, du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences à Paris. Il en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.

    Une diversité d’innovations

    Les projets soumis à la délégation via son Pôle d’analyse et orientation des projets innovants (PAOPI) concernent une diversité d’innovations :

    • amélioration des pratiques professionnelles ;
    • dispositifs médicaux ;
    • e-santé;
    • formation des professionnels en santé;
    • médecine et les médicaments;
    • médecines complémentaires qui tentent d’améliorer les pratiques ;
    • prévention.

    La délégation a identifié, grâce à un entretien d’une heure et demi avec les porteurs de projets, ceux qui sont sources de développement. « 9 % des projets apparaissent urgents à mettre sur le marché et de nature à exiger rapidement des moyens d’évaluation et de développement », affirme le Pr Jean-Yves Fagon.

    Lutter contre les écueils du système pour faciliter les innovations

    Pour faciliter ces innovations, « il faut lutter contre les écueils de notre système », rappelle Jean-Yves Fagon. Ceux-ci sont, selon lui :

    • L’absence de coordination : les différents acteurs publics, les agences, les structures privées et les industriels doivent travailler ensemble.
    • Il faut une institution qui puisse donner son avis avant l’accès au marché des innovations. C’est le travail actuel de la HAS qu’il faudrait intégrer dans une dimension plus large. « Dans certains pays, il existe un co-développement, qui part de la cible du projet, puis un enrichissement des données avec les porteurs de projet. Cela prend du temps, mais cela permet de décider de la suite à donner lors d’une troisième étape après analyse des impacts. »
    • L’évaluation de ce qui se passe après la mise sur le marché.  « Nous avons peu de données en « vie réelle » et celles-ci peuvent conforter ou nuancer les premières analyses, par des conséquences organisationnelles ou économiques. Actuellement, il est difficile d’affirmer qu’un projet constitue une innovation, car c’est un concept dans la définition reste délicate. Cette étape peut aussi, en intégrant d’anciennes innovations dans notre système de santé, ouvrir la porte à de futurs projets innovants. » 

  • China: Johnson & Johnson launches JLABS @ Shanghai to support 50 local health startups

    Johnson & Johnson Innovation (USA) announced on December 5, 2017, the upcoming launch of JLABS @ Shanghai in China, in collaboration with the Shanghai Municipal Government, Pudong New Area Government, and Shanghai Pharma Engine.

    JLABS @ Shanghai will be the first J&J’s incubator location established outside of North America. It will support up to 50 healthcare and life sciences start-ups to help them grow within the healthcare ecosystem. The 4,400-square-meter facility will be located in the city’s Hi-Tech Park and will open in the second quarter of 2019.

    JLABS @ Shanghai: an innovation hub with cutting-edge equipment

    The lab will accommodate up to 50 life sciences and healthcare start-ups, both single entrepreneurs and larger companies, specialized on innovations across the entire healthcare market, especially pharmaceuticals, medical devices and consumer.

    JLABS @ Shanghai will provide resident innovators with a capital efficient and flexible platform that includes a vast network that will enable them to accelerate the delivery of life-saving, life-enhancing health and wellness solutions to patients in China and around the world.

    Access to a digital prototype lab and major market players

    The selected star-ups will have many of the advantages of being part of an established innovation hub, such as access to:

    • a cutting-edge, modular and scalable lab space, equipment, with access to scientific, industry and capital funding experts;
    • a JLABS device and digital prototype lab that will provide entrepreneurs with access to highly specialized tools as well as skill-building programs to design and develop smart health technologies;
    • talent and mentors, large existing firms and research universities;
    • capital and convergence opportunities with other sectors.

    Applications to join JLABS @ Shanghai and other JLABS sites are currently being accepted from biotech, pharmaceutical, medical device, consumer and digital health companies. For more information: Jlabs.jnjinnovation.com.

    A lab that will contribute to Shanghai and Pudong’s development

    « Through JLABS, we can drive innovation across pharmaceuticals, medical devices and consumer healthcare and have a positive impact on the development of Pudong as an industrial leader and of Shanghai as an innovation hub for science and technology, » said Zhou Zhengyu, deputy director general, science & technology and economic development division, Pudong New Area Government (source: Prnewswire.com).

    J&J’s investments in China: a long-term vision

    JLABS has facilities in San Diego, San Francisco (two sites), Houston, Boston and plans to open a hub in New York in 2018. It recently opened the first side outside of the U.S. in Toronto (Canada).

    Interesting regulatory changes are coming

    Massive regulatory changes recently announced by the Chinese government are considered a new boost for the pharmaceutical sector in the country, which is already the second largest in the world.

    Foreign drugs are expected to enter the country in larger scale in the coming years, a move that bio-pharmaceutical companies like J&J are likely to benefit from.

    A few years ago, J&J’s CEO Alex Gorsky said he saw a « new horizon » in China despite slowing growth and regulatory hurdles, adding that his company was taking the long-term view for investment in the region (source : Fiercebiotech.com). 

    « China, and Shanghai specifically, have become a global hotspot for healthcare innovation, » said Vladimir Makatsaria, Johnson & Johnson China Group chairman. « JLABS @ Shanghai will join our Asia Pacific Innovation Center, Janssen China Discovery Labs, Emerging Markets Innovation Center, and other initiatives across our Johnson & Johnson Family of Companies’ China organization in creating a Shanghai-based hub that strengthens our ability to meet the rapidly evolving healthcare needs of people in China and around the world. »

    Toward a JLABS in the UK?

    JLABS @ Shanghai will be the ninth JLABS location to open globally. The US company has chosen the Chinese city as its first port of call, forgoing official sites in Europe. Last week, The Telegraph announced that J&J were dropping plans to open a U.K. JLABS center, something however the company strongly refutes to FierceBiotech.com, without providing more details.

  • Chine : Johnson & Johnson lance JLABS @ Shanghai pour soutenir 50 start-ups de santé locales

    Johnson & Johnson Innovation (États-Unis) a annoncé le 5 décembre 2017 le lancement prochain de JLABS @ Shanghai (Chine), en collaboration avec le gouvernement municipal de Shanghai, le gouvernement du nouveau district de Pudong et la société Shanghai Pharma Engine.

    JLABS @ Shanghai est le premier incubateur de J&J a être mis en place en dehors de l’Amérique du Nord. Il aidera jusqu’à 50 start-ups spécialisées dans le domaine des soins et des sciences de la vie à se développer au sein de l’écosystème des soins. L’établissement de 4 400 m2 sera situé dans le Hi-Tech Park de la ville et ouvrira ses portes au deuxième trimestre 2019.

    JLABS @ Shanghai : un pôle d’innovation doté de technologies de pointe

    Le site accueillera jusqu’à 50 start-ups dans le domaine des sciences de la vie et des soins, aussi bien des entrepreneurs individuels que des sociétés issues de grandes entreprises, spécialisées dans les innovations sur l’ensemble du marché de la santé, notamment dans les secteurs pharmaceutique, médical et de la consommation.

    JLABS @ Shanghai fournira aux innovateurs résidents une plate-forme flexible comprenant un accès à un vaste réseau qui leur permettra d’accélérer la production et la commercialisation de leurs solutions de santé et de bien-être pour les patients en Chine et dans le monde entier.

    Un accès à un laboratoire prototype numérique et à des acteurs influents du marché

    Les start-ups sélectionnées par J&J disposeront de tous les avantages que comporte l’intégration d’un pôle d’innovation de grande ampleur, dont un accès :

    • à des équipements de pointe, modulaires et évolutifs, et à des experts scientifiques, industriels et financiers ;
    • à un laboratoire prototype numérique qui leur permettra d’utiliser des outils hautement spécialisés et des programmes de renforcement des compétences afin de concevoir et de développer des technologies de santé intelligentes ;
    • à différents talents et mentors de l’industrie mais aussi à de grandes entreprises existantes sur le marché et à des universités de recherche ;
    • à des opportunités pour augmenter leur capital et faire converger leurs activités avec d’autres secteurs.

    Les demandes d’adhésion au JLABS @ Shanghai et à d’autres sites JLABS doivent actuellement provenir de sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques, de dispositifs médicaux, de consommation et de santé numérique pour espérer être prises en compte. Pour plus d’informations : Jlabs.jnjinnovation.com.

    Un site qui contribuera au rayonnement de Shangai et du district de Pudong

    « Grâce [au lancement de ce nouveau] JLABS, nous allons pouvoir stimuler l’innovation dans le domaine des produits pharmaceutiques, des dispositifs médicaux et des soins pour le grand public et avoir un impact positif sur le développement de Pudong en tant que leader industriel et de Shanghai en tant que centre d’innovation scientifique et technologique », s’est réjoui M. Zhou Zhengyu, directeur général adjoint de la division « Science & Technology and Economic Development » du gouvernement du nouveau district de Pudong (source : Prnewswire.com).

    Investissements de J&J en Chine : une vision sur le long terme

    De futurs changements réglementaires intéressants

    Les importants changements réglementaires récemment annoncés par le gouvernement chinois représentent un nouvel élan pour le secteur pharmaceutique au sein du pays, qui est déjà le deuxième plus grand marché au monde.

    Les médicaments étrangers devraient notamment entrer dans le pays à plus grande échelle dans les années à venir, une évolution dont les sociétés bio-pharmaceutiques comme J&J sont susceptibles de tirer parti.

    Il y a quelques années, le P.-D.G. de J&J, Alex Gorsky, avait déclaré qu’il percevait un « nouvel horizon » en Chine, malgré le ralentissement de la croissance du pays et les obstacles réglementaires, ajoutant que son entreprise envisageait des investissements sur le long terme dans la région (source : Fiercebiotech.com).

    « La Chine, et Shanghai en particulier, sont devenus un point névralgique mondial de l’innovation en matière de soins, a déclaré Vladimir Makatsaria, président du Johnson & Johnson China Group. Le LABS @ Shanghai va rejoindre l’Asia Pacific Innovation Center, le Janssen China Discovery Labs, l’Emerging Markets Innovation Center et d’autres initiatives déjà existantes au sein de notre organisation en Chine, la Johnson & Johnson Family of Companies, en créant un hub (…) qui va renforcer notre capacité à répondre aux besoins de santé évolutifs des populations en Chine et dans le monde entier. »

    Bientôt un JLABS au Royaume-Uni ?

    JLABS possède notamment des entités à San Diego, à San Francisco (deux sites), à Houston, à Boston et prévoit d’ouvrir un site à New York en 2018. La société a par ailleurs récemment ouvert son premier établissement en dehors des États-Unis à Toronto (Canada).

    JLABS @ Shanghai sera le neuvième JLABS à ouvrir ses portes. Le groupe américain a choisi la ville chinoise comme première localisation en dehors de l’Amérique du Nord, mettant de côté le lancement de hubs en Europe. La semaine dernière, The Telegraph annonçait justement que J&J abandonnait ses projets d’ouverture d’un centre JLABS au Royaume-Uni, mais le site Fiercebiotech.com, qui a contacté le groupe américain début décembre, affirme que ce dernier réfute l’information, sans délivrer davantage de détails sur un potentiel développement en Europe.