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  • Pertinence des soins : la FHF confirme l’engagement contre les actes inutiles comme 77 % des Français

    La Fédération Hospitalière de France a publié le 26 novembre 2017 une enquête sur la perception des usagers et des professionnels de santé de la pertinence des soins et actes médicaux. Les résultats sont sans appel pour la fédération : il est urgent de passer à l’action et les acteurs de santé comme les Français sont prêts à changer leurs pratiques.

    La FHF a fait de la pertinence des actes une de ses priorités et avait ouvert le débat dès 2010. En publiant cette enquête, elle attend des pouvoirs publics un signal fort d’engagement en faveur de la lutte contre les actes médicaux inutiles.

    Ce sont 943 Français, 3 002 Européens, 442 médecins et 134 directeurs d’hôpitaux qui ont répondu à cette enquête et une majorité d’entre eux sont conscients que les actes médicaux non justifiés sont un problème contre lequel il faut lutter :

    • 77% des Français pensent que lutter contre ces actes médicaux injustifiés constitueraient un moyen efficace de faire faire des économies à notre système de santé ;
    • 63% d’entre eux pensent que les actes médicaux non justifiés ou inutiles sont en augmentation ;
    • 34% des médecins pensent que plus de 20% des actes et examens médicaux ne sont pas justifiés (ils n’étaient que 20% en 2012 à le penser).

    87 % des Français souhaitent que les hôpitaux rendent publics leurs résultats en matière de pertinence des soins

    Plusieurs pistes et solutions ont été testées et témoignent du fait que les Français sont prêts à faire des efforts majeurs :

    • 81% des Français sont pour l’obligation d’un second avis avant la réalisation d’actes chirurgicaux lourds et autant se prononcent pour la mise en place d’un service téléphonique de régulation des urgences ;
    • 85% des Français pensent que communiquer sur les écarts de pratiques des médecins pourrait améliorer les prises en charge médicales, et autant (87%) souhaitent que les hôpitaux rendent publics leurs résultats en matière de qualité et de pertinence des soins ;
    • 86% pensent que les mesures visant à responsabiliser les patients et les professionnels de santé pourraient avoir un impact positif pour diminuer le coût des soins en France ;
    • les Français se prononcent pourla fin de la tarification à l’acte : 64% à 72% pensent qu’une autre rémunération des professionnels de santé et des hôpitaux serait « juste », « efficace », « positive pour les Français », « moins coûteuse » et surtout qu’elle serait « possible » (72%).
  • Le CNNum : « Penser demain », telle est la mission du nouveau collège constitué par Marie Ekeland

    La composition tripartite ainsi que les missions et obligations du Conseil national du numérique (CNNum) ont été instituées par le décret n° 2017-1677 du 8 décembre 2017 publié au Journal officiel du 10 décembre 2017. Il se compose de trente membres issus du milieu académique, économique et de la société civile.

    Le gouvernement y fixe le périmètre des missions de l’institution et ses obligations :
    • informer et conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
    • contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
    • formuler de manière indépendante et rendre publics des avis et des recommandations.

    La présidente du CNNum, Marie Ekeland, publie sa stratégie de travail et présente les 29 membres de son équipe en rappelant la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et les questions auxquelles le CNNum tentera d’apporter une réponse :
    • la France peut-elle imaginer et proposer sa vision de l’avenir technologique ? ;
    • comment construire collectivement le monde numérique de demain et faire en sorte qu’il soit, pour tous, juste, durable, sûr et heureux ?.

    Fonctionnement et missions étendues de conseil et de soutien au gouvernement

    La composition du CNNum est modifiée de façon à intégrer au sein d’une formation unique l’ensemble des expertises nécessaires.

    Le président et les membres du Conseil national du numérique sont nommés par arrêté du Premier ministre, sur proposition du ministre chargé du numérique, pour une durée de deux ans renouvelable, le mandat du président étant renouvelable un seule fois.

    Outre sa mission d’étudier les questions relatives au numérique et en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique, les missions de conseil et de soutien au Gouvernement pour les questions relevant de son champ de compétences lui sont ajoutées par ce décret.

    De façon générale, le CNNum devra soumettre un rapport d’activité au Président de la République, au Premier ministre et au ministre chargé du Numérique chaque année. Il pourra être saisi pour avis concernant toute question entrant dans son champ de compétence en étant chargé de missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

    Investi de la mission de « penser demain »

    À l’occasion de ce décret la présidente du CNNum, Marie Ekeland, a publié ce 11 décembre 2017 un mot sur le site Internet de l’institution dans lequel elle rappelle la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi – penser le futur et la façon dont il se décline dans toutes les sphères de la société, à savoir politique, sociale, économique, sanitaire, financière, etc.

    Elle y annonce également les thématiques de travail du nouveau collège et les noms des experts attitrés :

    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle social et l’élaboration d’un accompagnement adéquat de la population active et des entreprises dans la transformation des métiers, des usages et des modes d’organisation du travail (Michèle Sebag, Clémentine Gallet, Amandine Brugière) ;
    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle de protection sociale et notre système de santé (Pierre-Yves Geoffard, Nguyen Tran) ;
    • la cyberstratégie et la cybersécurité, le droit des données et des plates-formes, ainsi que des nouveaux modes de régulation agiles (Frédérick Douzet, Rand Hindi, Benoît Thieulin, Celia Zolynski) ;
    • l’éducation et l’égalité des chances (François Taddéi, Hicham Kochman aka Axiom, Jean-Marc Merriaux, Claude Térosier, Margault Phelip, Rokhaya Diallo, Jean-Philippe Delbonne) ;
    • l’agriculture efficiente (Perrine Hervé-Gruyer, Dominique Dron, Xavier Duportet) ;
    • les modèles de financement (Aymeril Hoang, Flore Vasseur, Antoine Petit, Gaël Duval) ;
    • la stratégie d’entreprise et le modèle centré sur l’usage avec des besoins en innovation accrus (Laurence Fontaine, Eric Carreel, Pascal Daloz, Françoise Mercadal-Delasalles) ;
    • la numérisation des services publics et l’articulation des droits et des libertés entre citoyens, institutions locales et nationales (Nadège Guiraud, Godefroy Beauvallet).

  • UK débloque 210 millions de livres sterling pour être à l’avant-garde des technologies médicales

    Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre 2017 la signature d’un accord avec vingt-cinq organisations internationales afin de mieux soutenir la recherche et l’investissement dans les sciences de la vie au Royaume-Uni dans l’optique que le pays soit à l’avant-garde du développement des technologies médicales.

    L’accord inclut un engagement du gouvernement allant jusqu’à 210 millions de livres sterling (239 millions d’euros) pour déployer des programmes de diagnostic précoce, la recherche en génomique et la science fondée sur l’intelligence artificielle.

    La génomique et les sciences de la vie comme moteurs de développement économique

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique commune au gouvernement britannique et aux entreprises du secteur : moderniser l’industrie et donner un coup de pouce aux sociétés du marché.

    Grâce à cet investissement massif, le gouvernement espère que la prochaine vague d’avancées dans le domaine de la medtech se produira au Royaume-Uni.

    Le gouvernement et l’industrie fixent des objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche

    En septembre, un groupe indépendant de représentants du secteur des sciences de la vie a publié un rapport stratégique indépendant (Life Sciences Industrial Strategy) appelant à soutenir la génomique et les sciences de la vie au Royaume-Uni, soulignant leur contribution potentielle à l’économie du pays et proposant des recommandations aux autorités et au NHS après le Brexit.

    En se basant sur ce rapport, le gouvernement britannique et les représentants de l’industrie ont fixé un ensemble d’objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche scientifique et technologique, la génomique et les essais cliniques.

    Exemples de projets en cours au Royaume-Uni

    Merck & Co. lance un centre de recherche en sciences de la vie à Londres

    Dans le cadre de cet effort, la société bio-pharmaceutique américaine MSD, plus connue sous le nom de Merck & Co., a accepté de créer à Londres un centre de recherche de pointe en sciences de la vie qui devrait entraîner la création de 950 emplois, dont 150 nouveaux postes qualifiés dans le domaine de la recherche.

    Un programme dédié à la génomique, un autre à l’intelligence artificielle

    De plus, le financement de 210 millions de livres sterling du gouvernement britannique permettra de soutenir :

    • un programme dédié à la génomique, qui sera mené en partenariat avec deux sociétés britanniques, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et le groupe bio-pharmaceutique Astrazeneca ;
    • un programme d’intelligence artificielle visant à développer des programmes de pathologie numérique et de radiologie au sein du NHS.

    GSK investira 40 millions de livres supplémentaires (45,5 millions d’euros) pour déployer le programme de génomique. De son côté, AstraZeneca a établi un nouveau centre de recherche en génomique à Cambridge.

    Essais cliniques : de nouvelles méthodologies vont être déployées

    Par ailleurs, la société bio-pharmaceutique américaine The Medicine a lancé deux essais cliniques centrés sur les maladies cardiovasculaires au Royaume-Uni, en utilisant des méthodologies novatrices pour contribuer au renforcement des capacités du pays en matière d’essais cliniques.

    En outre, le groupe Johnson & Johnson (États-Unis) est actuellement en train de collaborer avec l’Université d’Oxford pour élaborer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, a indiqué le gouvernement britannique.

    « Le Royaume-Uni a énormément à offrir au secteur des sciences de la vie en combinant des bases de recherche scientifique de renommée mondiale avec notre NHS, ce qui permet aux innovateurs de tester et d’affiner leurs produits, a déclaré le secrétaire d’État à la Santé britannique, Jeremy Hunt. [L’état actuel de l’industrie] prouve que les organisations spécialisées en sciences de la vie de toutes tailles continueront à croître et à prospérer dans les années à venir, ce qui signifie que les patients du NHS continueront à être en première ligne pour bénéficier de nouveaux traitements. »

  • IPO

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  • Bio-impression 3D : Poietis, lauréat de la catégorie Brevet des Trophées INPI 2017

    Poietis s’est vu remettre, le 6 décembre 2017, le Trophée INPI dans la catégorie Brevet. La société girondine travaille sur la fabrication de tissus biologiques par impression 3D.

    Depuis 1991, les Trophées INPI valorisent et récompensent des entreprises et centres de recherche innovants qui se distinguent par l’exemplarité de leur stratégie de propriété industrielle. Cette année, avec pour thème « Sacrés Français ! », la Maison des innovateurs a salué la créativité de PME et de centres de recherche dans quatre catégories : Design, Marque, Brevet et Recherche.

    Poeitis travaille sur la fabrication de tissus biologiques par impression 3D et plus spécifiquement la bio-impression par laser. Les applications de cette technologie concernent principalement l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Poeitis collabore par exemple avec L’Oréal sur la mise au point d’un follicule pileux qui permet de tester des shampoings ou encore avec BASF sur des modèles de peaux permettant d’évaluer l’efficacité d’ingrédients cosmétiques. À moyen terme, l’entreprise souhaite que cette technologie soit utilisable dans le domaine clinique, notamment dans les greffes de peau.

  • Etude : la réalité virtuelle dope les compétences et la confiance en soi des étudiants en médecine

    Former de futurs chirurgiens à des actes complexes grâce à la réalité virtuelle, c’est l’expérience qui a été conduite par des chercheurs de l’Université d’Huddersfield au Royaume-Uni.

    Les résultats de leur étude* qui ont été publiés dans le Journal of Oral and Maxillofacial Surgery apportent la preuve que l’apprentissage d’une intervention grâce à un casque de réalité virtuelle, un dispositif de reconnaissance de mouvements et des modèles anatomiques en 3D donnent davantage confiance aux étudiants que des cours traditionnels.

    La simulation numérique à l’université

    « Jamais la première fois sur le patient »… Ce principe éthique qui veut qu’un médecin ne doit jamais réaliser un acte pour la première fois sur un vrai patient dope actuellement la réalité virtuelle. Le secteur de la simulation numérique est en effet en plein développement. Presque tous les CHU disposent aujourd’hui d’un centre de simulation. Les étudiants en médecine vont donc de plus en plus pouvoir se former grâce à ces nouveaux outils. Et la qualité des soins devrait s’en trouver améliorée comme le prouve une dernière étude parue dans Journal of Oral and Maxillofacial Surgery.

    De la chirurgie maxillo-faciale virtuelle

    Des chercheurs de l’Université d’Huddersfield au Royaume-Uni ont créé un simulateur numérique de chirurgie dentaire destinée aux étudiants. But de l’opération : leur apprendre les gestes d’un intervention visant à corriger les déformations maxillo-mandibulaires. Le cours durait 45 minutes et les étudiants ont été randomisés en deux groupes : 51 suivaient un cours avec des outils de réalité virtuelle et 44 un cours traditionnel reposant sur des powerpoint. Tous les étudiants avaient le même niveau de connaissance au début de l’étude.

    Les étudiants en médecine du groupe « réalité virtuelle » se sont formés à cette chirurgie maxillo-faciale grâce à :

    • un casque Oculus Rift ;
    • un dispositif de reconnaissance des mouvements ;
    • des modèles anatomiques en 3D ;
    • la manipulation virtuelle d’instruments chirurgicaux ;
    • une vidéo en 360° d’une intervention chirurgicale en cours.

    Résultats :

    • les membres du groupe « réalité virtuelle » (RV) auto-déclaraient une meilleure confiance en soi que les étudiants formés classiquement (différence significative) ;
    • le contrôle des connaissances révèle une meilleure acquisition des procédures chirurgicales grâce à la RV ;
    • le temps de formation par RV était moindre, alors que le résultat final était meilleur.

    Cet essai randomisé témoigne de la pertinence de la réalité virtuelle dans la formation médicale. Elle agit à la fois sur la confiance en soi et sur l’apprentissage technique des compétences. Cependant, cet essai ne compte qu’une centaine d’étudiants en médecine.

    D’autres travaux de recherche devront être menés pour évaluer la VR en formation initiale et continue, et le bénéfice économique notamment devra être mesuré, d’autant que des résistances subsistent dans la communauté médicale.

  • Mon Carnet AVK, lauréat du prix Galien 2017 dans la catégorie e-santé

    Le palmarès du prix Galien a été révélé le 6 décembre 2017 : dans la catégorie e-santé, c’est Sébastien Faure, professeur de pharmacologie à l’université d’Angers qui est lauréat pour le développement de son application mobile pour la gestion des anticoagulants AVK.

    L’unité de formation et de recherche (UFR) en santé et le département pharmacie de l’université d’Angers ont lancé cet application gratuite en novembre 2015, en partenariat avec la société Observia, l’application gratuite « Mon carnet AVK » pour suivre le traitement des patients sous anti-vitamines K.

    Cette application a aussi pour objectif de renforcer autour d’elle la coopération entre professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, biologistes) qui accompagnent les personnes traitées par des AVK.

    L’application permet de conserver au format numérique les résultats du test sanguin INR (International normalized ratio) réalisé chaque mois, en fonction des doses de médicaments ingérées par le patient, et donc d’évaluer l’efficacité du traitement par anti-vitamines K (AVK).

    Mon carnet AVK intègre une fonction agenda et une option de rappel automatique pour les examens de laboratoire prévus et les prises quotidiennes de médicament.

    Les données collectées par cette application sont hébergées en local sur le téléphone mobile ou la tablette de l’utilisateur et ne seront jamais utilisées à des fins commerciales.

    L’application est téléchargeable gratuitement sur l’App Store (iOS).

    Mon carnet AVK, un outil d’anticipation du risque hémorragique

    Plus d’un million de personnes sont traitées par un anticoagulant de la famille des AVK selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

    Ce traitement présente un risque hémorragique qui entraîne plus de 70 000 hospitalisations et plus de 5 000 décès par an.

  • HDS : le nouveau référentiel de certification applicable au 1er janvier 2019 est disponible

    L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (Asip santé) a rendu publique la version provisoire de son référentiel de Certification des hébergeurs de données de santé le 29 novembre 2017.

    Le référentiel s’appuie sur des normes internationales existantes (ISO 27001, ISO 20000 et ISO 27018) et Il est complété par un référentiel d’accréditation des organismes de certification des hébergeurs. Le référentiel est accompagné d’un document détaillant les exigences et les contrôle en vue de l’instauration d’une procédure de certification en remplacement à la procédure d’accréditation applicable courant 2018 et au plus tard au 1er janvier 2019.

    La version définitive sera entérinée par arrêté ministériel, ce qui peut donner l’occasion à quelques ajustements.

    L’Asip Santé convie les industriels pour le 21 décembre 2017 à un atelier sur l’évolution de la procédure de certification, articulé autour d’une présentation des grands principes et d’une session de questions-réponses.

    Une inscription est requise via le lie ci-contre.

  • Visiomed lève 2,6 millions d’euros pour poursuivre son développement dans la santé connectée

    Visiomed, société spécialisée dans l’électronique médicale nouvelle génération, a annoncé le 5 décembre 2017 avoir levé 2,6 millions d’euros pour poursuivre le développement commercial de ses solutions associant dispositifs médicaux et services innovants, au sein de la gamme d’objets de santé connectés BewellConnect.

    Basé à Paris et Boston, Visiomed Group s’appuie sur une équipe de 115 collaborateurs. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 10 millions d’euros en 2016 et l’entreprise est lauréate du Pass French Tech 2016/2017 et membre de La FrenchTech.

  • 15 lauréats de l’AMI sur l’hôpital du futur de l’AP-HP et du CHU de Nantes dévoilés

    L’AP-HP et le Centre hospitalier de Nantes ont dévoilé les lauréats de l’appel à manifestation sur l’hôpital numérique du futur lors d’une réunion organisée le 7 décembre 2017 en présence d’Agnès Buzyn, Mounir Mahjoubi, Martin Hirsch, Philippe Sudreau, directeur général du CHU de Nantes, et Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Sur les 388 projets portés par 242 contributeurs adressés aux lanceurs de l’appel par des participants internationaux entre le 21 juin et le 13 octobre 2017, 15 ont été retenus.

    Quatre projets ont été distingués, tous centrés sur le patient :
    • un prix spécial du jury – le projet Wello qui permet la coordination d’une communauté d’aidants autour de personnes en perte d’autonomie ;
    • trois « coups de cœur » dans les catégories « Hôpital intelligent » et « Expériences patients ».

    Les projets retenus seront développés avec l’assistance de l’AP-HP et du CHU de Nantes et les termes de coopération seront définis au cas par cas (expérimentation sur un site pilote, co-développement, achat, etc.).

    Catégorie projets marquants

    Prix spécial du jury : Wello

    Il s’agit d’un outil de coordination autour du patient dépendant permettant à « l’aidant référent » de planifier les activités à effectuer sur le site wello.fr, en créant une communauté dont les memebres peuvent proposer une aide de différents types et définir leurs disponibilités.

    Coup de cœur n°1 : pour l’hôpital numérique double

    Un projet de MT Mines Albi-Carmaux – Centre de Génie Industriel et ses partenaires académiques et industriels qui propose la copie numérique d’un établissement de santé, conçu comme une maquette numérique et dynamique permettant de simuler les flux de patients dans l’hôpital réel.

    Coup de cœur n° 2 : TwinswHeel, le droïde de logistique

    Il s’agit d’un projet à destination des professionnels de santé, porté par TwinswHeel Soben & Effency, facilitant l’intégration de la robotique dans l’expérience du personnel des établissements de santé afin d’aboutir à des équipes pluri-professionnelles résilientes et agiles.

    Coup de cœur n° 3 : Compagnon numérique et polyvalent pour le patient dans sa chambre d’hôpital de CEA Tech

    Ce projet vise à concevoir et déployer un assistant numérique, multi-sensoriel et polyvalent, pouvant interagir et répondre aux besoins et attentes du patient (sécurité physique, bien-être psycho-physique, questions relatives à son séjour en hôpital et son état de santé).

    Dans un deuxième temps, le projet vise à développer la collaboration homme-robot par la cobotique dans 3 domaines : la rééducation post-traumatique, l’aide au personnel et le transfert des patients.

    Les 11 lauréats : parcours de soin, suivi, VR, avatar, IA, drones

    Onze autres projets sont retenu dont voici la liste :

    • Digitalisation du parcours d’accueil Patient & Visiteurs, porté par SPIE ICS – Groupe SPIE ;
    • Suivi numérique pré et post opératoire des patients, porté par Alcatel-Lucent Enterprise ;
    • Réalité virtuelle thérapeutique réduisant la douleur et l’anxiété des patients hospitalisés, porté par Healthy Mind ;
    • Médecine Intelligente Fédérée : infrastructure pour une médecine des 4 P, porté par Polytechnique, Owkin, Service de dermatologie CHU de Nantes et Hôpital Saint Louis AP-HP ;
    • L’expérience professionnels de santé pour la bonne information au bon moment, porté par Quarness, Apple ;
    • Intelligence artificielle : vers de nouvelles applications en imagerie médicale, porté par Siemens Healthineers ;
    • Autopilot echo : étendre l’usage de l’échographie cardiaque, porté par Philips ;
    • FLEXIBIM : avatar numérique pour un hôpital modulable, porté par Engie, Engie Axima ;
    • Géolocalisation au service des établissements de santé, porté par Stanley Healthcare ;
    • Drones, des coursiers autonomes, dans les airs et sur les eaux au service des patients, porté par Atos ;
    • Maintenance en réalité augmentée, porté par Bloc In Bloc.